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Retour en France

vraie-vie-realiteVous allez dire que je me répète… mais je vous assure, un voyage au long cours ce n'est pas des vacances…
Je crois que la meilleure définition du voyage, c'est: "une suite d'événements plus ou moins imprévus dans un cadre donné mais ouvert" !!

Par exemple, une des choses que nous n'avions pas du tout prévue lorsque nous préparions notre voyage : un retour en France entre notre roadtrip en Amérique du Sud et notre périple en Asie du Sud-Est.

C'était même une de nos certitudes !

Retour en France !

Ce retour en France nous l'avons décidé en novembre 2015, à la suite d'une invitation à un mariage… fp-fanou-pauline

Pas n'importe lequel, de ceux que l'on ne peut rater… Celui de Stéphane, le frère de Mika, avec sa jolie Pauline. La cérémonie (et la fête) ont lieu le 11 juin 2015, nous décidons de rentrer le 1er juin, soit 15 mois exactement après notre premier départ !mariage-fanou-pauline

Bye Bye Combito !

Avant ce retour, il fallait "régler un certain nombre d'affaires" au Brésil… à commencer par Combito!
Pendant quelques semaines, nous avons bien pensé à le ramener dans nos bagages, mais Volskwagen France n'a pas voulu homologuer notre Combito do Brasil en France.
Sans homologation, pas d'immatriculation. Sans immatriculation pas d'assurance… Bref, nous avons rapidement abandonné ce projet.

Commercial un jour, commercial toujours?

C'est Mika qui s'est retrouvé tout seul à initier cette vente.
Pour attirer le chaland, nous avions inscrit "A vendre" ainsi que nos coordonnées sur Combito.
Alors qu'il roulait seul ce jour-là, Mika aperçoit dans son rétroviseur une voiture dont le conducteur lui fait des grands signes ainsi que des coups de klaxons pour attirer son attention.
Ils arrivent finalement à s'arrêter tous les deux sur le bas côté et commencent à discuter tant bien que mal, avec un peu d'espagnol, un peu d'anglais, un peu de portugais et beaucoup de mimiques.
Mika est finalement arrivé à ce que le jeune homme le suive jusqu'à la maison de la maman d'Alline afin de pouvoir échanger leurs coordonnées et fixer un rendez-vous pour le lendemain.

Le lendemain matin…

Nous reprenons contact comme convenu avec Dan, le potentiel acheteur.
Il vient nous rendre visite, essaie Combito, nous indique que c'est exactement ce qu'il recherche.
Tout est parfait… sauf qu'il n'a pas l'argent… Il n'a pas l'air inquiet, nous dit qu'il va vendre sa voiture et revient nous voir ensuite.
La vente sera conclue le lundi 29 mai 2016. Nous prendrons l'avion le mardi 30.

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Combito a donc pris sa retraite de voyageur à l'endroit où il est né, au bord de l'océan à João Pessoa.
Aujourd'hui, il ne fait plus que de petits trajets et sert de camion d'approvisionnement et de dégustation pour une marque de bière locale et artisanale… Combito s'est reconverti en beer-truck !

La minute philosophique.

Cette histoire de vente sur le fil, dans la dernière ligne droite est juste une histoire de plus à ajouter à celles que nous avons vécues.
On peut parler de chance, de hasard… nous commençons de notre côté à nous dire que la vie est simplement bien faite.
… Que lorsque les choses sont justes et alignées, alors elles arrivent, tout simplement.l_alchimiste_paulo_coelho
Parce que clairement, alors que tout paraissait très compliqué – comme bien souvent au Brésil – tout s'est enchaîné avec des synchronicités incroyables!

Et une fois de plus, je repense à cette phrase de l'Alchimiste de Paulo Coelho… 
PS: Si vous n'avez jamais lu "l'Alchimiste", je vous le conseille… et si vous l'avez déjà lu, je vous conseille de le relire !

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

En transit…

En revenant début juin, la moitié de notre plan est réalisée… Nous avons voyagé en Amérique du Sud.
Ce fut un séjour bouleversant, dans lequel nous avons changé… tout en restant les mêmes… Oui, c'est complètement paradoxal et vraiment compliqué à décrire…
Comme si le fait de changer d'hémisphère changeait l'angle de notre regard et le sens de nos perceptions.

Nous passerons l'été en France… 
Pour la suite du voyage, nous souhaitons éviter la mousson et nous décalons notre second départ au mois de septembre.
Cet été passé en France s'intègre complètement à "notre" voyage intérieur… Que d'émotions ressenties et de temps partagé !  

Une fois de plus la vie nous a concocté un merveilleux cocktail dont elle a le secret: avec de la joie, des deuils, de l'amour, des prises de conscience, de l'amitié, des déceptions, des surprises… 
Après cet été à vagabonder nous ne sommes pas mécontents de repartir !

Merci à nos amis et familles qui nous ont reçus, hébergés, nourris, prêté leurs maisons – et leurs chats parfois -, accueillis dans la bienveillance et l'amour… 

C'était parfois trop court, parfois mouvementé, nous sommes très fatigués, nous avons pris beaucoup trop de poids mais c'était parfait !

Et maintenant…

Il nous reste à écrire le deuxième tome de notre histoire…

l'Asie du Sud-Est ! 

bisous-bisousPrêts pour le départ? Calez-vous bien dans votre fauteuil, inscrivez-vous pour recevoir les articles, suivez-nous sur Facebook, réactivez Skype et Messenger… Ou juste pensez à nous de temps en temps ! 
On vous embrasse et on vous dit à très vite ! 

Argentine, Fast and Furious

Notre dernier article vous avait emmené au bout du monde à l'extrême SUD de l'Amérique du Sud, en Patagonie chilienne, puis argentine… Celui-ci vous raconte notre traversée de l'Argentine…

Argentine nous voici.. ou pas

IMG_20160118_124013Nous arrivons sur une toute petite douane, après avoir roulé près de 100 kms sur du ripio, ripio plus proche des galets bretons que des gravillons chiliens.
Nous sommes contrôlés par une douanière argentine très zelée qui nous demande notre carte verte.
Carte verte, pas de problème. Nous montrons les papiers brésiliens de Combito qui sont de couleur verte.
Ce n'est pas du tout ce qu'elle attend. Nous, nous ne comprenons pas. Elle pense qu'on se fiche d'elle. Le ton monte. Elle appelle son supérieur.
Nous finissons pas comprendre qu'elle nous demande l'assurance internationale du véhicule… que nous n'avons (toujours) pas.

Pas moyen de faire autrement, ils ne nous laisseront pas passer, il nous faut rebrousser chemin, refaire ces satanés 100 kms de ripio, 3 heures de route donc pour rallier la ville la plus proche.

Alline pleure de rage. Mika s'énerve, dit les insultes qu'il connaît ou invente dans sa langue.

Arrivés en ville, nous essayons d'assurer Combito, mais… c'est impossbile. Combito est brésilien. Les assureurs sont argentins. Les références de ce véhicule n'existent pas dans leurs systèmes informatiques.
En désespoir de cause, après consultation auprès des policiers ET des gendarmes, que notre aventure amuse, ils nous conseillent de passer par une autre douane… 
.. et accessoirement d'éviter les contrôles de police sur le pays car ce document est VRAIMENT obligatoire.
Des contrôles, nous en aurons deux par jour, tous les jours de notre passage en Argentine. 
Nous avons grandement perfectionné notre jeu d'acteurs pendant ces contrôles… même si sur la fin c'était nerveusement épuisant !

Argentine nous voici.. enfin!

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Après la Patagonie, le plan de visite est assez simple… Sur cette partie argentine, nous voulons:
– Déguster du Malbec, un cépage de vin argentin très réputé
– Visiter les ruines des missions jésuites
– Voir les chutes d'Iguazu côté argentin.

Nous avons définitivement abandonné l'idée de visiter les grandes villes, pour toutes les raisons logistiques que nous avons maintes fois évoquées.
Faute de temps, nous n'irons pas au Nord de l'Argentine, qui paraît-il est magnifique. Nous n'irons pas non plus du côté de la péninsule de Valdez, étape obligée pour les amoureux des baleines et autres animaux marins
Nous avons déjà une date de retour en France et nous voyageons maintenant avec un délai à tenir… Ce qui est beaucoup moins drôle en fait ! 

Le Malbec

Cocorico, le Malbec est originaire de la région de Cahors. Il est introduit en Argentine dès 1868 et au fil du temps, ce cépage est devenu l'icône du vin argentin. 
Les deux tiers de la superficie plantée dans le monde (environ 34 000 hectares) se trouvent dans le pays sud-américain. 
Le cépage français a parfaitement épousé le terroir de Mendoza, "terre du soleil et du bon vin", selon une chanson locale. 
Son principal avantage est qu'il n'a pas besoin de vieillir longtemps pour être bon. 

Cela, c'est la publicité qui nous a été faite, que nous avons retrouvée sur les sites internet, nous étions vraiment ravis d'arriver dans le secteur des vignes de Mendoza.
Dans les faits, nous avons visité une cave, sous une chaleur écrasante, fait une dégustation… et… nous n'avons pas aimé. Mais alors pas du tout. 
Imaginez à quel point il est compliqué d'être face à quelqu'un qui vous présente ses meilleurs vins et de ne pas du tout apprécier ce qu'il vous propose !!
Bref, les goûts et les couleurs…

Les ruines des missions jésuites

Au XVIIe et XVIIIe siècle, dans la région nord est de l'Argentine, peuplée par les indiens Guaranis, la Compagnie de Jésus a concrétisé un projet d’évangélisation.
Il s’est terminé du jour au lendemain avec la décision des bourbons espagnols d’expulser les Jésuites en 1767.
Les Missions guaranis sont historiquement les plus fameuses car elles ont obtenus des résultats étonnants : leur degré de développement et d’organisation sont exemplaires. 
On parle ici de communautés de 2000 à 5000 personnes ! 

Les missionnaires jésuites ont laissé derrière eux une trentaine de réductions et villages guaranis, répartis entre l'Argentine, le Brésil et le Paraguay.
Des 33 existantes, 7 sont aujourd’hui classées au Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco.

Les chutes d'Iguazu côté argentin

L'an dernier, nous avions choisi de visiter les chutes d'Iguaçu côté brésilien. Nous avions alors aimé le côté cinématographique, le paysage qui se déroulait sous nos yeux tout au long de la promenade.
Mais avec le recul et en croisant d'autres voyageurs qui avaient été du côté argentin, nous savions que nous repasserions par là au retour ! IMG_20160303_113310

Iguazu (avec un Z parce que nous sommes en Argentine), c'est un immense parc national dans la forêt tropicale.
Tout un système de passerelles nous permet de passer, à côté, au-dessus, parfois même sous les différentes chutes d'eau.IMG_20160316_115414
Nous avons donc sorti toute la panoplie: capes de pluie, housse de protection des appareils, antimoustiques et crème solaire ! IMG_20160316_094714

Quelques chiffres:
275 : le nombre de cascades
67 000 : la superficie en hectares du parc national
18 000 : le débit moyen d'eau en mètres cubes par seconde. 

Nota: Pour une maison, en moyenne, on ne dépasse pas les 30 mètres cubes par personne… à l'année. 

  

L'Argentine côté conduite…

En cours de route, nous nous apercevons que le parc automobile argentin est plutôt vintage, pour ne pas dire ancien.
Le conducteur argentin quant à lui est resté bloqué dans les années 90 à l'époque du tuning. 

Il ignore totalement les règles de conduite de base, remet sa vie entre les mains de Dieu et de quelques Saints, et bichonne son véhicule comme la prunelle de ses yeux.

Les offrandes à Difunta Correa, patronne de la route et des camionneurs
Les offrandes à Difunta Correa, patronne de la route et des camionneurs
Véhicule qui, bien sûr, doit faire le plus de bruit possible, et tant pis s'il est ridicule.
 
Nous, avec Combito, nous roulons à la vitesse du paysage. 60-70 km/h en moyenne. Ce qui donne lieu parfois à des situations un peu cocasses.
Comme ce jour où nous nous sommes faits doubler par une… 4L !!

 

Une page de Patagonie !

Lors de la préparation de notre voyage, nous avons beaucoup discuté de la Patagonie.

Mika voulait absolument connaître la Patagonie.
Son cousin Antoine l'avait traversée à vélo et lui en avait parlé… il continue d'ailleurs de pédaler à travers le monde, cela se passe ici

Ensuite, dans l'imaginaire de Mikaël, c'était mythique d'aller au bout du monde en traversant de si grands espaces occupés par les gauchos.

SAM_2958Alline, elle, ne voyait honnêtement pas l'intérêt d'aller dans un endroit désertique, froid et de surcroit battu par les vents. 
De plus est, une fois arrivés au bout du monde, pas d'autres moyens pour rebrousser chemin que de faire le même nombre de kilomètres, sur une route de ripio*.

* Le ripio, c'est tout un concept quand nous voyageons en véhicule… Il y a le bon, le mauvais, le catastrophique, l'impraticable. Une route en ripio, c'est une route qui n'a pas de revêtement d'asphalte ou de béton. Cela peut donc être aussi bien une route de terre, de gravier, de sable ou de galets.

Ce n'est jamais une très bonne nouvelle quand nous devons emprunter une route de ripio, parce que Combito n'apprécie pas forcément et nous non plus.
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Côté Combito : Nous craignons régulièrement pour les pneus, les amortisseurs, le pare-brise, la suspension, la direction, etc… 
Côté Alline et Mika : La conduite est très éprouvante car il faut rester concentré sur les éventuels trous ou grosses pierres sur la route qui pourraient endommager Combito, en étant secoués dans tous les sens et en ayant pour bande-son le vacarme de toute la cuisine qui s'entrechoque!

Finalement, nous avons fait route vers la Patagonie et la réalité ne nous a pas déçus, quand elle ne nous a pas émerveillée.
Pour une fois, nous ferons un peu plus de place aux photos, avec un peu moins de blablabla habituel.
Tout simplement, parce que nous, nous nous sommes retrouvés plein de fois sans mots face à ces paysages.

Patagonie côté Chili, la Carretera Austral

Caleta Tortel

La Caleta Totel ne fait pas partie de la Patagonie, c'est encore sur le chemin de la Route Australe…
Cependant et pour l'anecdote, nous l'intégrons à cet article, car lorsque nous étions encore en France, nous avions vu un documentaire sur ce village où il pleut, selon la légende environ 300 jours par an… 
Statistique qu'Alline n'avait pas trouvé forcément encourageante, mais que Mika avait, lui, trouvé très intéressante ! 
Chanceux que nous sommes, nous aurons 2 jours de grand soleil !
Pas de voitures à Caleta Tortel, comme le village est construit à flanc de rocher au bord de l'océan, on y circule à pied, sur des passerelles de cyprès, le bois qui est produit et travaillé..
.

Le parc national Torres del Paine

Il fait partie des incontournables de l'Amérique du Sud, comme le Machu Pichu ou les chutes d'Iguaçu. 
On paie donc cher l'entrée, environ 4 fois plus qu'un autre parc national chilien… mais une fois entré, il est possible de rester et profiter autant de temps qu'on le souhaite… 
Grâce à Combito, nous resterons 6 jours dans cet endroit sublime, le temps de faire 4 belles randonnées mais aussi de se reposer dans ce cadre exceptionnel!

NB: Il parait que si on entre de nuit, les gardes laissent passer sans payer… mais nous ne l'avons pas vérifié ! 

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Puerto Natales 

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Nous passerons en coup de vent à Puerto Natales, car c'est la route pour aller au Parc National Torres del Paine…
Cependant, en arrivant en ville, nous avons eu le temps de croiser, Karen et Sebastiàn, des voyageurs en Combi, amis de Dani et Jupa… Comme presqu'à chaque fois que nous rencontrons des voyageurs en Combi, nous prenons le temps de prendre une photo ensemble!

Le projet de Sébstiàn s'appelle "Fotografiando el Mundo"

La grotte du Mylodon

Au milieu d'une montagne, une grotte immense, dans cette grotte aurait vécu un animal préhistorique rare: le Mylodon.
Le Mylodon – une espèce éteinte entre -10 200 et – 13 5603 est une sorte de paresseux terestre géant. 

Cette grotte créée à partir de lacs géants suite à des éruptions volcaniques a une grande importance scientifique, d'un point de vue archéologique, géologique ou encore botanique.

Punta Arenas

A croire que nous avons été très sages en 2015, puisque Punta Arenas fut notre cadeau de Noël…
Quand ils ont su que nous contunions notre chemin vers le sud du Chili, Lizzie et José nous ont chaleureusement proposé leur maison à Punta Arenas.
Nous n'avions pas d'idée précise pour les fêtes de fin d'année, cette proposition était donc plus que bienvenue!

Une maison, rien que pour nous, pour les fêtes, quel bonheur… mais aussi quelle sensation étrange d'avoir de l'espace et de retrouver le confort de la vie moderne…
Nous avons donc vécu pendant 15 jours à Punta Arenas (qui veut dire la Pointe des Sables) face au détroit de Magellan, avec des journées où le soleil se lève à 4h du matin pour ne se coucher qu'après 23h30… la proximité de l'Antarctique ayant son rôle.

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Pour nous, Punta Arenas, c'est un souvenir dans lequel nous avions un jacuzzi rien que pour nous, beaucoup de vent et des dauphins qui jouaient dans l'eau face à "notre" salon… Merci Lizzie et José Manuel de votre confiance !

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Patagonie côté Argentine, la Ruta 40 

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Le Glacier Perito Moreno

Des glaciers, nous en avions déjà vu… D'aussi près beaucoup moins… Aussi impressionnant, jamais.
Le Perito Moreno, c'est une expérience sensorielle à part entière: le vent, les couleurs de la glace, le bruit que le glacier fait en avançant, le spectacle des pans de glace qui s'effondrent dans l'eau…

Pour ceux qui sont plus pragmatiques: le Perito Moreno fait partie de la 3ème zone de glace au monde, après le Pôle Nord et l'Antartique, soit 250 km².
Le glacier est en mouvement: journalièrement, il avance de 2 mètres de face, 40 cm sur les côtés.SAM_2725
Enfin, il est classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco. Difficile de passer à côté donc !

Ushuaïa

Depuis quelques semaines, nous nous interrogions sérieusement sur l'intérêt d'aller jusqu'à Ushuaïa.
En arrivant sur le territoire argentin, nous avons pris des renseignements sur l'état des routes et dans la foulée carrément abandonné l'idée d'aller à Ushuaïa.
Cela faisait bien trop de kilomètres sur les routes de ripio…

SAM_2795Cette fois encore, la vie de voyageurs nous a offert un joli un cadeau.
Peu de temps avant de rejoindre "notre" maison de Punta Arenas pour Noël, nous apprenons que Michel, Ana, Lucien et Chloé leurs enfants, nos amis de Santiago, seront de passage pour leurs vacances à Punta Arenas.
Incroyable mais vrai ! Nous sommes ravis de les revoir et leur proposons aussitôt de passer la soirée du Nouvel An ensemble s'ils n'ont rien de prévu.
Ils n'ont rien de prévu, l'affaire est donc conclue, nous commencerons la nouvelle année ensemble !

C'est au cours de la soirée que Michel nous propose de partir tous ensemble camper à Ushuaïa le lendemain.
A croire que les fous ne fréquentent que des fous!
Car Ushuaïa, c'est 400 km aller, 400 km retour, sur le fameux ripio ! 
Pas de problème pour Michel, alors, nous nous entassons tous les six dans leur voiture et c'est parti!

Parfois, on dit que ce n'est pas la destination qui compte, mais le chemin.
Pour nous cela n'a jamais été aussi vrai que pour Ushuaïa. 

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Ushuaïa en soi, ce n'est pas spécialement joli… Une fois prise la photo que tout le monde prend à l'entrée de la ville, nous ne savions pas trop où aller.

Nous avons donc trouvé une alternative, en allant camper dans le Parc National de la Terre de Feu…
Restera dans l'histoire que le 1er janvier 2016, nous avons campé au bout du monde  ! 

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La Terre de Feu

Depuis Punta Arenas, il faut donc faire 400 kilomètres pour atteindre la Terre de Feu, cette île gigantesque est partagée entre le Chili et l'Argentine…SAM_2858
Avec Michel, Ana Elena et les enfants, nous avons choisi de prendre la plus courte des deux traversées possibles.
Pendant cette mini croisière, nous aurons la chance de croiser dans le sillage du ferry des dauphins joueurs et plus loin, sur la route du retour, des pingouins rois vraiment majestueux.

Le paysage de la Terre de Feu est toujours aussi étonnant qu'en Patagonie : de la steppe, puis des montagnes avec des glaciers, puis des lacs, des rivières et des forêts pour enfin arriver en bord d'océan…

Ainsi se termine notre voyage… au Chili ! 
Nous avons finalement passé quasiment 6 mois dans ce magnifique pays, qui est sans aucun doute, celui qui a le plus marqué notre voyage en Amérique du Sud…

…La suite se passe en Argentine !

Fundo Panguilemu / Coyhaique

Le Fundo Panguilemu à Coyhaique (prononcez Co-aïe-iké), c'est certainement une des expériences les plus riches et intenses de notre voyage…
On ne dirait peut-être pas comme ça, sur les photos ou sur ce que nous vous contons, mais ce n'est pas parce que nous sommes en voyage que nous arrêtons de réfléchir… bien au contraire ! 
Même si nous nous entrainons à vivre au jour le jour, à profiter du moment présent, régulièrement la question du "et après le voyage" revient nous taquiner…

Drôle d'endoit pour une rencontre

GOPR2360Nous nous retrouvons à Coyhaique fin novembre, tout cela parce qu'un beau jour d'août, du côté du Machu Picchu au Pérou, la vie a choisi de mettre Reynald sur notre chemin, ou devrais-je dire, dans notre piscine.
Oui, car à ce moment-là, nous profitions tranquillement des sources d'eau chaudes de Cocalmayo. 

Dans les faits, en bons français de base, nous râlions sur le manque de discrétion des jeunes Américains – ils ne parlent pas entre eux, ils crient! – Reynald nous a alors abordé, en riant de nous entendre. 
Comme si nous nous connaissions depuis des années, en quelques minutes, nous voilà partis à échanger sur des sujets un peu plus profonds que la piscine et le QI des ces jeunes qui nous entouraient.

Reynald, la trentaine, un grand sourire et les yeux qui pétillent, avait selon les critères courants, tout pour être heureux: travail qui rapporte, appartement sympathique, pas ou peu de préoccupations…
Mais tout cela manquait cruellement de sens pour lui, il avait donc décidé un beau jour de tout plaquer pour voyager et se former dans un métier moins lucratif. 
Au moment où nous l'avons rencontré, cela faisait près de 2 ans qu'il était heureux sur les routes… Aussitôt après qu'il nous ait expliqué avoir passé quelques temps dans une ferme au Chili, nous avons redoublé d'intérêt pour ses récits.
D'autant que les propriétaires étaient, tout comme lui, formés en management hollisitque, philosophie qui combine parfaitement avec la permaculture.
Tout cela forcément, a attisé notre curiosité et Coyhaique est devenu un de nos objectifs de voyage au Chili.

Merci, merci à Reynald qui nous a mis en contact avec Lizzie et José Manuel… 

Nous arrivons à Coyhaique

SAM_1764Entre le moment où nous en avons entendu parler et le jour où nous arrivons enfin à Coyhaique, 3 mois se sont passés.
Nous nous sommes imaginés beaucoup de choses sur la ferme de Lizzie et José.
Nous ne savons pas très bien où nous mettons les pieds, nous n'avons pas non plus cherché à en savoir plus.
Nous sommes persuadés que nous allons apprendre énormément en permaculture et que peut-être Mika trouvera des clés ou de l'inspiration pour une reconversion…
C'était sans compter avec la fameuse règle :

"Faites des plans si vous voulez, mais sachez que cela ne se passe JAMAIS comme vous l'avez prévu".

Nous sommes accueillis par Morgane et Laurène, 2 françaises en vacances venues faire du volontariat dans cette ferme.
Elles nous expliquent brièvement qu'il y a 5 autres français dans la ferme et 1 hollandais, le fonctionnement de la ferme, etc.
Quand nous leur expliquons l'objet de notre visite, elles sont dubitatives… permaculture? Jamais entendu parler ici. OK… d'accord.
Nous ne rencontrerons Lizzie et José que quelques heures plus tard, pour ne réellement discuter avec eux que le lendemain.

Bienvenue au Fundo Panguilemu / Coyhaique

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Le Fundo (Ferme) Panguilemu (Forêt du Puma en langue native) est l'endroit qu'ils ont choisi pour s'installer voici 2 ans.
C'est une ferme de 1000 hectares, implantée dans un décor digne d'une carte postale.
Ce qui fait fonctionner la ferme aujourd'hui, c'est l'élevage, nous sommes au coeur de la Patagonie chilienne, donc on mange de la viande.
Ils produisent de la viande d'agneau, de mouton, de veau, de boeuf, qu'ils revendent ensuite dans leur boucherie en ville.

Paralèllement à cela, Lizzie a lancé l'activité de maraîchage bio, elle travaille avec différents restaurants, mais aussi des particuliers pour vendre tous types de salades, légumes et fleurs, fraîchement récoltées.

Ils accueillent chez eux des voyageurs en échange de travail bénévole à la ferme en échange d'un gîte et d'un couvert, pratique mieux connue sous le nom de "woofing".
Lorsque nous arrivons, malgré le nombre de volontaires, ils ont toujours plus besoin d'aide, tant il y a de projets et de choses à mettre en place.

Les nombreux projets de Lizzie et José Manuel

SAM_1916En arrivant dans la ferme, nous sommes automatiquement propulsés au milieu de la belle énergie créative de José et Lizzie et Sara, leur petite fille.

Partant du principe qu'il faut se diversifier pour s'en sortir, ils ont donc plusieurs projets en cours, mais aussi des idées à plus ou moins long terme…
Lorsque nous arrivons, les projets en cours sont les suivants:

– Construire un poulailler pour 600 poules
– Réparer un filet brise-vent pour les serres
– Refaire le jardin extérieur et entretenir les serres
– Construire un bâtiment pour la tonte des moutons
– Construire différents meubles pour la maison principale
– Construire des yourtes pour un campement d'écotourisme
– Créer un parcours de ballades à cheval…

Cohabitation et Promiscuité.

C'est grâce à ce passage à la ferme que nous avons compris la différence entre promiscuité et cohabitation
Par exemple, la promiscuité, c'est ce que nous vivons tous les jours avec Combito, à savoir une proximité dans un espace petit, restreint qui empêche l'intimité.

Dans la ferme de Lizzie et José Manuel nous avons cohabité avec plusieurs personnes, avec leurs différentes personnalités, nationalités, cultures, histoires de vie, âge, genre etc…
Exercice intéressant, d'autant plus que c'est le "hasard" qui a regroupé toutes ces personnes au même endroit, au même moment pour partager cette expérience.
Nous ne nous sommes pas choisis. Nous avons donc dû rapidement apprendre à vivre ensemble, travailler, partager des repas ensemble, communiquer, se comprendre, trouver sa place etc…

La vie en communauté, la cohabitation, un vrai exercice de style…

Mikaël est plutôt indépendant

et n'est plus trop (voire pas?) habitué à recevoir des directives ou des remarques… 
De même, il lui est parfois difficile de travailler en équipe, du fait de la barrière de la langue… 
Il lui faut souvent plus de temps pour expliquer quelque chose que de le faire directement.

Alline a dû apprendre

– mais la leçon n'est pas encore bien assimilée… – à lâcher prise sur le fait de vouloir satisfaire tout le monde…
… à prendre conscience que parfois, le mieux est l'ennemi du bien…
… Et qu'en plus, tout le monde n'a pas la même vision des choses qu'elle !!

Nous avons passé 3 semaines entre novembre et décembre 2015 pour mieux revenir à nouveau 3 semaines mi janvier 2016.
Deux séjours totalement différents, car les volontaires sur place étaient différents et peut-être bien que nous aussi! 

Sur ces deux séjours, les interactions et les échanges avec José Manuel, Lizzie et les volontaires ont toujours été riches en enseignements ainsi qu'en expériences!

Du travail oui, mais des loisirs aussi !

Ce qui est vraiment génial au Fundo Panguilemu, c'est qu'avec une forêt, une rivière, des montagnes et des champs, l'endroit se prête à toutes sortes d'activités.

Ainsi, nous sommes partis une journée à cheval pour faire le tour de la propriété.

SAM_1881Don Domingo, le salarié de Lizzie et José Manuel, nous a enseigné, toujours avec le sourire et bienveillance, à passer dans des rivières, comment galoper dans les champs, comment descendre des chemins de pierre…
N'ayant que très peu d'expérience en la matière, nous nous en sommes parfaitement sortis ! 
Grâce à lui, nous avons touché du doigt l'expérience de la vie du Gaucho de Patagonie, sous le soleil, le vent, la pluie et dans de magnifiques grands espaces. 

Un autre grand souvenir, la partie de pêche de Mikaël avec José Manuel.

Quelques jours après notre arrivée, José Manuel nous explique qu'il a tellement de travail qu'il ne prend même pas le temps d'aller pêcher dans SA rivière.
Mika n'est pas sûr de comprendre, je fais répéter. Comment ça, SA rivière?
Effectivement, sur la propriété coule une rivière. Aussitôt validée l'information, Mika obligera José Manuel à l'emmener pêcher… 

Ils reviendront heureux et très fiers, avec 3 belles prises, des truites arc-en-ciel pou lesquelles nous avons retardées notre départ, afin de pouvoir les déguster ! 

Qui a dit que bricoler c'était travailler? 

Cela faisait plusieurs mois que cela le démangeait. 
Le fait de voir d'autres Combi mieux aménagés le faisait enrager, car il n'avait eu que très peu de temps au Brésil pour tout imaginer et mettre en place sur Combito…
Quand il a vu pour la première fois l'atelier de bricolage de José Manuel avec tous les outils disponibles… l'idée a commencé à devenir un projet.
Une utltime grande discussion avec Alix & Alex sur l'aménagement de Combito le décidera défintivement.
Mika a donc profité de notre second séjour pour refaire tout l'aménagement de Combito!

Etant donné que nous allons rester 6 mois de plus en Amérique du Sud, autant joindre l'utile à l'agréable.
Combito dispose donc maintenant d'un salon, en plus de la cuisine et de la chambr initiales… Et bien vous savez quoi? Cela change la vie!

Au Fundo Panguilemu, il y a aussi les balades, les moments de méditation dans les jardins… et même un cours de Yoga pris par Mika avec Susana, une volontaire allemande au petit matin!

Nous avons eu aussi quelques moments de folie.

Nous ne vous le dirons jamais assez: l'abus d'alcool est dangereux pour la santé… et aussi pour notre intégrité…
Lors de notre premier séjour, José Manuel et les français présents ont très solennellement et sobrement officié à notre vrai faux mariage. Mariage qui a eu lieu après un concert très très privé d'un groupe dont nous cherchons activement les dates de la prochaine tournée!

Le management et le contexte holistique

Holistique vient du grec "holos" qui signifie "le tout".
Le management holistique désigne toutes les approches, ou toutes les techniques qui prennent en compte la globalité d'une structure, d'un individu ou encore d'une entreprise. 
Pour gérer la ferme, toutes les activités, ainsi que leurs vies, José Manuel et Lizzie sont formés et formateurs en management holistique.
Le Fundo Panguilemu est un Allan Savory Hub, un centre de ressources et de diffusion du management holistique.

Un des principes de base de cette approche est que le tout est supérieur à la somme des parties : 1 + 1 > 2
Ainsi l’entreprise ne se développe bien et de manière durable que si les personnes qui y travaillent, dirigeants, salariés et volontaires se sentent bien et trouvent un sens à leurs actions.
La place de l'être humain y est tout aussi importante que l'économie et l'environnement.

Dans ce cadre-là, nous avons également eu l'occasion de réaliser notre contexte holistique, pour nos vies.
C'est un processus logique en trois parties:
1/ Quels sont vos souhaits de vie, votre qualité de vie.
2/ Quels sont les moyens dont je dispose pour réaliser ce que je souhaite
3/ Dans quel environnement je souhaite mettre en place cette vie.
Tout cela en tenant compte de nos dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, spirituelle. 

Faites le test! Quels sont vos souhaits, vos vraies attentes dans la vie, pour vous et pour vous seul(e) sans penser à votre partenaire, vos enfants, votre famille ou pourquoi pas… votre chef? 
De quoi avez-vous besoin pour être pleinement et vraiment heureux, en tant qu'individu?! 

Pour conclure…

Au sein du Fundo Panguilemu, et au cours de nos deux séjours, il y avait Zayd, un volontaire Hollandais, fan de reggae…
Il sera arrivé à faire d'une certaine musique de Bob Marley l'hymne de la ferme…

Le refrain, dit quelques choses comme cela:

"Ne t'inquiète pas à propos des choses, 
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller.
Chante "Ne t'inquiète pas à propos des choses
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller."
 

Sur ces bonnes paroles… nous vous disons à bientôt !

Des rencontres au fil de l’eau

Lorsque nous avons commencé notre voyage…

… voici maintenant 9 mois (!!), nous savions plus ou moins quels pays, quelles routes, quels décors nous allions traverser.
Ce qu'il nous était impossible d'imaginer, c'est la diversité des rencontres que nous allions faire, la richesse des échanges et des expériences que nous allions vivre.

SAM_1696De plus en plus, nous croyons en la notion de synchronicité, d'un hasard qui serait intelligent, porteur de sens… la vie serait vraiment bien faite, comme le dit la sagesse populaire.
En toute logique, nous pensons donc que les personnes que nous rencontrons, les événements qui nous arrivent seraient des réponses de l’Univers à des questions que nous nous posons, ensemble ou individuellement, de manière consciente ou inconsciente.

Depuis que nous sommes au Chili, 4 mois maintenant, nous faisons plus de rencontres.
Est-ce que c'est parce que nous sommes plus ouverts, plus détendus, plus lents ou juste parce que nous sommes en mesure de recevoir ces personnes dans notre bulle de voyageurs? Nous ne saurions le dire.

Entre Villarica et Puerto Rio Tranquilo, soit un chemin d'un peu plus de 2000 kilomètres, la vie a mis sur notre route des personnages hauts en couleur, totalement différents de nous mais aussi entre eux…
Il est presque certain que nous n'aurions pas forcément eu l'opportunité de les rencontrer autrement que dans cette vie de voyage!

Etat des lieux des rencontres et des endroits visités ensemble.  

Benedicte et Edison

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  • Leur voyage: 

De l'Alaska au Cap Horn dans un van américain

  • Qui sont-ils: 

– Elle est danoise, voyageuse, écrivain, chanteuse, consultante pour des émissions pour enfants, des marques de jouets et a créé de nouvelles méthodes d'apprentissage.
– Il est brésilien, marin et pilote d'avion.

  • Notre rencontre: 

Lors de notre soirée d'au revoir avec Dani et Jupa à Villarica, Bénédicte est apparue, avec sa bouteille de vin blanc, sa bonne humeur et ses anecdotes. 
Le lendemain, nous étions invités à un concert privé devant son van, nous déciderons ensuite de faire route ensemble sur la région des lacs.

  • Ce que nous avons appris avec eux: 

Que l'on pouvait être célèbre, mais rester simple, accessible avec un grain de folie. Qu'il n'y avait pas d'âge pour voyager. Que l'amour n'avait pas de frontières. 
Edison nous transmettra sa citation favorite de Mark Twain, que nous tentons d'appliquer à nous-mêmes : 

"Ne vous détournez jamais de vos rêves, car si vous les perdez, vous continuerez de vivre, mais vous cesserez d''exister…"

  • Un souvenir: 

Les parties de Yam's dans leur van et la chance scandaleuse d'Edison avec les dés.
Le restaurant offert par Bénédicte et Edison pour notre dernière soirée enemble… Mikaël a dégusté son premier "curanto", un plat typique de Puerto Montt, à base des coquillages, charcuteries et pomme de terre… une tuerie !

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Marie-Line et Rémi

Marie line et Remi

  • Leur voyage: 

En Europe dans un premier temps en van, puis l'Amérique du Sud en sac à dos et stop. 

  • Qui sont-ils: 

– Marie-Line et Rémi viennent du nord de la France. Marie-Line a quitté son emploi, Rémi est en année sabbatique.
Ils ont beaucoup d'énergie, sont très actifs, aiment se dépasser. Ils vivent à 100 à l'heure ! 

  • Notre rencontre:

A bord du ferry qui fait la liaison et ravitaille – un vrai marché flottant – toutes les îles de l'archipel de los Chonos, entre Quellon et Puerto Chacabuco. 

Nous étions 6 français au total sur le bateau, et nous nous sommes vite repérés. 
Marie-Line est venue nous voir, car elle recherchait des informations sur la durée du voyage qui était très approximative.
On lui avait dit 23 heures de bateau. Nous, on nous avait dit 18 heures… Au final, le voyage durera 36 heures !

  • Ce que nous avons appris avec eux:

La lucidité, la confiance et l'intelligence de Marie-Line qui avait trouvé une solution alternative à une problématique.
Au moment où nous les rencontrons, Marie-Line a déjà son billet retour en France, car elle est littéralement épuisée… Quand on vous dit que le voyage, ce ne sont pas des vacances… 
Elle laisse Rémi continuer son voyage, car, selon ses propres termes "elle se sent devenir chiante avec lui et ne profite plus du voyage". 
Belle preuve d'amour et de sagesse… Ils se retrouveront quelques semaines plus tard…

  • Un souvenir:

Même si cette rencontre était de courte durée, une belle discussion avec Marie-Line en prenant le soleil sur l'arrière du bateau. 
Les garçons, eux, ont apparemment vu des dauphins, des pingouins, mais ont surtout perdu une paire de lunettes de soleil dans les fjords patagoniens…


Eva, Pedro, leur chien Pépé chez Dani (une autre!)

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud en Combi 

  • Qui sont-ils: 

– Dani, qui nous reçoit chez elle est chilienne, elle a déjà voyagé 2 ans en couple dans son Combi en Amérique du Sud, en vendant des pâtisseries, des bijoux, des t-shirts.
– Pedro est suisse et Eva est péruvienne, ils voyagent en Combi également avec Pépé leur chien. Ils représentent une marque suisse de produits venus d'Inde. Ils vendent de l'artisanat, des habits, de l'encens, des cartes postales…  

  • Notre rencontre:

UIMG_20151113_180136ne fois de plus, la communauté Combi est entrée en action… Au moment où nous les rencontrons Eva et Pedro sont hébergés par Dani, car leur Combi est en panne. Ils nous ont laissé un petit mot et un autocollant sur notre pare-brise nous invitant à les rencontrer.
Nous passerons 1 week-end ensemble, à l'arrêt chez Dani, avant de les quitter pour visiter l'île de Chiloé.

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Pour voyager, il faut de l'argent. Pour avoir de l'argent, il faut travailler. 
Il est tout à fait possible d'allier les deux: travailler ET voyager. 
Ce n'est qu'une confirmation de ce que nous avions déjà entrevu avec Dani et Jupa.

  • Un souvenir:

Le déjeuner moules géantes et frites maison, magistralement réalisé par Pedro et Mika.


Alix & Alex, les chiennes Baloo et Cirka à Puerto Rio Tranquilo

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud et l'Amérique centrale en pick-up aménagé

  • Qui sont-ils:

Alix et Alex sont un couple de français. Tous deux fans de Mad Max, il conduisent un vieux chevrolet qu'ils ont baptisé "El Arca" (l'Arche). Dedans, 2 chiennes énormes, mais super gentilles: Baloo et Cirka.
– Alix vient du pays basque. Ce petit bout de femme au caractère bien trempé a choisi la vie de nomade depuis plus de 10 ans. Elle travaille dans les TP, conduit des camions et réalise son rêve en voyageant en Amérique du Sud en véhicule. 
– Alex lui, vient de Saumur. Egalement dans les TP, il a pris goût au voyage en suivant Alix et est mainenant le premier à en redemander! Alex, c'est la force tranquille derrière laquelle se cache un fêtard qui aime bien quand ça bouge.  

  • Notre rencontre:

Nous les croisons deux fois, une première fois à Villarica, la seconde à Ancud, où nous discutons un peu plus. La troisième sera la bonne sur la route Australe et où nous décidons de faire route ensemble jusqu'à Puerto Rio Tranquilo

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Leur énergie, leur âme d'enfant, leur capacité à foncer sans trop se poser de questions. En résumé, ils croquent la vie et leur aventure à pleines dents. Ils nous invitent à être plus impulsifs, plus spontanés.

  • Un souvenir: 

La soirée totalement improvisée, à laquelle se sont greffés Max et Jibé, 2 motards de Guyane Française. Fous rires, grands débats et quelques verres de vin et de Pisco au programme… 

Pour nous qui faisons beaucoup moins la fête depuis notre départ de France (si, si, c'est vrai!), cela nous a fait le plus grand bien de boire des coups avec des copains qui ont les mêmes références et culture que nous ! 
Le lendemain, l'estomac un peu retourné mais le coeur vaillant, nous sommes allés visiter les cathédrales de marbre de Puerto Rio Tranquilo en hors bord… émotions, fous rires, éclaboussures et sensations fortes… bref, un moment magique !

Combito nous a aussi donné une belle leçon à sa façon!

… il a "héroïquement" ramené à la vie El Arca dont les batteries n'avaient pas résisté à notre folle soirée…
Nous nous sommes rappelés de cette fable de la Fontaine… "on a toujours besoin d'un plus petit que soi…" 

En conclusion…

Ces rencontres se sont toujours faites de manière naturelle, plus simplement que lorsque nous sommes dans une vie sédentaire… 
Nous allons plus facilement les uns vers les autres, nous fiant à notre intuition…
DSC02333Etant dans un esprit de voyage, peut-être que nous avons cela en commun avec les personnes que nous rencontrons, peut-être que ce point commun aide à briser la glace?
Peut-être qu'aller vers les autres serait en fait quelque chose de normal, mais qui se serait perdue dans nos sociétés dites "modernes" et bien souvent "individuelles"? 
Possible aussi qu'en étant seuls face à nous-mêmes, dans un pays qui n'est pas le nôtre, avec des cultures et des références différentes, nous osions plus facilement demander, échanger, recréer un esprit de solidarité et de partage?

Il est vrai aussi que dans une vie "normale", tout est posé, rythmé, organisé, classé. 
Il faut courir, nous nous créons des obligations, nous n'avons pas ou peu de temps. 
Entre le travail, la famille, les amis… finalement, quelle est la place que l'on accorde à l'imprévu, à la spontanéité? 
Et puis, aller parler, s'intéresser ou aider de nouvelles personnes…

… quelle drôle d'idée, n'est-ce pas?!  

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