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THAILANDE AVEC ALEXANDRE ET… FIN DU VOYAGE

Voila. C'est fait: pour ceux qui ne le savent pas encore, ceux que nous n'avons pas vu, ceux qui n'ont pas suivi notre page sur Facebook

Notre aventure est terminée, nous sommes rentrés.

Ce site internet avait pour mission de communiquer avec vous, car tout le monde n'a pas Facebook, et de toutes façons, Facebook ne permet pas d'en dire autant qu'ici…
La mission n'est cependant pas tout à fait accomplie, puisqu'il manque encore la dernière pièce du puzzle: les derniers jours du voyage, en Thaïlande toujours, en compagnie d'Alexandre.

Au départ, Alexandre, c'est un ami d'Alline… Lorsque Mikaël est arrivé dans la Beaux gossesvie d'Alline, les deux hommes ont appris, malgré toutes les différences qui existent entre eux, à se connaître, à communiquer et à s'apprécier.
Nous n'avions jamais fait l'expérience de voyager avec un de nos proches… Nous savions vivre en communauté de voyageurs, mais accueillir un "vacancier" dans notre voyage, c'était totalement inédit.

Voyageurs vacanciers ou Vacancier voyageur ?

Au début notre aventure, nous vous avions évoqué dans un article les différences entre des vacances et un voyage au long cours.
L'arrivée d'Alexandre dans notre périple a confirmé quelques lieux communs qui n'ont pas manqué de nous faire rire… Nous ne résistons pas à l'envie de partager avec vous ces anecdotes

Les différences entre un vacancier et un voyageur

  • le vacancier compte en euros. Le voyageur compte en monnaie locale
     
  • le vacancier poste sur Facebook/Instagram/Snapchat. Le voyageur écrit un Blog
     
  • le vacancier peut prendre un apéritif tous les jours parce que c'est les vacances. Le voyageur prend un apéritif pour fêter quelque chose… et parfois s'accorde des vacances dans son voyage (!!)
     
  • le vacancier est content de rencontrer des français. Le voyageur est content de rencontrer d'autres voyageurs
     
  • le vacancier a besoin de manger de la nourriture européenne (crêpes, baguettes, pizzas, omelettes, pancakes etc). Le voyageur fait comme les locaux et mange local (du riz ou des nouilles… de riz) à tous les repas.
     
  • le vacancier a une valise remplie de "trucs au cas où". Le voyageur a un sac à dos avec "l'essentiel"
     
  • le vacancier fait du shopping. Le voyageur achète utile
     
  • le vacancier a besoin de savoir ce qu'on fait demain. Le voyageur profite du moment présent
     
  • le vacancier trouve que tout n'est pas cher. Le voyageur trouve tout est cher et demande toujours le prix local
     
  • le vacancier va au plus simple mais cela coûte un peu plus cher. Le voyageur aime se compliquer la vie pour dépenser moins et voyager plus. 
     
  • Le vacancier fuit les gargottes de rue. Le voyageur les recherche
     
  • etc !

Voyageurs humourEn partageant du temps avec Alexandre, nous nous sommes directement confrontés à cette différence de réalités, à grands renforts de patientes explications, d'échanges bienveillants mais aussi et surtout pas mal de fous-rires.

Alexandre, qui n'a rien d'un grand aventurier au départ, a compris et accepté notre façon de vivre en voyage… Une belle preuve d'ouverture de sa part, qualité qui n'est pas donnée à tout le monde.

Sortir de sa zone de confort

C'est régulièrement que nous vous parlons de zone de confort (vous ne savez pas ce que c'est? regardez donc ici ), en nous rejoignant dans notre voyage, Alexandre a fait un petit pas en dehors de sa zone de confort…

De notre côté, nous avons également fait un pas dans sa direction… et c'est ainsi que nos trois dernières semaines de voyage se sont transformées en mini-vacances d'aventures…

Le cahier des charges d'Alexandre et notre parcours

Alexandre avait un petit cahier des charges auquel nous avons répondu en faisant un petit condensé de Thaïlande sur 17 jours…

  • Ne pas prendre trop de transports
  • Se reposer sur une île paradisiaque
  • Essayer les massages thaïlandais
  • Visiter des temples
  • Flâner dans Bangkok
  • Rencontrer la nature
  • Faire de la plongée
  • Assister à un match de boxe Thaï

Après maintes réflexions, beaucoup de discussions et à grands renforts de guides, nous sommes arrivés à dessiner le parcours suivant : 

  • 27/03 au 03/04 : Koh Chang
  • 03 au 05/04: Ayutthaya
  • 05 au 07/04: Kantchanaburi
  • 07 au 11/04: Bangkok

Hormis la clause sur les transports… Nous avons répondu aux attentes de notre "client", sans trop dénaturer notre mode de voyage…

Koh Chang: notre petit bout de paradis

Sur un planisphère, Koh Chang (Koh: île  / Chang: éléphant) est un petit confetti montagneux au milieu du golfe de Thaïlande près de la frontière du Cambodge. C'est pourtant la troisième plus grande île de la Thaïlande, avec une superficie de 211 kilomètres carrés.
D'un point de vue logistique, nous avions fait le choix de récupérer Alexandre à la sortie de son avion et de partir directement sur Koh Chang.Arrivee Alex
Bien qu'étant située à 310 kilomètres de Bangkok, nous mettons presque 10 heures pour rallier Koh Chang.
Nous nous arrêtons finalement par dépit mais surtout par fatigue au coeur du touristique et bruyant quartier de Lonely Beach sur l'île.
Après une courte nuit, en compagnie de divers animaux et insectes, mais également de poils pubiens (le pauvre!), il ne faudra pas longtemps pour convaincre Alexandre de repartir de bon matin afin de quitter au plus vite, je cite, "cet endroit tout pourri".

Les bonnes choses se méritent et ne se font pas sans efforts… nous arriverons finalement dans notre petit bout de paradis en fin de matinée, dans le village de Bang Bao et plus précisément la plage de Klong Kloi.
koh chang 1
Ici pas de restaurants européens, de bars à shooters et de boutiques de t-shirts… Simplement une plage de sable blanc, quelques bungalows, des transats, la forêt tropicale à proximité et la mer, chaude et transparente.

La haute saison étant passée, nous ne sommes pas plus d'une trentaine sur ce bout de l'île et nous recherchons tous la même chose : la tranquillité!

Entre ballades en scooter, baignades, baptêmes de plongée, jus de fruits frais, tatouages et massages nous passons sur place 5 jours qui font partie de nos meilleurs souvenirs.

Ayutthaya: culture et vieilles pierres

Après la plage, nous nous dirigeons vers Ayutthaya, ancienne capitale de la Thaïlande.
Arrivés à Bangkok depuis Koh Chang, nous choisissons de rallier dans la foulée Ayutthaya par le train. Une nouvelle expérience pour Alexandre. 

Oubliez le TGV ou même le TER. Le train est ici un vieux train, en bois, les fauteuils ne sont pas vraiment confortables, il n'y a pas de climatisation, on y est à l'étroit…
Mais, nous sommes avec les locaux, avec qui nous échangeons des sourires et quelques mots.
Le train roulant à vitesse de croisière de 40km/h, nous prenons le temps de regarder défiler le paysage et d'organiser la suite de notre trajet.

Après Kamphaeng Phet et Sukhothai, que nous avions visités quelques mois auparavant, il ne nous manquait plus qu'Ayutthaya pour compléter le tableau.
Bien que nous ayions déjà largement atteint notre quota de visite de temples et de vieilles pierres, il était impossible de ne pas répondre à la demande d'Alexandre, curieux de découvrir cet aspect culturel et historique de la Thaïlande.

Ayutthaya (3)Une journée en scooter, sous un soleil de plomb, et quelques litres d'eau plus tard, nous tombons tous d'accord pour rentrer au frais dans notre hôtel en fin d'après-midi.
Nous profitons de la soirée et de la nuit au sein même de notre hôtel, avec plusieurs français qui s'y trouvaient également et en compagnie de quelques litres… de bière cette fois-ci.

Kantchanaburi : nature et histoire

Le pont de la riviere Kwai

Alors bon… on ne va pas se mentir, nous ne sommes pas venus spécialement à Kanchanaburi pour le pont de la Rivière Kwai…Un pont reste un pont et celui-ci n'est même pas tellement joli.

Comme il se trouvait sur notre route, nous avons visité le musée (sans grand intérêt), pris quelques photos et… cherché l'air de la chanson du film que nous étions très fiers d'avoir trouvé…
Sauf qu'en rédigeant cet article et en recherchant les bonnes sources… nous allons devoir réviser nos classiques et y retourner pour refaire la vidéo… car c'est bien l'air de la 7ème compagnie que Mika sifflote dans la vidéo ci-dessous !!

Alors que la bonne version se trouve ici…

Les chutes d'Erawan

Une des plus jolies promenades de notre séjour avec Alexandre.
Pour s'y rendre, une fois de plus, nous avons choisi la solution de l'autonomie, en louant des scooters afin de pouvoir rejoindre les chutes au plus tôt.
Dans la zone de la cascade du parc d'Erawan, tout n’est qu’eau et végétation : sept piscines naturelles aux eaux turquoises dans lesquelles viennent se déverser des cascades qui jonchent un parcours de deux heures et demi environ, baignades et jeux aquatiques non compris ! 

Les sentiers sont praticables par tous. La montée se fait un peu plus difficile entre les niveaux six et sept, les escaliers sont raides et certaines échelles de bois bancales. Plus on grimpe, plus les visiteurs se font rares et le site tranquille: PARFAIT !

Nous avons pour notre part trouvé notre bonheur au niveau six, dans une piscine naturelle où nous étions les seuls humains, le bassin étant lui habité par quelques centaines de poissons.

Le Garra Rufa ou poisson docteur, est utilisé un peu partout en Asie pour traiter des psoriasis, des dermites, des eczémas et aussi pour son aptitude à nettoyer efficacement les plaies.
Ce poisson suçote et grignote votre peau comme un poisson ventouse, il est très doux et agréable pour la peau. Expérience validée par Mikaël, mais vraiment pas du tout par Alline et Alexandre.

Bangkok: Retour à la ville et retour tout court…

Un dernier bus nous conduira de Kanchanaburi jusqu'au coeur de Bangkok où même les locaux ne supportent plus la chaleur.
La centaine de mètres que nous aurons à parcourir entre le bus climatisé et notre guesthouse nous donneront le ton de ces derniers jours à Bangkok: c'est la canicule.
Une fois encore, le mot d'ordre sera de se lever au plus tôt pour se promener afin de se préserver de la chaleur en journée.

bangkok (2)

La fin du séjour…

Alexandre est ravi de retrouver la ville et son agitation.
Alline et Mika prennent conscience que la fin du voyage est proche.
Le planning sera légèrement bouleversé par la chaleur, mais aussi par les imprévus de la ville. En effet, difficile de se lever tôt lorsque l'on se couche tard…
De toutes façons, nous sommes globalement tous les trois lassés des visites. Nous avons plutôt Deuil palais royalenvie de nous laisser aller, de nous reposer et flâner sans contraintes.
Seront ainsi annulées quelques visites culturelles: des temples, les palais du roi… la Thaïlande est toujours en deuil suite au décès du roi en octobre 2016. De fait, les Thaïs de tout le pays viennent en pèlerinage à Bangkok pour lui rendre un dernier hommage. Nous fuyons ces lieux.

Les autres incontournables de Bangkok

Un match de boxe Thaï

Le quartier de Chinatown

Le marché aux fleurs

La rue Khao San
Bangkok

Ce dernier lieu mérite une petite explication de texte car Khao San a 3 visages.

  • Le matin, c'est une rue commerçante presque banale avec des restaurants, cafés et boutiques pour touristes…
  • L'après-midi, cette rue se tranforme petit à petit: arrivent les premières gargottes ambulantes pour manger sur le pouce et les stands de marché où l'on ne manquera pas de trouver des pantalons ou des t-shirts avec des motifs d'éléphants – entre autres…
  • Le soir, changement radical de programme, Khao San devient la Rue de la Soif de Bangkok.

Comme il fait chaud, la fête se déroule dehors:

  • Les restaurants et bars font monter les décibels et les basses à gros coup de tubes US
  • Les groupes de musique reprennent Nirvana, U2, Brian Adams et autres groupe de rock des années 90 toujours plus fort que le voisin, mais malheureusement pas toujours très juste
  • Les jeunes (et moins jeunes) touristes se déversent dans la rue
  • L'alcool coule à flot dans les buckets – un seau de plage rempli de cocktails alcoolisés à partager avec des pailles
  • Les vendeurs à la sauvette de tout et n'importe quoi attirent le chaland, c'est ainsi qu'Alexandre a par exemple acheté 2 scorpions à grignoter sur place.

Bref, de 21h à 2h du matin, c'est une orgie programmée qui se répète chaque soir.

Après 2 ans de voyage, nous avons un peu de mal à nous imprégner de l'ambiance, nous faisant au passage taxer de "vieux pas drôles" par Alexandre… mais un bucket plus tard, nous comprenons pourquoi Khao San Road est mondialement connue.
Evidemment, Alexandre a adoré et nous avons encore des fous-rires en reparlant de cette soirée… mais comme pour Las Vegas, tout ce qui se passe à Khao San reste à Khao San.

Le retour…

trainLes vacances d'Alexandre se terminent, il nous quitte le surlendemain, la tête pleine de souvenirs et heureux de rentrer chez lui…

Quant à nous, ce ne sont pas nos vacances qui se terminent, mais une aventure à part entière de 2 ans qu'il est diffcile de résumer tant elle a été riche à tous points de vue… A l'heure où nous écrivons cet article, à "jour du retour + 77 jours" nous avons revu et échangé avec certains d'entre vous, nous suivons les aventures d'autres, nous attendons de rencontrer certains de vous à nouveau…

Il est encore un peu tôt pour faire un bilan et savoir ce que nous allons faire de nos vies, maintenant que nous sommes de retour à Nozay, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France… Faites-nous confiance, nous avons des idées et des envies plein la tête et le coeur.
Pour l'instant, ce qui est certain, c'est que nous allons bien. C'est tout ce que nous nous pouvons dire pour le moment… c'est déjà pas mal non?

IMG_20170411_210824Merci à tous de nous avoir suivi, écrit, téléphoné, skypé, hébergé, soutenu, rassuré ou juste lu… Nous vous donnerons des nouvelles très bientôt ! On vous embrasse !

 

THAILANDE LE RETOUR 1

Pour la 3ème et dernière fois de notre séjour en Asie du Sud Est, nous entrons en Thaïlande. 
Depuis le Cambodge, nous rallions Bangkok en bus, soit un trajet de 10 heures pauses incluses. 
Arrivés à Bangkok, nous échangeons un regard et quelques mots: "y'a du bruit!………"…….. "y'a du monde!……." nous savons aussitôt et sans nous concerter que nous n'allons pas nous attarder dans la capitale.
Nous avons rendez-vous dans 3 jours dans un village au sud de Chiang Mai. 

2 solutions s'offrent à nous:

  • Passer une courte nuit sur Bangkok pour repartir le lendemain vers Chiang Mai avec à nouveau 10 heures de trajet de jour…
  • Enchaîner directement avec un bus de nuit vers Chiang Mai et arriver le lendemain matin vers 8h…

Trajet Siem Reap Bangkok Chiang MaiCe choix ne s'est pas posé très longtemps. Nous avons pris l'habitude de suivre notre instinct. 
Dans le cas présent notre instinct nous disait : "Quittes à être fatigués, autant l'être pour de bon et avoir du temps pour retrouver la forme"
Nous sautons dans un taxi, puis dans un autre bus qui nous permet de rallier Chiang Mai (dont nous vous parlerons ultérieurement) en une dizaine d'heures. 

Mais pourquoi encore la Thaïlande

  • La Thaïlande est au centre de l'Asie du Sud-Est, elle est donc totalement intégrée au milieu de notre parcours
  • Notre itinéraire est prévu en boucle… enfin dans notre cas, c'est plutôt une spirale!
  • Nous souhaitons limiter nos déplacements en avion
  • Un de nos chers amis nous rejoint pour terminer le voyage avec nous.
  • Notre retour vers la France se fera depuis Bangkok mi avril… Nous y sommes quasiment ! 
  • Mais aussi et surtout : nous avons présenté notre candidature pour un bénévolat en Permaculture / Spiritualité à Wang Luang, petit village au sud de Chiang Mai… et nous sommes retenus!

A propos du volontariat

Les 2 volontariats que nous avons réalisés au Chili nous avaient enrichis humainement et culturellement, nous avons donc recherché une expérience similaire en Asie.
Malheureusement, entre les missions qui ne correspondaient pas à notre niveau ou centres d'intéret et celles où nous devions payer pour être volontaires – cherchez l'erreur ! – nous nous étions faits une raison…
IMG_5998Finalement, au moment où nous y croyions le moins, Mika, par le biais de ses différentes inscriptions sur des sites d'écologie et de permaculture, a trouvé ce que nous recherchions.
Nous voici donc en route pour un volontariat à Wang Luang, où nous allons travailler durant 3 semaines chez Bernard installé en Thaïlande depuis quelques années et Mone sa femme.

Arrivée et installation à Wang Luang

Depuis Chiang Mai, nous n'avons pas pris le chemin le plus direct.
Nous pensions arriver en fin de matinée, nous arriverons à Wang Luang en milieu d'après-midi. 
L'accueil que nous réserve Bernard est chaleureux et le contact se fait facilement.

Wang Luang est un village, nous sommes les seuls "farangs" (étrangers à peau claire) du coin, il est donc inutile de vouloir communiquer en anglais.
Nous prenons conscience de nos lacunes en Thaï… Nous savons dire "bonjour", "merci", "sans oignons (pour Mika)"
Nous voulions de l'authenticité, nous sommes servis! 

IMG_6017Bernard et Mone nous mettent de suite à l'aise: nous disposons d'une maison privée dans le village, mais aussi d'une petite moto pour être autonome dans nos envies de déplacements.
Pour nous qui sommes sur la route depuis quelques temps, c'est une drôle de sensation d'avoir un chez-soi, des horaires et de nouvelles habitudes.
Comme nous sommes les premiers volontaires, il y a quelques petites choses à ajuster dans la maison… 

  • La maison est nue, pas de chaises, pas de tables.
  • La salle de bain n'est pas terminée, l'eau chaude et les évacuations d'eau ne sont pas installées
  • Les matelas dans les chambres se sont littéralement envolés de la voiture, quelque part sur la route entre Chiang Mai et Wang Luang.

Là où certains pourraient être dcontenancés, nous, cela nous fait sourire…
Un déplacement dès le lendemain à Chiang Mai où nous ferons la connaissance de Daam, un tatoueur Sak-Yant qui travaille avec Bernard, quelques heures de bricolage et la maison sera totalement opérationnelle.

Le lieu de vie de Bernard et Mone est immense, rempli de végétation, très loin des jardins à la française.
Bernard en bon maître des lieux nous fait une visite de son domaine, entre vergers, parcelles de jardins zen, jardin d'alimentation, jardins d'expérimentations, on s'y perd un peu.
Nous découvrons avec bonheur tous les arbres, plantes, oiseaux et papillons qui occupent ce lieu.

Rapidement, nous nous apercevons que Bernard part dans tous les sens, mais ne perd pas le fil.
A nous de suivre et de prendre le train en marche.
Dès les premières heures des situations et des conversations nous font réagir, réfléchir… Ce séjour va être intéressant.

Du côté de Mika

IMG_5996Une des devises favorites de Mika quand il travaille pour les autres est "Je fais comme pour moi", gage de qualité !
Il a de l'expérience dans le jardinage, le bricolage, cela fait des mois qu'il n'a pas touché des outils et est tout content d'être au grand air.

Au cours de ces semaines, Mika finalise l'irrigation des différents terrains. En quelques jours, ce qui était jaune devient vert : tout ce petit monde végétal avait grand soif. Grâce à l'effet combiné de l'arrosage et d'une taille salutaire, les bananiers fleurissent…
Comme d'habitude avec Mika, les chantiers, qui sont nombreux, se font vite et bien: construction d'un poulailler, d'une maison des graines, d'une mare au canards… Tout cela a l'air de convenir à Bernard qui reprend la devise de Mika à son compte: "Tu fais comme pour toi, j'ai confiance!"

De temps en temps, cependant, Mika doit faire des efforts de communication avec Bernard, entre ce qui se dit, ce qui s'entend, ce qui est compris, ce qui va sans dire…
Il n'est pas toujours évident d'apprendre à travailler ensemble et ce sont de belles leçons de vie ! 

Du côté d'Alline

IMG_5997Pour Alline, c'est un peu plus compliqué… Plutôt novice dans le jardin et dans la permaculture, elle est bien consciente qu'elle ne sera pas aussi autonome que Mika.
En l'assignant à la récolte des graines, c'est un drôle de tour Bernard lui a joué.
Au début le projet lui semble intéressant, mais la réalité du terrain est tout autre… tout est sec. Normal, les graines apparaissent à la fin du cycle de la plante…
De plus, elle se voit tomber immédiatement dans les travers de sa personnalité : recherche d'excellence tétanisante, sens critique négatif suivi d'insatisfaction gobale.
Entre les 1001 questions qui l'assaillent (pourquoi tant de graines? à quoi vont-elles servir? et puis ce sont des graines de quoi d'abord?), le peu de résultat visible de son action et son cerveau qui tourne à toute vitesse, elle est très loin de l'instant présent et de l'ici et maintenant…

Mais après quelques jours au contact de ces graines, elle finit par les apprivoiser, les trouver jolies, intéressantes. 
De cette expérience "germera" une idée de souvenir à remettre aux convives du mariage… une façon supplémentaire de donner du sens… 
Projet qui sera réalisé avec l'aide de Bernard… ce qui conforte Alline dans l'idée qu'elle a besoin de travailler en équipe!  
Quelques jours plus tard, Alline demande à changer de projet. Bernard lui propose alors de transplanter les bébés papayers dans des sacs à semis, pour aller les planter ensuite ailleurs…
Cette mission, immédiatement visible, la rassure sur ses capacités et se sent un peu plus utile dans le jardin.

Mone

Impossible de résumer ce séjour sans parler de Mone.
Mone, c'est un peu la fée clochette version thaïlandaise. 
Comme elle, elle va, vient, virevolte. Elle en a le gabarit, la grâce, l'énergie et le caractère !
En plus d'avoir un métier bien prenant qu'elle adore, lorsqu'elle rentre le soir, elle invente toujours de nouvelles activités…
Un jour elle fait des savons pour la fête de son mariage, pour offrir à ses convives.
Le lendemain c'est un atelier shampoing maison, qu'elle offrira aux personnes de son entourage.
Tous les jours, elle cuisine des menus traditionnels et locaux

Toujours disponible et de bonne humeur, elle prend du temps sur son week-end de nous emmener dans un marché de vêtements traditionnels Lanna… Nous devons trouver des tenues, nous sommes invités à leur mariage à la fin de nore séjour.

Les petites phrases de Bernard

IMG_6048En bon jardinier, Bernard sème des petites phrases comme d'autres sèment de la salade.
Florilège des p'tites phrases de Bernard pendant notre séjour:

A Alline et Mika
"Faites comme vous le sentez. Soyez créatifs. Les règles sont faites pour être dépassées… mais suivez-les quand même hein !" (puis il est parti et nous, nous ne savions plus quoi faire)

"Qu'est-ce qui est le plus important: avoir raison ou être heureux?" (un jour où nous discutions à base de "mais si, mais non"… cela nous a stoppé directement !)

"Il faut faire confiance à l'âme du monde" (celle-ci ok, nous la connaissions déjà!)

"Il faut prendre en compte la loi de l'impermanence de toutes choses" (Bon, celle-ci elle n'est pas de lui, c'est de Bouddha, mais il l'a bien reprise à son compte !)

A AllineIMG_6054
"Il ne faut pas penser, il faut agir" (s'en est suivie une longue conversation intérieurer sur le fait que pour passer à l'action il fallait quand même réfléchir, etc. Et… le petit vélo était relancé pour le tour de la Thaïlande)    

A Mika
" Il est important de savoir s'arrêter à temps" (sans commentaires)

Du travail, mais pas que! 

Ces quelques semaines à Wang Luang nous permettront de faire des choses nouvelles et différentes…

L'anniversaire d'un moine bouddhiste

Invités dans une cérémonie d'anniversaire d'un moine, nous nous demandons encore si nous n'avons pas un peu ravis la vedette à ce moine !!

La visite du musée Ganesh

L'occasion de changer… cette fois-ci ce ne sont pas des Bouddhas que nous avons vu par milliers, mais des Ganesh… divinité mi-homme, mi-éléphant c'est le dieu qui supprime les obstacles, de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence. Tout nous quoi !

Le marché de Wiang Nong Long 

Un marché immense dans lequel nous serons les seuls farangs… l'occasion pour nous de découvrir des produits et des personnes différentes… A la différence des temples, les marchés, nous, on adore et on ne s'en lasse pas !

Des tatouages

IMG_5959 (3)Nous vous parlions plus haut de Master Daam, le moine tatoueur Sak-Yant, qui travaille avec Bernard.
Daam, ancien moine bouddhiste, tatoueur de son état travaille sur les tatouages Sak-Yant, magiques.
Mika a un coup de foudre dans le catalogue de tatouage pour un personnage sacré, du nom de Russie. Un sage de la forêt qui se promène dans les montagnes en méditant. Le contact passe tellement bien avec Daam qu'il se fera tatouer quelques jours plus tard…

Alline, elle, se fait tatouer par Bernard, un dessin qu'elle avait depuis quelques temps en tête, mais qu'elle ne savait pas comment présenter. Aidée par une esquisse de Sophie la copine de Birmanie et les propositions de Bernard… En en peu plus d'une heure l'affaire est réglée!
Cette expérience de tatouage donnera l'occasion d'avoir un échange mouvementé émotionnellement mais toujours bienveillant avec Bernard…

Le mariage de Mone et Bernard

Comme dit plus haut, Bernard et Mone nous ont gentiment convié à nous joindre à leurs proches pour la fête de leur mariage!
Notre séjour à Wang luang se terminera sur cette note joyeuse, mouvementée et savamment organisée à la thaïlandaise!

A suivre… !

Pour la première fois depuis 2 ans… nous sommes à jour dans le blog… Nous partons ce soir (encore un bus de nuit!), direction Bangkok, pour récupérer à l'aéroport Alex, notre copain nantais… qui ne sait pas encore quelles aventures nous lui réservons!

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LAOS partie 2 : sous le soleil

Le sud du Laos

La seule bonne nouvelle que nous avons sur le chemin vers le sud du Laos, mais qui n'est pas des moindres… le retour du soleil !
La pluie n'est définitivement pas l'amie du voyageur en sac à dos !

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Vientiane

L'objectif du séjour à Vientiane est simple, nous souhaitons commander nos visas pour le Cambodge, le passage par la frontière terrestre ayant mauvaise réputation.
Sauf qu'en voyage, nous perdons parfois la notion du temps et nous arrivons à Vientiane un… vendredi en fin de journée.
Nous occupons donc la fin de semaine à visiter la capitale qui est très tranquille, à taille humaine… sous une chaleur écrasante.
Entre vieux bâtiments coloniaux et arc de triomphe à la mode asiatique, nous déambulons sans autre but que de faire passer le temps jusqu'au lundi matin pour nous rendre à l'ambassade du Cambodge.

Le lundi suivant…

Nous avons vainement essayé de louer un scooter. Le loueur ne démordra pas de sa logique : "Pour louer un scooter, il faut un passeport en dépôt de garantie".
Après deux tentatives infructueuses de lui faire comprendre que nous ne POUVIONS PAS lui laisser nos passeports, puisque nous en avions BESOIN pour faire nos VISAS
… nous finissons par louer des vélos afin de nous rendre à l'ambassade du Cambodge.

IMG_20170203_101748Trouver des solutions plutôt que de discuter, ne pas chercher à modifier des fonctionnements bien ancrés, cela doit être cela aussi le fameux lâcher prise dont tout le monde parle !
Au final, nous arriverons peu après l'ouverture de l'ambassade… qui nous signifiera que les visas sont désormais réalisés en 72 heures…
3 jours de plus à Vientiane? Merci, mais non merci… Nous passons notre chemin, décidons de reprendre aussitôt la route vers le Sud quitte à faire le visa cambodgien en arrivant sur le territoire… et tant pis si c'est compliqué, nous ne sommes pas pressés!

Thakek, la boucle des karsts de Khammouane

IMG_5105Au fil du temps, les routards, les agences et services touristiques de la région de Khammouane ont imaginé un itinéraire en boucle d'environ 400 kilomètres. Le concept est très simple: louer une petite moto, laisser son gros sac à dos, prendre le strict minimum et partir à l'aventure!
La veille de partir sur la boucle, nous n'étions pas d'accord sur l'itinéraire à suivre. Nous nous interrogions beaucoup. Il n'est pas évident de faire des choix lorsque l'on ne connait pas les lieux que l'on va croiser…
Comme la vie est bien faite et qu'il n'y a jamais de hasard, c'est ce moment qu'ont choisi Victor et Zoé (rencontrés du côté de Luang Prabang) pour littéralement réapparaître sur notre route !
Chance, ils viennent tout juste de terminer la boucle, nous confient leurs ressentis et nous indiquent leurs bons plans.
Nous nous quittons ravis de s'être retrouvés et en étant à peu près sûrs de se recroiser. Grâce à eux, nous prenons la route le lendemain en pleine confiance.

La richesse de cette boucle est la diversité des paysages : le Mékong, les forêts tropicales, les villages, les plantations, une forêt inondée, les pics karstiques, les grottes, les cascades.
Nous sommes ravis de ces quelques, c'est dans ces moments d'évasion à notre rythme que nous sommes les plus heureux.

La grotte de Konglor.

Au cours de cette expédition, nous faisons une des visites les plus étranges et inédites de notre voyage… La grotte de Konglor.
Une grotte immense, pouvant atteindre jusqu'à 100 mètres de haut, elle ressemble à un tunnel de 7,5 kilomètres de long pour 30 de large en moyenne.
A l'intérieur de celle-ci coule une rivière, nous la traversons donc en pirogue.
Elle eut son utilité pendant la deuxième guerre d'Indochine, en servant de planque.
Un jour – grâce à un canard qui voguait en sens inverse – l'on découvrit que la grotte avait une sortie et sa fonction changea : elle servit à l'acheminement des armes et des munitions.
La visite en elle-même ne permet pas de voir grand-chose finalement, seuls 150 mètres sont mis en lumière et en valeur, l'occasion de refaire le point sur la différence entre stalagmites et stalactites.

Tout se joue finalement dans l'imaginaire de chacun… le fait de passer un peu plus de 45 minutes dans un endroit confiné et dans une obscurité quasi complète peut être dérangeant…

Un peu de Normandie au Laos

La deuxième nuit de ce circuit sera mouvementée, car nous avons fait la connaissance de Cyrille et Isis, un couple venu de Normandie.IMG_20170120_024512
Ils sont en vacances, prennent le temps de vivre et jouent à la pétanque à l'hôtel où nous nous arrêtons.
(Oui, la pétanque est très présente au Laos, héritage de la colonisation française, au même titre que la baguette de pain)
Nous passons une fin de journée et une soirée mémorable… très arrosée mais riche en échanges sur la permaculture, l'autonomie énergétique, la construction de maisons, les rapports humains…
Même si cette rencontre nous a valu une bonne migraine le lendemain, c'était chouette de partager ce temps, de se détendre et de passer du bon temps.
L'avenir nous le dira, mais nous sommes pratiquement sûrs de revoir ces copains d'un soir !

Paksé, la boucle du plateau des Bolovens

Comme pour la boucle de Thakek, il s'agit ici d'un itinéraire en boucle d'environ 300 kilomètres.
Le paysage est cette fois plus monotone, ce sont essentiellement des terres agricoles, des plantations de café, longanes, bananes, piments, etc.
Nous irons plus vite, là où certains réalisent cette boucle en 4 ou 5 jours, nous n'y passerons que 2 jours !
Nous passerons la fin de journée puis la nuit à Tad Lo, petit village très agréable au plus proche d'une cascade, cadre reposant dans lequel nous aurions peut-être pu rester plus longtemps…

Mais, nous avons tellement adoré la boucle de Thakek que celle-ci nous paraît plus fade… Il faut dire aussi que ces circuits en scooter sont fatigants… Nous avons vraiment envie de nous reposer, nous approchons des 4000 îles…

Les 4000 îles, Don Det et Don Khône.

Nous quittons la région de Paksé pour rejoindre le district de Siphandone.
Siphandone veut dire 4000 (siphan) îles (don)… Entre nous, nous ne sommes absolument pas certains qu'il y ait réellement 4000 îles sur le site des 4000 îles !
A moins que les laotiens n'aient compté le moindre petit bout de terre au milieu du Mékong?
IMG_5210Car dans cette région du Laos, le Mékong devient paresseux, il tourne et se détourne, se sépare en de multiples bras pour former cet archipel de charmantes petites îles luxuriantes.
Le paysage est évolutif en fonction des saisons et il est facile de se laisser aller à la contemplation, au repos, à la réflexion dans ce cadre.
Seuls, le passage des bateaux à moteur, les cris des enfants qui jouent dans le Mékong et les coqs déréglés nous rappellent que ce paradis est un lieu de vie quotidien pour toute une population.

Nous profitons de notre séjour sur les 4000 îles pour nous accorder une pause détente entrecoupée de belles promenades.
Afin de mieux prendre la mesure des lieux, nous nous offrons une journée d'excursion en kayak biplace à travers les différentes îles et îlots.
Excursion qui nous fournira l'occasion de nous baigner dans le Mékong, d'aller découvrir les cascades, vendues sur le papier commes les chutes du Niagara asiatiques.
Sur ce dernier point, soyons honnêtes, c'est un peu comme le nombre d'îles sur les 4000 îles: légèrement exagéré!

Don Khône

Nous choisissons de nous établir à Don Khône. Parmi les trois îles les plus fréquentées et accessibles c'est celle-ci qui nous paraît le mieux nous correspondre.
L'île est à taille humaine, il est possible d'en faire le tour en moins de 2 heures.
Il y a suffisemment de propositions de commerces pour que cela soit simple pour nous, sans tomber dans les abus des îles surpeuplées de touristes où l'on sert des burgers, des pizzas et des tartines de nutella à tout va.

En quelques jours nous prenons nos habitudes, notre guest house, notre vendeuse de bières, notre restaurant avec Papi qui nous reçoit toujours avec le sourire et un verre de Lao-Lao pour le digestif.
Nous prenons goût au farniente et nous n'avons vraiment plus envie de courir !

Don Det

Reliée à Don Khône par un pont, la petite île de Det est tout aussi sympathique, mais un peu plus touristique.
IMG_5197Ainsi, au beau milieu des restos qui font des hamburgers et des bars qui diffusent Wimbledon et le football anglais trône un hôtel resort avec une belle et grande piscine…
Drôle de sensation lorsque nous voyons que des enfants du coin observent avec envie cette piscine à laquelle ils n'ont évidemment pas le droit !
Finalement, nous les retrouverons plus tard sur le bord du Mékong, en train de s'amuser avec leurs autres copains à bord de leur pirogue ou avec masques et tubas.

Si eux sont passés à autre chose, nous nous sommes questionnés sur ce que les gens attendent de leurs voyages?
Quel est l'intérêt de voyager au Laos jusqu'au bord du Mékong si c'est pour se retrouver toute la journée au bord d'une piscine entre 4 murs sans aucun contact avec les gens, leur vie, leur culture?

Jamais deux sans trois.

IMG_20170129_231330Nous avions à peu de choses près le même itinéraire que Victor et Zoé, il était à peu près certain que l'on se retrouverait qaux 4000 îles. A la date supposée de leur arrivée sur place, nous leur envoyons un message pour leur donner rendez-vous.
C'est donc un soir, au coucher de soleil sur le pont reliant Don Det à Don Khône que nous retrouvons ces copains de voyage intermittents… Sauf que eux étaient bien surpris de nous retrouver, puisqu'ils n'avaient pas pris connaissance de notre message!

Encore un petit clin d'oeil de la vie, que résume bien cette phrase de Paulo Coelho et que nous avons souvent eu l'occasion de vérifier au cours de notre voyage…

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

Le lendemain, nous fêtons chez Papi ces retrouvailles mais également notre dernière soirée au Laos, notre visa expirant le lendemain. Victor et Zoé ont encore quelques jours à profiter de la douceur des 4000 îles…

Rendez-vous pris, pour de bon cette fois-ci avec eux, au Cambodge, notre prochaine destination et donc… prochain article !IMG_20170130_165552

 

Thaïlande, ça s’en va et ça revient

Thaïlande ça s'en va

Vous est-il déjà arrivé de vous lancer dans une action, un projet, parfois même une relation et de sentir dès le départ, que cela ne va pas être simple voire même que cela va être très compliqué?
Avez-vous déjà entendu cette petite voix intérieure, celle du coeur, qui vous dit "Non, non, tu n'es pas sur la bonne voie, arrête tout de suite ce que tu fais!"

Coeur et cerveau
Soyez honnêtes… Oui, certainement… mais comme votre cerveau s'est programmé à réaliser coûte que coûte cette action, projet ou relation, alors vous insistez, vous persévérez, vous y allez en force.
Le cerveau gagne bien souvent… Là où il devrait collaborer avec le coeur.

Nous avons vécu cette expérience en arrivant dans le sud de la Thaïlande fin octobre et pourtant les signaux étaient forts !

apres-la-mort-de-son-roi-la-thailande-entre-dans-un-long-deuil Nous arrivons 15 jours après le décès du Roi de Thaïlande après quasiment 70 ans de règne…  Le pays est déclaré en deuil pendant un an, discrétion, calme et recueillement sont de rigueur.
– La météo est défavorable, le soleil tarde à arriver, il y a, comme en Malaisie de grosses averses à toutes heures de la journée.
– Grosse déception sur le concept des îles soi-disant paradisiaques… Bien sûr, si la mer est bleue, les cocotiers verts et le sable blanc c'est un bon début… mais devoir enjamber près de 2 mètres de déchets divers sur plusieurs kilomètres pour accéder à la plage… c'est l'enfer au paradis pour nous qui sommes de plus en plus sensibles à l'environnement.
– Cerise sur le gâteau, Alline a fait une mauvaise manipulation sur l'appareil photo et a effacé toutes les photos de ce début de séjour, comme si nous devions vraiment oublier cette période !

Heureusement et comme d'habitude, rien n'est tout noir ou tout blanc.

Aurore et SebEntre deux îles faussement paradisiaques, une énorme intempérie suivie logiquement d'une inondation (!!), nous faisons la connaissance d'Aurore et Sébastien en long voyage et d'un autre couple de français en vacances.
Nous passerons la soirée à faire ce qu'un groupe de français voyageurs fait le mieux lorsqu'ils se retrouvent entre eux… boire des coups, parler voyages, échanger des bons plans, critiquer un peu, et… manger. 
C'est également grâce à ce premier séjour malheureux en Thaïlande que nous validons définitivement notre séjour en Birmanie que nous avons vraiment adoré.

Thaïlande, ça revient

oupsAprès un passage très rapide donc, c'est début décembre que nous faisons notre deuxième entrée en Thaïlande. Pour le coup, pas de surprises, tout se fait plus simplement. 
Et quand tout se fait simplement, on est moins attentif, plus léger.
… Plus légère c'est exactement la sensation qu'a ressenti Alline en s'apercevant qu'elle avait oublié sa carte bancaire à la douane.

Le temps, l'expérience de voyage nous ont appris qu'il ne servait à rien de paniquer et qu'au contraire, il faut agir avec discernement.

  • La carte avait bel et bien disparu
  • Il était clair que nous n'aurions pas le temps de retourner à la douane la chercher 
  • Le bus pour notre prochaine destination partait quelques minutes plus tard.

Il ne nous restait plus qu'à faire le nécessaire pour transformer cette carte bancaire en un vulgaire morceau de plastique en faisant opposition à a banque. La situation de crise a été gérée en 20 minutes, le seul grand blessé de l'affaire au final fut l'Ego d'Alline (mais elle le soigne).

Thaïlande, côté histoire

Après cette petite mésaventure, nous entrons enfin dans le vif du sujet.
Puisque nous sommes complètement passés à côté des plages, nous avons de grands espoirs sur la Thaïlande historique, celle des vieux royaumes, des vieux temples et des vieilles pierres.
A pied, à vélo ou en scooter, selon l'étendue des sites, nous avons adoré déambuler, nous laisser porter à travers ces siècles d'histoires.

Notre top 3 des vieilles pierres :

  1. Si Satchalanai: Site plus sauvage les temples sont dans les bois, proche de collines au plus près de la nature. Lors de notre visite, nous sommes chanceux, c'est cet endroit qu'ont choisi des milliers de cigognes pour nicher.

     

     

     

     

     

     

  2. Sukhothai: Un des incontournables de la Thaïlande. Le site est parfaitement bien entretenu. A faire de jour comme de nuit… nous avons eu une petite préférence pour l'athmosphère de nuit.

     

     

     

     

     

  3. Kamphaeng Phet: Dans la continuité de Sukhothai. Pas indispensable, mais comme nous étions dans la région, nous avons fait le grand chelem !

     

     

     

     

     

Ces trois sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco, décision portée par la volonté du roi défunt… grâce à son décès, tous les entrées des sites étaient gratuites. Alors, merci qui, merci le roi !

Thaïlande, côté cuisine

Ce n'est pas une légende. La cuisine thaï est délicieuse.
Même avec un petit budget par repas – en général moins d'1,50 euros par repas et par personne – nous mangeons gourmand et à notre faim tous les jours.
Que ce soit dans la rue, dans des bouis-bouis, sur les marchés, ou dans des restaurants un peu plus élaborés… Rares ont été les déceptions ! 
  
Du coup, lorsque nous sommes arrivés à Chiang Mai, 2ème plus grande ville de Thaïlande, difficile de passer à côté des nombreux cours de cuisine.
Mika a résisté un peu, mais devant l'enthousiasme d'Alline, il a fini par se laisser entraîner dans une journée de cours, en mode Masterchef Thaïlande.
Cela nous a tellement plu que nous prévoyons de ramener un wok dans nos bagages !

 

Entièrement tournée vers le tourisme tout en restant attractive professionnellement, Chiang Mai est cosmopolite, vivante, grouillante et frôle parfois la caricature…
Tout est possible à Chiang Mai : cours en tous genres, massages, tatouages, bars et restaurant pour tous les goûts, des treks dans les alentours, visites de sanctuaires d'animaux etc… 
Une ville parfaite pour des vacances un peu dépaysantes, plus difficile pour les voyageurs au long cours que nous sommes, en quête d'authenticité… Où est donc l'identité de Chiang Mai? Peut-être dans ses vieux remparts et dans la gentillesse des gens qui y vivent.

Hey revoila les copains !

C'est à Chiang Mai que nous avons eu le plaisir de retrouver les copains de voyage Maxime et Sophie rencontrés en Birmanie.IMG_4357 

Ils passent du temps avec le frère de Maxime, Emilien en vacances pour quelques semaines en Thaïlande.
Nous faisons également la connaissance de Gladys et Aris en voyage depuis quelques mois également. 
Notre guest house prend du coup des allures de colocation française à Chiang Mai, c'est un peu étrange, mais pas désagréable.
Dans cette configuration, nous réapprenons à vivre en petit groupe, en communauté. 
Respecter les envies et le rythme de chacun, ne pas s'oublier, savoir se respecter les uns, les autres mais aussi soi-même, s'exprimer, donner son opinon clairement… 
Pour nous qui sommes en binôme depuis plus de 18 mois, vivre en communauté nous a permis de réviser toutes ces petites règles de savoir-vivre que l'on pratique moins en étant en voyage et sans contraintes.

Oh oh oh oh Noël à la campagne.

Liste de NoëlSoyons très honnêtes et un peu égoïstes…
Cette année, une fois encore, nous étions plutôt ravis d'échapper aux traditionnels achats de Noël, gavages de foie gras et abus d'alcool.
Notre constat, c'est qu'avec le temps, l'esprit de Noël s'est vraiment perdu dans une étrange course à la consommation, qui nous dépasse. A cette période de l'année, bien souvent, nous entendons les gens se plaindre de ne plus avoir de sous, cependant tout le monde finit par en dépenser !
Donc, pour le coup, nous étions heureux de passer cette période, sans aucunes expectatives, règles imposées, accords tacites ou habitudes immuables…

Cela ne veut pas dire que nous ne ressentons pas le manque de nos familles, de nos amis… au contraire, c'est le moment où nous cherchons le plus à les joindre…
C'est juste qu'en y réfléchissant à distance, Noël devrait être quelque chose de simple et de magique à la fois…

  • … où les familles sont heureuses de se retrouver et de partager ce moment ensemble
  • … où les portes s'ouvrent pour ceux qui sont seuls
  • … où la qualité du temps passé ensemble dépasse la quantité de cadeaux achetés

L'an dernier, nous étions au Chili et nous nous considérions déjà comme bénis par la vie tellement nous avions été gâtés… 
Cette année, c'est en compagnie de Maxime et Sophie, auxquels s'est joint Mirco, un suisse allemand rencontré quelques jours auparavant, que nous fêtons Noël.
Nous avons choisi Thaton, un joli petit village au bord de l'eau.

Notre guest house est pour ainsi dire déserte, nous aurons donc le champ libre pour célébrer Noël à notre guise, autour d'un bon repas, de quelques bières, d'un peu de musique et surtout de la bonne humeur.
Et devinez quoi, le Père Noël est même arrivé à nous trouver… avec de cadeaux pas chers, utiles, légers et personnalisés… Sac à dos oblige !

Nouvel An à la ville

IMG_4435le 29 décembre, nous quittons Thaton en pirogue à moteur, pour rejoindre la tranquille mais plus citadine Chiang Rai, à ne pas confondre avec sa voisine la très touristique Chiang Mai, dont nous vous parlons plus haut.
Durant ces deux jours, nous sympathisons avec d'autres personnes rencontrées entre Thaton et Chiang Rai. 
L'idée est de prendre la température de la ville, s'organiser pour fêter dignement le passage à la nouvelle année.
Et aussi, car cela faisait longtemps… prendre le temps de visiter deux temples.
D'un côté, le temple blanc, une sorte de grosse omelette norvégienne scintillante bien bien kitch.
De l'autre, le temple noir, projet réunissant divers structures de temples, avec une drôle d'athmosphère et des matériaux plutôt naturels.

Notre préféré, le temple noir !

Changement d'Ambiance pour le Nouvel An.

Pour le réveillon, nous formons un groupe de 9 voyageurs (5 français, 2 suisses, 2 chiliens) pour fêter le passage à la nouvelle année ensemble.IMG_20170101_005959
9 c'est parfait, c'est LE chiffre porte-bonheur important pour les thaïlandais.La soirée est totalement improvisée, en plein air sur une place d'alimentation du marché de nuit. 
Y est organisé un spectacle avec des concerts oscillant entre le kitch et le traditionnel voir carrément rock par moments mais avec malgré tout une dominante pop thaï.
Ajoutez à cela des danseuses pas toujours en ordre et à l'aise dans ce qu'elles font.
N'oubliez pas les interruptions du maître de cérémonie / humoriste / clown dont nous n'avons malheureusement pas pu saisir toute la mesure de son talent, les blagues étant en thaï.

De notre côté, nous avions fait le plein pour la soirée… bières, whisky thaï, bonne humeur, énergie, spontanéité et envie de s'amuser tous ensemble.
Nous arriverons même, après le traditionnel lâcher de lanternes, à recréer une mini discothèque autour de notre table avec des voisins de table locaux, très très saouls pour certains, très très contents de rigoler avec nous pour les autres.
Les plus timides resteront à prendre des photos de nous ou à à faire des selfies (ce qui est une vraie maladie ici, mais c'est un autre sujet !)

Bonne année 2017 !  

Merci de nous avoir suivi encore cette année et merci pour vos nombreux commentaires, mails, petits mots sur Facebook, Skype ou Messenger… C'est encourageant, motivant, émouvant parfois ! Difficile de vous répondre à tous, mais ce qui compte, c'est qu'on pense bien à vous et qu'on vous aime !
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Araucanie et des amis

Quelques jours après notre passage à Santiago, nous avons rendez-vous avec Dani et Juan Pablo (que l'on surnomme Jupa – Prononcez "Roupa").SAM_0823
Ce sont des amis des VW Brothers, Juan et David, et ils pensent que nous aurons de bons moments à passer ensemble.
Partant du principe que "les amis de mes amis sont mes amis", nous nous retrouvons à Victoria, au coeur de la 9ème région du Chili: l'Araucanie.

En Araucanie, nous apprenons l'existence des Indiens Mapuches…

(prononcez "Mapoutché" = peuple de la terre), les premiers habitants de cette région.
Comme bien souvent dans l'histoire des peuples natifs d'Amérique, les Mapuches ont été persécutés, massacrés et dépossédés de leur terre…
Pourtant, c'étaient de redoutables guerriers venus des Andes chiliennes et argentines, ainsi que de très bons chasseurs, éleveurs et agriculteurs, respectueux de leur environnement… 
Ils ont résisté aux espagnols, puis aux chiliens, jusque dans le début du XXème siècle…
Aujourd'hui, en Araucanie, les Mapuches sont encore majoritaires, leur langue, le mapudungun est à présent enseignée dans les écoles. Drapeau Mapuche

Une des histoires que nous avons entendu et qui nous a plu est celle du français qui était devenu roi d'Araucanie.
Daniel, avec qui nous avions fait la fête à Valparaiso et qui est accessoirement professeur d'histoire nous l'avait raconté…

"En 1860, Orélie-Antoine de Tounens, un avoué originaire du Périgord, débarque en Araucanie, où il est rapidement porté en triomphe par les Indiens, qui voient en lui le sauveur qui les libérera des exactions chiliennes. 
Le 20 novembre 1860, il est proclamé roi d'Araucanie et de Patagonie : deux ans plus tard, il est expulsé et rapatrié en France. 
Là-bas, il continue son combat en lançant une souscription qui ne rencontre que les moqueries de la presse française. 
Ayant néanmoins tenté à plusieurs reprises de regagner son royaume, il sera expulsé à chaque fois par les autorités chiliennes ou argentines et mourra à Tourtoirac (Dordogne) en 1878."
(Merci Wikipédia pour ce très bon résumé)

Mais… revenons à Dani et Jupa.

Comme nous, ils voyagent en Combi. Le leur s'appelle Amunche (Prononcez : Amountché, qui veut dire "le voyageur").
Amunche est un respectable Combi chilien, né dans les années 80, parfaitement entretenu et transformé par ses propriétaires.

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D'ailleurs, depuis que Mika l'a vu, il ne pense plus qu'à une seule chose: refaire une beauté à Combito!!

SAM_1051Dani et Jupa sont chiliens et leur métier, en plus d'être voyageurs, c'est la production vidéo et internet, auxquels ils ajoutent les cartes de webmasters, photographes et écrivains.
Leur projet s'intitule "Nosotros los Chilenos" (Nous, les Chiliens) qui se tranforme petit à petit en "Nosotros los Viajeros" (Nous les Voyageurs).
Dans leur série Web, ils parlent des chiliens et chiliennes qui ont souhaité donner une nouvelle orientation à leur vie, qui sont passés à l'action et qui sont finalement heureux au quotidien… En bref, des personnes qui pensent que tout est possible si l'on s'en donne les moyens…
Ils parcourent leur pays en Combi, à la recherche de témoignages et donc, de belles rencontres.

Après quelques instants de conversation, nous nous apercevons que nous avons quasiment le même plan de route pour les prochains jours.
Sans se poser trop de questions, nous décidons de faire cette route ensemble… 
Pour nous, ce n'est que du bonheur, Amunche prend la tête du convoi, et Combito se laisse porter par son rythme.
Mika n'a quasiment pas à gérer la conduite, Alline n'a pas besoin de faire le copilote et traducteur, Dani et Jupa nous prennent amicalement en main.

Nous faisons sensation…

Un combi jaune ne passe pas inaperçu, un combi bleu non plus…
Alors… quand les deux roulent ensemble, nous vous laissons imaginer.

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Alline a grandement perfectionné son côté Miss France / Reine d'Angleterre en répondant aux bonjours, salutations et sourires des personnes que nous croisions !

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Avec Dani et Jupa, nous découvrons le Chili que nous étions venus chercher, le Chili sauvage, de la nature, avec ses forêts, ses lacs et… ses volcans !
Nous allons ainsi parcourir la région Araucanie, en sortant des sentiers battus et de la ruta 5 (la Panaméricaine) toujours en se laissant porter par nos intuitions respectives, des bons moments en toute simplicité.

Notre premier volcan, c'est le Lonquimay, l'occasion de marcher dans la neige,, mais aussi dans des champs de lave et de faire de la luge en sac poubelle.

Suivra ensuite le majestueux Volcan Villarica, toujours en activité!

Ce que nous apprendrons de Dany et Jupa, c'est qu'il faut RA-LEN-TIR !!

Ils nous incitent à prendre notre temps, à profiter toujours plus des beaux endroits que nous traversons, à faire de chaque moment une fête…

Nous échangerons énormément sur notre statut de voyageur, sur ce que cela nous apportait de mener cette vie, sur nos moments de doutes et de joie etc…

Ralentir, oui mais nous n'avons pas assez de temps !

Très vite, nous prenons conscience que notre visa de 3 mois pour parcourir le Chili ne sera pas suffisant, il nous faudra tenter le renouveler en passant par l'Argentine toute proche !
Quelque soit le pays, les douaniers sont toujours dubitatifs quand ils nous voient débarquer avec Combito, habillés n'importe comment, pas toujours frais… et avec un grand sourire de premiers de la classe aux lèvres…

Quand on leur explique ce qui nous arrive:
– Voila, on vient voir parce que nous n'avons vraiment pas assez de temps pour visiter tout le Chili en Combi"
–  Ah, mais ce n'est pas notre problème ça… pour renouveler votre visa, il faut faire SAM_1173une demande et payer… cela ne se passe pas comme ça, il faut respecter les règles"…
– Oui, bien sûr monsieur, mais nous, parcourir le Chili, c'est notre rêve !

Au bout de quelques minutes de gentille morale, ils nous envoient en Argentine.
– OK, donc, on y va, on revient et on a un nouveau visa?!
– Non… vous allez là-bas, vous pique-niquez, vous faites ce que vous voulez, mais revenez dans AU MOINS quelques heures!!

C'est ainsi que nous avons obtenu le droit de revenir sur le sol chilien, avec des nouveaux tampons sur notre passeport et donc 90 jours de plus à notre compteur de visite !

Et la suite?

Au bout de 10 jours passés ensemble, nous mettons fin à notre mini Road Trip… Dani et Jupa ont du travail à Villarica et nous, nous devons continuer notre route vers le sud ! Cependant, nous nous faisons la promesse de nous retrouver très vite, pour se raconter nos aventures respectives…

… Quelques semaines plus tard, nous recevons un message de Dani.
Elle a décroché un contrat en tant que rédactrice web pour un site humouristique, comme Topito ou Démotivateur…
Un des ses premiers articles s'intitule :

14 RAISONS POUR LESQUELLES VOUS NE DEVRIEZ JAMAIS FAIRE UN LONG VOYAGE EN COMBI 

Et devinez qui apparaît dans cet article ?! C'est nooooous!! C'est le début de la célébrité !!
Comme nous sommes sympas, nous vous remettons la traduction de ces 14 raisons…

1. Imaginez voyager, se garer n'importe où et dire que cet endroit est votre maison. Quel genre de vie est-ce? Vous n'êtes pas un escargot avec sa maison sur son dos!

2. Comment?! Les Combis roulent à une moyenne de 70 kilomètres par heure? Qui, en étant sain d'esprit peut prendre le temps de profiter du paysage et de la vie, de l'instant présent?

3. Ils ont cessé d'être produits depuis un certain temps, ce qui signifie qu'ils sont pièces de collection, icône de l'ère hippie, de liberté et d'aventure. Mmm, et si vous n'étiez pas à la hauteur de vivre dans un de ces morceaux de l'histoire en marche?

4. En outre, vous n'êtes pas émotionnellement prêt à ajouter un autre membre à votre famille. Il y a certains propriétaires qui les ont baptisés avec un nom, connaissent leur âge et leur nationalité, se rappelent des meilleures histoires ensemble, et estiment que leur Combi n'est pas un simple moyen de transport, mais a sa propre âme. Il vaut mieux vivre entouré par des objets sans signification, non?

5. Rencontrer les sourires et les salutations de personnes dans chaque lieu que vous visitez? S'il vous plaît! Vous ne voulez pas voyager et répandre la joie, sans parler de nouer des amitiés avec des étrangers!

6. Aider d'autres voyageurs? Transporter plus de personnes, y compris leurs valises ou sacs à dos? Vous préférez ne pas prouver que la joie est plus grande quand elle est partagée.

7. Vous courez le risque de vous habituer à ce qu'on vous offre de la nourriture, un logement ou une assistance mécanique … Et si après vous offrez cette même solidarité à quelqu'un? Qui a besoin de faire partie d'une communauté "fraîche" avec une présence mondiale?

8. Il peut arriver que vous tombiez en panne d'essence, qu'un pneu éclate, ou que la route soit coupée par la pluie … Vous pouvez bien sûr rester avec ces craintes enfermés à la maison. Ou alors, vous allez sur la route et développez votre créativité et votre courage pour faire face aux problèmes possibles.

9. Vous nous voulez pas tester vos capacités à apprendre en mécanique, en cuisine ou en vie à l'extérieur. Mieux vaut que ce soient des experts qui s'occupent de ces choses-là: vous n'êtes pas partisan d'acquérir de nouvelles compétences utiles.

10. "Une mécanique simple et des pièces de rechange économiques"? Vous pouvez non seulement trouver des pièces de rechange pour une camionnette des années 60 et cela, partout dans le monde … Il serait donc facile de faire des maintenances soi-même? Cela semble trop beau pour être vrai …

11. Apprendre à vivre avec moins? Vivre une vie simple, pleine et heureuse avec toute votre vie qui tient dans un Combi, cela sonne bien … Mais que faire si nous ne voulons pas retourner à une vie de dépensens inutiles, la dépendance et peu de liberté?

12. Certains voyageurs en Combi ont réussi à adapter dans cet espace leur maison ou leur bureau: faire de la musique, créer des vidéos, des pages Web, des vêtements ou même des prothèses dentaires. D'autres voyageurs vendent de la nourriture, de l'artisanat, des cartes postales et des photos … Mais vous ne pouvez pas vous permettre d'oser rêver d'un emploi qui vous permettra de vous amuser et de voyager: Cela n'est que pour quelques privilégiés.

13. Briser la routine: Qui en a besoin? Est-ce que vraiment vous aimeriez vous réveiller chaque jour dans de différents endroits, disposer de votre propre temps, vous consacrer à votre passion?

14. Beaucoup de gens aiment la vie de voyage en Combi et parcourent le monde avec eux. Vous ne voulez pas risquer de savoir s'il est vrai qu'un long voyage en Combi est la meilleure expérience que vous pourriez avoir. Trop de bonnes choses vous attendent dans le chemin!

(Par Dani PAZ IBACETA)


Ah oui, nous allions oublier… 

Carte de voeux sensé avec 2 ailes.