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Extrait d’Indonésie

"Je suis désolée mais vous ne pouvez pas embarquer sur ce vol, car vous n'avez pas de billet attestant de votre sortie de l'Indonésie dans les 30 jours."
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Voici en substance ce que nous dit avec un grand sourire l'agent de comptoir, le 22 septembre 2016 à l'aéroport Charles de Gaulle – Paris – France.
Elle nous le dit avec un tel sourire qu'au début, nous croyons à une blague. Mais non, elle est très sérieuse… ce qui ne l'empêche pas d'être souriante.
Son sourire s'élargit encore un peu plus quand nous lui expliquons que nous avons prévu de partir 7 mois en Asie du Sud-Est et que nous ne savons même pas où nous serons dans 15 jours…
"Je trouve ça super, vraiment. Mais désolée, il vous faut un billet de sortie. Pas de billet de sortie, pas d'embarquement!"

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Youpi, les aventures recommencent. Mode gestion de crise enclenché. C'est reparti pour le voyage ! 
Nous trouverons avec elle une solution en 10 minutes. Solution qui nous conduira à Kuala Lumpur en Malaisie le 17 octobre 2016.

A postriori, après recherches et discussions, ce fameux billet de sortie ne serait pas obligatoire… mais dans notre situation… il faut croire que ça l'était…

Billets en poche. Guides de voyage dans les sacs. Sacs sur le dos. Et hop ! Direction l'Indonésie, plus précisément Bali et Lombok.

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L'Indonésie, c'est quoi, c'est où ?

Avec une population estimée à 250 millions de personnes, il s'agit du 4e pays le plus peuplé du monde.
C'est la 3e démocratie mondiale en nombre d'habitants, la capitale est Jakarta.
Situé entre l'Océan Indien et l'Océan Pacifique, composé de 17 508 îles, il s'agit du plus grand archipel au monde. 
C'est le 1er pays à majorité musulmane pour le nombre de croyants.

indonesie

De fait, c'est peut-être un peu prétentieux de dire dans cet article "nous avons fait l'Indonésie!" 
Disons plutôt que nous avons arrêté notre plan de route sur les îles de Bali, Lombok et Meno… très connues, touristiques, mais comme beaucoup de lieux touristiques, à faire malgré tout…
Et puis pour ne rien vous cacher:

  • Nous avons décidé de commencer notre voyage en prenant des vacances.
  • Alline trouvait l'idée de fêter son anniversaire sur une plage paradisiaque tout à fait séduidante.

BALI:

5780 km² / 4,2 millions d'habitants
Notre parcours : Arrivée à Dempassar / Sanur / Keliki / Ubud / Amed / Padangbai

scootNous nous sommes laissés tentés une fois, pour essayer, par une excursion organisée… 
Maintenant que nous l'avons fait : c'est sûr et certain, cela ne nous correspond pas.
Rien à voir avec le groupe, qui était adorable, encore moins avec le chauffeur qui était vraiment super gentil.
La vérité, c'est qu'après plusieurs mois d'autonomie et de totale liberté avec Combito… Il nous est quasiment impossible de rentrer dans les cases d'un planning ou d'une organisation… 
De plus, il faut bien le dire, cette sensation d'entrer dans un entonnoir commercial où tout est fait pour vous faire dépenser un maximum d'argent, décidément, cela ne nous convient pas!

Nous avons donc suivi le conseil donné cet été par notre copain Guillaume qui a passé quelques semaines à Bali: "LOUEZ UN SCOOTER !"
C'est ce que nous avons fait depuis tous nos camps de base et nous avons ainsi rayonné – géographiquement et humainement – en toute indépendance!

Nos coups de coeur: 

Les rizières de Jatiluwith 

… et de Tegallalang

Les temples de Tirta Empul

.. et de Tirta Gangga

Notre meilleur souvenir:

Sans aucun doute : notre baptême de plongée à Jemeluk, du côté d'Amed. 

Ingrédients pour 1 baptême réussi : 

  • 1 club de plongée francophone, le Baruna Dive Center il y en a plein, et même si celui-ci peut paraître plus cher que d'autres sur l'île, cela reste raisonnable, la qualité et l'accueil sont présents… C'est important, car nous parlons quand même d'aller sous l'eau entre 9 et12 mètres de profondeur !! 
  • 2 instructeurs vraiment au top, à l'écoute, drôles et passionnés.
  • 3 candidats au grand bleu, un peu – beaucoup – flippés, Florence la Lyonnaise du bassin d'Arcachon (on n'a pas encore tout compris) et nous deux.
  • 2 x 45 minutes de grandes émotions : au départ on ressent de l'angoisse voire de la peur mais petit à petit, on finit par arriver à une forme de lâcher prise puis de tranquilité 
  • Nous sommes partis en étant 3 adultes un peu stressés, nous sommes revenus transformés en 3 enfants complètement émerveillés et joyeux !
  • 2 certificats de reconnaissance… nous l'avons demandé comme on demande une image à son instituteur et puis aussi, car notre copine de plongée Florence a eu droit à son 1er niveau de plongée… "Et pourquoi nous on n'a pas de diplôme à la fin??!!" 
  • 2 belles soirées avec 2 nouveaux copains, Florence donc et son ami Thierry… A renouveler avec autre chose que de la Bintang !

LOMBOK:

4725 km² / 3,167 millions d'habitants
Notre parcours : Lembar / Kuta / Bangsal   

Nos coups de coeur:

  • Le farniente à Kuta Lombok, les plages de sable blanc
  • La belle ballade en scooter sur les hauteurs de l'île avec vision de plages magiques au loin.

Notre meilleur souvenir:

ferry2Les 5 heures de voyage en ferry local pour rejoindre l'île.
Les vendeurs à la sauvette profitent de l'installation des passagers pour vous proposer tout et n'importe quoi à manger.
Suit le mini karaoké au début du voyage, viennent ensuite les films comiques et tous les indonésiens éclatés de rire dans le ferry.
Même si le voyage dure plus longtemps qu'avec les bateaux rapides, c'est une expérience à faire… et cela coûte juste 6 fois moins cher !!

GILI MENO

15 km² / 300 habitants
Notre parcours : De Bangsal en bateau avec les locaux… puis ensuite, toute l'île se fait à pied !

3 îles, 3 ambiances.

Si vous entendez parler un jour des Gili, sachez que ce sont 3 îles grandes comme des confettis au nord-ouest de l'île de Lombok.

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  • Gili Trawangan est cosmopolite, à la mode, jeune, bruyante, festive… 
  • Gili Air est plus familiale, mais tout aussi touristique.
  • Notre choix s'est donc porté naturellement vers la petite dernière, Gili Meno, plus sauvage, véritable havre de paix. 

Cependant, pour en avoir discuté avec plusieurs voyageurs, toutes ont un point commun apparemment, il est très difficile de les quitter!

Notre coup de coeur ET meilleur souvenir d'Indonésie.

Gili Meno, sur cette île de quelques kilomètres carrés, nous circulons à pied, à vélo pour les plus pressés, en calèche pour les plus chargés. 
Le scooter électrique y est timidement représenté… Aucun autre élément motorisé ne circule sur l'île… et c'est vraiment agréable
Ile à fuir si vous êtes hyper-actif et que vous avez besoin de monde et d'activités en permanence.

Nous, nous avons adoré:

– revivre le "monde de Nemo" en vrai, tous les matins avec palmes, masques et tuba.

– les repas locaux pris en front de mer
– les après-midi de farniente, de toutes façons il fait trop chaud pour bouger le moindre orteil ! 

POST SCRIPTUM

Nous avons reçu récemment quelques récalamations de la part de certains d'entre vous… 
Nos publications sur Facebook seraient un peu trop ensoleillées et paradisiaques…
Alors pour vous faire sourire et vous dire que vous êtes bien chez vous, voici le

Top 10 de nos anecdotes d'apprentis routard en Indonésie

  1. Les 2 soirs d'affilée où Alline n'a pas pu dîner car les cuisinières de rue indonésiennes, "pas épicé" / "NOT SPICY", elles ne savent pas faire.
     
  2. Les quelques fois où Mika a demandé des plats sans oignons… mais que bon, quand même, les cuisiniers lui en mettaient au moins pour la décoration…
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  3. Le moment de solitude lorsque les loueurs de scooter nous disent: 
    "Faites attention au scooter, il n'est pas assuré… et donc vous non plus… Sinon, vous allez vouloir prendre des casques??"
    "Ooooh ben oui !"
     
  4. L'hôtel où il y avait un élevage de coqs complètement déréglés qui chantaient à toute heure du jour… mais aussi de la nuitimg_0645
  5. L'hôtel avec voisinage direct sur… la mosquée du village… et les fous rires que nous avons eu car l'appel à la prière était parfois fait par des enfants qui chantaient vraiment très faux dans des micros vraiment mal réglés.
     
  6. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante sentait les oeufs pourris… "Mais Mika, tu penses qu'il vaut mieux sentir le soufre ou la transpiration?" "Arrêtes de réfléchir et lave-toi avec beaucoup de savon" 
     
  7. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante était salée… – rien de tel qu'un peu d'eau salée pour se rincer après un bain de mer!!
     
  8. Le grand retour des toilettes sans papier toilettes et nos débuts dans le grand banditisme en volant du papier toilette quand nous en trouvions quelque part (NDLR: nous en avons acheté depuis)
     
  9. Le jour où Mika a voulu faire sécher des graines de piment mais que les fourmis sont venues lui voler… et qu'elles sont venues ensuite nous rendre visite dans le lit la nuit (les fourmis, pas les graines)
     
  10. Le jour où nous avons pris le ferry en se demandant s'il allait arriver entier tellement il était rouillé… mais comme la mer était calme, nous nous sommes dit que ça irait pour les 5 heures de traversée !

Sur ces quelques lignes, nous vous souhaitons de bonnes raclettes et un bon changement d'heure !

bye

Retour en France

vraie-vie-realiteVous allez dire que je me répète… mais je vous assure, un voyage au long cours ce n'est pas des vacances…
Je crois que la meilleure définition du voyage, c'est: "une suite d'événements plus ou moins imprévus dans un cadre donné mais ouvert" !!

Par exemple, une des choses que nous n'avions pas du tout prévue lorsque nous préparions notre voyage : un retour en France entre notre roadtrip en Amérique du Sud et notre périple en Asie du Sud-Est.

C'était même une de nos certitudes !

Retour en France !

Ce retour en France nous l'avons décidé en novembre 2015, à la suite d'une invitation à un mariage… fp-fanou-pauline

Pas n'importe lequel, de ceux que l'on ne peut rater… Celui de Stéphane, le frère de Mika, avec sa jolie Pauline. La cérémonie (et la fête) ont lieu le 11 juin 2015, nous décidons de rentrer le 1er juin, soit 15 mois exactement après notre premier départ !mariage-fanou-pauline

Bye Bye Combito !

Avant ce retour, il fallait "régler un certain nombre d'affaires" au Brésil… à commencer par Combito!
Pendant quelques semaines, nous avons bien pensé à le ramener dans nos bagages, mais Volskwagen France n'a pas voulu homologuer notre Combito do Brasil en France.
Sans homologation, pas d'immatriculation. Sans immatriculation pas d'assurance… Bref, nous avons rapidement abandonné ce projet.

Commercial un jour, commercial toujours?

C'est Mika qui s'est retrouvé tout seul à initier cette vente.
Pour attirer le chaland, nous avions inscrit "A vendre" ainsi que nos coordonnées sur Combito.
Alors qu'il roulait seul ce jour-là, Mika aperçoit dans son rétroviseur une voiture dont le conducteur lui fait des grands signes ainsi que des coups de klaxons pour attirer son attention.
Ils arrivent finalement à s'arrêter tous les deux sur le bas côté et commencent à discuter tant bien que mal, avec un peu d'espagnol, un peu d'anglais, un peu de portugais et beaucoup de mimiques.
Mika est finalement arrivé à ce que le jeune homme le suive jusqu'à la maison de la maman d'Alline afin de pouvoir échanger leurs coordonnées et fixer un rendez-vous pour le lendemain.

Le lendemain matin…

Nous reprenons contact comme convenu avec Dan, le potentiel acheteur.
Il vient nous rendre visite, essaie Combito, nous indique que c'est exactement ce qu'il recherche.
Tout est parfait… sauf qu'il n'a pas l'argent… Il n'a pas l'air inquiet, nous dit qu'il va vendre sa voiture et revient nous voir ensuite.
La vente sera conclue le lundi 29 mai 2016. Nous prendrons l'avion le mardi 30.

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Combito a donc pris sa retraite de voyageur à l'endroit où il est né, au bord de l'océan à João Pessoa.
Aujourd'hui, il ne fait plus que de petits trajets et sert de camion d'approvisionnement et de dégustation pour une marque de bière locale et artisanale… Combito s'est reconverti en beer-truck !

La minute philosophique.

Cette histoire de vente sur le fil, dans la dernière ligne droite est juste une histoire de plus à ajouter à celles que nous avons vécues.
On peut parler de chance, de hasard… nous commençons de notre côté à nous dire que la vie est simplement bien faite.
… Que lorsque les choses sont justes et alignées, alors elles arrivent, tout simplement.l_alchimiste_paulo_coelho
Parce que clairement, alors que tout paraissait très compliqué – comme bien souvent au Brésil – tout s'est enchaîné avec des synchronicités incroyables!

Et une fois de plus, je repense à cette phrase de l'Alchimiste de Paulo Coelho… 
PS: Si vous n'avez jamais lu "l'Alchimiste", je vous le conseille… et si vous l'avez déjà lu, je vous conseille de le relire !

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

En transit…

En revenant début juin, la moitié de notre plan est réalisée… Nous avons voyagé en Amérique du Sud.
Ce fut un séjour bouleversant, dans lequel nous avons changé… tout en restant les mêmes… Oui, c'est complètement paradoxal et vraiment compliqué à décrire…
Comme si le fait de changer d'hémisphère changeait l'angle de notre regard et le sens de nos perceptions.

Nous passerons l'été en France… 
Pour la suite du voyage, nous souhaitons éviter la mousson et nous décalons notre second départ au mois de septembre.
Cet été passé en France s'intègre complètement à "notre" voyage intérieur… Que d'émotions ressenties et de temps partagé !  

Une fois de plus la vie nous a concocté un merveilleux cocktail dont elle a le secret: avec de la joie, des deuils, de l'amour, des prises de conscience, de l'amitié, des déceptions, des surprises… 
Après cet été à vagabonder nous ne sommes pas mécontents de repartir !

Merci à nos amis et familles qui nous ont reçus, hébergés, nourris, prêté leurs maisons – et leurs chats parfois -, accueillis dans la bienveillance et l'amour… 

C'était parfois trop court, parfois mouvementé, nous sommes très fatigués, nous avons pris beaucoup trop de poids mais c'était parfait !

Et maintenant…

Il nous reste à écrire le deuxième tome de notre histoire…

l'Asie du Sud-Est ! 

bisous-bisousPrêts pour le départ? Calez-vous bien dans votre fauteuil, inscrivez-vous pour recevoir les articles, suivez-nous sur Facebook, réactivez Skype et Messenger… Ou juste pensez à nous de temps en temps ! 
On vous embrasse et on vous dit à très vite ! 

Deuxième traversée du Brésil

Depuis Iguazu en Argentine, nous franchissons la frontière brésilienne en étant à la fois heureux mais aussi nostalgiques… nous sentons bien que c'est le début de la fin de ce voyage… Sitôt le passeport de Mika visé, le décompte commence: nous disposons d'exactement 90 jours sur le territoire brésilien.

90 jours durant lesquels nous devrons réaliser un itinéraire de plus de 4000 kms, à une vitesse moyenne de 40km/h, de Foz d'Iguaçu, en passant près de São Paulo, puis Rio de Janeiro pour terminer notre périple à João Pessoa.

Trajet Brésil
Une fois à João Pessoa, pas de temps à perdre, il nous faudra vendre Combito et pour cela, nous décidons de jouer la sécurité en arrivant début avril pour un retour en France le 1er juin 2016. Voici le récit de de notre deuxième traversée du Brésil…

Porangaba / Anhembi, 3 jours d'arrêt !

Notre première étape nous conduit très rapidement chez Thiago notre compère de Potosi.
Thiago, brésilien de la région de São Paulo était parti en voyage en sac à dos avec un groupe. Voyage qui devait l'emmener en Bolivie puis au Pérou. 
Malheureusement, son aventure a mal commencé, puisque dès le départ, il avait raté le rendez-vous et donc le vol qui devait l'emmener avec son groupe. Il se retrouvait donc seul à essayer par tous les moyens de rattraper son groupe.
Pas de chance pour lui, il s'est retrouvé dans la même embuscade que nous à Potosi, fermée pour cause de manifestations sociales.
P1060319-1Il est arrivé dans notre hôtel, épuisé, frigorifié et le moral bien attaqué après avoir marché plus de 30 kilomètres avec son sac à dos.
Le bus l'avait laissé sur le bas-côté, ne voulant pas prendre le rique d'entrer à Potosi… car tout véhicule qui y rentrait n'était pas sûr d'en sortir… c'est ce qui nous est arrivé… 
Lorsque le personnel de l'hôtel lui a indiqué qu'il y avait une brésilienne dans l'hôtel, il s'est empressé de venir à notre rencontre.
Pour lui remonter le moral nous avons improvisé une soirée caïpirinha et feijoada, car comme il n'y avait plus rien à manger dans l'hôtel, nous en étions à partager nos vivres…

Quelques jours plus tard, nous l'avons aidé à rejoindre la sortie de la ville, avec Combito, en pleine nuit, tous phares éteints, en totale illégalité, puisque la ville était purement et simplement en état de siège… Ce sont sur des enchaînements de circonstances comme celles-ci que se tissent de grandes amitiés.

Nous avons gardé le contact pendant le voyage et il nous renouvelait régulièrement sa volonté de nous revoir lorsque nous repasserions au Brésil.
C'est donc sans trop se poser de questions que nous avons décidé de le revoir en arrivant au Brésil.
Thiago nous a ouvert les portes de son foyer, de sa vie et nous a présenté sa fiancée, la douce Marilia.
Aussitôt et très simplement Marilia nous a invité à passer le week-end dans sa famille.

Alors, voila, le meilleur souvenir culinaire de ce séjour, c'est la famille de Marilia qui nous l'a offert.
Un vrai churrasco gaucho (prononcer "ga-ou-che", les fermiers du sud du Brésil… rien à voir avec la politique!!) réalisé par son père, accompagné des bons petits plats de sa maman.

Le doux sentiment d'être en famille, entre amis, choses qui nous manquent de temps en temps pendant le voyage.
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Comme dans tout bon repas de famille, impossible d'avoir un verre vide chez les parents de Marilia.
Quand ce n'était pas son père, ou Thiago, ou son beau-frère, tout le monde a été très attentif à ce que le verre de Mika soit toujours plein… Cela faisait des années qu'il n'avait pas bu autant de bière !
Le résultat de cette belle journée… Ce concert totalement improvisé.

Des nouveaux amis, de bons souvenirs, et la promesse de leur rendre la pareille, en 2017, et en France cette fois-ci ! SAM_3594

Rio de Janeiro

Le réseau d'amitié a également fonctionné à Rio de Janeiro, "la ville merveilleuse".
Merveilleuse, c'est sur le papier, car lorsque nous y arrivons, la ville se prépare activement à recevoir les Jeux Olympiques d'été… SAM_3645
La ville s'est donc transformée en un vaste chantier de construction… 
La circulation y est plus que catastrophique, même les cariocas, les habitants de Rio, font le maximum pour éviter de prendre leur voiture.
En résumé, tout ce qui ne convient pas pour les combinautes que nous sommes… Sans pied à terre à Rio, nous ne nous serions jamais arrêté à Rio… 

SAM_3822-1C'est Patricia, une amie de 15 ans d'Alline, et Antonio son mari, qui nous donneront la chance de faire ce séjour en nous recevant chez eux, au pied du Pain de Sucre.
Grâce à eux et après avoir laissé Combito au parking de l'aéroport (moins cher, plus sécurisé et légèrement en dehors de la ville), nous nous apprêtons à passer quelques jours à Rio de Janeiro.
Patricia a beaucoup voyagé et a vécu 5 ans en France, c'est aussi une seconde maman pour Alline. Elle nous accueilli, en toute simplicité, avec son grand coeur, et dans un français parfait !

Définitivement, et pour ceux qui en doutaient encore, Mika, les grandes villes, "il n'est pas fan", pour reprendre sa propre expression.
Cependant, Rio c'est une ville à part. Entre les plages, les forêts, la montagne, l'énergie qui s'en dégage, c'est une ville qui ne laisse pas indifférent.

Nous n'avons pas eu de chance sur la météo, l'autommne et les eaux de mars étant bien arrivés… conséquence directe : pas de visites du Corcovado, ni du Pain de Sucre.
Nous avons visité le jardin botanique, le très récent Musée de Amãnha (le Musée de Demain), le centre historique et les plages…

Ce petit séjour a aussi été l'occasion pour Alline de revoir son père qu'elle n'avait pas vu depuis quelques années… et de faire la connaissance de son demi-frère… une émotion peu commune, difficilement descriptible… 
Prise de conscience de jour-là. Nous repensons à ce que Marie-Line nous avait dit sur le ferry qui nous menait en Patagonie… 

"Chacun voyage pour ses raisons, mais tout le monde cherche quelque chose…" 

Certes le voyage ne résoud rien, mais parfois il aide à comprendre… encore faut-il s'interroger de temps en temps ce qui nous mène à prendre la route un beau jour…
A l'inverse, si vous n'êtes pas partis… pourquoi ne pas le faire? Est-ce que les réponses que vous vous apportez vous satisfont?

Loins d'avoir la science infuse, nous qui pensions résoudre certaines questions, nous en avons trouvé d'autres sur notre route… Nous continuons notre route… A suivre ! 

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Comment perdre 1 heure, 39 kilomètres et son sang-froid…

Nous aurons quelques difficultés techniques à partir de Rio… 
Avez-vous déjà essayé de faire demi-tour sur un pont? Evidemment, non, c'est impossible ! 
Or, pour suivre notre route, il nous faut passer par le fameux pont de Niteroi.SAM_3831

D'un point de vue architectural, c'est un des ponts les plus impressionnants et connus du monde.
Ce pont à poutres de 13 km – dont 9 qui traversent la baie –  relie Rio de Janeiro à la ville de Niteroi, en franchissant la baie de Guanabara. Supportant en permanence un trafic très dense, il permet d'avoir une vision carte postale de la ville de Rio..
Ce pont nous l'avons traversé 3 fois. Une première fois pour quitter Rio et qui nous a menés à Niteroi… mais là… nous nous sommes mis sur LA mauvaise file de circulation… celle qui nous fait REVENIR à Rio avec impossibilité totale de faire demi-tour et en traversant une seconde fois le pont…
Une troisième et dernière traversée nous permettre de REVENIR  à Niteroi… et de poursuivre notre route…

C'est exactement le genre d'anecdote que nous racontons avec le sourire maintenant,
mais qui sur le moment, nous aura valu une belle explication de texte sur le rôle du pilote, du copilote, du GPS
…. et de le signalisation brésilienne… inexistante donc.

Arraial do Cabo, comme un air de vacances.

Le père d'Alline nous a gentiment proposé sa maison de vacances à Arraial do Cabo… 
Arraial do Cabo, c'est une petite ville balnéaire, à proximité de Buzios et de Cabo Frio, située sur le littoral nord de l'état de Rio de Janeiro. C'est une des régions préférées des Cariocas pour s'échapper le temps d'un week-end et plus si affinités.

Aprés avoir analysé le plan de route, nous acceptons cette proposition et décidons de prendre quelques jours de détente dans ce coin de paradis à l'eau glacée…

Nous sommes chanceux, nous bénéficions d'une météo idéale pour ces quelques jours de vacances… 
Le dernier soir, nous assistons à la remontée des filets de pêche. 

Peu à peu, les personnes présentes sur la plage interviennent pour aider ou simplement pour assister au spectacle.

Dernière ligne droite

Nous remonterons ensuite la côte brésilienne jusqu'à João Pessoa sans spécialement nous arrêter.
Le calendrier et les délais nous paraissent vraiment très courts et d'autres affaires pressantes nous appellent à João Pessoa…

Argentine, Fast and Furious

Notre dernier article vous avait emmené au bout du monde à l'extrême SUD de l'Amérique du Sud, en Patagonie chilienne, puis argentine… Celui-ci vous raconte notre traversée de l'Argentine…

Argentine nous voici.. ou pas

IMG_20160118_124013Nous arrivons sur une toute petite douane, après avoir roulé près de 100 kms sur du ripio, ripio plus proche des galets bretons que des gravillons chiliens.
Nous sommes contrôlés par une douanière argentine très zelée qui nous demande notre carte verte.
Carte verte, pas de problème. Nous montrons les papiers brésiliens de Combito qui sont de couleur verte.
Ce n'est pas du tout ce qu'elle attend. Nous, nous ne comprenons pas. Elle pense qu'on se fiche d'elle. Le ton monte. Elle appelle son supérieur.
Nous finissons pas comprendre qu'elle nous demande l'assurance internationale du véhicule… que nous n'avons (toujours) pas.

Pas moyen de faire autrement, ils ne nous laisseront pas passer, il nous faut rebrousser chemin, refaire ces satanés 100 kms de ripio, 3 heures de route donc pour rallier la ville la plus proche.

Alline pleure de rage. Mika s'énerve, dit les insultes qu'il connaît ou invente dans sa langue.

Arrivés en ville, nous essayons d'assurer Combito, mais… c'est impossbile. Combito est brésilien. Les assureurs sont argentins. Les références de ce véhicule n'existent pas dans leurs systèmes informatiques.
En désespoir de cause, après consultation auprès des policiers ET des gendarmes, que notre aventure amuse, ils nous conseillent de passer par une autre douane… 
.. et accessoirement d'éviter les contrôles de police sur le pays car ce document est VRAIMENT obligatoire.
Des contrôles, nous en aurons deux par jour, tous les jours de notre passage en Argentine. 
Nous avons grandement perfectionné notre jeu d'acteurs pendant ces contrôles… même si sur la fin c'était nerveusement épuisant !

Argentine nous voici.. enfin!

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Après la Patagonie, le plan de visite est assez simple… Sur cette partie argentine, nous voulons:
– Déguster du Malbec, un cépage de vin argentin très réputé
– Visiter les ruines des missions jésuites
– Voir les chutes d'Iguazu côté argentin.

Nous avons définitivement abandonné l'idée de visiter les grandes villes, pour toutes les raisons logistiques que nous avons maintes fois évoquées.
Faute de temps, nous n'irons pas au Nord de l'Argentine, qui paraît-il est magnifique. Nous n'irons pas non plus du côté de la péninsule de Valdez, étape obligée pour les amoureux des baleines et autres animaux marins
Nous avons déjà une date de retour en France et nous voyageons maintenant avec un délai à tenir… Ce qui est beaucoup moins drôle en fait ! 

Le Malbec

Cocorico, le Malbec est originaire de la région de Cahors. Il est introduit en Argentine dès 1868 et au fil du temps, ce cépage est devenu l'icône du vin argentin. 
Les deux tiers de la superficie plantée dans le monde (environ 34 000 hectares) se trouvent dans le pays sud-américain. 
Le cépage français a parfaitement épousé le terroir de Mendoza, "terre du soleil et du bon vin", selon une chanson locale. 
Son principal avantage est qu'il n'a pas besoin de vieillir longtemps pour être bon. 

Cela, c'est la publicité qui nous a été faite, que nous avons retrouvée sur les sites internet, nous étions vraiment ravis d'arriver dans le secteur des vignes de Mendoza.
Dans les faits, nous avons visité une cave, sous une chaleur écrasante, fait une dégustation… et… nous n'avons pas aimé. Mais alors pas du tout. 
Imaginez à quel point il est compliqué d'être face à quelqu'un qui vous présente ses meilleurs vins et de ne pas du tout apprécier ce qu'il vous propose !!
Bref, les goûts et les couleurs…

Les ruines des missions jésuites

Au XVIIe et XVIIIe siècle, dans la région nord est de l'Argentine, peuplée par les indiens Guaranis, la Compagnie de Jésus a concrétisé un projet d’évangélisation.
Il s’est terminé du jour au lendemain avec la décision des bourbons espagnols d’expulser les Jésuites en 1767.
Les Missions guaranis sont historiquement les plus fameuses car elles ont obtenus des résultats étonnants : leur degré de développement et d’organisation sont exemplaires. 
On parle ici de communautés de 2000 à 5000 personnes ! 

Les missionnaires jésuites ont laissé derrière eux une trentaine de réductions et villages guaranis, répartis entre l'Argentine, le Brésil et le Paraguay.
Des 33 existantes, 7 sont aujourd’hui classées au Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco.

Les chutes d'Iguazu côté argentin

L'an dernier, nous avions choisi de visiter les chutes d'Iguaçu côté brésilien. Nous avions alors aimé le côté cinématographique, le paysage qui se déroulait sous nos yeux tout au long de la promenade.
Mais avec le recul et en croisant d'autres voyageurs qui avaient été du côté argentin, nous savions que nous repasserions par là au retour ! IMG_20160303_113310

Iguazu (avec un Z parce que nous sommes en Argentine), c'est un immense parc national dans la forêt tropicale.
Tout un système de passerelles nous permet de passer, à côté, au-dessus, parfois même sous les différentes chutes d'eau.IMG_20160316_115414
Nous avons donc sorti toute la panoplie: capes de pluie, housse de protection des appareils, antimoustiques et crème solaire ! IMG_20160316_094714

Quelques chiffres:
275 : le nombre de cascades
67 000 : la superficie en hectares du parc national
18 000 : le débit moyen d'eau en mètres cubes par seconde. 

Nota: Pour une maison, en moyenne, on ne dépasse pas les 30 mètres cubes par personne… à l'année. 

  

L'Argentine côté conduite…

En cours de route, nous nous apercevons que le parc automobile argentin est plutôt vintage, pour ne pas dire ancien.
Le conducteur argentin quant à lui est resté bloqué dans les années 90 à l'époque du tuning. 

Il ignore totalement les règles de conduite de base, remet sa vie entre les mains de Dieu et de quelques Saints, et bichonne son véhicule comme la prunelle de ses yeux.

Les offrandes à Difunta Correa, patronne de la route et des camionneurs
Les offrandes à Difunta Correa, patronne de la route et des camionneurs
Véhicule qui, bien sûr, doit faire le plus de bruit possible, et tant pis s'il est ridicule.
 
Nous, avec Combito, nous roulons à la vitesse du paysage. 60-70 km/h en moyenne. Ce qui donne lieu parfois à des situations un peu cocasses.
Comme ce jour où nous nous sommes faits doubler par une… 4L !!

 

Une page de Patagonie !

Lors de la préparation de notre voyage, nous avons beaucoup discuté de la Patagonie.

Mika voulait absolument connaître la Patagonie.
Son cousin Antoine l'avait traversée à vélo et lui en avait parlé… il continue d'ailleurs de pédaler à travers le monde, cela se passe ici

Ensuite, dans l'imaginaire de Mikaël, c'était mythique d'aller au bout du monde en traversant de si grands espaces occupés par les gauchos.

SAM_2958Alline, elle, ne voyait honnêtement pas l'intérêt d'aller dans un endroit désertique, froid et de surcroit battu par les vents. 
De plus est, une fois arrivés au bout du monde, pas d'autres moyens pour rebrousser chemin que de faire le même nombre de kilomètres, sur une route de ripio*.

* Le ripio, c'est tout un concept quand nous voyageons en véhicule… Il y a le bon, le mauvais, le catastrophique, l'impraticable. Une route en ripio, c'est une route qui n'a pas de revêtement d'asphalte ou de béton. Cela peut donc être aussi bien une route de terre, de gravier, de sable ou de galets.

Ce n'est jamais une très bonne nouvelle quand nous devons emprunter une route de ripio, parce que Combito n'apprécie pas forcément et nous non plus.
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Côté Combito : Nous craignons régulièrement pour les pneus, les amortisseurs, le pare-brise, la suspension, la direction, etc… 
Côté Alline et Mika : La conduite est très éprouvante car il faut rester concentré sur les éventuels trous ou grosses pierres sur la route qui pourraient endommager Combito, en étant secoués dans tous les sens et en ayant pour bande-son le vacarme de toute la cuisine qui s'entrechoque!

Finalement, nous avons fait route vers la Patagonie et la réalité ne nous a pas déçus, quand elle ne nous a pas émerveillée.
Pour une fois, nous ferons un peu plus de place aux photos, avec un peu moins de blablabla habituel.
Tout simplement, parce que nous, nous nous sommes retrouvés plein de fois sans mots face à ces paysages.

Patagonie côté Chili, la Carretera Austral

Caleta Tortel

La Caleta Totel ne fait pas partie de la Patagonie, c'est encore sur le chemin de la Route Australe…
Cependant et pour l'anecdote, nous l'intégrons à cet article, car lorsque nous étions encore en France, nous avions vu un documentaire sur ce village où il pleut, selon la légende environ 300 jours par an… 
Statistique qu'Alline n'avait pas trouvé forcément encourageante, mais que Mika avait, lui, trouvé très intéressante ! 
Chanceux que nous sommes, nous aurons 2 jours de grand soleil !
Pas de voitures à Caleta Tortel, comme le village est construit à flanc de rocher au bord de l'océan, on y circule à pied, sur des passerelles de cyprès, le bois qui est produit et travaillé..
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Le parc national Torres del Paine

Il fait partie des incontournables de l'Amérique du Sud, comme le Machu Pichu ou les chutes d'Iguaçu. 
On paie donc cher l'entrée, environ 4 fois plus qu'un autre parc national chilien… mais une fois entré, il est possible de rester et profiter autant de temps qu'on le souhaite… 
Grâce à Combito, nous resterons 6 jours dans cet endroit sublime, le temps de faire 4 belles randonnées mais aussi de se reposer dans ce cadre exceptionnel!

NB: Il parait que si on entre de nuit, les gardes laissent passer sans payer… mais nous ne l'avons pas vérifié ! 

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Puerto Natales 

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Nous passerons en coup de vent à Puerto Natales, car c'est la route pour aller au Parc National Torres del Paine…
Cependant, en arrivant en ville, nous avons eu le temps de croiser, Karen et Sebastiàn, des voyageurs en Combi, amis de Dani et Jupa… Comme presqu'à chaque fois que nous rencontrons des voyageurs en Combi, nous prenons le temps de prendre une photo ensemble!

Le projet de Sébstiàn s'appelle "Fotografiando el Mundo"

La grotte du Mylodon

Au milieu d'une montagne, une grotte immense, dans cette grotte aurait vécu un animal préhistorique rare: le Mylodon.
Le Mylodon – une espèce éteinte entre -10 200 et – 13 5603 est une sorte de paresseux terestre géant. 

Cette grotte créée à partir de lacs géants suite à des éruptions volcaniques a une grande importance scientifique, d'un point de vue archéologique, géologique ou encore botanique.

Punta Arenas

A croire que nous avons été très sages en 2015, puisque Punta Arenas fut notre cadeau de Noël…
Quand ils ont su que nous contunions notre chemin vers le sud du Chili, Lizzie et José nous ont chaleureusement proposé leur maison à Punta Arenas.
Nous n'avions pas d'idée précise pour les fêtes de fin d'année, cette proposition était donc plus que bienvenue!

Une maison, rien que pour nous, pour les fêtes, quel bonheur… mais aussi quelle sensation étrange d'avoir de l'espace et de retrouver le confort de la vie moderne…
Nous avons donc vécu pendant 15 jours à Punta Arenas (qui veut dire la Pointe des Sables) face au détroit de Magellan, avec des journées où le soleil se lève à 4h du matin pour ne se coucher qu'après 23h30… la proximité de l'Antarctique ayant son rôle.

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Pour nous, Punta Arenas, c'est un souvenir dans lequel nous avions un jacuzzi rien que pour nous, beaucoup de vent et des dauphins qui jouaient dans l'eau face à "notre" salon… Merci Lizzie et José Manuel de votre confiance !

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Patagonie côté Argentine, la Ruta 40 

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Le Glacier Perito Moreno

Des glaciers, nous en avions déjà vu… D'aussi près beaucoup moins… Aussi impressionnant, jamais.
Le Perito Moreno, c'est une expérience sensorielle à part entière: le vent, les couleurs de la glace, le bruit que le glacier fait en avançant, le spectacle des pans de glace qui s'effondrent dans l'eau…

Pour ceux qui sont plus pragmatiques: le Perito Moreno fait partie de la 3ème zone de glace au monde, après le Pôle Nord et l'Antartique, soit 250 km².
Le glacier est en mouvement: journalièrement, il avance de 2 mètres de face, 40 cm sur les côtés.SAM_2725
Enfin, il est classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco. Difficile de passer à côté donc !

Ushuaïa

Depuis quelques semaines, nous nous interrogions sérieusement sur l'intérêt d'aller jusqu'à Ushuaïa.
En arrivant sur le territoire argentin, nous avons pris des renseignements sur l'état des routes et dans la foulée carrément abandonné l'idée d'aller à Ushuaïa.
Cela faisait bien trop de kilomètres sur les routes de ripio…

SAM_2795Cette fois encore, la vie de voyageurs nous a offert un joli un cadeau.
Peu de temps avant de rejoindre "notre" maison de Punta Arenas pour Noël, nous apprenons que Michel, Ana, Lucien et Chloé leurs enfants, nos amis de Santiago, seront de passage pour leurs vacances à Punta Arenas.
Incroyable mais vrai ! Nous sommes ravis de les revoir et leur proposons aussitôt de passer la soirée du Nouvel An ensemble s'ils n'ont rien de prévu.
Ils n'ont rien de prévu, l'affaire est donc conclue, nous commencerons la nouvelle année ensemble !

C'est au cours de la soirée que Michel nous propose de partir tous ensemble camper à Ushuaïa le lendemain.
A croire que les fous ne fréquentent que des fous!
Car Ushuaïa, c'est 400 km aller, 400 km retour, sur le fameux ripio ! 
Pas de problème pour Michel, alors, nous nous entassons tous les six dans leur voiture et c'est parti!

Parfois, on dit que ce n'est pas la destination qui compte, mais le chemin.
Pour nous cela n'a jamais été aussi vrai que pour Ushuaïa. 

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Ushuaïa en soi, ce n'est pas spécialement joli… Une fois prise la photo que tout le monde prend à l'entrée de la ville, nous ne savions pas trop où aller.

Nous avons donc trouvé une alternative, en allant camper dans le Parc National de la Terre de Feu…
Restera dans l'histoire que le 1er janvier 2016, nous avons campé au bout du monde  ! 

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La Terre de Feu

Depuis Punta Arenas, il faut donc faire 400 kilomètres pour atteindre la Terre de Feu, cette île gigantesque est partagée entre le Chili et l'Argentine…SAM_2858
Avec Michel, Ana Elena et les enfants, nous avons choisi de prendre la plus courte des deux traversées possibles.
Pendant cette mini croisière, nous aurons la chance de croiser dans le sillage du ferry des dauphins joueurs et plus loin, sur la route du retour, des pingouins rois vraiment majestueux.

Le paysage de la Terre de Feu est toujours aussi étonnant qu'en Patagonie : de la steppe, puis des montagnes avec des glaciers, puis des lacs, des rivières et des forêts pour enfin arriver en bord d'océan…

Ainsi se termine notre voyage… au Chili ! 
Nous avons finalement passé quasiment 6 mois dans ce magnifique pays, qui est sans aucun doute, celui qui a le plus marqué notre voyage en Amérique du Sud…

…La suite se passe en Argentine !