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THAILANDE AVEC ALEXANDRE ET… FIN DU VOYAGE

Voila. C'est fait: pour ceux qui ne le savent pas encore, ceux que nous n'avons pas vu, ceux qui n'ont pas suivi notre page sur Facebook

Notre aventure est terminée, nous sommes rentrés.

Ce site internet avait pour mission de communiquer avec vous, car tout le monde n'a pas Facebook, et de toutes façons, Facebook ne permet pas d'en dire autant qu'ici…
La mission n'est cependant pas tout à fait accomplie, puisqu'il manque encore la dernière pièce du puzzle: les derniers jours du voyage, en Thaïlande toujours, en compagnie d'Alexandre.

Au départ, Alexandre, c'est un ami d'Alline… Lorsque Mikaël est arrivé dans la Beaux gossesvie d'Alline, les deux hommes ont appris, malgré toutes les différences qui existent entre eux, à se connaître, à communiquer et à s'apprécier.
Nous n'avions jamais fait l'expérience de voyager avec un de nos proches… Nous savions vivre en communauté de voyageurs, mais accueillir un "vacancier" dans notre voyage, c'était totalement inédit.

Voyageurs vacanciers ou Vacancier voyageur ?

Au début notre aventure, nous vous avions évoqué dans un article les différences entre des vacances et un voyage au long cours.
L'arrivée d'Alexandre dans notre périple a confirmé quelques lieux communs qui n'ont pas manqué de nous faire rire… Nous ne résistons pas à l'envie de partager avec vous ces anecdotes

Les différences entre un vacancier et un voyageur

  • le vacancier compte en euros. Le voyageur compte en monnaie locale
     
  • le vacancier poste sur Facebook/Instagram/Snapchat. Le voyageur écrit un Blog
     
  • le vacancier peut prendre un apéritif tous les jours parce que c'est les vacances. Le voyageur prend un apéritif pour fêter quelque chose… et parfois s'accorde des vacances dans son voyage (!!)
     
  • le vacancier est content de rencontrer des français. Le voyageur est content de rencontrer d'autres voyageurs
     
  • le vacancier a besoin de manger de la nourriture européenne (crêpes, baguettes, pizzas, omelettes, pancakes etc). Le voyageur fait comme les locaux et mange local (du riz ou des nouilles… de riz) à tous les repas.
     
  • le vacancier a une valise remplie de "trucs au cas où". Le voyageur a un sac à dos avec "l'essentiel"
     
  • le vacancier fait du shopping. Le voyageur achète utile
     
  • le vacancier a besoin de savoir ce qu'on fait demain. Le voyageur profite du moment présent
     
  • le vacancier trouve que tout n'est pas cher. Le voyageur trouve tout est cher et demande toujours le prix local
     
  • le vacancier va au plus simple mais cela coûte un peu plus cher. Le voyageur aime se compliquer la vie pour dépenser moins et voyager plus. 
     
  • Le vacancier fuit les gargottes de rue. Le voyageur les recherche
     
  • etc !

Voyageurs humourEn partageant du temps avec Alexandre, nous nous sommes directement confrontés à cette différence de réalités, à grands renforts de patientes explications, d'échanges bienveillants mais aussi et surtout pas mal de fous-rires.

Alexandre, qui n'a rien d'un grand aventurier au départ, a compris et accepté notre façon de vivre en voyage… Une belle preuve d'ouverture de sa part, qualité qui n'est pas donnée à tout le monde.

Sortir de sa zone de confort

C'est régulièrement que nous vous parlons de zone de confort (vous ne savez pas ce que c'est? regardez donc ici ), en nous rejoignant dans notre voyage, Alexandre a fait un petit pas en dehors de sa zone de confort…

De notre côté, nous avons également fait un pas dans sa direction… et c'est ainsi que nos trois dernières semaines de voyage se sont transformées en mini-vacances d'aventures…

Le cahier des charges d'Alexandre et notre parcours

Alexandre avait un petit cahier des charges auquel nous avons répondu en faisant un petit condensé de Thaïlande sur 17 jours…

  • Ne pas prendre trop de transports
  • Se reposer sur une île paradisiaque
  • Essayer les massages thaïlandais
  • Visiter des temples
  • Flâner dans Bangkok
  • Rencontrer la nature
  • Faire de la plongée
  • Assister à un match de boxe Thaï

Après maintes réflexions, beaucoup de discussions et à grands renforts de guides, nous sommes arrivés à dessiner le parcours suivant : 

  • 27/03 au 03/04 : Koh Chang
  • 03 au 05/04: Ayutthaya
  • 05 au 07/04: Kantchanaburi
  • 07 au 11/04: Bangkok

Hormis la clause sur les transports… Nous avons répondu aux attentes de notre "client", sans trop dénaturer notre mode de voyage…

Koh Chang: notre petit bout de paradis

Sur un planisphère, Koh Chang (Koh: île  / Chang: éléphant) est un petit confetti montagneux au milieu du golfe de Thaïlande près de la frontière du Cambodge. C'est pourtant la troisième plus grande île de la Thaïlande, avec une superficie de 211 kilomètres carrés.
D'un point de vue logistique, nous avions fait le choix de récupérer Alexandre à la sortie de son avion et de partir directement sur Koh Chang.Arrivee Alex
Bien qu'étant située à 310 kilomètres de Bangkok, nous mettons presque 10 heures pour rallier Koh Chang.
Nous nous arrêtons finalement par dépit mais surtout par fatigue au coeur du touristique et bruyant quartier de Lonely Beach sur l'île.
Après une courte nuit, en compagnie de divers animaux et insectes, mais également de poils pubiens (le pauvre!), il ne faudra pas longtemps pour convaincre Alexandre de repartir de bon matin afin de quitter au plus vite, je cite, "cet endroit tout pourri".

Les bonnes choses se méritent et ne se font pas sans efforts… nous arriverons finalement dans notre petit bout de paradis en fin de matinée, dans le village de Bang Bao et plus précisément la plage de Klong Kloi.
koh chang 1
Ici pas de restaurants européens, de bars à shooters et de boutiques de t-shirts… Simplement une plage de sable blanc, quelques bungalows, des transats, la forêt tropicale à proximité et la mer, chaude et transparente.

La haute saison étant passée, nous ne sommes pas plus d'une trentaine sur ce bout de l'île et nous recherchons tous la même chose : la tranquillité!

Entre ballades en scooter, baignades, baptêmes de plongée, jus de fruits frais, tatouages et massages nous passons sur place 5 jours qui font partie de nos meilleurs souvenirs.

Ayutthaya: culture et vieilles pierres

Après la plage, nous nous dirigeons vers Ayutthaya, ancienne capitale de la Thaïlande.
Arrivés à Bangkok depuis Koh Chang, nous choisissons de rallier dans la foulée Ayutthaya par le train. Une nouvelle expérience pour Alexandre. 

Oubliez le TGV ou même le TER. Le train est ici un vieux train, en bois, les fauteuils ne sont pas vraiment confortables, il n'y a pas de climatisation, on y est à l'étroit…
Mais, nous sommes avec les locaux, avec qui nous échangeons des sourires et quelques mots.
Le train roulant à vitesse de croisière de 40km/h, nous prenons le temps de regarder défiler le paysage et d'organiser la suite de notre trajet.

Après Kamphaeng Phet et Sukhothai, que nous avions visités quelques mois auparavant, il ne nous manquait plus qu'Ayutthaya pour compléter le tableau.
Bien que nous ayions déjà largement atteint notre quota de visite de temples et de vieilles pierres, il était impossible de ne pas répondre à la demande d'Alexandre, curieux de découvrir cet aspect culturel et historique de la Thaïlande.

Ayutthaya (3)Une journée en scooter, sous un soleil de plomb, et quelques litres d'eau plus tard, nous tombons tous d'accord pour rentrer au frais dans notre hôtel en fin d'après-midi.
Nous profitons de la soirée et de la nuit au sein même de notre hôtel, avec plusieurs français qui s'y trouvaient également et en compagnie de quelques litres… de bière cette fois-ci.

Kantchanaburi : nature et histoire

Le pont de la riviere Kwai

Alors bon… on ne va pas se mentir, nous ne sommes pas venus spécialement à Kanchanaburi pour le pont de la Rivière Kwai…Un pont reste un pont et celui-ci n'est même pas tellement joli.

Comme il se trouvait sur notre route, nous avons visité le musée (sans grand intérêt), pris quelques photos et… cherché l'air de la chanson du film que nous étions très fiers d'avoir trouvé…
Sauf qu'en rédigeant cet article et en recherchant les bonnes sources… nous allons devoir réviser nos classiques et y retourner pour refaire la vidéo… car c'est bien l'air de la 7ème compagnie que Mika sifflote dans la vidéo ci-dessous !!

Alors que la bonne version se trouve ici…

Les chutes d'Erawan

Une des plus jolies promenades de notre séjour avec Alexandre.
Pour s'y rendre, une fois de plus, nous avons choisi la solution de l'autonomie, en louant des scooters afin de pouvoir rejoindre les chutes au plus tôt.
Dans la zone de la cascade du parc d'Erawan, tout n’est qu’eau et végétation : sept piscines naturelles aux eaux turquoises dans lesquelles viennent se déverser des cascades qui jonchent un parcours de deux heures et demi environ, baignades et jeux aquatiques non compris ! 

Les sentiers sont praticables par tous. La montée se fait un peu plus difficile entre les niveaux six et sept, les escaliers sont raides et certaines échelles de bois bancales. Plus on grimpe, plus les visiteurs se font rares et le site tranquille: PARFAIT !

Nous avons pour notre part trouvé notre bonheur au niveau six, dans une piscine naturelle où nous étions les seuls humains, le bassin étant lui habité par quelques centaines de poissons.

Le Garra Rufa ou poisson docteur, est utilisé un peu partout en Asie pour traiter des psoriasis, des dermites, des eczémas et aussi pour son aptitude à nettoyer efficacement les plaies.
Ce poisson suçote et grignote votre peau comme un poisson ventouse, il est très doux et agréable pour la peau. Expérience validée par Mikaël, mais vraiment pas du tout par Alline et Alexandre.

Bangkok: Retour à la ville et retour tout court…

Un dernier bus nous conduira de Kanchanaburi jusqu'au coeur de Bangkok où même les locaux ne supportent plus la chaleur.
La centaine de mètres que nous aurons à parcourir entre le bus climatisé et notre guesthouse nous donneront le ton de ces derniers jours à Bangkok: c'est la canicule.
Une fois encore, le mot d'ordre sera de se lever au plus tôt pour se promener afin de se préserver de la chaleur en journée.

bangkok (2)

La fin du séjour…

Alexandre est ravi de retrouver la ville et son agitation.
Alline et Mika prennent conscience que la fin du voyage est proche.
Le planning sera légèrement bouleversé par la chaleur, mais aussi par les imprévus de la ville. En effet, difficile de se lever tôt lorsque l'on se couche tard…
De toutes façons, nous sommes globalement tous les trois lassés des visites. Nous avons plutôt Deuil palais royalenvie de nous laisser aller, de nous reposer et flâner sans contraintes.
Seront ainsi annulées quelques visites culturelles: des temples, les palais du roi… la Thaïlande est toujours en deuil suite au décès du roi en octobre 2016. De fait, les Thaïs de tout le pays viennent en pèlerinage à Bangkok pour lui rendre un dernier hommage. Nous fuyons ces lieux.

Les autres incontournables de Bangkok

Un match de boxe Thaï

Le quartier de Chinatown

Le marché aux fleurs

La rue Khao San
Bangkok

Ce dernier lieu mérite une petite explication de texte car Khao San a 3 visages.

  • Le matin, c'est une rue commerçante presque banale avec des restaurants, cafés et boutiques pour touristes…
  • L'après-midi, cette rue se tranforme petit à petit: arrivent les premières gargottes ambulantes pour manger sur le pouce et les stands de marché où l'on ne manquera pas de trouver des pantalons ou des t-shirts avec des motifs d'éléphants – entre autres…
  • Le soir, changement radical de programme, Khao San devient la Rue de la Soif de Bangkok.

Comme il fait chaud, la fête se déroule dehors:

  • Les restaurants et bars font monter les décibels et les basses à gros coup de tubes US
  • Les groupes de musique reprennent Nirvana, U2, Brian Adams et autres groupe de rock des années 90 toujours plus fort que le voisin, mais malheureusement pas toujours très juste
  • Les jeunes (et moins jeunes) touristes se déversent dans la rue
  • L'alcool coule à flot dans les buckets – un seau de plage rempli de cocktails alcoolisés à partager avec des pailles
  • Les vendeurs à la sauvette de tout et n'importe quoi attirent le chaland, c'est ainsi qu'Alexandre a par exemple acheté 2 scorpions à grignoter sur place.

Bref, de 21h à 2h du matin, c'est une orgie programmée qui se répète chaque soir.

Après 2 ans de voyage, nous avons un peu de mal à nous imprégner de l'ambiance, nous faisant au passage taxer de "vieux pas drôles" par Alexandre… mais un bucket plus tard, nous comprenons pourquoi Khao San Road est mondialement connue.
Evidemment, Alexandre a adoré et nous avons encore des fous-rires en reparlant de cette soirée… mais comme pour Las Vegas, tout ce qui se passe à Khao San reste à Khao San.

Le retour…

trainLes vacances d'Alexandre se terminent, il nous quitte le surlendemain, la tête pleine de souvenirs et heureux de rentrer chez lui…

Quant à nous, ce ne sont pas nos vacances qui se terminent, mais une aventure à part entière de 2 ans qu'il est diffcile de résumer tant elle a été riche à tous points de vue… A l'heure où nous écrivons cet article, à "jour du retour + 77 jours" nous avons revu et échangé avec certains d'entre vous, nous suivons les aventures d'autres, nous attendons de rencontrer certains de vous à nouveau…

Il est encore un peu tôt pour faire un bilan et savoir ce que nous allons faire de nos vies, maintenant que nous sommes de retour à Nozay, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France… Faites-nous confiance, nous avons des idées et des envies plein la tête et le coeur.
Pour l'instant, ce qui est certain, c'est que nous allons bien. C'est tout ce que nous nous pouvons dire pour le moment… c'est déjà pas mal non?

IMG_20170411_210824Merci à tous de nous avoir suivi, écrit, téléphoné, skypé, hébergé, soutenu, rassuré ou juste lu… Nous vous donnerons des nouvelles très bientôt ! On vous embrasse !

 

THAILANDE LE RETOUR 1

Pour la 3ème et dernière fois de notre séjour en Asie du Sud Est, nous entrons en Thaïlande. 
Depuis le Cambodge, nous rallions Bangkok en bus, soit un trajet de 10 heures pauses incluses. 
Arrivés à Bangkok, nous échangeons un regard et quelques mots: "y'a du bruit!………"…….. "y'a du monde!……." nous savons aussitôt et sans nous concerter que nous n'allons pas nous attarder dans la capitale.
Nous avons rendez-vous dans 3 jours dans un village au sud de Chiang Mai. 

2 solutions s'offrent à nous:

  • Passer une courte nuit sur Bangkok pour repartir le lendemain vers Chiang Mai avec à nouveau 10 heures de trajet de jour…
  • Enchaîner directement avec un bus de nuit vers Chiang Mai et arriver le lendemain matin vers 8h…

Trajet Siem Reap Bangkok Chiang MaiCe choix ne s'est pas posé très longtemps. Nous avons pris l'habitude de suivre notre instinct. 
Dans le cas présent notre instinct nous disait : "Quittes à être fatigués, autant l'être pour de bon et avoir du temps pour retrouver la forme"
Nous sautons dans un taxi, puis dans un autre bus qui nous permet de rallier Chiang Mai (dont nous vous parlerons ultérieurement) en une dizaine d'heures. 

Mais pourquoi encore la Thaïlande

  • La Thaïlande est au centre de l'Asie du Sud-Est, elle est donc totalement intégrée au milieu de notre parcours
  • Notre itinéraire est prévu en boucle… enfin dans notre cas, c'est plutôt une spirale!
  • Nous souhaitons limiter nos déplacements en avion
  • Un de nos chers amis nous rejoint pour terminer le voyage avec nous.
  • Notre retour vers la France se fera depuis Bangkok mi avril… Nous y sommes quasiment ! 
  • Mais aussi et surtout : nous avons présenté notre candidature pour un bénévolat en Permaculture / Spiritualité à Wang Luang, petit village au sud de Chiang Mai… et nous sommes retenus!

A propos du volontariat

Les 2 volontariats que nous avons réalisés au Chili nous avaient enrichis humainement et culturellement, nous avons donc recherché une expérience similaire en Asie.
Malheureusement, entre les missions qui ne correspondaient pas à notre niveau ou centres d'intéret et celles où nous devions payer pour être volontaires – cherchez l'erreur ! – nous nous étions faits une raison…
IMG_5998Finalement, au moment où nous y croyions le moins, Mika, par le biais de ses différentes inscriptions sur des sites d'écologie et de permaculture, a trouvé ce que nous recherchions.
Nous voici donc en route pour un volontariat à Wang Luang, où nous allons travailler durant 3 semaines chez Bernard installé en Thaïlande depuis quelques années et Mone sa femme.

Arrivée et installation à Wang Luang

Depuis Chiang Mai, nous n'avons pas pris le chemin le plus direct.
Nous pensions arriver en fin de matinée, nous arriverons à Wang Luang en milieu d'après-midi. 
L'accueil que nous réserve Bernard est chaleureux et le contact se fait facilement.

Wang Luang est un village, nous sommes les seuls "farangs" (étrangers à peau claire) du coin, il est donc inutile de vouloir communiquer en anglais.
Nous prenons conscience de nos lacunes en Thaï… Nous savons dire "bonjour", "merci", "sans oignons (pour Mika)"
Nous voulions de l'authenticité, nous sommes servis! 

IMG_6017Bernard et Mone nous mettent de suite à l'aise: nous disposons d'une maison privée dans le village, mais aussi d'une petite moto pour être autonome dans nos envies de déplacements.
Pour nous qui sommes sur la route depuis quelques temps, c'est une drôle de sensation d'avoir un chez-soi, des horaires et de nouvelles habitudes.
Comme nous sommes les premiers volontaires, il y a quelques petites choses à ajuster dans la maison… 

  • La maison est nue, pas de chaises, pas de tables.
  • La salle de bain n'est pas terminée, l'eau chaude et les évacuations d'eau ne sont pas installées
  • Les matelas dans les chambres se sont littéralement envolés de la voiture, quelque part sur la route entre Chiang Mai et Wang Luang.

Là où certains pourraient être dcontenancés, nous, cela nous fait sourire…
Un déplacement dès le lendemain à Chiang Mai où nous ferons la connaissance de Daam, un tatoueur Sak-Yant qui travaille avec Bernard, quelques heures de bricolage et la maison sera totalement opérationnelle.

Le lieu de vie de Bernard et Mone est immense, rempli de végétation, très loin des jardins à la française.
Bernard en bon maître des lieux nous fait une visite de son domaine, entre vergers, parcelles de jardins zen, jardin d'alimentation, jardins d'expérimentations, on s'y perd un peu.
Nous découvrons avec bonheur tous les arbres, plantes, oiseaux et papillons qui occupent ce lieu.

Rapidement, nous nous apercevons que Bernard part dans tous les sens, mais ne perd pas le fil.
A nous de suivre et de prendre le train en marche.
Dès les premières heures des situations et des conversations nous font réagir, réfléchir… Ce séjour va être intéressant.

Du côté de Mika

IMG_5996Une des devises favorites de Mika quand il travaille pour les autres est "Je fais comme pour moi", gage de qualité !
Il a de l'expérience dans le jardinage, le bricolage, cela fait des mois qu'il n'a pas touché des outils et est tout content d'être au grand air.

Au cours de ces semaines, Mika finalise l'irrigation des différents terrains. En quelques jours, ce qui était jaune devient vert : tout ce petit monde végétal avait grand soif. Grâce à l'effet combiné de l'arrosage et d'une taille salutaire, les bananiers fleurissent…
Comme d'habitude avec Mika, les chantiers, qui sont nombreux, se font vite et bien: construction d'un poulailler, d'une maison des graines, d'une mare au canards… Tout cela a l'air de convenir à Bernard qui reprend la devise de Mika à son compte: "Tu fais comme pour toi, j'ai confiance!"

De temps en temps, cependant, Mika doit faire des efforts de communication avec Bernard, entre ce qui se dit, ce qui s'entend, ce qui est compris, ce qui va sans dire…
Il n'est pas toujours évident d'apprendre à travailler ensemble et ce sont de belles leçons de vie ! 

Du côté d'Alline

IMG_5997Pour Alline, c'est un peu plus compliqué… Plutôt novice dans le jardin et dans la permaculture, elle est bien consciente qu'elle ne sera pas aussi autonome que Mika.
En l'assignant à la récolte des graines, c'est un drôle de tour Bernard lui a joué.
Au début le projet lui semble intéressant, mais la réalité du terrain est tout autre… tout est sec. Normal, les graines apparaissent à la fin du cycle de la plante…
De plus, elle se voit tomber immédiatement dans les travers de sa personnalité : recherche d'excellence tétanisante, sens critique négatif suivi d'insatisfaction gobale.
Entre les 1001 questions qui l'assaillent (pourquoi tant de graines? à quoi vont-elles servir? et puis ce sont des graines de quoi d'abord?), le peu de résultat visible de son action et son cerveau qui tourne à toute vitesse, elle est très loin de l'instant présent et de l'ici et maintenant…

Mais après quelques jours au contact de ces graines, elle finit par les apprivoiser, les trouver jolies, intéressantes. 
De cette expérience "germera" une idée de souvenir à remettre aux convives du mariage… une façon supplémentaire de donner du sens… 
Projet qui sera réalisé avec l'aide de Bernard… ce qui conforte Alline dans l'idée qu'elle a besoin de travailler en équipe!  
Quelques jours plus tard, Alline demande à changer de projet. Bernard lui propose alors de transplanter les bébés papayers dans des sacs à semis, pour aller les planter ensuite ailleurs…
Cette mission, immédiatement visible, la rassure sur ses capacités et se sent un peu plus utile dans le jardin.

Mone

Impossible de résumer ce séjour sans parler de Mone.
Mone, c'est un peu la fée clochette version thaïlandaise. 
Comme elle, elle va, vient, virevolte. Elle en a le gabarit, la grâce, l'énergie et le caractère !
En plus d'avoir un métier bien prenant qu'elle adore, lorsqu'elle rentre le soir, elle invente toujours de nouvelles activités…
Un jour elle fait des savons pour la fête de son mariage, pour offrir à ses convives.
Le lendemain c'est un atelier shampoing maison, qu'elle offrira aux personnes de son entourage.
Tous les jours, elle cuisine des menus traditionnels et locaux

Toujours disponible et de bonne humeur, elle prend du temps sur son week-end de nous emmener dans un marché de vêtements traditionnels Lanna… Nous devons trouver des tenues, nous sommes invités à leur mariage à la fin de nore séjour.

Les petites phrases de Bernard

IMG_6048En bon jardinier, Bernard sème des petites phrases comme d'autres sèment de la salade.
Florilège des p'tites phrases de Bernard pendant notre séjour:

A Alline et Mika
"Faites comme vous le sentez. Soyez créatifs. Les règles sont faites pour être dépassées… mais suivez-les quand même hein !" (puis il est parti et nous, nous ne savions plus quoi faire)

"Qu'est-ce qui est le plus important: avoir raison ou être heureux?" (un jour où nous discutions à base de "mais si, mais non"… cela nous a stoppé directement !)

"Il faut faire confiance à l'âme du monde" (celle-ci ok, nous la connaissions déjà!)

"Il faut prendre en compte la loi de l'impermanence de toutes choses" (Bon, celle-ci elle n'est pas de lui, c'est de Bouddha, mais il l'a bien reprise à son compte !)

A AllineIMG_6054
"Il ne faut pas penser, il faut agir" (s'en est suivie une longue conversation intérieurer sur le fait que pour passer à l'action il fallait quand même réfléchir, etc. Et… le petit vélo était relancé pour le tour de la Thaïlande)    

A Mika
" Il est important de savoir s'arrêter à temps" (sans commentaires)

Du travail, mais pas que! 

Ces quelques semaines à Wang Luang nous permettront de faire des choses nouvelles et différentes…

L'anniversaire d'un moine bouddhiste

Invités dans une cérémonie d'anniversaire d'un moine, nous nous demandons encore si nous n'avons pas un peu ravis la vedette à ce moine !!

La visite du musée Ganesh

L'occasion de changer… cette fois-ci ce ne sont pas des Bouddhas que nous avons vu par milliers, mais des Ganesh… divinité mi-homme, mi-éléphant c'est le dieu qui supprime les obstacles, de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence. Tout nous quoi !

Le marché de Wiang Nong Long 

Un marché immense dans lequel nous serons les seuls farangs… l'occasion pour nous de découvrir des produits et des personnes différentes… A la différence des temples, les marchés, nous, on adore et on ne s'en lasse pas !

Des tatouages

IMG_5959 (3)Nous vous parlions plus haut de Master Daam, le moine tatoueur Sak-Yant, qui travaille avec Bernard.
Daam, ancien moine bouddhiste, tatoueur de son état travaille sur les tatouages Sak-Yant, magiques.
Mika a un coup de foudre dans le catalogue de tatouage pour un personnage sacré, du nom de Russie. Un sage de la forêt qui se promène dans les montagnes en méditant. Le contact passe tellement bien avec Daam qu'il se fera tatouer quelques jours plus tard…

Alline, elle, se fait tatouer par Bernard, un dessin qu'elle avait depuis quelques temps en tête, mais qu'elle ne savait pas comment présenter. Aidée par une esquisse de Sophie la copine de Birmanie et les propositions de Bernard… En en peu plus d'une heure l'affaire est réglée!
Cette expérience de tatouage donnera l'occasion d'avoir un échange mouvementé émotionnellement mais toujours bienveillant avec Bernard…

Le mariage de Mone et Bernard

Comme dit plus haut, Bernard et Mone nous ont gentiment convié à nous joindre à leurs proches pour la fête de leur mariage!
Notre séjour à Wang luang se terminera sur cette note joyeuse, mouvementée et savamment organisée à la thaïlandaise!

A suivre… !

Pour la première fois depuis 2 ans… nous sommes à jour dans le blog… Nous partons ce soir (encore un bus de nuit!), direction Bangkok, pour récupérer à l'aéroport Alex, notre copain nantais… qui ne sait pas encore quelles aventures nous lui réservons!

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CAMBODGE Acte 2

"Le paradoxe du Cambodge est d'être médiatisé au travers de ce qu'il a donné de plus grandiose: Angkor et de pire: les Khmers Rouges"… Cette présentation extraite de notre bon vieux Guide du Routard nous a marqué, tant elle résume bien ce que nous avons vécu dans cet article "Cambodge: Acte2"… 

Phnom Penh épisode 2

De l'importance de choisir un bon quartier #2

Bien décidés à ne pas retourner dans le quartier des routards, nous suivons Victor et Zoé que nous avons retrouvés à Kep, cf.article précédent.
Nous nous installons dans une guest-house non loin du quartier des ambassades, ce qui nous arrange car nous devons tous récupérer nos passeports avec nos visas. 
graphe Phnom PenhCette situation géographique est doublement pratique car elle nous met à deux pas du Musée S21, que nous n'avions pas visité lors de notre premier passage à Phnom Penh.
Le quartier est vert, la circulation dense mais pas étouffante, même le climat semble vouloir que nous accordions une seconde chance à Phnom Penh.

La prison de Tuol Seng et le Musée S21

La prison de Tuol Seng

La documentation sur la période des Khmers Rouge est impressionnante… des films, des documentaires, des expositions ont été réalisés sur le sujet, que les Cambodgiens appellent pudiquement "l'Evénement".
S21 Tuol SengMalheureusement, cette partie d'histoire n'est à notre connaissance peu ou pas abordée dans les programmes scolaires français… Nous parlons ici des crimes perpétrés par les Khmers Rouges.
L'histoire étant complexe, nous avons eu besoin de nous documenter pour comprendre de quoi nous parlions. 
"Les crimes du régime des Khmers Rouges couvrent l'ensemble des meurtres, massacres, exécutions et persécutions ethniques, religieuses ou politiques commis par ce mouvement communiste radical, lorsqu’il contrôla le Cambodge de 1975 à 1979.
Durant quatre ans, les Khmers rouges, dont le chef principal était Pol Pot, dirigèrent un régime connu sous le nom officiel de Kampuchéa démocratique, qui soumit la population du Cambodge à une dictature d'une rare violence et dont la politique causa au minimum plusieurs centaines de milliers de morts."

Tuol Sleng ou S-21 est la plus connue des quelques 190 prisons que la police politique de la dictature khmère rouge avait disséminées à travers le Cambodge durant les années 1970. 
Avant tout centre d'interrogatoire, elle n'est cependant pas le lieu où on instruisait des cas de suspects: tout détenu envoyé à Tuol Sleng est en effet un coupable obligé, dont il s'agit d'obtenir la confession de crimes si besoin imaginaires, avant son exécution pratiquement inéluctable. 
Les personnes incarcérées étaient aussi bien des jeunes que des personnes âgées, hommes, femmes, enfants, bébés et parfois des S21 Tuol Sengfamilles entières. Ouvriers, intellectuels, ministres, diplomates du Cambodge, mais aussi des étrangers (Indiens, Pakistanais, Anglais, Américains, Canadiens, Australiens…) s'y côtoyaient. Le simple fait d'être enseignant, de parler une langue étrangère, d'être religieux d'avoir un stylo sur soi ou même simplement de porter des lunettes (y compris pour les enfants) était suffisant pour être considéré comme intellectuel et donc « à exterminer »
Comble de l'horreur, certains gardes avaient entre 10 et 15 ans, et sous l'endoctrinement de leurs aînés, devenaient rapidement beaucoup plus cruels que les adultes.

Sur les 16 000 à 20 000 prisonniers de Tuol Sleng, personne ne s'est échappé. À la libération du camp, il y avait sept survivants.
Les procès pour juger les responsables de cette horreur encore vivants, sont toujours en cours…
Le S21, c'est un des symboles de ces crimes commis pas les Khmers Rouges qui ont conduit à la mort de près d'un tiers de la population du Cambodge, soit 2 millions de victimes.

La visite du musée S21

S21 Tuol SengC'est donc par une belle matinée ensoleillée que nous pénétrons, sans trop le savoir, dans une des parties les plus sombres de l'histoire de l'humanité. Nous avons choisi de visiter ce musée avec un audioguide. Une façon de s'isoler du reste du monde et d'écouter à son rythme l'histoire terrible de ce lieu. Il nous faudra 4 heures pour visiter le musée entièrement. Nous avons cédé plusieurs fois à l'émotion, eu besoin de parler entre nous ou juste de prendre l'air, de reprendre contact avec la vie.

Pour nous européens, ces crimes commis contre l'humanité ne sont pas sans rappeler les horreurs commises durant la seconde guerre mondiale. Cependant, cette visite nous a laissé une drôle d'impression: on parle ici d'histoire moderne, contemporaine. 
Ces faits se sont déroulés il n'y a pas si longtemps, dans les années 70, soit il y a à peine quarante ans et une trentaine d'années après la fin de la seconde guerre mondiale. 

  • Comment l'humain peut-il être aussi stupide et reproduire à l'infini ces scénarii de haine, de torture, de violence?
  • Pourquoi avoir tellement soif de pouvoir au point de massacrer ses semblables?
  • Comment la communauté internationale a pu ignorer ce qui se passait au Cambodge, et ne rien faire?
  • Comment se peut-il que le monde ait la mémoire aussi courte et que l'on ne communique pas plus sur ces sujets importants et graves?

Toutes ces réfléxions nous ont justement et simplement mené au constat que les histoires se répètent et qu'il ne faut jamais cesser d'être vigilant à ce qu'il se passe dans notre monde, mais aussi et avant tout dans son propre pays. Ceci est un message à peine subliminal : dans un peu plus d'un mois, les élections présidentielles se dérouleront en France!

Siem Reap, la vallée d'Angkor

Angkor UnescoAprès le S21, nous avons filé, toujours en compagnie de Victor et Zoé, vers Siem Reap et plus précisément les temples d'Angkor classés au patrimoine mondial de l'UNESCO et donc incontournables du Cambodge.
A Siem Reap, nous trouvons une petite guest house tranquille avec un restaurant délicieux et… comble du luxe, une mini piscine où les enfants du quartier peuvent se baigner le dimanche à condition de ne pas trop chahuter!
A part cela, rien de bien intéressant pour nous sur Siem Reap, c'est juste le point de départ vers la vallée d'Angkor.

La vallée d'Angkor

Angkor, c'est une énorme machine touristique qui rapporte pas loin de 3 milliards de dollars au Cambodge, soit 17% du PIB!
Nous pensions trouver un site encore un peu sauvage, envahi par la végétation, accéder à des monuments dans un esprit aventurier à la Indiana Jones ou Lara Croft… Mais ce n'est plus vraiment le cas.

Etant donné le nombre de touristes, nous avons adopté plusieurs stratégies ultra secrètes de voyageurs pour appréhender au mieux ce site touristique:

  • Circuler dans le sens inverse des aiguilles d'une montre
  • Partir tôt, rentrer tard
  • Dormir, manger en décalé par rapport aux heures d'affluence
  • Pédaler ou louer un scooter pour aller à son rythme
  • Fuir les bus touristiques (les pires étant les asiatiques et les russes) et autres tuks-tuks
  • Faire l'impasse sur certains sites trop fréquentés

AngkorEnsuite, même si nous avons essayé de nous y intéresser, nous ne sommes pas devenus de professionnels d'hindouisme, de bouddhisme et encore moins d'archéologie. 
Pour essayer de combler nos lacunes sur le site d'Angkor, Victor a acheté un livre-guide sur place. A chaque arrêt pour visiter, nous écoutions assidûment la "minute du guide Victor".
Malheureusement et évidemment, nous avions tout oublié au monument suivant.

Notre programme

  • 2 jours de vélo pour les 2 circuits
  • 1 jour en scooter pour aller vers un site plus éloigné d'une soixantaine de kilomètres 
  • 1 journée de relâche après les 2 jours de vélo

CarteMapAngkorSoit, 4 jours pleins à Siem Reap. Pour nous cette organisation était parfaite, il n'en fallait pas plus. 
Avec des conditions physiques allant de "moyenne" à "bonne", nous n'avons eu aucun souci à appréhender les circuits.
Les routes sont goudronnées, globalement plates. Nous avons mis à profit les heures les plus chaudes pour des pique-nique et des siestes improvisées… Ces moments de pause sont absolument nécessaires au milieu de la journée : il fait chaud à Angkor et on dépense de l'énergie !

Le petit circuit, infos pratiques

  • Monuments visités: Angkor Thom, Takéo, le Bayon, le Baphuom, le Ta Prohm…
  • Distance : 17 kilomètres + 16 A/R de la guest-house au site
  • Moins de kilomètres, mais beaucoup d'arrêts car les sites sont proches les uns des autres.

Le grand circuit, infos pratiques

  • Monuments visités : Tha Phrom, Neak Pean, Ta Som, Preah Khan… et nous en oublions certainement.
  • Le grand circuit Kilomètres: 25 kilomètres + 16 A/R de la guest-house au site.
  • Siestes et pique-nique tout à fait possible , voire nécessaire au milieu de la journée : il fait chaud et on dépense de l'énergie !
  • Plus de kilomètres, mais moins d'arrêts, les monments sont plus importants. 

Angkor Wat

Le soir, après ces grosses journées… Il nous faut pas grand-chose pour nous divertir…
Une de nos plus grosses soirées fut celle où nous avons joué aux cartes, improvisé un karaoké avec nos téléphones, bu 5 bières entre 19 et 23h, heure à laquelle le patron de la guest-house nous invite gentiment à aller nous coucher.
Cette "grosse" soirée nous sera fatale. 

Nous avions convenu le jour suivant de nous lever tôt pour assister au lever du soleil sur Angkor Wat, l'attraction numéro 1 !
Sauf qu'Alline s'est trompée en programmant son réveil. Victor et Zoé auront beau essayer de nous réveiller ce sera peine perdue.
Finalement, c'est en catastrophe que nous nous réveillons avec le chant des premiers oiseaux et les premières lueurs du jour.
C'est toujours en catastrophe, que nous prenons le scooter… pour faire demi tour au bout d'une centaine de mètres car Alline a oublié son passe pour entrer sur le site…

AngkorC'est une vraie course contre la montre qui se joue.
Mika se contient, garde un semblant de calme.
Alline se fait toute petite… nous filons à toute vitesse vers Angkor Wat en même temps que le jour se lève. 
Comme à Bagan, nous arriverons in extremis, le temps de dégainer l'appareil photo et d'enregistrer ce moment de sérénité.
Bon… Nous, nous étions tellement dans le stress que pour la sérénité, on repassera un autre jour…

Conclusion, Alline (et son réveil) nous sont pas programmés pour les levers de soleil… Et nous avons une belle pensée pour nos autres copains – Maxime et Sophie – en écrivant cela !

Ce que nous avons retenu:

Il est indéniable que certaines constructions sont vraiment intéressantes et que celui qui se déplace au Cambodge ne peut pas rater la visite. Ce qui a retenu notre attention: 

  • Les similitudes entre les peuples et leurs cultures à l'époque : Mexique, Amérique du Sud, Asie.  
  • L'avancée technologique, les techniques de construction pour l'époque, entre le 9ème et le 14ème siècle
  • La finesse, le détail des bas reliefs, parfois sur plusieurs mètres!

     

Encore Angkor et encore !

Nous avons eu aussi de grands moments où nos cerveaux ont perdu les pédales, normal, nous étions à vélo… (ça vous donne le ton!)

Entre apparitions plus ou moins furtives (photoboooooomb !) sur les selfies des asiatiques, fous-rires débiles au milieu des ruines, dialogues de sourds entre nous, blagues pourries et relecture de l'histoire…
… Il est certain que nous n'avons pas été les visiteurs les plus assidus de ce site.

Ce n'est q'un au revoir !

Cette avant-dernière soirée à Angkor avec les copains sonne le début des "au revoir".
Eux s'envolent vers la Birmanie, nous filons vers la Thaïlande.
Finalement, Le Cambodge avec Victor et Zoé, c'était "simple et funky" 

(Essayez de la faire en karaoké pour voir… ce n'est pas si facile !)

LAOS partie 2 : sous le soleil

Le sud du Laos

La seule bonne nouvelle que nous avons sur le chemin vers le sud du Laos, mais qui n'est pas des moindres… le retour du soleil !
La pluie n'est définitivement pas l'amie du voyageur en sac à dos !

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Vientiane

L'objectif du séjour à Vientiane est simple, nous souhaitons commander nos visas pour le Cambodge, le passage par la frontière terrestre ayant mauvaise réputation.
Sauf qu'en voyage, nous perdons parfois la notion du temps et nous arrivons à Vientiane un… vendredi en fin de journée.
Nous occupons donc la fin de semaine à visiter la capitale qui est très tranquille, à taille humaine… sous une chaleur écrasante.
Entre vieux bâtiments coloniaux et arc de triomphe à la mode asiatique, nous déambulons sans autre but que de faire passer le temps jusqu'au lundi matin pour nous rendre à l'ambassade du Cambodge.

Le lundi suivant…

Nous avons vainement essayé de louer un scooter. Le loueur ne démordra pas de sa logique : "Pour louer un scooter, il faut un passeport en dépôt de garantie".
Après deux tentatives infructueuses de lui faire comprendre que nous ne POUVIONS PAS lui laisser nos passeports, puisque nous en avions BESOIN pour faire nos VISAS
… nous finissons par louer des vélos afin de nous rendre à l'ambassade du Cambodge.

IMG_20170203_101748Trouver des solutions plutôt que de discuter, ne pas chercher à modifier des fonctionnements bien ancrés, cela doit être cela aussi le fameux lâcher prise dont tout le monde parle !
Au final, nous arriverons peu après l'ouverture de l'ambassade… qui nous signifiera que les visas sont désormais réalisés en 72 heures…
3 jours de plus à Vientiane? Merci, mais non merci… Nous passons notre chemin, décidons de reprendre aussitôt la route vers le Sud quitte à faire le visa cambodgien en arrivant sur le territoire… et tant pis si c'est compliqué, nous ne sommes pas pressés!

Thakek, la boucle des karsts de Khammouane

IMG_5105Au fil du temps, les routards, les agences et services touristiques de la région de Khammouane ont imaginé un itinéraire en boucle d'environ 400 kilomètres. Le concept est très simple: louer une petite moto, laisser son gros sac à dos, prendre le strict minimum et partir à l'aventure!
La veille de partir sur la boucle, nous n'étions pas d'accord sur l'itinéraire à suivre. Nous nous interrogions beaucoup. Il n'est pas évident de faire des choix lorsque l'on ne connait pas les lieux que l'on va croiser…
Comme la vie est bien faite et qu'il n'y a jamais de hasard, c'est ce moment qu'ont choisi Victor et Zoé (rencontrés du côté de Luang Prabang) pour littéralement réapparaître sur notre route !
Chance, ils viennent tout juste de terminer la boucle, nous confient leurs ressentis et nous indiquent leurs bons plans.
Nous nous quittons ravis de s'être retrouvés et en étant à peu près sûrs de se recroiser. Grâce à eux, nous prenons la route le lendemain en pleine confiance.

La richesse de cette boucle est la diversité des paysages : le Mékong, les forêts tropicales, les villages, les plantations, une forêt inondée, les pics karstiques, les grottes, les cascades.
Nous sommes ravis de ces quelques, c'est dans ces moments d'évasion à notre rythme que nous sommes les plus heureux.

La grotte de Konglor.

Au cours de cette expédition, nous faisons une des visites les plus étranges et inédites de notre voyage… La grotte de Konglor.
Une grotte immense, pouvant atteindre jusqu'à 100 mètres de haut, elle ressemble à un tunnel de 7,5 kilomètres de long pour 30 de large en moyenne.
A l'intérieur de celle-ci coule une rivière, nous la traversons donc en pirogue.
Elle eut son utilité pendant la deuxième guerre d'Indochine, en servant de planque.
Un jour – grâce à un canard qui voguait en sens inverse – l'on découvrit que la grotte avait une sortie et sa fonction changea : elle servit à l'acheminement des armes et des munitions.
La visite en elle-même ne permet pas de voir grand-chose finalement, seuls 150 mètres sont mis en lumière et en valeur, l'occasion de refaire le point sur la différence entre stalagmites et stalactites.

Tout se joue finalement dans l'imaginaire de chacun… le fait de passer un peu plus de 45 minutes dans un endroit confiné et dans une obscurité quasi complète peut être dérangeant…

Un peu de Normandie au Laos

La deuxième nuit de ce circuit sera mouvementée, car nous avons fait la connaissance de Cyrille et Isis, un couple venu de Normandie.IMG_20170120_024512
Ils sont en vacances, prennent le temps de vivre et jouent à la pétanque à l'hôtel où nous nous arrêtons.
(Oui, la pétanque est très présente au Laos, héritage de la colonisation française, au même titre que la baguette de pain)
Nous passons une fin de journée et une soirée mémorable… très arrosée mais riche en échanges sur la permaculture, l'autonomie énergétique, la construction de maisons, les rapports humains…
Même si cette rencontre nous a valu une bonne migraine le lendemain, c'était chouette de partager ce temps, de se détendre et de passer du bon temps.
L'avenir nous le dira, mais nous sommes pratiquement sûrs de revoir ces copains d'un soir !

Paksé, la boucle du plateau des Bolovens

Comme pour la boucle de Thakek, il s'agit ici d'un itinéraire en boucle d'environ 300 kilomètres.
Le paysage est cette fois plus monotone, ce sont essentiellement des terres agricoles, des plantations de café, longanes, bananes, piments, etc.
Nous irons plus vite, là où certains réalisent cette boucle en 4 ou 5 jours, nous n'y passerons que 2 jours !
Nous passerons la fin de journée puis la nuit à Tad Lo, petit village très agréable au plus proche d'une cascade, cadre reposant dans lequel nous aurions peut-être pu rester plus longtemps…

Mais, nous avons tellement adoré la boucle de Thakek que celle-ci nous paraît plus fade… Il faut dire aussi que ces circuits en scooter sont fatigants… Nous avons vraiment envie de nous reposer, nous approchons des 4000 îles…

Les 4000 îles, Don Det et Don Khône.

Nous quittons la région de Paksé pour rejoindre le district de Siphandone.
Siphandone veut dire 4000 (siphan) îles (don)… Entre nous, nous ne sommes absolument pas certains qu'il y ait réellement 4000 îles sur le site des 4000 îles !
A moins que les laotiens n'aient compté le moindre petit bout de terre au milieu du Mékong?
IMG_5210Car dans cette région du Laos, le Mékong devient paresseux, il tourne et se détourne, se sépare en de multiples bras pour former cet archipel de charmantes petites îles luxuriantes.
Le paysage est évolutif en fonction des saisons et il est facile de se laisser aller à la contemplation, au repos, à la réflexion dans ce cadre.
Seuls, le passage des bateaux à moteur, les cris des enfants qui jouent dans le Mékong et les coqs déréglés nous rappellent que ce paradis est un lieu de vie quotidien pour toute une population.

Nous profitons de notre séjour sur les 4000 îles pour nous accorder une pause détente entrecoupée de belles promenades.
Afin de mieux prendre la mesure des lieux, nous nous offrons une journée d'excursion en kayak biplace à travers les différentes îles et îlots.
Excursion qui nous fournira l'occasion de nous baigner dans le Mékong, d'aller découvrir les cascades, vendues sur le papier commes les chutes du Niagara asiatiques.
Sur ce dernier point, soyons honnêtes, c'est un peu comme le nombre d'îles sur les 4000 îles: légèrement exagéré!

Don Khône

Nous choisissons de nous établir à Don Khône. Parmi les trois îles les plus fréquentées et accessibles c'est celle-ci qui nous paraît le mieux nous correspondre.
L'île est à taille humaine, il est possible d'en faire le tour en moins de 2 heures.
Il y a suffisemment de propositions de commerces pour que cela soit simple pour nous, sans tomber dans les abus des îles surpeuplées de touristes où l'on sert des burgers, des pizzas et des tartines de nutella à tout va.

En quelques jours nous prenons nos habitudes, notre guest house, notre vendeuse de bières, notre restaurant avec Papi qui nous reçoit toujours avec le sourire et un verre de Lao-Lao pour le digestif.
Nous prenons goût au farniente et nous n'avons vraiment plus envie de courir !

Don Det

Reliée à Don Khône par un pont, la petite île de Det est tout aussi sympathique, mais un peu plus touristique.
IMG_5197Ainsi, au beau milieu des restos qui font des hamburgers et des bars qui diffusent Wimbledon et le football anglais trône un hôtel resort avec une belle et grande piscine…
Drôle de sensation lorsque nous voyons que des enfants du coin observent avec envie cette piscine à laquelle ils n'ont évidemment pas le droit !
Finalement, nous les retrouverons plus tard sur le bord du Mékong, en train de s'amuser avec leurs autres copains à bord de leur pirogue ou avec masques et tubas.

Si eux sont passés à autre chose, nous nous sommes questionnés sur ce que les gens attendent de leurs voyages?
Quel est l'intérêt de voyager au Laos jusqu'au bord du Mékong si c'est pour se retrouver toute la journée au bord d'une piscine entre 4 murs sans aucun contact avec les gens, leur vie, leur culture?

Jamais deux sans trois.

IMG_20170129_231330Nous avions à peu de choses près le même itinéraire que Victor et Zoé, il était à peu près certain que l'on se retrouverait qaux 4000 îles. A la date supposée de leur arrivée sur place, nous leur envoyons un message pour leur donner rendez-vous.
C'est donc un soir, au coucher de soleil sur le pont reliant Don Det à Don Khône que nous retrouvons ces copains de voyage intermittents… Sauf que eux étaient bien surpris de nous retrouver, puisqu'ils n'avaient pas pris connaissance de notre message!

Encore un petit clin d'oeil de la vie, que résume bien cette phrase de Paulo Coelho et que nous avons souvent eu l'occasion de vérifier au cours de notre voyage…

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

Le lendemain, nous fêtons chez Papi ces retrouvailles mais également notre dernière soirée au Laos, notre visa expirant le lendemain. Victor et Zoé ont encore quelques jours à profiter de la douceur des 4000 îles…

Rendez-vous pris, pour de bon cette fois-ci avec eux, au Cambodge, notre prochaine destination et donc… prochain article !IMG_20170130_165552

 

LAOS partie 1 : sous la pluie

C'est au Laos que nous entamons l'année 2017 et donc une des dernières étapes de notre voyage.
Nous avons hâte de découvrir ce pays de contrastes, Le Nord et ses montagnes, le Centre avec son pesant d'histoire et le Sud pour la plaine du Mékong

Le nord du Laos

IMG_4725Dès les premiers jours du séjour, nous comprenons assez rapidement qu'au Laos, tout ne va pas se passer comme nous l'imaginions et que comme souvent, il va falloir s'adapter.
Cela tombe bien, l'adaptation aux situations nouvelles et la prise de décisions rapides sont deux compétences que nous avons acquises au cours de ce voyage en sac à dos.
Sans elles, il est tout à fait possible de se retrouver dans des situations stressantes, bancales, voire carrément inconfortables et comme bien souvent, en voyage en couple, ces ressentis négatifs peuvent être exponentiels.

Situation sanitaire

Changement de pays, d'alimentation et hop, l'estomac et les intestins protestent IMG_4558!
Cette fois-ci c'est Mika qui paiera cher son entrée dans ce nouveau pays… il restera 3 jours au repos total sans mettre le nez dehors.
Pourtant, le pho, la soupe traditionnelle laotienne à base de nouilles de riz et son petit assortiment de plantes nous paraissait bien inoffensif !
A moins que ce ne soit la nouvelle recette de piment? Ou la bière locale, la BeerLao?
Le mystère reste entier !

Situation climatique

IMG_20170105_132733Passer de la douceur thaïlandaise à la pluie et la fraîcheur du Nord du Laos n'a pas été la meilleure expérience de ce séjour…
Nous avons passé nos 12 premiers jours laotiens sous la pluie, un record pour nous qui n'avons pas vu l'hiver depuis 2015 !
Cependant, 12 jours de pluie sur un visa qui en compte 28… c'est un peu frustrant !
Nous avons donc dit adieu à nos projets de treks, de randonnées, de ballades en vélo ou à bateau et autres activités extérieures dans le Nord du Laos.
Cependant, la région est vraiment réputée pour la beauté de la nature… Et il est vrai qu'entre deux averses, nous en avons saisi un échantillon tout à fait intéressant !

Situation routière

Plusieurs voyageurs nous l'avaient rapporté. Les guides et forums ne le cachent pas. Nous les avons testées pour vous : les routes du Laos ne sont vraiment pas les meilleures du monde !
Au début, nous n'avions pas bien saisi pourquoi les chauffeurs de bus fournissaient à chaque passager une bouteille d'eau ainsi qu'un sac plastique.
Il nous faudra quelques kilomètres à peine pour comprendre… nos premiers trajets au Laos nous auront presque tous rendus malades.
Le cocktail est explosif:

  • une bonne route de montagne (à lacets donc!)
  • un revêtement plus qu'approximatif (quand il y en a!)
  • des chauffeurs chauffards qui (on l'imagine) utilisent leur klaxon comme assurance vie

… vous voila prêts pour découvrir le Nord du Laos !

D'ailleurs, c'est bien simple, au Laos, les trajets s'expriment en TEMPS, plus qu'en DISTANCE.
Ne surtout pas chercher à comprendre pourquoi 400 kilomètres se font en 9 heures. C'est comme cela et puis c'est tout !

Situation émotionnelle

IMG_4874Force est de reconnaître et d'accepter que cet épisode pluvieux nous a mené à repenser nos fonctionnements habituels, notre rythme de voyage.
C'est dans cette fenêtre de réflexion que nous avons pris une des décisions les plus difficiles, mais aussi une des plus sages : faire une impasse sur le Vietnam… quitte à le laisser pour un autre voyage!
Il nous a également conduits à de longues réflexions personnelles, sur nous-mêmes, notre couple.
Et puis, en toile de fond, nous commençons à imaginer la suite, l'après-voyage, le retour en France, la nouvelle vie à dessiner.

Le centre du Laos : "Et au milieu coule une rivière"

Luang Prabang sous la pluie

Nous arrivons à Luang Prabang sous la pluie, décidément celle-ci ne nous lâche plus!
IMG_20170128_175522Durant les quelques heures de trajet entre le Nord et Luang Prabang, nous avons sympathisé avec Victor et Zoé qui zig-zaguent à travers l'Asie du Sud-Est.
Après quelques années vécues sur l'île de la Réunion, ils voyagent au long cours avant de revenir s'installer en métropole.
Ils ont la trentaine tous les deux et une belle énergie: Zoé c'est le soleil, elle rigole, elle parle, elle s'énerve, elle vit tout à fond. Victor c'est le feu sous la glace, il se pose, il analyse, il rêvasse… et soudain un truc l'agace, trop c'est trop, alors il se met à rouspéter.

Comme bien souvent dans les rencontres de voyageurs, nous nous découvrons des centres d'intérêts communs, des modes de fonctionnement similaires et une vision de la vie partagée.
C'est toujours rassurant de se dire qu'après presque deux ans sur les routes, nous ne sommes pas devenus des extra-terrestres.
Notre façon d'envisager la vie n'est pas si différente de celle de ceux qui ne sont pas partis, nous visons peut-être juste une vie plus simple et plus tournée vers l'essentiel…

La rencontre avec Victor et Zoé est la seule chose intéressante que nous retenons de Luang Prabang…
Pourtant Luang Prabang classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, flirtant avec le Mékong, nous faisait rêver ou pour le moins attirait notre curiosité…
Mais… les villes, sous la pluie… c'est triste ! De fait, nous n'avons pas pu en profiter pleinement (pas du tout?)

Phonsavan – La plaine des jarres

Chaque pays a son lot d'attractions touristiques, historiques, culturelles.
Au Laos, il ne fallait pas, selon les différents sites et forums, rater la plaine de jarres.
La plaine des jarres, comme l'explique très bien son nom, c'est une plaine, dans laquelle se trouvent des jarres
Alors ce sont de très grosses jarres, les plus anciennes datent du 1er siècle avant Jésus-Christ, arrivées sur place on ne sait pas très bien comment et on ne sait pas très bien pourquoi.

Les hypothèses sont diverses. Stockage alimentaire? Stockage de l'eau? Stockage de richesses? Stokage de corps, façon sarcophages?
Cette dernières hypothèse est la plus probable, mais n'est pas confirmée scientifiquement…
Outre leur fonction, ce qui est intriguant, c'est qu'elles ont été taillées sur place, dans du grès. Or du grès, il n'y en a pas sur les sites où elles se trouvent!
Il se dégage de ces sites en hauteur, isolés des villages, une athmosphère particulière, paisible et mystique à la fois.

Les mines anti-personnel

IMG_4834Sur le site de la plaine des jarres, nous avons repéré des balises grises et blanches, éparpillées sur les terres.
Le guide nous explique brièvement qu'il s'agit de balises servant au déminage.
Aussitôt notre attention est captée. C'est de retour à Phonsavan même que nous aurons les réponses.
Nous sommes allés au centre MAG-UXO LAOS, une ONG dont l'objectif principal est de former des locaux à éduquer les populations.
L'objectif que la population puisse détecter, comprendre les engins explosifs et participer au déminage de zones touchées par les mines anti personnel et autres bombes.

– Du déminage mais de quoi? Pourquoi?
Dans les années 60-70, le Laos est une victime colatérale du conflit entre les Etats-Unis et le Vietnam.
Afin de lutter contre la guérilla et brouiller la piste de Ho-Chi-Minh, les Américains emploient les grands moyens.
Ils "arrosent" le Nord et l'Est du Laos de plus de 3 millions de tonnes de bombes et mines anti-personnel.

– Les statistiques sont hallucinantes, à la limite de l'entendement…

  • Entre 1964 et 1973 c'est un avion chargé de bombes qui part toutes les 8 minutes, 24 heures par jour pendant 9 ans.
  • Le Laos a "reçu" plus de bombes que le nombre de bombes utilisées durant toute la seconde guerre mondiale.
  • Ramené à la population, cela représente 500 kg d'explosifs en tous genres par PERSONNE.

Ce qu'il faut surtout entendre et comprendre derrière ces chiffres, c'est que la vie des laotiens dans ces régions est directement, durablement impactée.
le traumatisme psychologique, la peur sont le lot quotidien des habitants de ces régions.
Chaque Laotien a une histoire d'un fils, d'un oncle, d'une soeur ou d'une mère… qui a été blessé ou tué par une bombe ou une mine.
C'est une guerre sale car les mines sont conçues non pas pour tuer, mais bien pour amputer, blesser et de fait appauvrir la population civile.
40 ans après la fin du conflit, les accidents sont encore nombreux, lors de constructions, travaux dans les rizières, jeux d'enfants etc.

Nous sommes sortis de là incrédules, écoeurés, révoltés… Le Laos est aujourd'hui un des pays les plus minés au monde.
Et malgré cela, les laotiens sont accueillants, bienveillants, ouverts et fiers de recevoir les touristes dans leur pays.

Une vraie leçon de vie…IMG_4597

La suite de notre récit sur la partie Sud du Laos arrive très prochainement !