Un p’tit tour à Uyuni et puis s’en va

Suite à notre exfiltration désormais légendaire de Potosi, notre convoi se dirige vers la seule route ouverte: celle qui va vers Uyuni.

C'est parfait, Uyuni, nous ne voulions absolument pas le rater, car tous ceux que nous avons rencontré nous en ont parlé avec des étoiles dans les yeux.

Nous arrivons à Uyuni de nuit après 5 heures de routes de montagne et congelés, car, pour rappel, nous avons roulé sans vitre conducteur…P1060458
Nous sommes accueillis par Rafaël, un adjoint municipal de la ville qui, sur ordre du gouvernement bolivien, a pour mission de caser tout notre petit convoi exceptionnel dans les quelques hôtels disponibles de la ville.
Une nuit gratuite dans un hôtel, cela ne se refuse pas ! 
Pour fêter notre liberté retrouvée ainsi que cette bonne surprise, nous improvisons un repas de fête au restaurant : bières et pizzas… les plaisirs simples de la vie en somme !

Nous avons déchanté assez vite en arrivant dans notre chambre.

Deux lits simples, une baie en simple vitrage couvrant tout un pan de mur, mur en parpaings brut, douches communes… 
Tout cela ne serait pas gênant si la température ressentie n'avoisinnait pas les -20°C dehors et donc à peine plus à l'intérieur, car pas de chauffage.
Sans trop se poser de questions, car morts de fatigue après tous ces événements, nous voilà chacun dans notre lit, dans notre sac de couchage avec les 4 couvertures de l'hôtel, nos gants et nos chaussettes!

Nous ne saurons jamais si nous n'aurions pas mieux dormi dans notre P'tit Combi…

Lorsque nous avons demandé pourquoi il n'y avait pas de chauffage dans les hôtels à Uyuni, nous avons eu les réponses suivantes:
– Pour raccorder la ville au gaz de ville, il faudrait casser le réseau routier flambant neuf pour construire le réseau de gaz… sauf que si on casse tout, la ville est coupée du monde et donc privée de ravitaillement alimentaire.
– L'électricité coûte cher.
– Les boliviens n'ont pas froid, eux.
Nous ne saurons là non plus jamais quelle est la bonne version, mais ces trois-là nous ont suffi à comprendre qu'il ne fallait pas trop compter sur un chauffage pour la suite…

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Le lendemain matin, opération réparation de la vitre du Combi, avec toujours, l'aide bienveillante de Rafaël.Nous avons eu la chance de tomber, une fois plus sur les bonnes personnes au bon moment…
Une fois cette opération réalisée, à nous les visites des sites!

Uyuni,c'est un peu comme une ville de western.Il y a une grande-rue principale, des rues perpendiculaires et autour… rien… ou presque: du sable, de la poussière et le Salar.
Nous avons appris que la ville existait depuis moins de 200 ans, d'où ce côté un peu maquette.

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Sur les conseils de Rafaël, ancien guide, nous voila rendus en premier lieu au cimetière des trains, pour ensuite filer sur le Salar d'Uyuni.
Le cimetière des trains ajoute au côté western… de vieilles michelines, de vieux wagons et de vieilles remorques sont abandonnés à 1 km du bout de la ville, dans un désert de sable.
Ces machines auraient servi pour la construction de la ville, mais aussi pour la construction du réseau routier.
Tout cet ensemble crée des contrastes assez saisissants de couleurs entre la rouille des machines, l'azur du ciel et les fluos de nos tenues et bonnets respectifs.
Quelques photos rigolotes plus tard, nous décidons de prendre la route vers le Salar.

Salar, vient du mot "sal" qui veut dire "sel" en Espagnol. Le Salar, c'est donc un immense désert de sel.
Ce désert a été formé par l'évaporation des lacs d'eau salée, il y a des milliards d'année… Il y a plein de théories différentes sur le sujet…
Le résultat, c'est que le Salar d'Uyuni, c'est la plus grande superficie de sel de la terre, à savoir 12000 km², mais aussi une belle réserve de lithium pour laquelle tous les industriels se battent…
C'est tellement immense que Rafaël nous a bien mis en garde: "Roulez toujours en ligne droite, en gardant en visuel le volcan au loin sur votre droite et ne vous éloignez pas des pistes existantes." 
Des explications claires et pleines de bons sens… dont nous avons pris toute la mesure en arrivant au Salar.

Passés les premiers moments d'admiration muette… la prise de conscience que ce n'est pas de la neige, mais bien du sel et le sentiment d'être, au fond, bien peu de choses sur cette terre…
Nous n'avons pas résisté longtemps avant de faire comme tous les touristes, des photos qui jouent sur les perspectives !

Nous avons pris la décision de ne pas faire de grosses expéditions sur le Salar, afin de ne pas laisser le combi seul dans la ville…
Cependant, pour ceux qui le souhaitent, il y a des expéditions qui durent plusieurs jours, et vraiment, si vous passez en Bolivie, allez-y, nous, nous avons adoré cet endroit !
Nous n'aurons fait que le "Sensé Avec 2 Ailes Tour", pour aller nous reposer dans notre hôtel toujours aussi gacial, avant de reprendre la route, le jour suivant, direction le lac Titicaca.
 

 

 

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