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Thaïlande, ça s’en va et ça revient

Thaïlande ça s'en va

Vous est-il déjà arrivé de vous lancer dans une action, un projet, parfois même une relation et de sentir dès le départ, que cela ne va pas être simple voire même que cela va être très compliqué?
Avez-vous déjà entendu cette petite voix intérieure, celle du coeur, qui vous dit "Non, non, tu n'es pas sur la bonne voie, arrête tout de suite ce que tu fais!"

Coeur et cerveau
Soyez honnêtes… Oui, certainement… mais comme votre cerveau s'est programmé à réaliser coûte que coûte cette action, projet ou relation, alors vous insistez, vous persévérez, vous y allez en force.
Le cerveau gagne bien souvent… Là où il devrait collaborer avec le coeur.

Nous avons vécu cette expérience en arrivant dans le sud de la Thaïlande fin octobre et pourtant les signaux étaient forts !

apres-la-mort-de-son-roi-la-thailande-entre-dans-un-long-deuil Nous arrivons 15 jours après le décès du Roi de Thaïlande après quasiment 70 ans de règne…  Le pays est déclaré en deuil pendant un an, discrétion, calme et recueillement sont de rigueur.
– La météo est défavorable, le soleil tarde à arriver, il y a, comme en Malaisie de grosses averses à toutes heures de la journée.
– Grosse déception sur le concept des îles soi-disant paradisiaques… Bien sûr, si la mer est bleue, les cocotiers verts et le sable blanc c'est un bon début… mais devoir enjamber près de 2 mètres de déchets divers sur plusieurs kilomètres pour accéder à la plage… c'est l'enfer au paradis pour nous qui sommes de plus en plus sensibles à l'environnement.
– Cerise sur le gâteau, Alline a fait une mauvaise manipulation sur l'appareil photo et a effacé toutes les photos de ce début de séjour, comme si nous devions vraiment oublier cette période !

Heureusement et comme d'habitude, rien n'est tout noir ou tout blanc.

Aurore et SebEntre deux îles faussement paradisiaques, une énorme intempérie suivie logiquement d'une inondation (!!), nous faisons la connaissance d'Aurore et Sébastien en long voyage et d'un autre couple de français en vacances.
Nous passerons la soirée à faire ce qu'un groupe de français voyageurs fait le mieux lorsqu'ils se retrouvent entre eux… boire des coups, parler voyages, échanger des bons plans, critiquer un peu, et… manger. 
C'est également grâce à ce premier séjour malheureux en Thaïlande que nous validons définitivement notre séjour en Birmanie que nous avons vraiment adoré.

Thaïlande, ça revient

oupsAprès un passage très rapide donc, c'est début décembre que nous faisons notre deuxième entrée en Thaïlande. Pour le coup, pas de surprises, tout se fait plus simplement. 
Et quand tout se fait simplement, on est moins attentif, plus léger.
… Plus légère c'est exactement la sensation qu'a ressenti Alline en s'apercevant qu'elle avait oublié sa carte bancaire à la douane.

Le temps, l'expérience de voyage nous ont appris qu'il ne servait à rien de paniquer et qu'au contraire, il faut agir avec discernement.

  • La carte avait bel et bien disparu
  • Il était clair que nous n'aurions pas le temps de retourner à la douane la chercher 
  • Le bus pour notre prochaine destination partait quelques minutes plus tard.

Il ne nous restait plus qu'à faire le nécessaire pour transformer cette carte bancaire en un vulgaire morceau de plastique en faisant opposition à a banque. La situation de crise a été gérée en 20 minutes, le seul grand blessé de l'affaire au final fut l'Ego d'Alline (mais elle le soigne).

Thaïlande, côté histoire

Après cette petite mésaventure, nous entrons enfin dans le vif du sujet.
Puisque nous sommes complètement passés à côté des plages, nous avons de grands espoirs sur la Thaïlande historique, celle des vieux royaumes, des vieux temples et des vieilles pierres.
A pied, à vélo ou en scooter, selon l'étendue des sites, nous avons adoré déambuler, nous laisser porter à travers ces siècles d'histoires.

Notre top 3 des vieilles pierres :

  1. Si Satchalanai: Site plus sauvage les temples sont dans les bois, proche de collines au plus près de la nature. Lors de notre visite, nous sommes chanceux, c'est cet endroit qu'ont choisi des milliers de cigognes pour nicher.

     

     

     

     

     

     

  2. Sukhothai: Un des incontournables de la Thaïlande. Le site est parfaitement bien entretenu. A faire de jour comme de nuit… nous avons eu une petite préférence pour l'athmosphère de nuit.

     

     

     

     

     

  3. Kamphaeng Phet: Dans la continuité de Sukhothai. Pas indispensable, mais comme nous étions dans la région, nous avons fait le grand chelem !

     

     

     

     

     

Ces trois sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco, décision portée par la volonté du roi défunt… grâce à son décès, tous les entrées des sites étaient gratuites. Alors, merci qui, merci le roi !

Thaïlande, côté cuisine

Ce n'est pas une légende. La cuisine thaï est délicieuse.
Même avec un petit budget par repas – en général moins d'1,50 euros par repas et par personne – nous mangeons gourmand et à notre faim tous les jours.
Que ce soit dans la rue, dans des bouis-bouis, sur les marchés, ou dans des restaurants un peu plus élaborés… Rares ont été les déceptions ! 
  
Du coup, lorsque nous sommes arrivés à Chiang Mai, 2ème plus grande ville de Thaïlande, difficile de passer à côté des nombreux cours de cuisine.
Mika a résisté un peu, mais devant l'enthousiasme d'Alline, il a fini par se laisser entraîner dans une journée de cours, en mode Masterchef Thaïlande.
Cela nous a tellement plu que nous prévoyons de ramener un wok dans nos bagages !

 

Entièrement tournée vers le tourisme tout en restant attractive professionnellement, Chiang Mai est cosmopolite, vivante, grouillante et frôle parfois la caricature…
Tout est possible à Chiang Mai : cours en tous genres, massages, tatouages, bars et restaurant pour tous les goûts, des treks dans les alentours, visites de sanctuaires d'animaux etc… 
Une ville parfaite pour des vacances un peu dépaysantes, plus difficile pour les voyageurs au long cours que nous sommes, en quête d'authenticité… Où est donc l'identité de Chiang Mai? Peut-être dans ses vieux remparts et dans la gentillesse des gens qui y vivent.

Hey revoila les copains !

C'est à Chiang Mai que nous avons eu le plaisir de retrouver les copains de voyage Maxime et Sophie rencontrés en Birmanie.IMG_4357 

Ils passent du temps avec le frère de Maxime, Emilien en vacances pour quelques semaines en Thaïlande.
Nous faisons également la connaissance de Gladys et Aris en voyage depuis quelques mois également. 
Notre guest house prend du coup des allures de colocation française à Chiang Mai, c'est un peu étrange, mais pas désagréable.
Dans cette configuration, nous réapprenons à vivre en petit groupe, en communauté. 
Respecter les envies et le rythme de chacun, ne pas s'oublier, savoir se respecter les uns, les autres mais aussi soi-même, s'exprimer, donner son opinon clairement… 
Pour nous qui sommes en binôme depuis plus de 18 mois, vivre en communauté nous a permis de réviser toutes ces petites règles de savoir-vivre que l'on pratique moins en étant en voyage et sans contraintes.

Oh oh oh oh Noël à la campagne.

Liste de NoëlSoyons très honnêtes et un peu égoïstes…
Cette année, une fois encore, nous étions plutôt ravis d'échapper aux traditionnels achats de Noël, gavages de foie gras et abus d'alcool.
Notre constat, c'est qu'avec le temps, l'esprit de Noël s'est vraiment perdu dans une étrange course à la consommation, qui nous dépasse. A cette période de l'année, bien souvent, nous entendons les gens se plaindre de ne plus avoir de sous, cependant tout le monde finit par en dépenser !
Donc, pour le coup, nous étions heureux de passer cette période, sans aucunes expectatives, règles imposées, accords tacites ou habitudes immuables…

Cela ne veut pas dire que nous ne ressentons pas le manque de nos familles, de nos amis… au contraire, c'est le moment où nous cherchons le plus à les joindre…
C'est juste qu'en y réfléchissant à distance, Noël devrait être quelque chose de simple et de magique à la fois…

  • … où les familles sont heureuses de se retrouver et de partager ce moment ensemble
  • … où les portes s'ouvrent pour ceux qui sont seuls
  • … où la qualité du temps passé ensemble dépasse la quantité de cadeaux achetés

L'an dernier, nous étions au Chili et nous nous considérions déjà comme bénis par la vie tellement nous avions été gâtés… 
Cette année, c'est en compagnie de Maxime et Sophie, auxquels s'est joint Mirco, un suisse allemand rencontré quelques jours auparavant, que nous fêtons Noël.
Nous avons choisi Thaton, un joli petit village au bord de l'eau.

Notre guest house est pour ainsi dire déserte, nous aurons donc le champ libre pour célébrer Noël à notre guise, autour d'un bon repas, de quelques bières, d'un peu de musique et surtout de la bonne humeur.
Et devinez quoi, le Père Noël est même arrivé à nous trouver… avec de cadeaux pas chers, utiles, légers et personnalisés… Sac à dos oblige !

Nouvel An à la ville

IMG_4435le 29 décembre, nous quittons Thaton en pirogue à moteur, pour rejoindre la tranquille mais plus citadine Chiang Rai, à ne pas confondre avec sa voisine la très touristique Chiang Mai, dont nous vous parlons plus haut.
Durant ces deux jours, nous sympathisons avec d'autres personnes rencontrées entre Thaton et Chiang Rai. 
L'idée est de prendre la température de la ville, s'organiser pour fêter dignement le passage à la nouvelle année.
Et aussi, car cela faisait longtemps… prendre le temps de visiter deux temples.
D'un côté, le temple blanc, une sorte de grosse omelette norvégienne scintillante bien bien kitch.
De l'autre, le temple noir, projet réunissant divers structures de temples, avec une drôle d'athmosphère et des matériaux plutôt naturels.

Notre préféré, le temple noir !

Changement d'Ambiance pour le Nouvel An.

Pour le réveillon, nous formons un groupe de 9 voyageurs (5 français, 2 suisses, 2 chiliens) pour fêter le passage à la nouvelle année ensemble.IMG_20170101_005959
9 c'est parfait, c'est LE chiffre porte-bonheur important pour les thaïlandais.La soirée est totalement improvisée, en plein air sur une place d'alimentation du marché de nuit. 
Y est organisé un spectacle avec des concerts oscillant entre le kitch et le traditionnel voir carrément rock par moments mais avec malgré tout une dominante pop thaï.
Ajoutez à cela des danseuses pas toujours en ordre et à l'aise dans ce qu'elles font.
N'oubliez pas les interruptions du maître de cérémonie / humoriste / clown dont nous n'avons malheureusement pas pu saisir toute la mesure de son talent, les blagues étant en thaï.

De notre côté, nous avions fait le plein pour la soirée… bières, whisky thaï, bonne humeur, énergie, spontanéité et envie de s'amuser tous ensemble.
Nous arriverons même, après le traditionnel lâcher de lanternes, à recréer une mini discothèque autour de notre table avec des voisins de table locaux, très très saouls pour certains, très très contents de rigoler avec nous pour les autres.
Les plus timides resteront à prendre des photos de nous ou à à faire des selfies (ce qui est une vraie maladie ici, mais c'est un autre sujet !)

Bonne année 2017 !  

Merci de nous avoir suivi encore cette année et merci pour vos nombreux commentaires, mails, petits mots sur Facebook, Skype ou Messenger… C'est encourageant, motivant, émouvant parfois ! Difficile de vous répondre à tous, mais ce qui compte, c'est qu'on pense bien à vous et qu'on vous aime !
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Fundo Panguilemu / Coyhaique

Le Fundo Panguilemu à Coyhaique (prononcez Co-aïe-iké), c'est certainement une des expériences les plus riches et intenses de notre voyage…
On ne dirait peut-être pas comme ça, sur les photos ou sur ce que nous vous contons, mais ce n'est pas parce que nous sommes en voyage que nous arrêtons de réfléchir… bien au contraire ! 
Même si nous nous entrainons à vivre au jour le jour, à profiter du moment présent, régulièrement la question du "et après le voyage" revient nous taquiner…

Drôle d'endoit pour une rencontre

GOPR2360Nous nous retrouvons à Coyhaique fin novembre, tout cela parce qu'un beau jour d'août, du côté du Machu Picchu au Pérou, la vie a choisi de mettre Reynald sur notre chemin, ou devrais-je dire, dans notre piscine.
Oui, car à ce moment-là, nous profitions tranquillement des sources d'eau chaudes de Cocalmayo. 

Dans les faits, en bons français de base, nous râlions sur le manque de discrétion des jeunes Américains – ils ne parlent pas entre eux, ils crient! – Reynald nous a alors abordé, en riant de nous entendre. 
Comme si nous nous connaissions depuis des années, en quelques minutes, nous voilà partis à échanger sur des sujets un peu plus profonds que la piscine et le QI des ces jeunes qui nous entouraient.

Reynald, la trentaine, un grand sourire et les yeux qui pétillent, avait selon les critères courants, tout pour être heureux: travail qui rapporte, appartement sympathique, pas ou peu de préoccupations…
Mais tout cela manquait cruellement de sens pour lui, il avait donc décidé un beau jour de tout plaquer pour voyager et se former dans un métier moins lucratif. 
Au moment où nous l'avons rencontré, cela faisait près de 2 ans qu'il était heureux sur les routes… Aussitôt après qu'il nous ait expliqué avoir passé quelques temps dans une ferme au Chili, nous avons redoublé d'intérêt pour ses récits.
D'autant que les propriétaires étaient, tout comme lui, formés en management hollisitque, philosophie qui combine parfaitement avec la permaculture.
Tout cela forcément, a attisé notre curiosité et Coyhaique est devenu un de nos objectifs de voyage au Chili.

Merci, merci à Reynald qui nous a mis en contact avec Lizzie et José Manuel… 

Nous arrivons à Coyhaique

SAM_1764Entre le moment où nous en avons entendu parler et le jour où nous arrivons enfin à Coyhaique, 3 mois se sont passés.
Nous nous sommes imaginés beaucoup de choses sur la ferme de Lizzie et José.
Nous ne savons pas très bien où nous mettons les pieds, nous n'avons pas non plus cherché à en savoir plus.
Nous sommes persuadés que nous allons apprendre énormément en permaculture et que peut-être Mika trouvera des clés ou de l'inspiration pour une reconversion…
C'était sans compter avec la fameuse règle :

"Faites des plans si vous voulez, mais sachez que cela ne se passe JAMAIS comme vous l'avez prévu".

Nous sommes accueillis par Morgane et Laurène, 2 françaises en vacances venues faire du volontariat dans cette ferme.
Elles nous expliquent brièvement qu'il y a 5 autres français dans la ferme et 1 hollandais, le fonctionnement de la ferme, etc.
Quand nous leur expliquons l'objet de notre visite, elles sont dubitatives… permaculture? Jamais entendu parler ici. OK… d'accord.
Nous ne rencontrerons Lizzie et José que quelques heures plus tard, pour ne réellement discuter avec eux que le lendemain.

Bienvenue au Fundo Panguilemu / Coyhaique

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Le Fundo (Ferme) Panguilemu (Forêt du Puma en langue native) est l'endroit qu'ils ont choisi pour s'installer voici 2 ans.
C'est une ferme de 1000 hectares, implantée dans un décor digne d'une carte postale.
Ce qui fait fonctionner la ferme aujourd'hui, c'est l'élevage, nous sommes au coeur de la Patagonie chilienne, donc on mange de la viande.
Ils produisent de la viande d'agneau, de mouton, de veau, de boeuf, qu'ils revendent ensuite dans leur boucherie en ville.

Paralèllement à cela, Lizzie a lancé l'activité de maraîchage bio, elle travaille avec différents restaurants, mais aussi des particuliers pour vendre tous types de salades, légumes et fleurs, fraîchement récoltées.

Ils accueillent chez eux des voyageurs en échange de travail bénévole à la ferme en échange d'un gîte et d'un couvert, pratique mieux connue sous le nom de "woofing".
Lorsque nous arrivons, malgré le nombre de volontaires, ils ont toujours plus besoin d'aide, tant il y a de projets et de choses à mettre en place.

Les nombreux projets de Lizzie et José Manuel

SAM_1916En arrivant dans la ferme, nous sommes automatiquement propulsés au milieu de la belle énergie créative de José et Lizzie et Sara, leur petite fille.

Partant du principe qu'il faut se diversifier pour s'en sortir, ils ont donc plusieurs projets en cours, mais aussi des idées à plus ou moins long terme…
Lorsque nous arrivons, les projets en cours sont les suivants:

– Construire un poulailler pour 600 poules
– Réparer un filet brise-vent pour les serres
– Refaire le jardin extérieur et entretenir les serres
– Construire un bâtiment pour la tonte des moutons
– Construire différents meubles pour la maison principale
– Construire des yourtes pour un campement d'écotourisme
– Créer un parcours de ballades à cheval…

Cohabitation et Promiscuité.

C'est grâce à ce passage à la ferme que nous avons compris la différence entre promiscuité et cohabitation
Par exemple, la promiscuité, c'est ce que nous vivons tous les jours avec Combito, à savoir une proximité dans un espace petit, restreint qui empêche l'intimité.

Dans la ferme de Lizzie et José Manuel nous avons cohabité avec plusieurs personnes, avec leurs différentes personnalités, nationalités, cultures, histoires de vie, âge, genre etc…
Exercice intéressant, d'autant plus que c'est le "hasard" qui a regroupé toutes ces personnes au même endroit, au même moment pour partager cette expérience.
Nous ne nous sommes pas choisis. Nous avons donc dû rapidement apprendre à vivre ensemble, travailler, partager des repas ensemble, communiquer, se comprendre, trouver sa place etc…

La vie en communauté, la cohabitation, un vrai exercice de style…

Mikaël est plutôt indépendant

et n'est plus trop (voire pas?) habitué à recevoir des directives ou des remarques… 
De même, il lui est parfois difficile de travailler en équipe, du fait de la barrière de la langue… 
Il lui faut souvent plus de temps pour expliquer quelque chose que de le faire directement.

Alline a dû apprendre

– mais la leçon n'est pas encore bien assimilée… – à lâcher prise sur le fait de vouloir satisfaire tout le monde…
… à prendre conscience que parfois, le mieux est l'ennemi du bien…
… Et qu'en plus, tout le monde n'a pas la même vision des choses qu'elle !!

Nous avons passé 3 semaines entre novembre et décembre 2015 pour mieux revenir à nouveau 3 semaines mi janvier 2016.
Deux séjours totalement différents, car les volontaires sur place étaient différents et peut-être bien que nous aussi! 

Sur ces deux séjours, les interactions et les échanges avec José Manuel, Lizzie et les volontaires ont toujours été riches en enseignements ainsi qu'en expériences!

Du travail oui, mais des loisirs aussi !

Ce qui est vraiment génial au Fundo Panguilemu, c'est qu'avec une forêt, une rivière, des montagnes et des champs, l'endroit se prête à toutes sortes d'activités.

Ainsi, nous sommes partis une journée à cheval pour faire le tour de la propriété.

SAM_1881Don Domingo, le salarié de Lizzie et José Manuel, nous a enseigné, toujours avec le sourire et bienveillance, à passer dans des rivières, comment galoper dans les champs, comment descendre des chemins de pierre…
N'ayant que très peu d'expérience en la matière, nous nous en sommes parfaitement sortis ! 
Grâce à lui, nous avons touché du doigt l'expérience de la vie du Gaucho de Patagonie, sous le soleil, le vent, la pluie et dans de magnifiques grands espaces. 

Un autre grand souvenir, la partie de pêche de Mikaël avec José Manuel.

Quelques jours après notre arrivée, José Manuel nous explique qu'il a tellement de travail qu'il ne prend même pas le temps d'aller pêcher dans SA rivière.
Mika n'est pas sûr de comprendre, je fais répéter. Comment ça, SA rivière?
Effectivement, sur la propriété coule une rivière. Aussitôt validée l'information, Mika obligera José Manuel à l'emmener pêcher… 

Ils reviendront heureux et très fiers, avec 3 belles prises, des truites arc-en-ciel pou lesquelles nous avons retardées notre départ, afin de pouvoir les déguster ! 

Qui a dit que bricoler c'était travailler? 

Cela faisait plusieurs mois que cela le démangeait. 
Le fait de voir d'autres Combi mieux aménagés le faisait enrager, car il n'avait eu que très peu de temps au Brésil pour tout imaginer et mettre en place sur Combito…
Quand il a vu pour la première fois l'atelier de bricolage de José Manuel avec tous les outils disponibles… l'idée a commencé à devenir un projet.
Une utltime grande discussion avec Alix & Alex sur l'aménagement de Combito le décidera défintivement.
Mika a donc profité de notre second séjour pour refaire tout l'aménagement de Combito!

Etant donné que nous allons rester 6 mois de plus en Amérique du Sud, autant joindre l'utile à l'agréable.
Combito dispose donc maintenant d'un salon, en plus de la cuisine et de la chambr initiales… Et bien vous savez quoi? Cela change la vie!

Au Fundo Panguilemu, il y a aussi les balades, les moments de méditation dans les jardins… et même un cours de Yoga pris par Mika avec Susana, une volontaire allemande au petit matin!

Nous avons eu aussi quelques moments de folie.

Nous ne vous le dirons jamais assez: l'abus d'alcool est dangereux pour la santé… et aussi pour notre intégrité…
Lors de notre premier séjour, José Manuel et les français présents ont très solennellement et sobrement officié à notre vrai faux mariage. Mariage qui a eu lieu après un concert très très privé d'un groupe dont nous cherchons activement les dates de la prochaine tournée!

Le management et le contexte holistique

Holistique vient du grec "holos" qui signifie "le tout".
Le management holistique désigne toutes les approches, ou toutes les techniques qui prennent en compte la globalité d'une structure, d'un individu ou encore d'une entreprise. 
Pour gérer la ferme, toutes les activités, ainsi que leurs vies, José Manuel et Lizzie sont formés et formateurs en management holistique.
Le Fundo Panguilemu est un Allan Savory Hub, un centre de ressources et de diffusion du management holistique.

Un des principes de base de cette approche est que le tout est supérieur à la somme des parties : 1 + 1 > 2
Ainsi l’entreprise ne se développe bien et de manière durable que si les personnes qui y travaillent, dirigeants, salariés et volontaires se sentent bien et trouvent un sens à leurs actions.
La place de l'être humain y est tout aussi importante que l'économie et l'environnement.

Dans ce cadre-là, nous avons également eu l'occasion de réaliser notre contexte holistique, pour nos vies.
C'est un processus logique en trois parties:
1/ Quels sont vos souhaits de vie, votre qualité de vie.
2/ Quels sont les moyens dont je dispose pour réaliser ce que je souhaite
3/ Dans quel environnement je souhaite mettre en place cette vie.
Tout cela en tenant compte de nos dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, spirituelle. 

Faites le test! Quels sont vos souhaits, vos vraies attentes dans la vie, pour vous et pour vous seul(e) sans penser à votre partenaire, vos enfants, votre famille ou pourquoi pas… votre chef? 
De quoi avez-vous besoin pour être pleinement et vraiment heureux, en tant qu'individu?! 

Pour conclure…

Au sein du Fundo Panguilemu, et au cours de nos deux séjours, il y avait Zayd, un volontaire Hollandais, fan de reggae…
Il sera arrivé à faire d'une certaine musique de Bob Marley l'hymne de la ferme…

Le refrain, dit quelques choses comme cela:

"Ne t'inquiète pas à propos des choses, 
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller.
Chante "Ne t'inquiète pas à propos des choses
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller."
 

Sur ces bonnes paroles… nous vous disons à bientôt !

Des rencontres au fil de l’eau

Lorsque nous avons commencé notre voyage…

… voici maintenant 9 mois (!!), nous savions plus ou moins quels pays, quelles routes, quels décors nous allions traverser.
Ce qu'il nous était impossible d'imaginer, c'est la diversité des rencontres que nous allions faire, la richesse des échanges et des expériences que nous allions vivre.

SAM_1696De plus en plus, nous croyons en la notion de synchronicité, d'un hasard qui serait intelligent, porteur de sens… la vie serait vraiment bien faite, comme le dit la sagesse populaire.
En toute logique, nous pensons donc que les personnes que nous rencontrons, les événements qui nous arrivent seraient des réponses de l’Univers à des questions que nous nous posons, ensemble ou individuellement, de manière consciente ou inconsciente.

Depuis que nous sommes au Chili, 4 mois maintenant, nous faisons plus de rencontres.
Est-ce que c'est parce que nous sommes plus ouverts, plus détendus, plus lents ou juste parce que nous sommes en mesure de recevoir ces personnes dans notre bulle de voyageurs? Nous ne saurions le dire.

Entre Villarica et Puerto Rio Tranquilo, soit un chemin d'un peu plus de 2000 kilomètres, la vie a mis sur notre route des personnages hauts en couleur, totalement différents de nous mais aussi entre eux…
Il est presque certain que nous n'aurions pas forcément eu l'opportunité de les rencontrer autrement que dans cette vie de voyage!

Etat des lieux des rencontres et des endroits visités ensemble.  

Benedicte et Edison

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  • Leur voyage: 

De l'Alaska au Cap Horn dans un van américain

  • Qui sont-ils: 

– Elle est danoise, voyageuse, écrivain, chanteuse, consultante pour des émissions pour enfants, des marques de jouets et a créé de nouvelles méthodes d'apprentissage.
– Il est brésilien, marin et pilote d'avion.

  • Notre rencontre: 

Lors de notre soirée d'au revoir avec Dani et Jupa à Villarica, Bénédicte est apparue, avec sa bouteille de vin blanc, sa bonne humeur et ses anecdotes. 
Le lendemain, nous étions invités à un concert privé devant son van, nous déciderons ensuite de faire route ensemble sur la région des lacs.

  • Ce que nous avons appris avec eux: 

Que l'on pouvait être célèbre, mais rester simple, accessible avec un grain de folie. Qu'il n'y avait pas d'âge pour voyager. Que l'amour n'avait pas de frontières. 
Edison nous transmettra sa citation favorite de Mark Twain, que nous tentons d'appliquer à nous-mêmes : 

"Ne vous détournez jamais de vos rêves, car si vous les perdez, vous continuerez de vivre, mais vous cesserez d''exister…"

  • Un souvenir: 

Les parties de Yam's dans leur van et la chance scandaleuse d'Edison avec les dés.
Le restaurant offert par Bénédicte et Edison pour notre dernière soirée enemble… Mikaël a dégusté son premier "curanto", un plat typique de Puerto Montt, à base des coquillages, charcuteries et pomme de terre… une tuerie !

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Marie-Line et Rémi

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  • Leur voyage: 

En Europe dans un premier temps en van, puis l'Amérique du Sud en sac à dos et stop. 

  • Qui sont-ils: 

– Marie-Line et Rémi viennent du nord de la France. Marie-Line a quitté son emploi, Rémi est en année sabbatique.
Ils ont beaucoup d'énergie, sont très actifs, aiment se dépasser. Ils vivent à 100 à l'heure ! 

  • Notre rencontre:

A bord du ferry qui fait la liaison et ravitaille – un vrai marché flottant – toutes les îles de l'archipel de los Chonos, entre Quellon et Puerto Chacabuco. 

Nous étions 6 français au total sur le bateau, et nous nous sommes vite repérés. 
Marie-Line est venue nous voir, car elle recherchait des informations sur la durée du voyage qui était très approximative.
On lui avait dit 23 heures de bateau. Nous, on nous avait dit 18 heures… Au final, le voyage durera 36 heures !

  • Ce que nous avons appris avec eux:

La lucidité, la confiance et l'intelligence de Marie-Line qui avait trouvé une solution alternative à une problématique.
Au moment où nous les rencontrons, Marie-Line a déjà son billet retour en France, car elle est littéralement épuisée… Quand on vous dit que le voyage, ce ne sont pas des vacances… 
Elle laisse Rémi continuer son voyage, car, selon ses propres termes "elle se sent devenir chiante avec lui et ne profite plus du voyage". 
Belle preuve d'amour et de sagesse… Ils se retrouveront quelques semaines plus tard…

  • Un souvenir:

Même si cette rencontre était de courte durée, une belle discussion avec Marie-Line en prenant le soleil sur l'arrière du bateau. 
Les garçons, eux, ont apparemment vu des dauphins, des pingouins, mais ont surtout perdu une paire de lunettes de soleil dans les fjords patagoniens…


Eva, Pedro, leur chien Pépé chez Dani (une autre!)

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud en Combi 

  • Qui sont-ils: 

– Dani, qui nous reçoit chez elle est chilienne, elle a déjà voyagé 2 ans en couple dans son Combi en Amérique du Sud, en vendant des pâtisseries, des bijoux, des t-shirts.
– Pedro est suisse et Eva est péruvienne, ils voyagent en Combi également avec Pépé leur chien. Ils représentent une marque suisse de produits venus d'Inde. Ils vendent de l'artisanat, des habits, de l'encens, des cartes postales…  

  • Notre rencontre:

UIMG_20151113_180136ne fois de plus, la communauté Combi est entrée en action… Au moment où nous les rencontrons Eva et Pedro sont hébergés par Dani, car leur Combi est en panne. Ils nous ont laissé un petit mot et un autocollant sur notre pare-brise nous invitant à les rencontrer.
Nous passerons 1 week-end ensemble, à l'arrêt chez Dani, avant de les quitter pour visiter l'île de Chiloé.

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Pour voyager, il faut de l'argent. Pour avoir de l'argent, il faut travailler. 
Il est tout à fait possible d'allier les deux: travailler ET voyager. 
Ce n'est qu'une confirmation de ce que nous avions déjà entrevu avec Dani et Jupa.

  • Un souvenir:

Le déjeuner moules géantes et frites maison, magistralement réalisé par Pedro et Mika.


Alix & Alex, les chiennes Baloo et Cirka à Puerto Rio Tranquilo

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud et l'Amérique centrale en pick-up aménagé

  • Qui sont-ils:

Alix et Alex sont un couple de français. Tous deux fans de Mad Max, il conduisent un vieux chevrolet qu'ils ont baptisé "El Arca" (l'Arche). Dedans, 2 chiennes énormes, mais super gentilles: Baloo et Cirka.
– Alix vient du pays basque. Ce petit bout de femme au caractère bien trempé a choisi la vie de nomade depuis plus de 10 ans. Elle travaille dans les TP, conduit des camions et réalise son rêve en voyageant en Amérique du Sud en véhicule. 
– Alex lui, vient de Saumur. Egalement dans les TP, il a pris goût au voyage en suivant Alix et est mainenant le premier à en redemander! Alex, c'est la force tranquille derrière laquelle se cache un fêtard qui aime bien quand ça bouge.  

  • Notre rencontre:

Nous les croisons deux fois, une première fois à Villarica, la seconde à Ancud, où nous discutons un peu plus. La troisième sera la bonne sur la route Australe et où nous décidons de faire route ensemble jusqu'à Puerto Rio Tranquilo

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Leur énergie, leur âme d'enfant, leur capacité à foncer sans trop se poser de questions. En résumé, ils croquent la vie et leur aventure à pleines dents. Ils nous invitent à être plus impulsifs, plus spontanés.

  • Un souvenir: 

La soirée totalement improvisée, à laquelle se sont greffés Max et Jibé, 2 motards de Guyane Française. Fous rires, grands débats et quelques verres de vin et de Pisco au programme… 

Pour nous qui faisons beaucoup moins la fête depuis notre départ de France (si, si, c'est vrai!), cela nous a fait le plus grand bien de boire des coups avec des copains qui ont les mêmes références et culture que nous ! 
Le lendemain, l'estomac un peu retourné mais le coeur vaillant, nous sommes allés visiter les cathédrales de marbre de Puerto Rio Tranquilo en hors bord… émotions, fous rires, éclaboussures et sensations fortes… bref, un moment magique !

Combito nous a aussi donné une belle leçon à sa façon!

… il a "héroïquement" ramené à la vie El Arca dont les batteries n'avaient pas résisté à notre folle soirée…
Nous nous sommes rappelés de cette fable de la Fontaine… "on a toujours besoin d'un plus petit que soi…" 

En conclusion…

Ces rencontres se sont toujours faites de manière naturelle, plus simplement que lorsque nous sommes dans une vie sédentaire… 
Nous allons plus facilement les uns vers les autres, nous fiant à notre intuition…
DSC02333Etant dans un esprit de voyage, peut-être que nous avons cela en commun avec les personnes que nous rencontrons, peut-être que ce point commun aide à briser la glace?
Peut-être qu'aller vers les autres serait en fait quelque chose de normal, mais qui se serait perdue dans nos sociétés dites "modernes" et bien souvent "individuelles"? 
Possible aussi qu'en étant seuls face à nous-mêmes, dans un pays qui n'est pas le nôtre, avec des cultures et des références différentes, nous osions plus facilement demander, échanger, recréer un esprit de solidarité et de partage?

Il est vrai aussi que dans une vie "normale", tout est posé, rythmé, organisé, classé. 
Il faut courir, nous nous créons des obligations, nous n'avons pas ou peu de temps. 
Entre le travail, la famille, les amis… finalement, quelle est la place que l'on accorde à l'imprévu, à la spontanéité? 
Et puis, aller parler, s'intéresser ou aider de nouvelles personnes…

… quelle drôle d'idée, n'est-ce pas?!  

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Araucanie et des amis

Quelques jours après notre passage à Santiago, nous avons rendez-vous avec Dani et Juan Pablo (que l'on surnomme Jupa – Prononcez "Roupa").SAM_0823
Ce sont des amis des VW Brothers, Juan et David, et ils pensent que nous aurons de bons moments à passer ensemble.
Partant du principe que "les amis de mes amis sont mes amis", nous nous retrouvons à Victoria, au coeur de la 9ème région du Chili: l'Araucanie.

En Araucanie, nous apprenons l'existence des Indiens Mapuches…

(prononcez "Mapoutché" = peuple de la terre), les premiers habitants de cette région.
Comme bien souvent dans l'histoire des peuples natifs d'Amérique, les Mapuches ont été persécutés, massacrés et dépossédés de leur terre…
Pourtant, c'étaient de redoutables guerriers venus des Andes chiliennes et argentines, ainsi que de très bons chasseurs, éleveurs et agriculteurs, respectueux de leur environnement… 
Ils ont résisté aux espagnols, puis aux chiliens, jusque dans le début du XXème siècle…
Aujourd'hui, en Araucanie, les Mapuches sont encore majoritaires, leur langue, le mapudungun est à présent enseignée dans les écoles. Drapeau Mapuche

Une des histoires que nous avons entendu et qui nous a plu est celle du français qui était devenu roi d'Araucanie.
Daniel, avec qui nous avions fait la fête à Valparaiso et qui est accessoirement professeur d'histoire nous l'avait raconté…

"En 1860, Orélie-Antoine de Tounens, un avoué originaire du Périgord, débarque en Araucanie, où il est rapidement porté en triomphe par les Indiens, qui voient en lui le sauveur qui les libérera des exactions chiliennes. 
Le 20 novembre 1860, il est proclamé roi d'Araucanie et de Patagonie : deux ans plus tard, il est expulsé et rapatrié en France. 
Là-bas, il continue son combat en lançant une souscription qui ne rencontre que les moqueries de la presse française. 
Ayant néanmoins tenté à plusieurs reprises de regagner son royaume, il sera expulsé à chaque fois par les autorités chiliennes ou argentines et mourra à Tourtoirac (Dordogne) en 1878."
(Merci Wikipédia pour ce très bon résumé)

Mais… revenons à Dani et Jupa.

Comme nous, ils voyagent en Combi. Le leur s'appelle Amunche (Prononcez : Amountché, qui veut dire "le voyageur").
Amunche est un respectable Combi chilien, né dans les années 80, parfaitement entretenu et transformé par ses propriétaires.

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D'ailleurs, depuis que Mika l'a vu, il ne pense plus qu'à une seule chose: refaire une beauté à Combito!!

SAM_1051Dani et Jupa sont chiliens et leur métier, en plus d'être voyageurs, c'est la production vidéo et internet, auxquels ils ajoutent les cartes de webmasters, photographes et écrivains.
Leur projet s'intitule "Nosotros los Chilenos" (Nous, les Chiliens) qui se tranforme petit à petit en "Nosotros los Viajeros" (Nous les Voyageurs).
Dans leur série Web, ils parlent des chiliens et chiliennes qui ont souhaité donner une nouvelle orientation à leur vie, qui sont passés à l'action et qui sont finalement heureux au quotidien… En bref, des personnes qui pensent que tout est possible si l'on s'en donne les moyens…
Ils parcourent leur pays en Combi, à la recherche de témoignages et donc, de belles rencontres.

Après quelques instants de conversation, nous nous apercevons que nous avons quasiment le même plan de route pour les prochains jours.
Sans se poser trop de questions, nous décidons de faire cette route ensemble… 
Pour nous, ce n'est que du bonheur, Amunche prend la tête du convoi, et Combito se laisse porter par son rythme.
Mika n'a quasiment pas à gérer la conduite, Alline n'a pas besoin de faire le copilote et traducteur, Dani et Jupa nous prennent amicalement en main.

Nous faisons sensation…

Un combi jaune ne passe pas inaperçu, un combi bleu non plus…
Alors… quand les deux roulent ensemble, nous vous laissons imaginer.

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Alline a grandement perfectionné son côté Miss France / Reine d'Angleterre en répondant aux bonjours, salutations et sourires des personnes que nous croisions !

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Avec Dani et Jupa, nous découvrons le Chili que nous étions venus chercher, le Chili sauvage, de la nature, avec ses forêts, ses lacs et… ses volcans !
Nous allons ainsi parcourir la région Araucanie, en sortant des sentiers battus et de la ruta 5 (la Panaméricaine) toujours en se laissant porter par nos intuitions respectives, des bons moments en toute simplicité.

Notre premier volcan, c'est le Lonquimay, l'occasion de marcher dans la neige,, mais aussi dans des champs de lave et de faire de la luge en sac poubelle.

Suivra ensuite le majestueux Volcan Villarica, toujours en activité!

Ce que nous apprendrons de Dany et Jupa, c'est qu'il faut RA-LEN-TIR !!

Ils nous incitent à prendre notre temps, à profiter toujours plus des beaux endroits que nous traversons, à faire de chaque moment une fête…

Nous échangerons énormément sur notre statut de voyageur, sur ce que cela nous apportait de mener cette vie, sur nos moments de doutes et de joie etc…

Ralentir, oui mais nous n'avons pas assez de temps !

Très vite, nous prenons conscience que notre visa de 3 mois pour parcourir le Chili ne sera pas suffisant, il nous faudra tenter le renouveler en passant par l'Argentine toute proche !
Quelque soit le pays, les douaniers sont toujours dubitatifs quand ils nous voient débarquer avec Combito, habillés n'importe comment, pas toujours frais… et avec un grand sourire de premiers de la classe aux lèvres…

Quand on leur explique ce qui nous arrive:
– Voila, on vient voir parce que nous n'avons vraiment pas assez de temps pour visiter tout le Chili en Combi"
–  Ah, mais ce n'est pas notre problème ça… pour renouveler votre visa, il faut faire SAM_1173une demande et payer… cela ne se passe pas comme ça, il faut respecter les règles"…
– Oui, bien sûr monsieur, mais nous, parcourir le Chili, c'est notre rêve !

Au bout de quelques minutes de gentille morale, ils nous envoient en Argentine.
– OK, donc, on y va, on revient et on a un nouveau visa?!
– Non… vous allez là-bas, vous pique-niquez, vous faites ce que vous voulez, mais revenez dans AU MOINS quelques heures!!

C'est ainsi que nous avons obtenu le droit de revenir sur le sol chilien, avec des nouveaux tampons sur notre passeport et donc 90 jours de plus à notre compteur de visite !

Et la suite?

Au bout de 10 jours passés ensemble, nous mettons fin à notre mini Road Trip… Dani et Jupa ont du travail à Villarica et nous, nous devons continuer notre route vers le sud ! Cependant, nous nous faisons la promesse de nous retrouver très vite, pour se raconter nos aventures respectives…

… Quelques semaines plus tard, nous recevons un message de Dani.
Elle a décroché un contrat en tant que rédactrice web pour un site humouristique, comme Topito ou Démotivateur…
Un des ses premiers articles s'intitule :

14 RAISONS POUR LESQUELLES VOUS NE DEVRIEZ JAMAIS FAIRE UN LONG VOYAGE EN COMBI 

Et devinez qui apparaît dans cet article ?! C'est nooooous!! C'est le début de la célébrité !!
Comme nous sommes sympas, nous vous remettons la traduction de ces 14 raisons…

1. Imaginez voyager, se garer n'importe où et dire que cet endroit est votre maison. Quel genre de vie est-ce? Vous n'êtes pas un escargot avec sa maison sur son dos!

2. Comment?! Les Combis roulent à une moyenne de 70 kilomètres par heure? Qui, en étant sain d'esprit peut prendre le temps de profiter du paysage et de la vie, de l'instant présent?

3. Ils ont cessé d'être produits depuis un certain temps, ce qui signifie qu'ils sont pièces de collection, icône de l'ère hippie, de liberté et d'aventure. Mmm, et si vous n'étiez pas à la hauteur de vivre dans un de ces morceaux de l'histoire en marche?

4. En outre, vous n'êtes pas émotionnellement prêt à ajouter un autre membre à votre famille. Il y a certains propriétaires qui les ont baptisés avec un nom, connaissent leur âge et leur nationalité, se rappelent des meilleures histoires ensemble, et estiment que leur Combi n'est pas un simple moyen de transport, mais a sa propre âme. Il vaut mieux vivre entouré par des objets sans signification, non?

5. Rencontrer les sourires et les salutations de personnes dans chaque lieu que vous visitez? S'il vous plaît! Vous ne voulez pas voyager et répandre la joie, sans parler de nouer des amitiés avec des étrangers!

6. Aider d'autres voyageurs? Transporter plus de personnes, y compris leurs valises ou sacs à dos? Vous préférez ne pas prouver que la joie est plus grande quand elle est partagée.

7. Vous courez le risque de vous habituer à ce qu'on vous offre de la nourriture, un logement ou une assistance mécanique … Et si après vous offrez cette même solidarité à quelqu'un? Qui a besoin de faire partie d'une communauté "fraîche" avec une présence mondiale?

8. Il peut arriver que vous tombiez en panne d'essence, qu'un pneu éclate, ou que la route soit coupée par la pluie … Vous pouvez bien sûr rester avec ces craintes enfermés à la maison. Ou alors, vous allez sur la route et développez votre créativité et votre courage pour faire face aux problèmes possibles.

9. Vous nous voulez pas tester vos capacités à apprendre en mécanique, en cuisine ou en vie à l'extérieur. Mieux vaut que ce soient des experts qui s'occupent de ces choses-là: vous n'êtes pas partisan d'acquérir de nouvelles compétences utiles.

10. "Une mécanique simple et des pièces de rechange économiques"? Vous pouvez non seulement trouver des pièces de rechange pour une camionnette des années 60 et cela, partout dans le monde … Il serait donc facile de faire des maintenances soi-même? Cela semble trop beau pour être vrai …

11. Apprendre à vivre avec moins? Vivre une vie simple, pleine et heureuse avec toute votre vie qui tient dans un Combi, cela sonne bien … Mais que faire si nous ne voulons pas retourner à une vie de dépensens inutiles, la dépendance et peu de liberté?

12. Certains voyageurs en Combi ont réussi à adapter dans cet espace leur maison ou leur bureau: faire de la musique, créer des vidéos, des pages Web, des vêtements ou même des prothèses dentaires. D'autres voyageurs vendent de la nourriture, de l'artisanat, des cartes postales et des photos … Mais vous ne pouvez pas vous permettre d'oser rêver d'un emploi qui vous permettra de vous amuser et de voyager: Cela n'est que pour quelques privilégiés.

13. Briser la routine: Qui en a besoin? Est-ce que vraiment vous aimeriez vous réveiller chaque jour dans de différents endroits, disposer de votre propre temps, vous consacrer à votre passion?

14. Beaucoup de gens aiment la vie de voyage en Combi et parcourent le monde avec eux. Vous ne voulez pas risquer de savoir s'il est vrai qu'un long voyage en Combi est la meilleure expérience que vous pourriez avoir. Trop de bonnes choses vous attendent dans le chemin!

(Par Dani PAZ IBACETA)


Ah oui, nous allions oublier… 

Carte de voeux sensé avec 2 ailes.

Hare Krischna et puis s’en va

Depuis quelques semaines, nous laissons notre spontanéité nous guider et dessiner notre parcours de voyage.
Nous avons en tête les grandes lignes de ce que nous souhaitons voir et faire comme le Machu Picchu, Ushuaia, Voir des baleines, etc …mais entre les deux, nous nous remettons un peu à l'Univers, aux rencontres que nous faisons et à ce que nous échangeons avec elles.
Nous partons du principe que la vie est bien faite et qu'elle nous apporte ce dont nous pouvons avoir besoin au moment où nous en avons besoin !

En résumé, notre plan, c'est de ne pas (plus?) avoir de plan… 

C'est ainsi que lors de notre promenade à Valparaiso début octobre, nos pas nous ont mené jusqu'à une foire axée autour de l'écologie et des produits naturels.
Nous nous sommes arrêtés à un stand, sur lequel était inscrit qu'il possible de passer du temps à la campagne en tant que volontaires, participer à de l'éco-construction, jardiner, cuisiner, faire du yoga, manger végétarien et bio…
Pour nous qui sommes un peu fatigués, pour ne pas dire carrément stressés, à ce moment-là, cela nous paraît parfait !

Après avoir récupéré l'adresse, nous voici en route vers le village de Catemu, Impasse de Santa Rosa, Parcelle 11…
L'adresse est un peu simpliste pour notre GPS qui ne connait que les grandes lignes d'Amérique du Sud…
Une fois arrivés dans le village, nous nous renseignons auprès d'un vieux monsieur… 
Après avoir fait répéter 3 fois la question et l'adresse, il finit pas nous dire quelque chose dans le genre:
"Aaaah, mais vous cherchez la communauté des Allekichna?!"
Comme les chiliens parlent très vite en avalant des syllabes quand ce ne sont pas des mots entiers, Alline ne relève pas ce dernier mot qu'elle ne comprend pas…

Nous arriverons quelques minutes après à bon port et comprenons bien vite que la vie nous fait un drôle de cadeau!

SAM_0272En fait, nous venons d'arriver au sein de la communauté Hare Krischna de la région.
Le responsable nous accueille à bras ouverts et s'étonne de ne pas avoir reçu de mail de confirmation, car il nous en disait plus… 
Ce dernier mail, nous ne l'avons pas vu, puisque nous n'avons pas internet tous les jours… donc, effectivement, nous ne savons pas trop où nous mettons les pieds !

En résumant de manière très simpliste, la religion la plus proche des Hare Krischna serait le boudhisme.
Sauf que le boudhisme (comme les autres religions) mise beaucoup sur l' "après-vie-terrestre": le paradis. 
Les Hare Krischna prient pour toutes leurs vies: terrestre actuelle, spirituelles, passées, prochaines…
Leurs principes de vie sont assez simples : la bonté, le végétarisme, la bonne santé physique et spirituelle.
Il ne faut pas oublier les notions d'amour et de respect envers leurs envers leurs prochains et leurs divinités qui sont également très importantes.

Ensuite, partant du principe que Krischna (leur divinité) est tout et partout, toute chose et toute personne doit être respectée et aimée.
Nous avons donc fait la connaissance de personnes plutôt souriantes, ouvertes, voire apaisées. 
Pour nous deux qui sommes en plein état de crise à ce moment-là, le contraste est saisissant mais immédiatement bénéfique !

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Nous passerons une semaine au sein de cette communauté, chacun dans son activité pour participer à la vie qotidienne le matin et avec du temps libre l'après-midi.
Nous mettrons ce temps libre à profit pour discuter avec nos proches (merci Skype!), pour remettre le site à jour, faire du Yoga (une révélation pou Mika!) et discuter entre nous, de manière plus apaisée.
Nous prendrons également le temps de nous intéresser à cette religion, aux rites et aux croyances qui l'entourent, nous avons de la chance, car nous arrivons à l'époque de 2 cérémonies très importantes.
La communauté nous permettra d'assister à celles-ci, nous invitant même à participer, en toute simplicité… 
Cependant, malgré toute notre bonne volonté et notre motivation, le résultat ne sera pas très bon!
En effet, chanter n'est pas notre fort à la base, en espagnol encore moins… et pour ce qui est des versets rédigés en sanscrit (dialecte de l'Inde)… nous avons carrément déclaré forfait !!

Nous quittons la communauté avec beaucoup d'émotion, les batteries rechargées, l'esprit un peu plus clair, le coeur rempli des témoigages d'amitié des uns et des autres
… et certainement aussi avec quelques kilos en plus car leur cuisine végétarienne est tout simplement exquise, pour ne pas dire divine !

Sans aucun doute, nous veillerons à appliquer certains de leurs principes et nous gardons avec nous le souvenir de ces belles rencontres que nous ne sommes pas prêts d'oublier!

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