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THAILANDE AVEC ALEXANDRE ET… FIN DU VOYAGE

Voila. C'est fait: pour ceux qui ne le savent pas encore, ceux que nous n'avons pas vu, ceux qui n'ont pas suivi notre page sur Facebook

Notre aventure est terminée, nous sommes rentrés.

Ce site internet avait pour mission de communiquer avec vous, car tout le monde n'a pas Facebook, et de toutes façons, Facebook ne permet pas d'en dire autant qu'ici…
La mission n'est cependant pas tout à fait accomplie, puisqu'il manque encore la dernière pièce du puzzle: les derniers jours du voyage, en Thaïlande toujours, en compagnie d'Alexandre.

Au départ, Alexandre, c'est un ami d'Alline… Lorsque Mikaël est arrivé dans la Beaux gossesvie d'Alline, les deux hommes ont appris, malgré toutes les différences qui existent entre eux, à se connaître, à communiquer et à s'apprécier.
Nous n'avions jamais fait l'expérience de voyager avec un de nos proches… Nous savions vivre en communauté de voyageurs, mais accueillir un "vacancier" dans notre voyage, c'était totalement inédit.

Voyageurs vacanciers ou Vacancier voyageur ?

Au début notre aventure, nous vous avions évoqué dans un article les différences entre des vacances et un voyage au long cours.
L'arrivée d'Alexandre dans notre périple a confirmé quelques lieux communs qui n'ont pas manqué de nous faire rire… Nous ne résistons pas à l'envie de partager avec vous ces anecdotes

Les différences entre un vacancier et un voyageur

  • le vacancier compte en euros. Le voyageur compte en monnaie locale
     
  • le vacancier poste sur Facebook/Instagram/Snapchat. Le voyageur écrit un Blog
     
  • le vacancier peut prendre un apéritif tous les jours parce que c'est les vacances. Le voyageur prend un apéritif pour fêter quelque chose… et parfois s'accorde des vacances dans son voyage (!!)
     
  • le vacancier est content de rencontrer des français. Le voyageur est content de rencontrer d'autres voyageurs
     
  • le vacancier a besoin de manger de la nourriture européenne (crêpes, baguettes, pizzas, omelettes, pancakes etc). Le voyageur fait comme les locaux et mange local (du riz ou des nouilles… de riz) à tous les repas.
     
  • le vacancier a une valise remplie de "trucs au cas où". Le voyageur a un sac à dos avec "l'essentiel"
     
  • le vacancier fait du shopping. Le voyageur achète utile
     
  • le vacancier a besoin de savoir ce qu'on fait demain. Le voyageur profite du moment présent
     
  • le vacancier trouve que tout n'est pas cher. Le voyageur trouve tout est cher et demande toujours le prix local
     
  • le vacancier va au plus simple mais cela coûte un peu plus cher. Le voyageur aime se compliquer la vie pour dépenser moins et voyager plus. 
     
  • Le vacancier fuit les gargottes de rue. Le voyageur les recherche
     
  • etc !

Voyageurs humourEn partageant du temps avec Alexandre, nous nous sommes directement confrontés à cette différence de réalités, à grands renforts de patientes explications, d'échanges bienveillants mais aussi et surtout pas mal de fous-rires.

Alexandre, qui n'a rien d'un grand aventurier au départ, a compris et accepté notre façon de vivre en voyage… Une belle preuve d'ouverture de sa part, qualité qui n'est pas donnée à tout le monde.

Sortir de sa zone de confort

C'est régulièrement que nous vous parlons de zone de confort (vous ne savez pas ce que c'est? regardez donc ici ), en nous rejoignant dans notre voyage, Alexandre a fait un petit pas en dehors de sa zone de confort…

De notre côté, nous avons également fait un pas dans sa direction… et c'est ainsi que nos trois dernières semaines de voyage se sont transformées en mini-vacances d'aventures…

Le cahier des charges d'Alexandre et notre parcours

Alexandre avait un petit cahier des charges auquel nous avons répondu en faisant un petit condensé de Thaïlande sur 17 jours…

  • Ne pas prendre trop de transports
  • Se reposer sur une île paradisiaque
  • Essayer les massages thaïlandais
  • Visiter des temples
  • Flâner dans Bangkok
  • Rencontrer la nature
  • Faire de la plongée
  • Assister à un match de boxe Thaï

Après maintes réflexions, beaucoup de discussions et à grands renforts de guides, nous sommes arrivés à dessiner le parcours suivant : 

  • 27/03 au 03/04 : Koh Chang
  • 03 au 05/04: Ayutthaya
  • 05 au 07/04: Kantchanaburi
  • 07 au 11/04: Bangkok

Hormis la clause sur les transports… Nous avons répondu aux attentes de notre "client", sans trop dénaturer notre mode de voyage…

Koh Chang: notre petit bout de paradis

Sur un planisphère, Koh Chang (Koh: île  / Chang: éléphant) est un petit confetti montagneux au milieu du golfe de Thaïlande près de la frontière du Cambodge. C'est pourtant la troisième plus grande île de la Thaïlande, avec une superficie de 211 kilomètres carrés.
D'un point de vue logistique, nous avions fait le choix de récupérer Alexandre à la sortie de son avion et de partir directement sur Koh Chang.Arrivee Alex
Bien qu'étant située à 310 kilomètres de Bangkok, nous mettons presque 10 heures pour rallier Koh Chang.
Nous nous arrêtons finalement par dépit mais surtout par fatigue au coeur du touristique et bruyant quartier de Lonely Beach sur l'île.
Après une courte nuit, en compagnie de divers animaux et insectes, mais également de poils pubiens (le pauvre!), il ne faudra pas longtemps pour convaincre Alexandre de repartir de bon matin afin de quitter au plus vite, je cite, "cet endroit tout pourri".

Les bonnes choses se méritent et ne se font pas sans efforts… nous arriverons finalement dans notre petit bout de paradis en fin de matinée, dans le village de Bang Bao et plus précisément la plage de Klong Kloi.
koh chang 1
Ici pas de restaurants européens, de bars à shooters et de boutiques de t-shirts… Simplement une plage de sable blanc, quelques bungalows, des transats, la forêt tropicale à proximité et la mer, chaude et transparente.

La haute saison étant passée, nous ne sommes pas plus d'une trentaine sur ce bout de l'île et nous recherchons tous la même chose : la tranquillité!

Entre ballades en scooter, baignades, baptêmes de plongée, jus de fruits frais, tatouages et massages nous passons sur place 5 jours qui font partie de nos meilleurs souvenirs.

Ayutthaya: culture et vieilles pierres

Après la plage, nous nous dirigeons vers Ayutthaya, ancienne capitale de la Thaïlande.
Arrivés à Bangkok depuis Koh Chang, nous choisissons de rallier dans la foulée Ayutthaya par le train. Une nouvelle expérience pour Alexandre. 

Oubliez le TGV ou même le TER. Le train est ici un vieux train, en bois, les fauteuils ne sont pas vraiment confortables, il n'y a pas de climatisation, on y est à l'étroit…
Mais, nous sommes avec les locaux, avec qui nous échangeons des sourires et quelques mots.
Le train roulant à vitesse de croisière de 40km/h, nous prenons le temps de regarder défiler le paysage et d'organiser la suite de notre trajet.

Après Kamphaeng Phet et Sukhothai, que nous avions visités quelques mois auparavant, il ne nous manquait plus qu'Ayutthaya pour compléter le tableau.
Bien que nous ayions déjà largement atteint notre quota de visite de temples et de vieilles pierres, il était impossible de ne pas répondre à la demande d'Alexandre, curieux de découvrir cet aspect culturel et historique de la Thaïlande.

Ayutthaya (3)Une journée en scooter, sous un soleil de plomb, et quelques litres d'eau plus tard, nous tombons tous d'accord pour rentrer au frais dans notre hôtel en fin d'après-midi.
Nous profitons de la soirée et de la nuit au sein même de notre hôtel, avec plusieurs français qui s'y trouvaient également et en compagnie de quelques litres… de bière cette fois-ci.

Kantchanaburi : nature et histoire

Le pont de la riviere Kwai

Alors bon… on ne va pas se mentir, nous ne sommes pas venus spécialement à Kanchanaburi pour le pont de la Rivière Kwai…Un pont reste un pont et celui-ci n'est même pas tellement joli.

Comme il se trouvait sur notre route, nous avons visité le musée (sans grand intérêt), pris quelques photos et… cherché l'air de la chanson du film que nous étions très fiers d'avoir trouvé…
Sauf qu'en rédigeant cet article et en recherchant les bonnes sources… nous allons devoir réviser nos classiques et y retourner pour refaire la vidéo… car c'est bien l'air de la 7ème compagnie que Mika sifflote dans la vidéo ci-dessous !!

Alors que la bonne version se trouve ici…

Les chutes d'Erawan

Une des plus jolies promenades de notre séjour avec Alexandre.
Pour s'y rendre, une fois de plus, nous avons choisi la solution de l'autonomie, en louant des scooters afin de pouvoir rejoindre les chutes au plus tôt.
Dans la zone de la cascade du parc d'Erawan, tout n’est qu’eau et végétation : sept piscines naturelles aux eaux turquoises dans lesquelles viennent se déverser des cascades qui jonchent un parcours de deux heures et demi environ, baignades et jeux aquatiques non compris ! 

Les sentiers sont praticables par tous. La montée se fait un peu plus difficile entre les niveaux six et sept, les escaliers sont raides et certaines échelles de bois bancales. Plus on grimpe, plus les visiteurs se font rares et le site tranquille: PARFAIT !

Nous avons pour notre part trouvé notre bonheur au niveau six, dans une piscine naturelle où nous étions les seuls humains, le bassin étant lui habité par quelques centaines de poissons.

Le Garra Rufa ou poisson docteur, est utilisé un peu partout en Asie pour traiter des psoriasis, des dermites, des eczémas et aussi pour son aptitude à nettoyer efficacement les plaies.
Ce poisson suçote et grignote votre peau comme un poisson ventouse, il est très doux et agréable pour la peau. Expérience validée par Mikaël, mais vraiment pas du tout par Alline et Alexandre.

Bangkok: Retour à la ville et retour tout court…

Un dernier bus nous conduira de Kanchanaburi jusqu'au coeur de Bangkok où même les locaux ne supportent plus la chaleur.
La centaine de mètres que nous aurons à parcourir entre le bus climatisé et notre guesthouse nous donneront le ton de ces derniers jours à Bangkok: c'est la canicule.
Une fois encore, le mot d'ordre sera de se lever au plus tôt pour se promener afin de se préserver de la chaleur en journée.

bangkok (2)

La fin du séjour…

Alexandre est ravi de retrouver la ville et son agitation.
Alline et Mika prennent conscience que la fin du voyage est proche.
Le planning sera légèrement bouleversé par la chaleur, mais aussi par les imprévus de la ville. En effet, difficile de se lever tôt lorsque l'on se couche tard…
De toutes façons, nous sommes globalement tous les trois lassés des visites. Nous avons plutôt Deuil palais royalenvie de nous laisser aller, de nous reposer et flâner sans contraintes.
Seront ainsi annulées quelques visites culturelles: des temples, les palais du roi… la Thaïlande est toujours en deuil suite au décès du roi en octobre 2016. De fait, les Thaïs de tout le pays viennent en pèlerinage à Bangkok pour lui rendre un dernier hommage. Nous fuyons ces lieux.

Les autres incontournables de Bangkok

Un match de boxe Thaï

Le quartier de Chinatown

Le marché aux fleurs

La rue Khao San
Bangkok

Ce dernier lieu mérite une petite explication de texte car Khao San a 3 visages.

  • Le matin, c'est une rue commerçante presque banale avec des restaurants, cafés et boutiques pour touristes…
  • L'après-midi, cette rue se tranforme petit à petit: arrivent les premières gargottes ambulantes pour manger sur le pouce et les stands de marché où l'on ne manquera pas de trouver des pantalons ou des t-shirts avec des motifs d'éléphants – entre autres…
  • Le soir, changement radical de programme, Khao San devient la Rue de la Soif de Bangkok.

Comme il fait chaud, la fête se déroule dehors:

  • Les restaurants et bars font monter les décibels et les basses à gros coup de tubes US
  • Les groupes de musique reprennent Nirvana, U2, Brian Adams et autres groupe de rock des années 90 toujours plus fort que le voisin, mais malheureusement pas toujours très juste
  • Les jeunes (et moins jeunes) touristes se déversent dans la rue
  • L'alcool coule à flot dans les buckets – un seau de plage rempli de cocktails alcoolisés à partager avec des pailles
  • Les vendeurs à la sauvette de tout et n'importe quoi attirent le chaland, c'est ainsi qu'Alexandre a par exemple acheté 2 scorpions à grignoter sur place.

Bref, de 21h à 2h du matin, c'est une orgie programmée qui se répète chaque soir.

Après 2 ans de voyage, nous avons un peu de mal à nous imprégner de l'ambiance, nous faisant au passage taxer de "vieux pas drôles" par Alexandre… mais un bucket plus tard, nous comprenons pourquoi Khao San Road est mondialement connue.
Evidemment, Alexandre a adoré et nous avons encore des fous-rires en reparlant de cette soirée… mais comme pour Las Vegas, tout ce qui se passe à Khao San reste à Khao San.

Le retour…

trainLes vacances d'Alexandre se terminent, il nous quitte le surlendemain, la tête pleine de souvenirs et heureux de rentrer chez lui…

Quant à nous, ce ne sont pas nos vacances qui se terminent, mais une aventure à part entière de 2 ans qu'il est diffcile de résumer tant elle a été riche à tous points de vue… A l'heure où nous écrivons cet article, à "jour du retour + 77 jours" nous avons revu et échangé avec certains d'entre vous, nous suivons les aventures d'autres, nous attendons de rencontrer certains de vous à nouveau…

Il est encore un peu tôt pour faire un bilan et savoir ce que nous allons faire de nos vies, maintenant que nous sommes de retour à Nozay, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France… Faites-nous confiance, nous avons des idées et des envies plein la tête et le coeur.
Pour l'instant, ce qui est certain, c'est que nous allons bien. C'est tout ce que nous nous pouvons dire pour le moment… c'est déjà pas mal non?

IMG_20170411_210824Merci à tous de nous avoir suivi, écrit, téléphoné, skypé, hébergé, soutenu, rassuré ou juste lu… Nous vous donnerons des nouvelles très bientôt ! On vous embrasse !

 

LAOS partie 2 : sous le soleil

Le sud du Laos

La seule bonne nouvelle que nous avons sur le chemin vers le sud du Laos, mais qui n'est pas des moindres… le retour du soleil !
La pluie n'est définitivement pas l'amie du voyageur en sac à dos !

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Vientiane

L'objectif du séjour à Vientiane est simple, nous souhaitons commander nos visas pour le Cambodge, le passage par la frontière terrestre ayant mauvaise réputation.
Sauf qu'en voyage, nous perdons parfois la notion du temps et nous arrivons à Vientiane un… vendredi en fin de journée.
Nous occupons donc la fin de semaine à visiter la capitale qui est très tranquille, à taille humaine… sous une chaleur écrasante.
Entre vieux bâtiments coloniaux et arc de triomphe à la mode asiatique, nous déambulons sans autre but que de faire passer le temps jusqu'au lundi matin pour nous rendre à l'ambassade du Cambodge.

Le lundi suivant…

Nous avons vainement essayé de louer un scooter. Le loueur ne démordra pas de sa logique : "Pour louer un scooter, il faut un passeport en dépôt de garantie".
Après deux tentatives infructueuses de lui faire comprendre que nous ne POUVIONS PAS lui laisser nos passeports, puisque nous en avions BESOIN pour faire nos VISAS
… nous finissons par louer des vélos afin de nous rendre à l'ambassade du Cambodge.

IMG_20170203_101748Trouver des solutions plutôt que de discuter, ne pas chercher à modifier des fonctionnements bien ancrés, cela doit être cela aussi le fameux lâcher prise dont tout le monde parle !
Au final, nous arriverons peu après l'ouverture de l'ambassade… qui nous signifiera que les visas sont désormais réalisés en 72 heures…
3 jours de plus à Vientiane? Merci, mais non merci… Nous passons notre chemin, décidons de reprendre aussitôt la route vers le Sud quitte à faire le visa cambodgien en arrivant sur le territoire… et tant pis si c'est compliqué, nous ne sommes pas pressés!

Thakek, la boucle des karsts de Khammouane

IMG_5105Au fil du temps, les routards, les agences et services touristiques de la région de Khammouane ont imaginé un itinéraire en boucle d'environ 400 kilomètres. Le concept est très simple: louer une petite moto, laisser son gros sac à dos, prendre le strict minimum et partir à l'aventure!
La veille de partir sur la boucle, nous n'étions pas d'accord sur l'itinéraire à suivre. Nous nous interrogions beaucoup. Il n'est pas évident de faire des choix lorsque l'on ne connait pas les lieux que l'on va croiser…
Comme la vie est bien faite et qu'il n'y a jamais de hasard, c'est ce moment qu'ont choisi Victor et Zoé (rencontrés du côté de Luang Prabang) pour littéralement réapparaître sur notre route !
Chance, ils viennent tout juste de terminer la boucle, nous confient leurs ressentis et nous indiquent leurs bons plans.
Nous nous quittons ravis de s'être retrouvés et en étant à peu près sûrs de se recroiser. Grâce à eux, nous prenons la route le lendemain en pleine confiance.

La richesse de cette boucle est la diversité des paysages : le Mékong, les forêts tropicales, les villages, les plantations, une forêt inondée, les pics karstiques, les grottes, les cascades.
Nous sommes ravis de ces quelques, c'est dans ces moments d'évasion à notre rythme que nous sommes les plus heureux.

La grotte de Konglor.

Au cours de cette expédition, nous faisons une des visites les plus étranges et inédites de notre voyage… La grotte de Konglor.
Une grotte immense, pouvant atteindre jusqu'à 100 mètres de haut, elle ressemble à un tunnel de 7,5 kilomètres de long pour 30 de large en moyenne.
A l'intérieur de celle-ci coule une rivière, nous la traversons donc en pirogue.
Elle eut son utilité pendant la deuxième guerre d'Indochine, en servant de planque.
Un jour – grâce à un canard qui voguait en sens inverse – l'on découvrit que la grotte avait une sortie et sa fonction changea : elle servit à l'acheminement des armes et des munitions.
La visite en elle-même ne permet pas de voir grand-chose finalement, seuls 150 mètres sont mis en lumière et en valeur, l'occasion de refaire le point sur la différence entre stalagmites et stalactites.

Tout se joue finalement dans l'imaginaire de chacun… le fait de passer un peu plus de 45 minutes dans un endroit confiné et dans une obscurité quasi complète peut être dérangeant…

Un peu de Normandie au Laos

La deuxième nuit de ce circuit sera mouvementée, car nous avons fait la connaissance de Cyrille et Isis, un couple venu de Normandie.IMG_20170120_024512
Ils sont en vacances, prennent le temps de vivre et jouent à la pétanque à l'hôtel où nous nous arrêtons.
(Oui, la pétanque est très présente au Laos, héritage de la colonisation française, au même titre que la baguette de pain)
Nous passons une fin de journée et une soirée mémorable… très arrosée mais riche en échanges sur la permaculture, l'autonomie énergétique, la construction de maisons, les rapports humains…
Même si cette rencontre nous a valu une bonne migraine le lendemain, c'était chouette de partager ce temps, de se détendre et de passer du bon temps.
L'avenir nous le dira, mais nous sommes pratiquement sûrs de revoir ces copains d'un soir !

Paksé, la boucle du plateau des Bolovens

Comme pour la boucle de Thakek, il s'agit ici d'un itinéraire en boucle d'environ 300 kilomètres.
Le paysage est cette fois plus monotone, ce sont essentiellement des terres agricoles, des plantations de café, longanes, bananes, piments, etc.
Nous irons plus vite, là où certains réalisent cette boucle en 4 ou 5 jours, nous n'y passerons que 2 jours !
Nous passerons la fin de journée puis la nuit à Tad Lo, petit village très agréable au plus proche d'une cascade, cadre reposant dans lequel nous aurions peut-être pu rester plus longtemps…

Mais, nous avons tellement adoré la boucle de Thakek que celle-ci nous paraît plus fade… Il faut dire aussi que ces circuits en scooter sont fatigants… Nous avons vraiment envie de nous reposer, nous approchons des 4000 îles…

Les 4000 îles, Don Det et Don Khône.

Nous quittons la région de Paksé pour rejoindre le district de Siphandone.
Siphandone veut dire 4000 (siphan) îles (don)… Entre nous, nous ne sommes absolument pas certains qu'il y ait réellement 4000 îles sur le site des 4000 îles !
A moins que les laotiens n'aient compté le moindre petit bout de terre au milieu du Mékong?
IMG_5210Car dans cette région du Laos, le Mékong devient paresseux, il tourne et se détourne, se sépare en de multiples bras pour former cet archipel de charmantes petites îles luxuriantes.
Le paysage est évolutif en fonction des saisons et il est facile de se laisser aller à la contemplation, au repos, à la réflexion dans ce cadre.
Seuls, le passage des bateaux à moteur, les cris des enfants qui jouent dans le Mékong et les coqs déréglés nous rappellent que ce paradis est un lieu de vie quotidien pour toute une population.

Nous profitons de notre séjour sur les 4000 îles pour nous accorder une pause détente entrecoupée de belles promenades.
Afin de mieux prendre la mesure des lieux, nous nous offrons une journée d'excursion en kayak biplace à travers les différentes îles et îlots.
Excursion qui nous fournira l'occasion de nous baigner dans le Mékong, d'aller découvrir les cascades, vendues sur le papier commes les chutes du Niagara asiatiques.
Sur ce dernier point, soyons honnêtes, c'est un peu comme le nombre d'îles sur les 4000 îles: légèrement exagéré!

Don Khône

Nous choisissons de nous établir à Don Khône. Parmi les trois îles les plus fréquentées et accessibles c'est celle-ci qui nous paraît le mieux nous correspondre.
L'île est à taille humaine, il est possible d'en faire le tour en moins de 2 heures.
Il y a suffisemment de propositions de commerces pour que cela soit simple pour nous, sans tomber dans les abus des îles surpeuplées de touristes où l'on sert des burgers, des pizzas et des tartines de nutella à tout va.

En quelques jours nous prenons nos habitudes, notre guest house, notre vendeuse de bières, notre restaurant avec Papi qui nous reçoit toujours avec le sourire et un verre de Lao-Lao pour le digestif.
Nous prenons goût au farniente et nous n'avons vraiment plus envie de courir !

Don Det

Reliée à Don Khône par un pont, la petite île de Det est tout aussi sympathique, mais un peu plus touristique.
IMG_5197Ainsi, au beau milieu des restos qui font des hamburgers et des bars qui diffusent Wimbledon et le football anglais trône un hôtel resort avec une belle et grande piscine…
Drôle de sensation lorsque nous voyons que des enfants du coin observent avec envie cette piscine à laquelle ils n'ont évidemment pas le droit !
Finalement, nous les retrouverons plus tard sur le bord du Mékong, en train de s'amuser avec leurs autres copains à bord de leur pirogue ou avec masques et tubas.

Si eux sont passés à autre chose, nous nous sommes questionnés sur ce que les gens attendent de leurs voyages?
Quel est l'intérêt de voyager au Laos jusqu'au bord du Mékong si c'est pour se retrouver toute la journée au bord d'une piscine entre 4 murs sans aucun contact avec les gens, leur vie, leur culture?

Jamais deux sans trois.

IMG_20170129_231330Nous avions à peu de choses près le même itinéraire que Victor et Zoé, il était à peu près certain que l'on se retrouverait qaux 4000 îles. A la date supposée de leur arrivée sur place, nous leur envoyons un message pour leur donner rendez-vous.
C'est donc un soir, au coucher de soleil sur le pont reliant Don Det à Don Khône que nous retrouvons ces copains de voyage intermittents… Sauf que eux étaient bien surpris de nous retrouver, puisqu'ils n'avaient pas pris connaissance de notre message!

Encore un petit clin d'oeil de la vie, que résume bien cette phrase de Paulo Coelho et que nous avons souvent eu l'occasion de vérifier au cours de notre voyage…

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

Le lendemain, nous fêtons chez Papi ces retrouvailles mais également notre dernière soirée au Laos, notre visa expirant le lendemain. Victor et Zoé ont encore quelques jours à profiter de la douceur des 4000 îles…

Rendez-vous pris, pour de bon cette fois-ci avec eux, au Cambodge, notre prochaine destination et donc… prochain article !IMG_20170130_165552

 

Extrait d’Indonésie

"Je suis désolée mais vous ne pouvez pas embarquer sur ce vol, car vous n'avez pas de billet attestant de votre sortie de l'Indonésie dans les 30 jours."
acces-refuse
Voici en substance ce que nous dit avec un grand sourire l'agent de comptoir, le 22 septembre 2016 à l'aéroport Charles de Gaulle – Paris – France.
Elle nous le dit avec un tel sourire qu'au début, nous croyons à une blague. Mais non, elle est très sérieuse… ce qui ne l'empêche pas d'être souriante.
Son sourire s'élargit encore un peu plus quand nous lui expliquons que nous avons prévu de partir 7 mois en Asie du Sud-Est et que nous ne savons même pas où nous serons dans 15 jours…
"Je trouve ça super, vraiment. Mais désolée, il vous faut un billet de sortie. Pas de billet de sortie, pas d'embarquement!"

avion

Youpi, les aventures recommencent. Mode gestion de crise enclenché. C'est reparti pour le voyage ! 
Nous trouverons avec elle une solution en 10 minutes. Solution qui nous conduira à Kuala Lumpur en Malaisie le 17 octobre 2016.

A postriori, après recherches et discussions, ce fameux billet de sortie ne serait pas obligatoire… mais dans notre situation… il faut croire que ça l'était…

Billets en poche. Guides de voyage dans les sacs. Sacs sur le dos. Et hop ! Direction l'Indonésie, plus précisément Bali et Lombok.

sac-a-dos

L'Indonésie, c'est quoi, c'est où ?

Avec une population estimée à 250 millions de personnes, il s'agit du 4e pays le plus peuplé du monde.
C'est la 3e démocratie mondiale en nombre d'habitants, la capitale est Jakarta.
Situé entre l'Océan Indien et l'Océan Pacifique, composé de 17 508 îles, il s'agit du plus grand archipel au monde. 
C'est le 1er pays à majorité musulmane pour le nombre de croyants.

indonesie

De fait, c'est peut-être un peu prétentieux de dire dans cet article "nous avons fait l'Indonésie!" 
Disons plutôt que nous avons arrêté notre plan de route sur les îles de Bali, Lombok et Meno… très connues, touristiques, mais comme beaucoup de lieux touristiques, à faire malgré tout…
Et puis pour ne rien vous cacher:

  • Nous avons décidé de commencer notre voyage en prenant des vacances.
  • Alline trouvait l'idée de fêter son anniversaire sur une plage paradisiaque tout à fait séduidante.

BALI:

5780 km² / 4,2 millions d'habitants
Notre parcours : Arrivée à Dempassar / Sanur / Keliki / Ubud / Amed / Padangbai

scootNous nous sommes laissés tentés une fois, pour essayer, par une excursion organisée… 
Maintenant que nous l'avons fait : c'est sûr et certain, cela ne nous correspond pas.
Rien à voir avec le groupe, qui était adorable, encore moins avec le chauffeur qui était vraiment super gentil.
La vérité, c'est qu'après plusieurs mois d'autonomie et de totale liberté avec Combito… Il nous est quasiment impossible de rentrer dans les cases d'un planning ou d'une organisation… 
De plus, il faut bien le dire, cette sensation d'entrer dans un entonnoir commercial où tout est fait pour vous faire dépenser un maximum d'argent, décidément, cela ne nous convient pas!

Nous avons donc suivi le conseil donné cet été par notre copain Guillaume qui a passé quelques semaines à Bali: "LOUEZ UN SCOOTER !"
C'est ce que nous avons fait depuis tous nos camps de base et nous avons ainsi rayonné – géographiquement et humainement – en toute indépendance!

Nos coups de coeur: 

Les rizières de Jatiluwith 

… et de Tegallalang

Les temples de Tirta Empul

.. et de Tirta Gangga

Notre meilleur souvenir:

Sans aucun doute : notre baptême de plongée à Jemeluk, du côté d'Amed. 

Ingrédients pour 1 baptême réussi : 

  • 1 club de plongée francophone, le Baruna Dive Center il y en a plein, et même si celui-ci peut paraître plus cher que d'autres sur l'île, cela reste raisonnable, la qualité et l'accueil sont présents… C'est important, car nous parlons quand même d'aller sous l'eau entre 9 et12 mètres de profondeur !! 
  • 2 instructeurs vraiment au top, à l'écoute, drôles et passionnés.
  • 3 candidats au grand bleu, un peu – beaucoup – flippés, Florence la Lyonnaise du bassin d'Arcachon (on n'a pas encore tout compris) et nous deux.
  • 2 x 45 minutes de grandes émotions : au départ on ressent de l'angoisse voire de la peur mais petit à petit, on finit par arriver à une forme de lâcher prise puis de tranquilité 
  • Nous sommes partis en étant 3 adultes un peu stressés, nous sommes revenus transformés en 3 enfants complètement émerveillés et joyeux !
  • 2 certificats de reconnaissance… nous l'avons demandé comme on demande une image à son instituteur et puis aussi, car notre copine de plongée Florence a eu droit à son 1er niveau de plongée… "Et pourquoi nous on n'a pas de diplôme à la fin??!!" 
  • 2 belles soirées avec 2 nouveaux copains, Florence donc et son ami Thierry… A renouveler avec autre chose que de la Bintang !

LOMBOK:

4725 km² / 3,167 millions d'habitants
Notre parcours : Lembar / Kuta / Bangsal   

Nos coups de coeur:

  • Le farniente à Kuta Lombok, les plages de sable blanc
  • La belle ballade en scooter sur les hauteurs de l'île avec vision de plages magiques au loin.

Notre meilleur souvenir:

ferry2Les 5 heures de voyage en ferry local pour rejoindre l'île.
Les vendeurs à la sauvette profitent de l'installation des passagers pour vous proposer tout et n'importe quoi à manger.
Suit le mini karaoké au début du voyage, viennent ensuite les films comiques et tous les indonésiens éclatés de rire dans le ferry.
Même si le voyage dure plus longtemps qu'avec les bateaux rapides, c'est une expérience à faire… et cela coûte juste 6 fois moins cher !!

GILI MENO

15 km² / 300 habitants
Notre parcours : De Bangsal en bateau avec les locaux… puis ensuite, toute l'île se fait à pied !

3 îles, 3 ambiances.

Si vous entendez parler un jour des Gili, sachez que ce sont 3 îles grandes comme des confettis au nord-ouest de l'île de Lombok.

gili2

  • Gili Trawangan est cosmopolite, à la mode, jeune, bruyante, festive… 
  • Gili Air est plus familiale, mais tout aussi touristique.
  • Notre choix s'est donc porté naturellement vers la petite dernière, Gili Meno, plus sauvage, véritable havre de paix. 

Cependant, pour en avoir discuté avec plusieurs voyageurs, toutes ont un point commun apparemment, il est très difficile de les quitter!

Notre coup de coeur ET meilleur souvenir d'Indonésie.

Gili Meno, sur cette île de quelques kilomètres carrés, nous circulons à pied, à vélo pour les plus pressés, en calèche pour les plus chargés. 
Le scooter électrique y est timidement représenté… Aucun autre élément motorisé ne circule sur l'île… et c'est vraiment agréable
Ile à fuir si vous êtes hyper-actif et que vous avez besoin de monde et d'activités en permanence.

Nous, nous avons adoré:

– revivre le "monde de Nemo" en vrai, tous les matins avec palmes, masques et tuba.

– les repas locaux pris en front de mer
– les après-midi de farniente, de toutes façons il fait trop chaud pour bouger le moindre orteil ! 

POST SCRIPTUM

Nous avons reçu récemment quelques récalamations de la part de certains d'entre vous… 
Nos publications sur Facebook seraient un peu trop ensoleillées et paradisiaques…
Alors pour vous faire sourire et vous dire que vous êtes bien chez vous, voici le

Top 10 de nos anecdotes d'apprentis routard en Indonésie

  1. Les 2 soirs d'affilée où Alline n'a pas pu dîner car les cuisinières de rue indonésiennes, "pas épicé" / "NOT SPICY", elles ne savent pas faire.
     
  2. Les quelques fois où Mika a demandé des plats sans oignons… mais que bon, quand même, les cuisiniers lui en mettaient au moins pour la décoration…
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  3. Le moment de solitude lorsque les loueurs de scooter nous disent: 
    "Faites attention au scooter, il n'est pas assuré… et donc vous non plus… Sinon, vous allez vouloir prendre des casques??"
    "Ooooh ben oui !"
     
  4. L'hôtel où il y avait un élevage de coqs complètement déréglés qui chantaient à toute heure du jour… mais aussi de la nuitimg_0645
  5. L'hôtel avec voisinage direct sur… la mosquée du village… et les fous rires que nous avons eu car l'appel à la prière était parfois fait par des enfants qui chantaient vraiment très faux dans des micros vraiment mal réglés.
     
  6. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante sentait les oeufs pourris… "Mais Mika, tu penses qu'il vaut mieux sentir le soufre ou la transpiration?" "Arrêtes de réfléchir et lave-toi avec beaucoup de savon" 
     
  7. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante était salée… – rien de tel qu'un peu d'eau salée pour se rincer après un bain de mer!!
     
  8. Le grand retour des toilettes sans papier toilettes et nos débuts dans le grand banditisme en volant du papier toilette quand nous en trouvions quelque part (NDLR: nous en avons acheté depuis)
     
  9. Le jour où Mika a voulu faire sécher des graines de piment mais que les fourmis sont venues lui voler… et qu'elles sont venues ensuite nous rendre visite dans le lit la nuit (les fourmis, pas les graines)
     
  10. Le jour où nous avons pris le ferry en se demandant s'il allait arriver entier tellement il était rouillé… mais comme la mer était calme, nous nous sommes dit que ça irait pour les 5 heures de traversée !

Sur ces quelques lignes, nous vous souhaitons de bonnes raclettes et un bon changement d'heure !

bye

Santiago

Lors de notre séjour à Copacabana en Bolivie, nous avons fait la connaissance de Michel, Ana Elena, Lucien et Chloé leurs enfants.
Ils s'étaient arrêtés près de notre bivouac et nous leur avions alors proposé notre spécialité du moment: une infusion à base de gingembre et de feuilles de coca.
En quelques heures, nous avions appris qu'eux aussi avaient pas mal voyagé… le plus pittoresque de leur voyage à nos yeux étant sans aucun doute celui qu'ils ont réalisé… en 2CV… en Afrique !
Nous nous sommes quittés, en échangeant nos coordonnées et la belle Ana Elena nous avait dit en nous faisant un clin d'oeil:

"Si vous passez à Santiago et que vous avez besoin d'une douche ou de faire des lessives, passez nous voir… On a été voyageurs, on sait ce que c'est!"

2 mois plus tard, nous voici à l'approche de Santiago car nous avons besoin d'une pièce pour Combito, ça faisait longtemps… nous savons pertinemment que si nous ne la trouvons pas à Santiago, nous ne la trouverons nulle part!

Oui, mais voila, Santiago, pour ceux qui ne le savent pas, c'est la capitale du Chili!

Pour des gens qui s'étaient jurés de ne plus retourner dans les grandes villes avec Combito, on repassera…

C'est au cours de toutes ces réflexions que nous repensons à Ana et Michel… Nous leur evoyons un mail leur demandant si leur proposition bolivienne tient toujours et si il y a une solution pour garder Combito à l'abri?
Leur réponse est 100% positive, nous sommes super contents: nous allons pouvoir joindre l'utile à l'agréable à Santiago.

Ana et Michel nous reçoivent comme des princes, nous avons notre propre chambre et une salle de bains rien que pour nous, c'est le luxe absolu !

Nous arrivons en pleine semaine au sein de cette famille qui a un rythme de vie réglé comme une horloge suisse!

  • Michel commence le travail à 5 heures du matin, décalage horaire oblige, car il travaille avec la France.
  • Ana Elena a des engagements qui l'amènent régulièrement à dépasser ses horaires de travail effectifs
  • Les petits sont à l'école et ont leurs petites activités extra-scolaires.
  • Enfin, Ana Virginia, la maman d'Ana Elena veille sur ce petit monde.

De fait, nous nous faisons tous petits pour ne pas perturber cette belle organisation !
Combito étant rangé bien au chaud dans la résidence, Michel nous conduira dans Santiago, à la recherche de la fameuse pièce pour Combito, un porte-moyeux… photo ci-jointe pour ceux qui, comme Alline, ne voyait pas à quoi cela pouvait bien ressembler…
WP_20151020_14_42_19_ProAffaire réglée en quelques heures à peine.

Nous profitons des 2 jours suivants pour visiter la ville qui est plutôt agréable ainsi que le parc Manquihue qui se trouve dans les alentours directs de la ville.

Autres moments privilégiés: les repas bien arrosés, les concours de danse et de chants avec les enfants, concours totalement improvisés et arbitrés par leur grand-mère – qui n'est pas du tout objective, soit dit en passant (Ana Virginia, on vous embrasse très fort !!!) – mais aussi d'échanger sur nos expériences de vie, du monde et du voyage.

Nous sommes heureux d'avoir osé frapper à la porte de Michel et Ana: notre première intuition était bonne et nous espérons vraiment les revoir bientôt !

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Après ces quelques jours d'arrêt à Santiago, nous sommes impatients de reprendre la route et nos habitudes… Car après 5 mois de voyage, Combito, c'est vraiment devenu notre maison!

Notre prochaine destination n'est pas très éloignée de Santiago et très symbolique pour nous deux.

Nous souhaitons visiter les vignes San Pedro, productrices du vin Gato Negro… que nous dégustions lors de nos premiers rendez-vous à Nantes dans le restaurant "Mais où est Bécassine à Nantes"… Ceux qui ont fêté notre départ avec nous sauront tout à fait de quel restaurant nous parlons !
(Manu, Eric, on voulait vous dire qu'on pense souvent à vos moules frites devant nos assiettes de pâtes au thon!)

Après enquête, nous sommes hyper déçus d'apprendre que la vigne du Gato Negro ne peut être visitée, elle est en cours de rénovation…
Le jeune femme du centre d'information touristique, face à notre désarroi nous propose une alternative: si vraiment nous souhaitons visiter une vigne, alors nous pouvons toujours nous rendre aux vignes Miguel Torres. Nous ne connaissons pas, mais elle prononce des mots qui vont nous convaincre instantanément: "développement durable", "socialement responsable", "vin d'origine bio et organique".

Nous ne regrettons pas:

La vigne est parfaitement organisée pour recevoir du public et comme nous sommes hors saison – les vendanges commencent en février au Chili – nous avons droit à une visite guidée rien que pour nous deux.
Ainsi nous déambulerons sur le site et toutes ses infrastructures : des pressoirs en inox gigantesques aux caves de stockages des tonneaux en chêne français (cocorico!) en passant par les vignes (au moins 600 hectares sur cette propriété) Nous aurons également la possibilité d'assister à une présentation vidéo (en français, inespéré!!!) de l'histoire de la famille et nous concluerons cette visite par une dégustation de vin avec notre charmante guide, qui fêtait ce jour-là son anniversaire !

Bref: une belle journée, durant laquelle nous avons pensé à tous nos amis qui aiment le vin et plus particulièrement pour Richard, dont c'est le métier maintenant.
Bilan des courses : notre budget journalier a complètement été massacré ce jour-là, incapables que nous sommes de résister à une belle et bonne dégustation de vin!!

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Par acquis de conscience, nous sommes repassés devant les vignes du Gato Negro.
Sans regrets: circulez, il n'y a rien à voir !
En effet, le Gato Negro, il vaut mieux le boire à l'étranger qu'au Chili, car ici, il est considéré comme un bon vin de table, sans plus !

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PS: L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Au Chili, c'est tolérance zéro au volant… pour cette raison, nous avons donc passé la nuit sur le parking de la station essence à proximité de la vigne… Et devinez quelle était la promotion du moment à la station essence?! Des verres à vin, pile ce dont nous avions besoin ! 

 

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San Pedro de Atacama

 

08/09/2015: Chili nous voilà! 

P1100163Contrairement à ce que beaucoup nous avaient dit, nous ne roncontrons pas de difficultés particulières à la douane, tout se passe en douceur.
Le dispositif de passage entre les 2 pays Pérou / Chili est impressionnant, fouille et désinfection systématique des véhicules, aucune nourriture non transformée ne peut entrer au Chili etc…
On nous avait prévenu, les douanes et polices chiliennes sont très vigilants, mais pas souci pour nous… et apparemment, pas besoin d'une assurance !  
Nos premières impressions sont plutôt positives. 
Le Chili nous apparaît comme très familier, car il ressemble beaucoup à la France au niveau des infrastructures.
Les routes sont entretenues, il y a une certaine conscience de l'environnement, tout apparait plus "simple" au Chili que dans les autres pays que nous avons traversés.

Nous sommes très impatients de voir ce que ce pays nous réserve, car toutes les personnes que nous avons rencontrées venant du Chili nous en ont dit tellement de bien.

La géographie du Chili 

En y regardant de plus près, c'est une géographie peu commune.P1100164
Situé sur la côte pacifique de l’Amérique du Sud, le Chili s’étire littéralement sur 4300 kilomètres de long, du Pérou au cap Horn, avec une largeur moyenne de 180 kilomètres.
180 kilomètres, c'est un Nantes/Poitiers (en passant par Nueil les Aubiers) ou encore un Lyon/Genève… Donc pas grand chose. 
Il faut encore ajouter dans ce petit espace : la cordillère des Andes et le désert d'Atacama. 
Le pays se situe dans une zone fortement sismique et volcanique, bref, le Chili, sur le papier, ça a l'air de bouger !

Nous arrivons par le Nord du Chili en suivant toujours la Panaméricaine qui s'appelle ici la "ruta 5", directement dans la zone désertique qui donne sur l'Océan.
Nous ne résisterons pas sous ce bon soleil à l'appel de la plage et de notre première bouteille de Gato Negro du Chili ! 

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San Pedro de Atacama 

Nous prenons assez rapidement la direction San Pedro de Atacama.
San Pedro de Atacama est un petit village sympathiqueau milieu du désert d'Atacama, la zone aride la plus aride du monde.
Il est majoritairement construit en briques de terre crue (Mika a adoré!) et aussi la base touristique de nombreuses excursions.

Une fois de plus nous savourons la liberté que nous offre Combito en nous permettant de choisir nos horaires et lieux de visite en fonction de nos envies.
Nous décidons de visiter le Salar d'Atacama, le Lac de Chaxas, la Vallée de la Lune et la Vallée de la Mort.

Le Salar d'Atacama et le Lac de Chaxas

 

La Vallée de la Lune

La Vallée de la Mort 

Petit souci… nous nous sommes faits voler notre appareil photo et la carte mémoire qui allait avec.
Les photos de la Vallée de la Mort étaient dans la carte mémoire… 
Nous ne pouvons que souhaiter à celui qui a notre appareil s'amusera bien sans le chargeur pour les batteries, quasiment introuvable au Chili!
Tout ce que l'on peut vous dire sur la Vallée de la Mort, c'est que cela ressemble plus à Mars qu'à la Mort. 
La terre y est rouge, il y a des formations géologiques et des dunes, un peu comme à la Vallée de la Lune… Mais tout cela dans tons ocres et rouges… Sublime !