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Ces derniers jours, nous avons été frappés par le contraste que nous a offert les villes que nous avons traversées.

Brasilia la nouvelle capitale futuriste rêvée.

Brasilia, c'est la capitale politique et administrative du Brésil.
C'est une des capitales les plus récemment construites au monde mais aussi l’une des villes les plus rapidement bâties, en 2000 jours, dans les années 60.
L'idée pour décentraliser les villes de Rio de Janeiro et São Paulo tout en faisant vivre le centre du Brésil, particulièrement pauvre et déserté à l'époque.
Il a donc été fait appel à plusieurs architectes de l'époque, dont un certain Oscar Niemeyer…

Vue du ciel, la conception de Brasilia évoque la forme d’un avion.
Chacune de ses conceptions architecturales sont stratégiquement disposées le long de l’Eixo Monumental (l'Axe Monumental) qui constitue le "fuselage".
Les "ailes" accueillent les zones de blocs résidentiels, les zones hotelières, les zones commerciales, la zone des ambassades, etc…

Brasilia, c'est un musée architectural en plein air, il suffit de se promener le long de l'Eixo Monumental pour voir ce qu'il y a à voir.   
Nous avons pris le parti de visiter Brasilia à pied, en 4 heures, l'équivalent d'une bonne randonnée, car si la ville donne l'impression d'être à plat, elle est en fait en pente douce… pente qui devient une montée lorsqu'il faut rentrer vers notre fidèle Combi!
Mika qui ne raffole pas des villes, s'est malgré tout laissé entraîner dans cette ville où le ciel et l'horizon sont toujours présents, où la circulation est fluide lié aux nombre voies conséquent sur les avenues principales.
Alline de son côté a adoré toute cette organisation, l'idée de créer cette ville et que cela fonctionne, la sensation d'être dans un roman futuriste. 

 

Pirénopolis et Goias, les coloniales

Le lendemain, changement radical d'époque, retour dans les temps passés.
Nous nous sommes déplacés vers Pirénopolis et Goias, ces deux villes ont eu leur moment de faste à l'époque coloniale.
Installées toutes deux en bord de cours d'eau, il se dégage de ces cités une certaine douceur de vivre.
Nous avons la chance de découvrir ces endroits hors saison, car c'est l'hiver ici, même si pour nous, cela ressemble encore et toujours à un été français.
Il n'y a donc dans ces villes pratiquement que les locaux, qui ont l'air relativement déconnectés des tracas de la vie en ville.

 

Ponta Porã, l'étrange ville aux mauvaises ondes

Tout notre périple pour rejoindre sortir du Brésil a pris fin a Ponta Porã.
Ponta Porã, c'est une des dernières villes du Brésil avant le Paraguay.
Notre mission était de valider administrativement la sortie du Brésil et donc l'entrée au Paraguay pour Mika.
Mission réalisée sans trop de problèmes, il est certain qu'un passeport français passe mieux que d'autres.

Nous avons appris très vite que le Paraguay est très pauvre par rapport au Brésil. 
C'est un pays qui n'applique pas de taxes d'importation aussi fortes et a une monnaie plus faible que le Brésil.
La conséquence directe de tout ça est que les brésiliens et autres étrangers ne sont pas très bien vus et encore plus dans les zones frontières, comme Ponta Porã où le défilé est incessant pour ramener des produits de consommation courante ou "de luxe" pour "pas cher".

Nous avons décidé de mettre à profit la fin de journée pour voir cela de nos propres yeux en visitant un de ces mégacentres de la consommation.
Le décalage a été assez impressionnant, pour nous dont la vie tient dans un Combi depuis quelques semaines maintenant…
Nos besoins essentiels se résument à manger, trouver un endroit où dormir et se laver, mettre de l'essence dans le Combi… et de temps en temps trouver du Wifi pour communiquer avec nos proches.
Sur des milliers de mètres carrés on trouve tout ce dont le commun des mortels peut avoir envie de posséder, parce que la télévision, la radio et/ou son voisin lui ont dit qu'il FALLAIT avoir telle ou telle chose.
De l'électroménager au Nutella, en passant par les parfums ou l'alcool, en n'oubliant pas les chaussures, sacs à main, accessoires de camping, articles de décoration et j'en passe…
Un énorme duty-free. Un truc de fou. 

Drôle de décalage quand nous nous sommes mis en quête d'un lieu où garer notre combi pour passer la nuit… 
Généralement nous choisissons les postes d'essence, car là, la douche est offerte à ceux qui font le plein, il y a souvent des vigiles et les routiers sont sympas.
Ce soir-là, impossible de trouver ce type de poste. L'heure avançant, la population en ville devenait nous est apparu moins amicale.
Nous nous rabattons donc sur un poste près d'un supermarché.
Nous discutons difficilement avec le vigile, qui parle un espagnol qui est très loin de celui qu'on apprend au lycée en France.
Nous finissons pas comprendre, parce qu'il se décide à parler portugais (au bout de 20 minutes !!!) que pas de problèmes pour lui, il travaille toute la nuit, donc pas de problèmes qu'on soit là.

Le lendemain matin, 5h55, bam bam bam, coups de clés sur la carrosserie. 
C'est notre vigile, parlant un portugais parfait cette fois-ci, qui nous demande 50 reais, de quoi faire un plein de course en gros, pour avoir "veillé à notre sécurité".
C'est dans ces cas-là que l'on voit si un couple est complice et se fait confiance…
Ni une, ni deux et sans se concerter, Alline a gentiment, mais fermement expliqué au vigile qu'il était hors de question de rentrer dans ce genre de magouille pendant que Mika faisait déjà chauffer le moteur du Combi, qui a eu l'heureuse idée de démarrer du premier coup !  
Dans les 2 heures qui suivaient cet "incident", Mika repassait aux services adminsitratifs pour revalider 3 mois de visa au Brésil.
En racontant notre péripétie plus tard, il nous sera confirmer que Ponta Porã est une zone de contrebande massive, plutôt violente et mal fâmée.

 

Porto Mendes, la douce

Après nos déboires de la veille à Ponta Porã, nous aspirons à un peu plus de tranquilité.
Dieu, s'il en existe un, a dû repérer notre Combi jaune et nous a exaucé.
Mika décide de sortir des sentiers battus et des autoroutes pour longer le fleuve Parana, qui est la frontière naturelle entre le Brésil et le Paraguay.
Après être passés par des pistes de terres, des chemins de cailloux tout en longeant des plantations de tabac, nous arrivons finalement à Porto Mendes.
Or, impossible d'accéder aux berges du fleuve, tout est délimité par le camping de la ville.
La première déception passée, nous décidons de demander à l'accueil du camping où est-ce que nous pourrions trouver un endroit pour passer la fin de journée et la nuit?
"Ici même", nous répond-on. "Nous sommes hors saison, donc tout est ouvert et accessible."
Incroyable, mais vrai… nous nous garons dans ce camping immense et vide. 
Nous avons accès aux douches (chaudes), aux toilettes (propres) et au lavoir (nous commencions à être un peu juste en terme d'habits de rechange).
Nous assistons à un magnifique coucher de soleil, et nous faisons la rencontre de Lauro, le responsable de la cafétéria du camping, un peu désoeuvré et tellement content de voir du monde, qu'il nous offre une portion de frites et un bière… 
Bref, le PARADIS !!

Avec nos expériences et notre méfiance toutes européennes, il nous paraît étrange, voire louche autant de gentillesse.
Et pourtant… Ce Lauro a fait cela sans rien attendre en retour, certainement pour le plaisir d'échanger avec deux français perdus dans son village…
Une belle leçon d'humilité et de gentillesse… 

 

Notre COMBI VW

Ce sera notre véhicule, notre maison, notre bureau mais aussi notre ami dont il va falloir prendre soin… 
Nous avons le plaisir de vous présenter: 

Notre COMBI VW !! 

Nous ne lui avons pas encore trouvé de petit nom, mais nous comptons sur votre créativité (petits et grands) pour remédier à cette question ! 
Tout ce que l'on sait, c'est qu'il est super voyant et que tout le monde sourit en le voyant passer. 
Beaucoup nous ont chanté "Yellow Submarine" et si vous cherchez la traduction, ça nous convient bien ! 


Notre prochaine destination sera Recife, puis certainement Maceio. 
Nous filerons ensuite à Brasilia, la capitale pour enfin sortir du Brésil en passant par les Chutes d'Iguaçu.
En résumé, nous avons près de 4000 kms à faire avant le 30 juin, date de fin de notre visa touristique, tout ça à une moyenne de 70km/heure ! 

Ironie de la vie, ce véhicule est un ancien véhicule de l'équivalent de Chronopost au Brésil… Ceux qui ont lu l'article "Le Brésil c'est bien, mais…" comprendront tout de suite la petite plaisanterie…

Mikaël a réussi l'exploit de construire une maison en un temps défiant toute concurrence, puisqu'il lui a fallu moins de 3 semaines, achat d'une nouvelle boîte à outils incluse, pour construire une nouvelle maison.

Alline a quant à elle nettement enrichi son vocabulaire technique, mécanique et bricolage en portugais au cours des différents achats et des traductions qu'il a fallu faire! 

Un vrai travail d'équipe!

Bref, nous partons ENFIN de João Pessoa, laissant derrière nous une 2ème fois de la famille et des amis sans qui rien n'aurait été possible…
 

 

QUEL ITINÉRAIRE ?

Au départ: le rêve.

Ok, c'est super, nous avons envie de voyager, mais quel itinéraire choisir?
Nous nous sommes juste dit que nous voulions faire quelque chose de différent, sortir des sentiers battus, voir autre chose, prendre du bon temps, profiter de la vie…
Mikaël dirait un truc comme "sortir du moule dans lequel la société voudrait nous faire rentrer, parce que je ne me sens pas à ma place dans cette société de m… (censuré)."
Il est vrai que dans nos vies passées nous avons essayé de rentrer dans le "droit chemin" et dans les "bonnes cases", mais ça n'a pas super bien marché, alors nous essayons autre chose.
Et puis lorsque nous parlons de ce projet à nos proches, nous voyons parfois apparaître des étoiles dans leurs yeux … ça nous motive encore plus!

La carte du monde

Pour se faire une idée, nous achetons une carte du monde… et nous collons des gommettes, des post-its sur tous les pays qui nous attirent…
C'est ludique et gratuit et ça a le mérite de poser les choses.
Bonne nouvelle, un semblant d'itinéraire se dessine puisque nous souhaitons à peu près aller dans les mêmes coins du monde…

 

Carte du monde Michelin

 
Gomettes rondes

 

 

 

 

 

 

Le débrief:

  • L'Afrique ne nous intéresse pas ou très peu.
  • L'Europe est facile à faire sur des courts séjours lorsque nous sommes en France
  • La Russie, l'Amérique du Nord et l'Australie, ont été mises de côté parce que trop onéreuses à notre goût… Mais qui sait?!

On fait des petites négociations:

Mikaël: "Ok, on ne va pas au Bouthan, mais on doit aller en Colombie."
Alline: "Bon, si on ne passe pas par les Etats-Unis, on le fera plus tard alors?"

Au final, c'est sûr, notre itinéraire passera:

  • En Amérique latine: Mika veut absolument voir le Machu Pichu et un Bout du Monde. Ce sera donc Uschuaïa, parce que Plogoff en Bretagne, ça le branche moins. De plus, il est impossible pour Alline de passer en Amérique du Sud sans faire découvrir son pays d'origine à Mikaël.
  • En Asie du Sud Est: nous n'y connaissons rien, mais certaines destinations nous font rêver: Bali, Vietnam, Cambodge… Le côté ZEN, la culture, la gastronomie, la richesse et la sagesse de ces pays, bref, nous sommes hyper curieux !

Les premières analyses:

Nous nous apercevons qu'il y a plusieurs facteurs qui entrent en jeu.

  • la météo
  • la géopolitique
  • la situation économique du pays
  • notre situation économique
  • la validité des visasles événements auxquels nous voulons assister et ceux que nous voulons fuir absolument !