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Fundo Panguilemu / Coyhaique

Le Fundo Panguilemu à Coyhaique (prononcez Co-aïe-iké), c'est certainement une des expériences les plus riches et intenses de notre voyage…
On ne dirait peut-être pas comme ça, sur les photos ou sur ce que nous vous contons, mais ce n'est pas parce que nous sommes en voyage que nous arrêtons de réfléchir… bien au contraire ! 
Même si nous nous entrainons à vivre au jour le jour, à profiter du moment présent, régulièrement la question du "et après le voyage" revient nous taquiner…

Drôle d'endoit pour une rencontre

GOPR2360Nous nous retrouvons à Coyhaique fin novembre, tout cela parce qu'un beau jour d'août, du côté du Machu Picchu au Pérou, la vie a choisi de mettre Reynald sur notre chemin, ou devrais-je dire, dans notre piscine.
Oui, car à ce moment-là, nous profitions tranquillement des sources d'eau chaudes de Cocalmayo. 

Dans les faits, en bons français de base, nous râlions sur le manque de discrétion des jeunes Américains – ils ne parlent pas entre eux, ils crient! – Reynald nous a alors abordé, en riant de nous entendre. 
Comme si nous nous connaissions depuis des années, en quelques minutes, nous voilà partis à échanger sur des sujets un peu plus profonds que la piscine et le QI des ces jeunes qui nous entouraient.

Reynald, la trentaine, un grand sourire et les yeux qui pétillent, avait selon les critères courants, tout pour être heureux: travail qui rapporte, appartement sympathique, pas ou peu de préoccupations…
Mais tout cela manquait cruellement de sens pour lui, il avait donc décidé un beau jour de tout plaquer pour voyager et se former dans un métier moins lucratif. 
Au moment où nous l'avons rencontré, cela faisait près de 2 ans qu'il était heureux sur les routes… Aussitôt après qu'il nous ait expliqué avoir passé quelques temps dans une ferme au Chili, nous avons redoublé d'intérêt pour ses récits.
D'autant que les propriétaires étaient, tout comme lui, formés en management hollisitque, philosophie qui combine parfaitement avec la permaculture.
Tout cela forcément, a attisé notre curiosité et Coyhaique est devenu un de nos objectifs de voyage au Chili.

Merci, merci à Reynald qui nous a mis en contact avec Lizzie et José Manuel… 

Nous arrivons à Coyhaique

SAM_1764Entre le moment où nous en avons entendu parler et le jour où nous arrivons enfin à Coyhaique, 3 mois se sont passés.
Nous nous sommes imaginés beaucoup de choses sur la ferme de Lizzie et José.
Nous ne savons pas très bien où nous mettons les pieds, nous n'avons pas non plus cherché à en savoir plus.
Nous sommes persuadés que nous allons apprendre énormément en permaculture et que peut-être Mika trouvera des clés ou de l'inspiration pour une reconversion…
C'était sans compter avec la fameuse règle :

"Faites des plans si vous voulez, mais sachez que cela ne se passe JAMAIS comme vous l'avez prévu".

Nous sommes accueillis par Morgane et Laurène, 2 françaises en vacances venues faire du volontariat dans cette ferme.
Elles nous expliquent brièvement qu'il y a 5 autres français dans la ferme et 1 hollandais, le fonctionnement de la ferme, etc.
Quand nous leur expliquons l'objet de notre visite, elles sont dubitatives… permaculture? Jamais entendu parler ici. OK… d'accord.
Nous ne rencontrerons Lizzie et José que quelques heures plus tard, pour ne réellement discuter avec eux que le lendemain.

Bienvenue au Fundo Panguilemu / Coyhaique

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Le Fundo (Ferme) Panguilemu (Forêt du Puma en langue native) est l'endroit qu'ils ont choisi pour s'installer voici 2 ans.
C'est une ferme de 1000 hectares, implantée dans un décor digne d'une carte postale.
Ce qui fait fonctionner la ferme aujourd'hui, c'est l'élevage, nous sommes au coeur de la Patagonie chilienne, donc on mange de la viande.
Ils produisent de la viande d'agneau, de mouton, de veau, de boeuf, qu'ils revendent ensuite dans leur boucherie en ville.

Paralèllement à cela, Lizzie a lancé l'activité de maraîchage bio, elle travaille avec différents restaurants, mais aussi des particuliers pour vendre tous types de salades, légumes et fleurs, fraîchement récoltées.

Ils accueillent chez eux des voyageurs en échange de travail bénévole à la ferme en échange d'un gîte et d'un couvert, pratique mieux connue sous le nom de "woofing".
Lorsque nous arrivons, malgré le nombre de volontaires, ils ont toujours plus besoin d'aide, tant il y a de projets et de choses à mettre en place.

Les nombreux projets de Lizzie et José Manuel

SAM_1916En arrivant dans la ferme, nous sommes automatiquement propulsés au milieu de la belle énergie créative de José et Lizzie et Sara, leur petite fille.

Partant du principe qu'il faut se diversifier pour s'en sortir, ils ont donc plusieurs projets en cours, mais aussi des idées à plus ou moins long terme…
Lorsque nous arrivons, les projets en cours sont les suivants:

– Construire un poulailler pour 600 poules
– Réparer un filet brise-vent pour les serres
– Refaire le jardin extérieur et entretenir les serres
– Construire un bâtiment pour la tonte des moutons
– Construire différents meubles pour la maison principale
– Construire des yourtes pour un campement d'écotourisme
– Créer un parcours de ballades à cheval…

Cohabitation et Promiscuité.

C'est grâce à ce passage à la ferme que nous avons compris la différence entre promiscuité et cohabitation
Par exemple, la promiscuité, c'est ce que nous vivons tous les jours avec Combito, à savoir une proximité dans un espace petit, restreint qui empêche l'intimité.

Dans la ferme de Lizzie et José Manuel nous avons cohabité avec plusieurs personnes, avec leurs différentes personnalités, nationalités, cultures, histoires de vie, âge, genre etc…
Exercice intéressant, d'autant plus que c'est le "hasard" qui a regroupé toutes ces personnes au même endroit, au même moment pour partager cette expérience.
Nous ne nous sommes pas choisis. Nous avons donc dû rapidement apprendre à vivre ensemble, travailler, partager des repas ensemble, communiquer, se comprendre, trouver sa place etc…

La vie en communauté, la cohabitation, un vrai exercice de style…

Mikaël est plutôt indépendant

et n'est plus trop (voire pas?) habitué à recevoir des directives ou des remarques… 
De même, il lui est parfois difficile de travailler en équipe, du fait de la barrière de la langue… 
Il lui faut souvent plus de temps pour expliquer quelque chose que de le faire directement.

Alline a dû apprendre

– mais la leçon n'est pas encore bien assimilée… – à lâcher prise sur le fait de vouloir satisfaire tout le monde…
… à prendre conscience que parfois, le mieux est l'ennemi du bien…
… Et qu'en plus, tout le monde n'a pas la même vision des choses qu'elle !!

Nous avons passé 3 semaines entre novembre et décembre 2015 pour mieux revenir à nouveau 3 semaines mi janvier 2016.
Deux séjours totalement différents, car les volontaires sur place étaient différents et peut-être bien que nous aussi! 

Sur ces deux séjours, les interactions et les échanges avec José Manuel, Lizzie et les volontaires ont toujours été riches en enseignements ainsi qu'en expériences!

Du travail oui, mais des loisirs aussi !

Ce qui est vraiment génial au Fundo Panguilemu, c'est qu'avec une forêt, une rivière, des montagnes et des champs, l'endroit se prête à toutes sortes d'activités.

Ainsi, nous sommes partis une journée à cheval pour faire le tour de la propriété.

SAM_1881Don Domingo, le salarié de Lizzie et José Manuel, nous a enseigné, toujours avec le sourire et bienveillance, à passer dans des rivières, comment galoper dans les champs, comment descendre des chemins de pierre…
N'ayant que très peu d'expérience en la matière, nous nous en sommes parfaitement sortis ! 
Grâce à lui, nous avons touché du doigt l'expérience de la vie du Gaucho de Patagonie, sous le soleil, le vent, la pluie et dans de magnifiques grands espaces. 

Un autre grand souvenir, la partie de pêche de Mikaël avec José Manuel.

Quelques jours après notre arrivée, José Manuel nous explique qu'il a tellement de travail qu'il ne prend même pas le temps d'aller pêcher dans SA rivière.
Mika n'est pas sûr de comprendre, je fais répéter. Comment ça, SA rivière?
Effectivement, sur la propriété coule une rivière. Aussitôt validée l'information, Mika obligera José Manuel à l'emmener pêcher… 

Ils reviendront heureux et très fiers, avec 3 belles prises, des truites arc-en-ciel pou lesquelles nous avons retardées notre départ, afin de pouvoir les déguster ! 

Qui a dit que bricoler c'était travailler? 

Cela faisait plusieurs mois que cela le démangeait. 
Le fait de voir d'autres Combi mieux aménagés le faisait enrager, car il n'avait eu que très peu de temps au Brésil pour tout imaginer et mettre en place sur Combito…
Quand il a vu pour la première fois l'atelier de bricolage de José Manuel avec tous les outils disponibles… l'idée a commencé à devenir un projet.
Une utltime grande discussion avec Alix & Alex sur l'aménagement de Combito le décidera défintivement.
Mika a donc profité de notre second séjour pour refaire tout l'aménagement de Combito!

Etant donné que nous allons rester 6 mois de plus en Amérique du Sud, autant joindre l'utile à l'agréable.
Combito dispose donc maintenant d'un salon, en plus de la cuisine et de la chambr initiales… Et bien vous savez quoi? Cela change la vie!

Au Fundo Panguilemu, il y a aussi les balades, les moments de méditation dans les jardins… et même un cours de Yoga pris par Mika avec Susana, une volontaire allemande au petit matin!

Nous avons eu aussi quelques moments de folie.

Nous ne vous le dirons jamais assez: l'abus d'alcool est dangereux pour la santé… et aussi pour notre intégrité…
Lors de notre premier séjour, José Manuel et les français présents ont très solennellement et sobrement officié à notre vrai faux mariage. Mariage qui a eu lieu après un concert très très privé d'un groupe dont nous cherchons activement les dates de la prochaine tournée!

Le management et le contexte holistique

Holistique vient du grec "holos" qui signifie "le tout".
Le management holistique désigne toutes les approches, ou toutes les techniques qui prennent en compte la globalité d'une structure, d'un individu ou encore d'une entreprise. 
Pour gérer la ferme, toutes les activités, ainsi que leurs vies, José Manuel et Lizzie sont formés et formateurs en management holistique.
Le Fundo Panguilemu est un Allan Savory Hub, un centre de ressources et de diffusion du management holistique.

Un des principes de base de cette approche est que le tout est supérieur à la somme des parties : 1 + 1 > 2
Ainsi l’entreprise ne se développe bien et de manière durable que si les personnes qui y travaillent, dirigeants, salariés et volontaires se sentent bien et trouvent un sens à leurs actions.
La place de l'être humain y est tout aussi importante que l'économie et l'environnement.

Dans ce cadre-là, nous avons également eu l'occasion de réaliser notre contexte holistique, pour nos vies.
C'est un processus logique en trois parties:
1/ Quels sont vos souhaits de vie, votre qualité de vie.
2/ Quels sont les moyens dont je dispose pour réaliser ce que je souhaite
3/ Dans quel environnement je souhaite mettre en place cette vie.
Tout cela en tenant compte de nos dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, spirituelle. 

Faites le test! Quels sont vos souhaits, vos vraies attentes dans la vie, pour vous et pour vous seul(e) sans penser à votre partenaire, vos enfants, votre famille ou pourquoi pas… votre chef? 
De quoi avez-vous besoin pour être pleinement et vraiment heureux, en tant qu'individu?! 

Pour conclure…

Au sein du Fundo Panguilemu, et au cours de nos deux séjours, il y avait Zayd, un volontaire Hollandais, fan de reggae…
Il sera arrivé à faire d'une certaine musique de Bob Marley l'hymne de la ferme…

Le refrain, dit quelques choses comme cela:

"Ne t'inquiète pas à propos des choses, 
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller.
Chante "Ne t'inquiète pas à propos des choses
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller."
 

Sur ces bonnes paroles… nous vous disons à bientôt !

Des rencontres au fil de l’eau

Lorsque nous avons commencé notre voyage…

… voici maintenant 9 mois (!!), nous savions plus ou moins quels pays, quelles routes, quels décors nous allions traverser.
Ce qu'il nous était impossible d'imaginer, c'est la diversité des rencontres que nous allions faire, la richesse des échanges et des expériences que nous allions vivre.

SAM_1696De plus en plus, nous croyons en la notion de synchronicité, d'un hasard qui serait intelligent, porteur de sens… la vie serait vraiment bien faite, comme le dit la sagesse populaire.
En toute logique, nous pensons donc que les personnes que nous rencontrons, les événements qui nous arrivent seraient des réponses de l’Univers à des questions que nous nous posons, ensemble ou individuellement, de manière consciente ou inconsciente.

Depuis que nous sommes au Chili, 4 mois maintenant, nous faisons plus de rencontres.
Est-ce que c'est parce que nous sommes plus ouverts, plus détendus, plus lents ou juste parce que nous sommes en mesure de recevoir ces personnes dans notre bulle de voyageurs? Nous ne saurions le dire.

Entre Villarica et Puerto Rio Tranquilo, soit un chemin d'un peu plus de 2000 kilomètres, la vie a mis sur notre route des personnages hauts en couleur, totalement différents de nous mais aussi entre eux…
Il est presque certain que nous n'aurions pas forcément eu l'opportunité de les rencontrer autrement que dans cette vie de voyage!

Etat des lieux des rencontres et des endroits visités ensemble.  

Benedicte et Edison

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  • Leur voyage: 

De l'Alaska au Cap Horn dans un van américain

  • Qui sont-ils: 

– Elle est danoise, voyageuse, écrivain, chanteuse, consultante pour des émissions pour enfants, des marques de jouets et a créé de nouvelles méthodes d'apprentissage.
– Il est brésilien, marin et pilote d'avion.

  • Notre rencontre: 

Lors de notre soirée d'au revoir avec Dani et Jupa à Villarica, Bénédicte est apparue, avec sa bouteille de vin blanc, sa bonne humeur et ses anecdotes. 
Le lendemain, nous étions invités à un concert privé devant son van, nous déciderons ensuite de faire route ensemble sur la région des lacs.

  • Ce que nous avons appris avec eux: 

Que l'on pouvait être célèbre, mais rester simple, accessible avec un grain de folie. Qu'il n'y avait pas d'âge pour voyager. Que l'amour n'avait pas de frontières. 
Edison nous transmettra sa citation favorite de Mark Twain, que nous tentons d'appliquer à nous-mêmes : 

"Ne vous détournez jamais de vos rêves, car si vous les perdez, vous continuerez de vivre, mais vous cesserez d''exister…"

  • Un souvenir: 

Les parties de Yam's dans leur van et la chance scandaleuse d'Edison avec les dés.
Le restaurant offert par Bénédicte et Edison pour notre dernière soirée enemble… Mikaël a dégusté son premier "curanto", un plat typique de Puerto Montt, à base des coquillages, charcuteries et pomme de terre… une tuerie !

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Marie-Line et Rémi

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  • Leur voyage: 

En Europe dans un premier temps en van, puis l'Amérique du Sud en sac à dos et stop. 

  • Qui sont-ils: 

– Marie-Line et Rémi viennent du nord de la France. Marie-Line a quitté son emploi, Rémi est en année sabbatique.
Ils ont beaucoup d'énergie, sont très actifs, aiment se dépasser. Ils vivent à 100 à l'heure ! 

  • Notre rencontre:

A bord du ferry qui fait la liaison et ravitaille – un vrai marché flottant – toutes les îles de l'archipel de los Chonos, entre Quellon et Puerto Chacabuco. 

Nous étions 6 français au total sur le bateau, et nous nous sommes vite repérés. 
Marie-Line est venue nous voir, car elle recherchait des informations sur la durée du voyage qui était très approximative.
On lui avait dit 23 heures de bateau. Nous, on nous avait dit 18 heures… Au final, le voyage durera 36 heures !

  • Ce que nous avons appris avec eux:

La lucidité, la confiance et l'intelligence de Marie-Line qui avait trouvé une solution alternative à une problématique.
Au moment où nous les rencontrons, Marie-Line a déjà son billet retour en France, car elle est littéralement épuisée… Quand on vous dit que le voyage, ce ne sont pas des vacances… 
Elle laisse Rémi continuer son voyage, car, selon ses propres termes "elle se sent devenir chiante avec lui et ne profite plus du voyage". 
Belle preuve d'amour et de sagesse… Ils se retrouveront quelques semaines plus tard…

  • Un souvenir:

Même si cette rencontre était de courte durée, une belle discussion avec Marie-Line en prenant le soleil sur l'arrière du bateau. 
Les garçons, eux, ont apparemment vu des dauphins, des pingouins, mais ont surtout perdu une paire de lunettes de soleil dans les fjords patagoniens…


Eva, Pedro, leur chien Pépé chez Dani (une autre!)

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud en Combi 

  • Qui sont-ils: 

– Dani, qui nous reçoit chez elle est chilienne, elle a déjà voyagé 2 ans en couple dans son Combi en Amérique du Sud, en vendant des pâtisseries, des bijoux, des t-shirts.
– Pedro est suisse et Eva est péruvienne, ils voyagent en Combi également avec Pépé leur chien. Ils représentent une marque suisse de produits venus d'Inde. Ils vendent de l'artisanat, des habits, de l'encens, des cartes postales…  

  • Notre rencontre:

UIMG_20151113_180136ne fois de plus, la communauté Combi est entrée en action… Au moment où nous les rencontrons Eva et Pedro sont hébergés par Dani, car leur Combi est en panne. Ils nous ont laissé un petit mot et un autocollant sur notre pare-brise nous invitant à les rencontrer.
Nous passerons 1 week-end ensemble, à l'arrêt chez Dani, avant de les quitter pour visiter l'île de Chiloé.

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Pour voyager, il faut de l'argent. Pour avoir de l'argent, il faut travailler. 
Il est tout à fait possible d'allier les deux: travailler ET voyager. 
Ce n'est qu'une confirmation de ce que nous avions déjà entrevu avec Dani et Jupa.

  • Un souvenir:

Le déjeuner moules géantes et frites maison, magistralement réalisé par Pedro et Mika.


Alix & Alex, les chiennes Baloo et Cirka à Puerto Rio Tranquilo

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud et l'Amérique centrale en pick-up aménagé

  • Qui sont-ils:

Alix et Alex sont un couple de français. Tous deux fans de Mad Max, il conduisent un vieux chevrolet qu'ils ont baptisé "El Arca" (l'Arche). Dedans, 2 chiennes énormes, mais super gentilles: Baloo et Cirka.
– Alix vient du pays basque. Ce petit bout de femme au caractère bien trempé a choisi la vie de nomade depuis plus de 10 ans. Elle travaille dans les TP, conduit des camions et réalise son rêve en voyageant en Amérique du Sud en véhicule. 
– Alex lui, vient de Saumur. Egalement dans les TP, il a pris goût au voyage en suivant Alix et est mainenant le premier à en redemander! Alex, c'est la force tranquille derrière laquelle se cache un fêtard qui aime bien quand ça bouge.  

  • Notre rencontre:

Nous les croisons deux fois, une première fois à Villarica, la seconde à Ancud, où nous discutons un peu plus. La troisième sera la bonne sur la route Australe et où nous décidons de faire route ensemble jusqu'à Puerto Rio Tranquilo

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Leur énergie, leur âme d'enfant, leur capacité à foncer sans trop se poser de questions. En résumé, ils croquent la vie et leur aventure à pleines dents. Ils nous invitent à être plus impulsifs, plus spontanés.

  • Un souvenir: 

La soirée totalement improvisée, à laquelle se sont greffés Max et Jibé, 2 motards de Guyane Française. Fous rires, grands débats et quelques verres de vin et de Pisco au programme… 

Pour nous qui faisons beaucoup moins la fête depuis notre départ de France (si, si, c'est vrai!), cela nous a fait le plus grand bien de boire des coups avec des copains qui ont les mêmes références et culture que nous ! 
Le lendemain, l'estomac un peu retourné mais le coeur vaillant, nous sommes allés visiter les cathédrales de marbre de Puerto Rio Tranquilo en hors bord… émotions, fous rires, éclaboussures et sensations fortes… bref, un moment magique !

Combito nous a aussi donné une belle leçon à sa façon!

… il a "héroïquement" ramené à la vie El Arca dont les batteries n'avaient pas résisté à notre folle soirée…
Nous nous sommes rappelés de cette fable de la Fontaine… "on a toujours besoin d'un plus petit que soi…" 

En conclusion…

Ces rencontres se sont toujours faites de manière naturelle, plus simplement que lorsque nous sommes dans une vie sédentaire… 
Nous allons plus facilement les uns vers les autres, nous fiant à notre intuition…
DSC02333Etant dans un esprit de voyage, peut-être que nous avons cela en commun avec les personnes que nous rencontrons, peut-être que ce point commun aide à briser la glace?
Peut-être qu'aller vers les autres serait en fait quelque chose de normal, mais qui se serait perdue dans nos sociétés dites "modernes" et bien souvent "individuelles"? 
Possible aussi qu'en étant seuls face à nous-mêmes, dans un pays qui n'est pas le nôtre, avec des cultures et des références différentes, nous osions plus facilement demander, échanger, recréer un esprit de solidarité et de partage?

Il est vrai aussi que dans une vie "normale", tout est posé, rythmé, organisé, classé. 
Il faut courir, nous nous créons des obligations, nous n'avons pas ou peu de temps. 
Entre le travail, la famille, les amis… finalement, quelle est la place que l'on accorde à l'imprévu, à la spontanéité? 
Et puis, aller parler, s'intéresser ou aider de nouvelles personnes…

… quelle drôle d'idée, n'est-ce pas?!  

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Araucanie et des amis

Quelques jours après notre passage à Santiago, nous avons rendez-vous avec Dani et Juan Pablo (que l'on surnomme Jupa – Prononcez "Roupa").SAM_0823
Ce sont des amis des VW Brothers, Juan et David, et ils pensent que nous aurons de bons moments à passer ensemble.
Partant du principe que "les amis de mes amis sont mes amis", nous nous retrouvons à Victoria, au coeur de la 9ème région du Chili: l'Araucanie.

En Araucanie, nous apprenons l'existence des Indiens Mapuches…

(prononcez "Mapoutché" = peuple de la terre), les premiers habitants de cette région.
Comme bien souvent dans l'histoire des peuples natifs d'Amérique, les Mapuches ont été persécutés, massacrés et dépossédés de leur terre…
Pourtant, c'étaient de redoutables guerriers venus des Andes chiliennes et argentines, ainsi que de très bons chasseurs, éleveurs et agriculteurs, respectueux de leur environnement… 
Ils ont résisté aux espagnols, puis aux chiliens, jusque dans le début du XXème siècle…
Aujourd'hui, en Araucanie, les Mapuches sont encore majoritaires, leur langue, le mapudungun est à présent enseignée dans les écoles. Drapeau Mapuche

Une des histoires que nous avons entendu et qui nous a plu est celle du français qui était devenu roi d'Araucanie.
Daniel, avec qui nous avions fait la fête à Valparaiso et qui est accessoirement professeur d'histoire nous l'avait raconté…

"En 1860, Orélie-Antoine de Tounens, un avoué originaire du Périgord, débarque en Araucanie, où il est rapidement porté en triomphe par les Indiens, qui voient en lui le sauveur qui les libérera des exactions chiliennes. 
Le 20 novembre 1860, il est proclamé roi d'Araucanie et de Patagonie : deux ans plus tard, il est expulsé et rapatrié en France. 
Là-bas, il continue son combat en lançant une souscription qui ne rencontre que les moqueries de la presse française. 
Ayant néanmoins tenté à plusieurs reprises de regagner son royaume, il sera expulsé à chaque fois par les autorités chiliennes ou argentines et mourra à Tourtoirac (Dordogne) en 1878."
(Merci Wikipédia pour ce très bon résumé)

Mais… revenons à Dani et Jupa.

Comme nous, ils voyagent en Combi. Le leur s'appelle Amunche (Prononcez : Amountché, qui veut dire "le voyageur").
Amunche est un respectable Combi chilien, né dans les années 80, parfaitement entretenu et transformé par ses propriétaires.

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D'ailleurs, depuis que Mika l'a vu, il ne pense plus qu'à une seule chose: refaire une beauté à Combito!!

SAM_1051Dani et Jupa sont chiliens et leur métier, en plus d'être voyageurs, c'est la production vidéo et internet, auxquels ils ajoutent les cartes de webmasters, photographes et écrivains.
Leur projet s'intitule "Nosotros los Chilenos" (Nous, les Chiliens) qui se tranforme petit à petit en "Nosotros los Viajeros" (Nous les Voyageurs).
Dans leur série Web, ils parlent des chiliens et chiliennes qui ont souhaité donner une nouvelle orientation à leur vie, qui sont passés à l'action et qui sont finalement heureux au quotidien… En bref, des personnes qui pensent que tout est possible si l'on s'en donne les moyens…
Ils parcourent leur pays en Combi, à la recherche de témoignages et donc, de belles rencontres.

Après quelques instants de conversation, nous nous apercevons que nous avons quasiment le même plan de route pour les prochains jours.
Sans se poser trop de questions, nous décidons de faire cette route ensemble… 
Pour nous, ce n'est que du bonheur, Amunche prend la tête du convoi, et Combito se laisse porter par son rythme.
Mika n'a quasiment pas à gérer la conduite, Alline n'a pas besoin de faire le copilote et traducteur, Dani et Jupa nous prennent amicalement en main.

Nous faisons sensation…

Un combi jaune ne passe pas inaperçu, un combi bleu non plus…
Alors… quand les deux roulent ensemble, nous vous laissons imaginer.

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Alline a grandement perfectionné son côté Miss France / Reine d'Angleterre en répondant aux bonjours, salutations et sourires des personnes que nous croisions !

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Avec Dani et Jupa, nous découvrons le Chili que nous étions venus chercher, le Chili sauvage, de la nature, avec ses forêts, ses lacs et… ses volcans !
Nous allons ainsi parcourir la région Araucanie, en sortant des sentiers battus et de la ruta 5 (la Panaméricaine) toujours en se laissant porter par nos intuitions respectives, des bons moments en toute simplicité.

Notre premier volcan, c'est le Lonquimay, l'occasion de marcher dans la neige,, mais aussi dans des champs de lave et de faire de la luge en sac poubelle.

Suivra ensuite le majestueux Volcan Villarica, toujours en activité!

Ce que nous apprendrons de Dany et Jupa, c'est qu'il faut RA-LEN-TIR !!

Ils nous incitent à prendre notre temps, à profiter toujours plus des beaux endroits que nous traversons, à faire de chaque moment une fête…

Nous échangerons énormément sur notre statut de voyageur, sur ce que cela nous apportait de mener cette vie, sur nos moments de doutes et de joie etc…

Ralentir, oui mais nous n'avons pas assez de temps !

Très vite, nous prenons conscience que notre visa de 3 mois pour parcourir le Chili ne sera pas suffisant, il nous faudra tenter le renouveler en passant par l'Argentine toute proche !
Quelque soit le pays, les douaniers sont toujours dubitatifs quand ils nous voient débarquer avec Combito, habillés n'importe comment, pas toujours frais… et avec un grand sourire de premiers de la classe aux lèvres…

Quand on leur explique ce qui nous arrive:
– Voila, on vient voir parce que nous n'avons vraiment pas assez de temps pour visiter tout le Chili en Combi"
–  Ah, mais ce n'est pas notre problème ça… pour renouveler votre visa, il faut faire SAM_1173une demande et payer… cela ne se passe pas comme ça, il faut respecter les règles"…
– Oui, bien sûr monsieur, mais nous, parcourir le Chili, c'est notre rêve !

Au bout de quelques minutes de gentille morale, ils nous envoient en Argentine.
– OK, donc, on y va, on revient et on a un nouveau visa?!
– Non… vous allez là-bas, vous pique-niquez, vous faites ce que vous voulez, mais revenez dans AU MOINS quelques heures!!

C'est ainsi que nous avons obtenu le droit de revenir sur le sol chilien, avec des nouveaux tampons sur notre passeport et donc 90 jours de plus à notre compteur de visite !

Et la suite?

Au bout de 10 jours passés ensemble, nous mettons fin à notre mini Road Trip… Dani et Jupa ont du travail à Villarica et nous, nous devons continuer notre route vers le sud ! Cependant, nous nous faisons la promesse de nous retrouver très vite, pour se raconter nos aventures respectives…

… Quelques semaines plus tard, nous recevons un message de Dani.
Elle a décroché un contrat en tant que rédactrice web pour un site humouristique, comme Topito ou Démotivateur…
Un des ses premiers articles s'intitule :

14 RAISONS POUR LESQUELLES VOUS NE DEVRIEZ JAMAIS FAIRE UN LONG VOYAGE EN COMBI 

Et devinez qui apparaît dans cet article ?! C'est nooooous!! C'est le début de la célébrité !!
Comme nous sommes sympas, nous vous remettons la traduction de ces 14 raisons…

1. Imaginez voyager, se garer n'importe où et dire que cet endroit est votre maison. Quel genre de vie est-ce? Vous n'êtes pas un escargot avec sa maison sur son dos!

2. Comment?! Les Combis roulent à une moyenne de 70 kilomètres par heure? Qui, en étant sain d'esprit peut prendre le temps de profiter du paysage et de la vie, de l'instant présent?

3. Ils ont cessé d'être produits depuis un certain temps, ce qui signifie qu'ils sont pièces de collection, icône de l'ère hippie, de liberté et d'aventure. Mmm, et si vous n'étiez pas à la hauteur de vivre dans un de ces morceaux de l'histoire en marche?

4. En outre, vous n'êtes pas émotionnellement prêt à ajouter un autre membre à votre famille. Il y a certains propriétaires qui les ont baptisés avec un nom, connaissent leur âge et leur nationalité, se rappelent des meilleures histoires ensemble, et estiment que leur Combi n'est pas un simple moyen de transport, mais a sa propre âme. Il vaut mieux vivre entouré par des objets sans signification, non?

5. Rencontrer les sourires et les salutations de personnes dans chaque lieu que vous visitez? S'il vous plaît! Vous ne voulez pas voyager et répandre la joie, sans parler de nouer des amitiés avec des étrangers!

6. Aider d'autres voyageurs? Transporter plus de personnes, y compris leurs valises ou sacs à dos? Vous préférez ne pas prouver que la joie est plus grande quand elle est partagée.

7. Vous courez le risque de vous habituer à ce qu'on vous offre de la nourriture, un logement ou une assistance mécanique … Et si après vous offrez cette même solidarité à quelqu'un? Qui a besoin de faire partie d'une communauté "fraîche" avec une présence mondiale?

8. Il peut arriver que vous tombiez en panne d'essence, qu'un pneu éclate, ou que la route soit coupée par la pluie … Vous pouvez bien sûr rester avec ces craintes enfermés à la maison. Ou alors, vous allez sur la route et développez votre créativité et votre courage pour faire face aux problèmes possibles.

9. Vous nous voulez pas tester vos capacités à apprendre en mécanique, en cuisine ou en vie à l'extérieur. Mieux vaut que ce soient des experts qui s'occupent de ces choses-là: vous n'êtes pas partisan d'acquérir de nouvelles compétences utiles.

10. "Une mécanique simple et des pièces de rechange économiques"? Vous pouvez non seulement trouver des pièces de rechange pour une camionnette des années 60 et cela, partout dans le monde … Il serait donc facile de faire des maintenances soi-même? Cela semble trop beau pour être vrai …

11. Apprendre à vivre avec moins? Vivre une vie simple, pleine et heureuse avec toute votre vie qui tient dans un Combi, cela sonne bien … Mais que faire si nous ne voulons pas retourner à une vie de dépensens inutiles, la dépendance et peu de liberté?

12. Certains voyageurs en Combi ont réussi à adapter dans cet espace leur maison ou leur bureau: faire de la musique, créer des vidéos, des pages Web, des vêtements ou même des prothèses dentaires. D'autres voyageurs vendent de la nourriture, de l'artisanat, des cartes postales et des photos … Mais vous ne pouvez pas vous permettre d'oser rêver d'un emploi qui vous permettra de vous amuser et de voyager: Cela n'est que pour quelques privilégiés.

13. Briser la routine: Qui en a besoin? Est-ce que vraiment vous aimeriez vous réveiller chaque jour dans de différents endroits, disposer de votre propre temps, vous consacrer à votre passion?

14. Beaucoup de gens aiment la vie de voyage en Combi et parcourent le monde avec eux. Vous ne voulez pas risquer de savoir s'il est vrai qu'un long voyage en Combi est la meilleure expérience que vous pourriez avoir. Trop de bonnes choses vous attendent dans le chemin!

(Par Dani PAZ IBACETA)


Ah oui, nous allions oublier… 

Carte de voeux sensé avec 2 ailes.

Pérou, suite et fin !

Après la vallée Sacrée, nous décidons de rejoindre l'Océan Pacifique et emprunter la mythique Route Panaméricaine direction le Chili.
Ce que nous n'avions pas du tout imaginé, c'est qu'une fois passée la Vallée Sacrée si verdoyante nous traverserions encore autant de paysages différents!

 

Nasca: une zone de désert mystérieuse

Alline tenait absolument à aller à Nasca pour découvrir les fameuses mystérieuses lignes.
Impossible de vous conter ici les différentes théories sur les lignes de Nasca. 
Ce que l'on sait, c'est que lorsque l'on survole cette zone désertique, il est possible de voir des formes symétriques, régulières et immenses d'animaux, de plantes et autres symboles importants pour ces anciens peuples.
Nous avons mis de côté l'option de survoler ces lignes, car complètement hors de notre budget !
En revanche nous avons trouvé un super bon plan, nous sommes allés au planétarium Maria Reiche, la chercheuse allemande qui a étudié ces lignes, et nous avons eu le droit à une conférence en français qui nous a tout expliqué sur le sujet.
Cadeau Bonus de cette visite, un petit cours d'astronomie, avec découverte de la grande ourse (mais à l'envers), de la constellation du scorpion (immense) et de la lune !!!
Merci à Mario Proulx qui m'a autorisé à publier ses photos de la lune !

Marcona: Youpi le Pacifique !

Après 3 mois sans avoir vu la mer, nous étions très impatients de la revoir.
C'est un peu par hasard que nous sommes arrivés à Marcona, une drôle de ville qui existe depuis moins de 100 ans, dont l'activité principale est l'extraction de cuivre… 
Au bord de l'eau un trésor: la réserve naturelle de Punta San Juan.
Nous avons eu la possibilité d'entrer dans cette réserve naturelle et d'observer au plus près des otaries, des phoques, des oiseaux et… des pingouins !!!

Nous avons pris conscience de la route parcourue… en quelques mois, nous avons réalisé un peu plus de 10000 kilomètres et nous sommes de l'autre côté du continent américain!

 
En quittant Marcona, nous empruntons enfin la fameuse panaméricaine !

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Comme c'est une route tout droite, Mikaël propose à Alline de conduire un peu Combito… Cette expérience ne durera que 5 minutes, le temps de "tomber" sur un autre Combi qui s'appelle Carlos ou Carlito avec dedans, Ludo et Amélie.
Comme dans la chanson, ils remontaient vers le nord et nous nous allions vers le sud…
On discute, on discute, on se trouve plein de points communs, on rigole, le temps passe, et hop voila comment passer plusieurs heures sur le bord de la route à refaire le monde…
Le voyage c'est aussi des rencontres magiques comme celle-ci! 

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Canyon de Colca: Le vol du Condor ! 

En quelques jours, nous avons donc revu la mer, le désert, ne nous manquaient que la campagne et la montagne.
Nous avons été servis en passant par le Canyon de Colca.
Comme nous n'aimons pas prendre 2 fois la même route, nous n'avons pas pris le chemin le plus simple pour arriver au Canyon. 
En fait, nous avons même un peu fait souffrir Combito avec encore une journée de route en tôle ondulée (terre, gravier etc)… Cela nous a rappelé quelques souvenirs de Bolivie…

Le canyon de Colca, c'est une des plus grandes failles du monde. Et c'est vrai que c'est impressionnant!
Tout le monde en parle car c'est à cet endroit là que l'on peut assister au fameux vol du Condor ! 
Le condor, autre animal fétiche du Pérou, en voie de disparition. 
Nous avons eu la chance de les voir, de bon matin sous un grand soleil et seuls au monde… Un vrai moment de poésie !

C'est une pâle imitation du générique original, mais pour nous c'était vraiment un chouette moment !!

En redescendant dans la vallée, nous avons eu la chance d'assister à la fête des semis de Chivay, avec une explication dans les règles par Dany, rencontré sur place !

Un dernier effort avant Arequipa !

Dernière ville avant le Chili, Arequipa.
Sauf que pour y arriver, il a fallu encore une petite aventure pour Combito et pour nous.
Nous étions tellement contents il y a quelques semaines d'avoir passé le cap de 4000 mètres… Nous étions très loin de penser que pour quitter le canyon il nous faudrait passer 4910 mètres !
Combito, Alline et Mika (par ordre de fatigue) ont réussi ce dernier petit challenge. 
Le temps de construire un Cairn (le plus grand, le plus haut et le plus fort bien sûr) et de prendre quelques photos, nous revoici sur la route.

Nous croiserons à plusieurs reprises le même 4×4 aménagé. A l'intérieur des touristes italiens, Giorgio et Cristina, que nous retrouverons au camping à Arequipa et avec qui nous passerons de vrais moments de fous-rires dans une langue mélangeant l'anglais, l'italien, le français, le portugais et l'espagnol !

La suite de nos aventures… c'est au Chili !

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Un p’tit tour à Uyuni et puis s’en va

Suite à notre exfiltration désormais légendaire de Potosi, notre convoi se dirige vers la seule route ouverte: celle qui va vers Uyuni.

C'est parfait, Uyuni, nous ne voulions absolument pas le rater, car tous ceux que nous avons rencontré nous en ont parlé avec des étoiles dans les yeux.

Nous arrivons à Uyuni de nuit après 5 heures de routes de montagne et congelés, car, pour rappel, nous avons roulé sans vitre conducteur…P1060458
Nous sommes accueillis par Rafaël, un adjoint municipal de la ville qui, sur ordre du gouvernement bolivien, a pour mission de caser tout notre petit convoi exceptionnel dans les quelques hôtels disponibles de la ville.
Une nuit gratuite dans un hôtel, cela ne se refuse pas ! 
Pour fêter notre liberté retrouvée ainsi que cette bonne surprise, nous improvisons un repas de fête au restaurant : bières et pizzas… les plaisirs simples de la vie en somme !

Nous avons déchanté assez vite en arrivant dans notre chambre.

Deux lits simples, une baie en simple vitrage couvrant tout un pan de mur, mur en parpaings brut, douches communes… 
Tout cela ne serait pas gênant si la température ressentie n'avoisinnait pas les -20°C dehors et donc à peine plus à l'intérieur, car pas de chauffage.
Sans trop se poser de questions, car morts de fatigue après tous ces événements, nous voilà chacun dans notre lit, dans notre sac de couchage avec les 4 couvertures de l'hôtel, nos gants et nos chaussettes!

Nous ne saurons jamais si nous n'aurions pas mieux dormi dans notre P'tit Combi…

Lorsque nous avons demandé pourquoi il n'y avait pas de chauffage dans les hôtels à Uyuni, nous avons eu les réponses suivantes:
– Pour raccorder la ville au gaz de ville, il faudrait casser le réseau routier flambant neuf pour construire le réseau de gaz… sauf que si on casse tout, la ville est coupée du monde et donc privée de ravitaillement alimentaire.
– L'électricité coûte cher.
– Les boliviens n'ont pas froid, eux.
Nous ne saurons là non plus jamais quelle est la bonne version, mais ces trois-là nous ont suffi à comprendre qu'il ne fallait pas trop compter sur un chauffage pour la suite…

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Le lendemain matin, opération réparation de la vitre du Combi, avec toujours, l'aide bienveillante de Rafaël.Nous avons eu la chance de tomber, une fois plus sur les bonnes personnes au bon moment…
Une fois cette opération réalisée, à nous les visites des sites!

Uyuni,c'est un peu comme une ville de western.Il y a une grande-rue principale, des rues perpendiculaires et autour… rien… ou presque: du sable, de la poussière et le Salar.
Nous avons appris que la ville existait depuis moins de 200 ans, d'où ce côté un peu maquette.

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Sur les conseils de Rafaël, ancien guide, nous voila rendus en premier lieu au cimetière des trains, pour ensuite filer sur le Salar d'Uyuni.
Le cimetière des trains ajoute au côté western… de vieilles michelines, de vieux wagons et de vieilles remorques sont abandonnés à 1 km du bout de la ville, dans un désert de sable.
Ces machines auraient servi pour la construction de la ville, mais aussi pour la construction du réseau routier.
Tout cet ensemble crée des contrastes assez saisissants de couleurs entre la rouille des machines, l'azur du ciel et les fluos de nos tenues et bonnets respectifs.
Quelques photos rigolotes plus tard, nous décidons de prendre la route vers le Salar.

Salar, vient du mot "sal" qui veut dire "sel" en Espagnol. Le Salar, c'est donc un immense désert de sel.
Ce désert a été formé par l'évaporation des lacs d'eau salée, il y a des milliards d'année… Il y a plein de théories différentes sur le sujet…
Le résultat, c'est que le Salar d'Uyuni, c'est la plus grande superficie de sel de la terre, à savoir 12000 km², mais aussi une belle réserve de lithium pour laquelle tous les industriels se battent…
C'est tellement immense que Rafaël nous a bien mis en garde: "Roulez toujours en ligne droite, en gardant en visuel le volcan au loin sur votre droite et ne vous éloignez pas des pistes existantes." 
Des explications claires et pleines de bons sens… dont nous avons pris toute la mesure en arrivant au Salar.

Passés les premiers moments d'admiration muette… la prise de conscience que ce n'est pas de la neige, mais bien du sel et le sentiment d'être, au fond, bien peu de choses sur cette terre…
Nous n'avons pas résisté longtemps avant de faire comme tous les touristes, des photos qui jouent sur les perspectives !

Nous avons pris la décision de ne pas faire de grosses expéditions sur le Salar, afin de ne pas laisser le combi seul dans la ville…
Cependant, pour ceux qui le souhaitent, il y a des expéditions qui durent plusieurs jours, et vraiment, si vous passez en Bolivie, allez-y, nous, nous avons adoré cet endroit !
Nous n'aurons fait que le "Sensé Avec 2 Ailes Tour", pour aller nous reposer dans notre hôtel toujours aussi gacial, avant de reprendre la route, le jour suivant, direction le lac Titicaca.