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THAILANDE AVEC ALEXANDRE ET… FIN DU VOYAGE

Voila. C'est fait: pour ceux qui ne le savent pas encore, ceux que nous n'avons pas vu, ceux qui n'ont pas suivi notre page sur Facebook

Notre aventure est terminée, nous sommes rentrés.

Ce site internet avait pour mission de communiquer avec vous, car tout le monde n'a pas Facebook, et de toutes façons, Facebook ne permet pas d'en dire autant qu'ici…
La mission n'est cependant pas tout à fait accomplie, puisqu'il manque encore la dernière pièce du puzzle: les derniers jours du voyage, en Thaïlande toujours, en compagnie d'Alexandre.

Au départ, Alexandre, c'est un ami d'Alline… Lorsque Mikaël est arrivé dans la Beaux gossesvie d'Alline, les deux hommes ont appris, malgré toutes les différences qui existent entre eux, à se connaître, à communiquer et à s'apprécier.
Nous n'avions jamais fait l'expérience de voyager avec un de nos proches… Nous savions vivre en communauté de voyageurs, mais accueillir un "vacancier" dans notre voyage, c'était totalement inédit.

Voyageurs vacanciers ou Vacancier voyageur ?

Au début notre aventure, nous vous avions évoqué dans un article les différences entre des vacances et un voyage au long cours.
L'arrivée d'Alexandre dans notre périple a confirmé quelques lieux communs qui n'ont pas manqué de nous faire rire… Nous ne résistons pas à l'envie de partager avec vous ces anecdotes

Les différences entre un vacancier et un voyageur

  • le vacancier compte en euros. Le voyageur compte en monnaie locale
     
  • le vacancier poste sur Facebook/Instagram/Snapchat. Le voyageur écrit un Blog
     
  • le vacancier peut prendre un apéritif tous les jours parce que c'est les vacances. Le voyageur prend un apéritif pour fêter quelque chose… et parfois s'accorde des vacances dans son voyage (!!)
     
  • le vacancier est content de rencontrer des français. Le voyageur est content de rencontrer d'autres voyageurs
     
  • le vacancier a besoin de manger de la nourriture européenne (crêpes, baguettes, pizzas, omelettes, pancakes etc). Le voyageur fait comme les locaux et mange local (du riz ou des nouilles… de riz) à tous les repas.
     
  • le vacancier a une valise remplie de "trucs au cas où". Le voyageur a un sac à dos avec "l'essentiel"
     
  • le vacancier fait du shopping. Le voyageur achète utile
     
  • le vacancier a besoin de savoir ce qu'on fait demain. Le voyageur profite du moment présent
     
  • le vacancier trouve que tout n'est pas cher. Le voyageur trouve tout est cher et demande toujours le prix local
     
  • le vacancier va au plus simple mais cela coûte un peu plus cher. Le voyageur aime se compliquer la vie pour dépenser moins et voyager plus. 
     
  • Le vacancier fuit les gargottes de rue. Le voyageur les recherche
     
  • etc !

Voyageurs humourEn partageant du temps avec Alexandre, nous nous sommes directement confrontés à cette différence de réalités, à grands renforts de patientes explications, d'échanges bienveillants mais aussi et surtout pas mal de fous-rires.

Alexandre, qui n'a rien d'un grand aventurier au départ, a compris et accepté notre façon de vivre en voyage… Une belle preuve d'ouverture de sa part, qualité qui n'est pas donnée à tout le monde.

Sortir de sa zone de confort

C'est régulièrement que nous vous parlons de zone de confort (vous ne savez pas ce que c'est? regardez donc ici ), en nous rejoignant dans notre voyage, Alexandre a fait un petit pas en dehors de sa zone de confort…

De notre côté, nous avons également fait un pas dans sa direction… et c'est ainsi que nos trois dernières semaines de voyage se sont transformées en mini-vacances d'aventures…

Le cahier des charges d'Alexandre et notre parcours

Alexandre avait un petit cahier des charges auquel nous avons répondu en faisant un petit condensé de Thaïlande sur 17 jours…

  • Ne pas prendre trop de transports
  • Se reposer sur une île paradisiaque
  • Essayer les massages thaïlandais
  • Visiter des temples
  • Flâner dans Bangkok
  • Rencontrer la nature
  • Faire de la plongée
  • Assister à un match de boxe Thaï

Après maintes réflexions, beaucoup de discussions et à grands renforts de guides, nous sommes arrivés à dessiner le parcours suivant : 

  • 27/03 au 03/04 : Koh Chang
  • 03 au 05/04: Ayutthaya
  • 05 au 07/04: Kantchanaburi
  • 07 au 11/04: Bangkok

Hormis la clause sur les transports… Nous avons répondu aux attentes de notre "client", sans trop dénaturer notre mode de voyage…

Koh Chang: notre petit bout de paradis

Sur un planisphère, Koh Chang (Koh: île  / Chang: éléphant) est un petit confetti montagneux au milieu du golfe de Thaïlande près de la frontière du Cambodge. C'est pourtant la troisième plus grande île de la Thaïlande, avec une superficie de 211 kilomètres carrés.
D'un point de vue logistique, nous avions fait le choix de récupérer Alexandre à la sortie de son avion et de partir directement sur Koh Chang.Arrivee Alex
Bien qu'étant située à 310 kilomètres de Bangkok, nous mettons presque 10 heures pour rallier Koh Chang.
Nous nous arrêtons finalement par dépit mais surtout par fatigue au coeur du touristique et bruyant quartier de Lonely Beach sur l'île.
Après une courte nuit, en compagnie de divers animaux et insectes, mais également de poils pubiens (le pauvre!), il ne faudra pas longtemps pour convaincre Alexandre de repartir de bon matin afin de quitter au plus vite, je cite, "cet endroit tout pourri".

Les bonnes choses se méritent et ne se font pas sans efforts… nous arriverons finalement dans notre petit bout de paradis en fin de matinée, dans le village de Bang Bao et plus précisément la plage de Klong Kloi.
koh chang 1
Ici pas de restaurants européens, de bars à shooters et de boutiques de t-shirts… Simplement une plage de sable blanc, quelques bungalows, des transats, la forêt tropicale à proximité et la mer, chaude et transparente.

La haute saison étant passée, nous ne sommes pas plus d'une trentaine sur ce bout de l'île et nous recherchons tous la même chose : la tranquillité!

Entre ballades en scooter, baignades, baptêmes de plongée, jus de fruits frais, tatouages et massages nous passons sur place 5 jours qui font partie de nos meilleurs souvenirs.

Ayutthaya: culture et vieilles pierres

Après la plage, nous nous dirigeons vers Ayutthaya, ancienne capitale de la Thaïlande.
Arrivés à Bangkok depuis Koh Chang, nous choisissons de rallier dans la foulée Ayutthaya par le train. Une nouvelle expérience pour Alexandre. 

Oubliez le TGV ou même le TER. Le train est ici un vieux train, en bois, les fauteuils ne sont pas vraiment confortables, il n'y a pas de climatisation, on y est à l'étroit…
Mais, nous sommes avec les locaux, avec qui nous échangeons des sourires et quelques mots.
Le train roulant à vitesse de croisière de 40km/h, nous prenons le temps de regarder défiler le paysage et d'organiser la suite de notre trajet.

Après Kamphaeng Phet et Sukhothai, que nous avions visités quelques mois auparavant, il ne nous manquait plus qu'Ayutthaya pour compléter le tableau.
Bien que nous ayions déjà largement atteint notre quota de visite de temples et de vieilles pierres, il était impossible de ne pas répondre à la demande d'Alexandre, curieux de découvrir cet aspect culturel et historique de la Thaïlande.

Ayutthaya (3)Une journée en scooter, sous un soleil de plomb, et quelques litres d'eau plus tard, nous tombons tous d'accord pour rentrer au frais dans notre hôtel en fin d'après-midi.
Nous profitons de la soirée et de la nuit au sein même de notre hôtel, avec plusieurs français qui s'y trouvaient également et en compagnie de quelques litres… de bière cette fois-ci.

Kantchanaburi : nature et histoire

Le pont de la riviere Kwai

Alors bon… on ne va pas se mentir, nous ne sommes pas venus spécialement à Kanchanaburi pour le pont de la Rivière Kwai…Un pont reste un pont et celui-ci n'est même pas tellement joli.

Comme il se trouvait sur notre route, nous avons visité le musée (sans grand intérêt), pris quelques photos et… cherché l'air de la chanson du film que nous étions très fiers d'avoir trouvé…
Sauf qu'en rédigeant cet article et en recherchant les bonnes sources… nous allons devoir réviser nos classiques et y retourner pour refaire la vidéo… car c'est bien l'air de la 7ème compagnie que Mika sifflote dans la vidéo ci-dessous !!

Alors que la bonne version se trouve ici…

Les chutes d'Erawan

Une des plus jolies promenades de notre séjour avec Alexandre.
Pour s'y rendre, une fois de plus, nous avons choisi la solution de l'autonomie, en louant des scooters afin de pouvoir rejoindre les chutes au plus tôt.
Dans la zone de la cascade du parc d'Erawan, tout n’est qu’eau et végétation : sept piscines naturelles aux eaux turquoises dans lesquelles viennent se déverser des cascades qui jonchent un parcours de deux heures et demi environ, baignades et jeux aquatiques non compris ! 

Les sentiers sont praticables par tous. La montée se fait un peu plus difficile entre les niveaux six et sept, les escaliers sont raides et certaines échelles de bois bancales. Plus on grimpe, plus les visiteurs se font rares et le site tranquille: PARFAIT !

Nous avons pour notre part trouvé notre bonheur au niveau six, dans une piscine naturelle où nous étions les seuls humains, le bassin étant lui habité par quelques centaines de poissons.

Le Garra Rufa ou poisson docteur, est utilisé un peu partout en Asie pour traiter des psoriasis, des dermites, des eczémas et aussi pour son aptitude à nettoyer efficacement les plaies.
Ce poisson suçote et grignote votre peau comme un poisson ventouse, il est très doux et agréable pour la peau. Expérience validée par Mikaël, mais vraiment pas du tout par Alline et Alexandre.

Bangkok: Retour à la ville et retour tout court…

Un dernier bus nous conduira de Kanchanaburi jusqu'au coeur de Bangkok où même les locaux ne supportent plus la chaleur.
La centaine de mètres que nous aurons à parcourir entre le bus climatisé et notre guesthouse nous donneront le ton de ces derniers jours à Bangkok: c'est la canicule.
Une fois encore, le mot d'ordre sera de se lever au plus tôt pour se promener afin de se préserver de la chaleur en journée.

bangkok (2)

La fin du séjour…

Alexandre est ravi de retrouver la ville et son agitation.
Alline et Mika prennent conscience que la fin du voyage est proche.
Le planning sera légèrement bouleversé par la chaleur, mais aussi par les imprévus de la ville. En effet, difficile de se lever tôt lorsque l'on se couche tard…
De toutes façons, nous sommes globalement tous les trois lassés des visites. Nous avons plutôt Deuil palais royalenvie de nous laisser aller, de nous reposer et flâner sans contraintes.
Seront ainsi annulées quelques visites culturelles: des temples, les palais du roi… la Thaïlande est toujours en deuil suite au décès du roi en octobre 2016. De fait, les Thaïs de tout le pays viennent en pèlerinage à Bangkok pour lui rendre un dernier hommage. Nous fuyons ces lieux.

Les autres incontournables de Bangkok

Un match de boxe Thaï

Le quartier de Chinatown

Le marché aux fleurs

La rue Khao San
Bangkok

Ce dernier lieu mérite une petite explication de texte car Khao San a 3 visages.

  • Le matin, c'est une rue commerçante presque banale avec des restaurants, cafés et boutiques pour touristes…
  • L'après-midi, cette rue se tranforme petit à petit: arrivent les premières gargottes ambulantes pour manger sur le pouce et les stands de marché où l'on ne manquera pas de trouver des pantalons ou des t-shirts avec des motifs d'éléphants – entre autres…
  • Le soir, changement radical de programme, Khao San devient la Rue de la Soif de Bangkok.

Comme il fait chaud, la fête se déroule dehors:

  • Les restaurants et bars font monter les décibels et les basses à gros coup de tubes US
  • Les groupes de musique reprennent Nirvana, U2, Brian Adams et autres groupe de rock des années 90 toujours plus fort que le voisin, mais malheureusement pas toujours très juste
  • Les jeunes (et moins jeunes) touristes se déversent dans la rue
  • L'alcool coule à flot dans les buckets – un seau de plage rempli de cocktails alcoolisés à partager avec des pailles
  • Les vendeurs à la sauvette de tout et n'importe quoi attirent le chaland, c'est ainsi qu'Alexandre a par exemple acheté 2 scorpions à grignoter sur place.

Bref, de 21h à 2h du matin, c'est une orgie programmée qui se répète chaque soir.

Après 2 ans de voyage, nous avons un peu de mal à nous imprégner de l'ambiance, nous faisant au passage taxer de "vieux pas drôles" par Alexandre… mais un bucket plus tard, nous comprenons pourquoi Khao San Road est mondialement connue.
Evidemment, Alexandre a adoré et nous avons encore des fous-rires en reparlant de cette soirée… mais comme pour Las Vegas, tout ce qui se passe à Khao San reste à Khao San.

Le retour…

trainLes vacances d'Alexandre se terminent, il nous quitte le surlendemain, la tête pleine de souvenirs et heureux de rentrer chez lui…

Quant à nous, ce ne sont pas nos vacances qui se terminent, mais une aventure à part entière de 2 ans qu'il est diffcile de résumer tant elle a été riche à tous points de vue… A l'heure où nous écrivons cet article, à "jour du retour + 77 jours" nous avons revu et échangé avec certains d'entre vous, nous suivons les aventures d'autres, nous attendons de rencontrer certains de vous à nouveau…

Il est encore un peu tôt pour faire un bilan et savoir ce que nous allons faire de nos vies, maintenant que nous sommes de retour à Nozay, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France… Faites-nous confiance, nous avons des idées et des envies plein la tête et le coeur.
Pour l'instant, ce qui est certain, c'est que nous allons bien. C'est tout ce que nous nous pouvons dire pour le moment… c'est déjà pas mal non?

IMG_20170411_210824Merci à tous de nous avoir suivi, écrit, téléphoné, skypé, hébergé, soutenu, rassuré ou juste lu… Nous vous donnerons des nouvelles très bientôt ! On vous embrasse !

 

THAILANDE LE RETOUR 1

Pour la 3ème et dernière fois de notre séjour en Asie du Sud Est, nous entrons en Thaïlande. 
Depuis le Cambodge, nous rallions Bangkok en bus, soit un trajet de 10 heures pauses incluses. 
Arrivés à Bangkok, nous échangeons un regard et quelques mots: "y'a du bruit!………"…….. "y'a du monde!……." nous savons aussitôt et sans nous concerter que nous n'allons pas nous attarder dans la capitale.
Nous avons rendez-vous dans 3 jours dans un village au sud de Chiang Mai. 

2 solutions s'offrent à nous:

  • Passer une courte nuit sur Bangkok pour repartir le lendemain vers Chiang Mai avec à nouveau 10 heures de trajet de jour…
  • Enchaîner directement avec un bus de nuit vers Chiang Mai et arriver le lendemain matin vers 8h…

Trajet Siem Reap Bangkok Chiang MaiCe choix ne s'est pas posé très longtemps. Nous avons pris l'habitude de suivre notre instinct. 
Dans le cas présent notre instinct nous disait : "Quittes à être fatigués, autant l'être pour de bon et avoir du temps pour retrouver la forme"
Nous sautons dans un taxi, puis dans un autre bus qui nous permet de rallier Chiang Mai (dont nous vous parlerons ultérieurement) en une dizaine d'heures. 

Mais pourquoi encore la Thaïlande

  • La Thaïlande est au centre de l'Asie du Sud-Est, elle est donc totalement intégrée au milieu de notre parcours
  • Notre itinéraire est prévu en boucle… enfin dans notre cas, c'est plutôt une spirale!
  • Nous souhaitons limiter nos déplacements en avion
  • Un de nos chers amis nous rejoint pour terminer le voyage avec nous.
  • Notre retour vers la France se fera depuis Bangkok mi avril… Nous y sommes quasiment ! 
  • Mais aussi et surtout : nous avons présenté notre candidature pour un bénévolat en Permaculture / Spiritualité à Wang Luang, petit village au sud de Chiang Mai… et nous sommes retenus!

A propos du volontariat

Les 2 volontariats que nous avons réalisés au Chili nous avaient enrichis humainement et culturellement, nous avons donc recherché une expérience similaire en Asie.
Malheureusement, entre les missions qui ne correspondaient pas à notre niveau ou centres d'intéret et celles où nous devions payer pour être volontaires – cherchez l'erreur ! – nous nous étions faits une raison…
IMG_5998Finalement, au moment où nous y croyions le moins, Mika, par le biais de ses différentes inscriptions sur des sites d'écologie et de permaculture, a trouvé ce que nous recherchions.
Nous voici donc en route pour un volontariat à Wang Luang, où nous allons travailler durant 3 semaines chez Bernard installé en Thaïlande depuis quelques années et Mone sa femme.

Arrivée et installation à Wang Luang

Depuis Chiang Mai, nous n'avons pas pris le chemin le plus direct.
Nous pensions arriver en fin de matinée, nous arriverons à Wang Luang en milieu d'après-midi. 
L'accueil que nous réserve Bernard est chaleureux et le contact se fait facilement.

Wang Luang est un village, nous sommes les seuls "farangs" (étrangers à peau claire) du coin, il est donc inutile de vouloir communiquer en anglais.
Nous prenons conscience de nos lacunes en Thaï… Nous savons dire "bonjour", "merci", "sans oignons (pour Mika)"
Nous voulions de l'authenticité, nous sommes servis! 

IMG_6017Bernard et Mone nous mettent de suite à l'aise: nous disposons d'une maison privée dans le village, mais aussi d'une petite moto pour être autonome dans nos envies de déplacements.
Pour nous qui sommes sur la route depuis quelques temps, c'est une drôle de sensation d'avoir un chez-soi, des horaires et de nouvelles habitudes.
Comme nous sommes les premiers volontaires, il y a quelques petites choses à ajuster dans la maison… 

  • La maison est nue, pas de chaises, pas de tables.
  • La salle de bain n'est pas terminée, l'eau chaude et les évacuations d'eau ne sont pas installées
  • Les matelas dans les chambres se sont littéralement envolés de la voiture, quelque part sur la route entre Chiang Mai et Wang Luang.

Là où certains pourraient être dcontenancés, nous, cela nous fait sourire…
Un déplacement dès le lendemain à Chiang Mai où nous ferons la connaissance de Daam, un tatoueur Sak-Yant qui travaille avec Bernard, quelques heures de bricolage et la maison sera totalement opérationnelle.

Le lieu de vie de Bernard et Mone est immense, rempli de végétation, très loin des jardins à la française.
Bernard en bon maître des lieux nous fait une visite de son domaine, entre vergers, parcelles de jardins zen, jardin d'alimentation, jardins d'expérimentations, on s'y perd un peu.
Nous découvrons avec bonheur tous les arbres, plantes, oiseaux et papillons qui occupent ce lieu.

Rapidement, nous nous apercevons que Bernard part dans tous les sens, mais ne perd pas le fil.
A nous de suivre et de prendre le train en marche.
Dès les premières heures des situations et des conversations nous font réagir, réfléchir… Ce séjour va être intéressant.

Du côté de Mika

IMG_5996Une des devises favorites de Mika quand il travaille pour les autres est "Je fais comme pour moi", gage de qualité !
Il a de l'expérience dans le jardinage, le bricolage, cela fait des mois qu'il n'a pas touché des outils et est tout content d'être au grand air.

Au cours de ces semaines, Mika finalise l'irrigation des différents terrains. En quelques jours, ce qui était jaune devient vert : tout ce petit monde végétal avait grand soif. Grâce à l'effet combiné de l'arrosage et d'une taille salutaire, les bananiers fleurissent…
Comme d'habitude avec Mika, les chantiers, qui sont nombreux, se font vite et bien: construction d'un poulailler, d'une maison des graines, d'une mare au canards… Tout cela a l'air de convenir à Bernard qui reprend la devise de Mika à son compte: "Tu fais comme pour toi, j'ai confiance!"

De temps en temps, cependant, Mika doit faire des efforts de communication avec Bernard, entre ce qui se dit, ce qui s'entend, ce qui est compris, ce qui va sans dire…
Il n'est pas toujours évident d'apprendre à travailler ensemble et ce sont de belles leçons de vie ! 

Du côté d'Alline

IMG_5997Pour Alline, c'est un peu plus compliqué… Plutôt novice dans le jardin et dans la permaculture, elle est bien consciente qu'elle ne sera pas aussi autonome que Mika.
En l'assignant à la récolte des graines, c'est un drôle de tour Bernard lui a joué.
Au début le projet lui semble intéressant, mais la réalité du terrain est tout autre… tout est sec. Normal, les graines apparaissent à la fin du cycle de la plante…
De plus, elle se voit tomber immédiatement dans les travers de sa personnalité : recherche d'excellence tétanisante, sens critique négatif suivi d'insatisfaction gobale.
Entre les 1001 questions qui l'assaillent (pourquoi tant de graines? à quoi vont-elles servir? et puis ce sont des graines de quoi d'abord?), le peu de résultat visible de son action et son cerveau qui tourne à toute vitesse, elle est très loin de l'instant présent et de l'ici et maintenant…

Mais après quelques jours au contact de ces graines, elle finit par les apprivoiser, les trouver jolies, intéressantes. 
De cette expérience "germera" une idée de souvenir à remettre aux convives du mariage… une façon supplémentaire de donner du sens… 
Projet qui sera réalisé avec l'aide de Bernard… ce qui conforte Alline dans l'idée qu'elle a besoin de travailler en équipe!  
Quelques jours plus tard, Alline demande à changer de projet. Bernard lui propose alors de transplanter les bébés papayers dans des sacs à semis, pour aller les planter ensuite ailleurs…
Cette mission, immédiatement visible, la rassure sur ses capacités et se sent un peu plus utile dans le jardin.

Mone

Impossible de résumer ce séjour sans parler de Mone.
Mone, c'est un peu la fée clochette version thaïlandaise. 
Comme elle, elle va, vient, virevolte. Elle en a le gabarit, la grâce, l'énergie et le caractère !
En plus d'avoir un métier bien prenant qu'elle adore, lorsqu'elle rentre le soir, elle invente toujours de nouvelles activités…
Un jour elle fait des savons pour la fête de son mariage, pour offrir à ses convives.
Le lendemain c'est un atelier shampoing maison, qu'elle offrira aux personnes de son entourage.
Tous les jours, elle cuisine des menus traditionnels et locaux

Toujours disponible et de bonne humeur, elle prend du temps sur son week-end de nous emmener dans un marché de vêtements traditionnels Lanna… Nous devons trouver des tenues, nous sommes invités à leur mariage à la fin de nore séjour.

Les petites phrases de Bernard

IMG_6048En bon jardinier, Bernard sème des petites phrases comme d'autres sèment de la salade.
Florilège des p'tites phrases de Bernard pendant notre séjour:

A Alline et Mika
"Faites comme vous le sentez. Soyez créatifs. Les règles sont faites pour être dépassées… mais suivez-les quand même hein !" (puis il est parti et nous, nous ne savions plus quoi faire)

"Qu'est-ce qui est le plus important: avoir raison ou être heureux?" (un jour où nous discutions à base de "mais si, mais non"… cela nous a stoppé directement !)

"Il faut faire confiance à l'âme du monde" (celle-ci ok, nous la connaissions déjà!)

"Il faut prendre en compte la loi de l'impermanence de toutes choses" (Bon, celle-ci elle n'est pas de lui, c'est de Bouddha, mais il l'a bien reprise à son compte !)

A AllineIMG_6054
"Il ne faut pas penser, il faut agir" (s'en est suivie une longue conversation intérieurer sur le fait que pour passer à l'action il fallait quand même réfléchir, etc. Et… le petit vélo était relancé pour le tour de la Thaïlande)    

A Mika
" Il est important de savoir s'arrêter à temps" (sans commentaires)

Du travail, mais pas que! 

Ces quelques semaines à Wang Luang nous permettront de faire des choses nouvelles et différentes…

L'anniversaire d'un moine bouddhiste

Invités dans une cérémonie d'anniversaire d'un moine, nous nous demandons encore si nous n'avons pas un peu ravis la vedette à ce moine !!

La visite du musée Ganesh

L'occasion de changer… cette fois-ci ce ne sont pas des Bouddhas que nous avons vu par milliers, mais des Ganesh… divinité mi-homme, mi-éléphant c'est le dieu qui supprime les obstacles, de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence. Tout nous quoi !

Le marché de Wiang Nong Long 

Un marché immense dans lequel nous serons les seuls farangs… l'occasion pour nous de découvrir des produits et des personnes différentes… A la différence des temples, les marchés, nous, on adore et on ne s'en lasse pas !

Des tatouages

IMG_5959 (3)Nous vous parlions plus haut de Master Daam, le moine tatoueur Sak-Yant, qui travaille avec Bernard.
Daam, ancien moine bouddhiste, tatoueur de son état travaille sur les tatouages Sak-Yant, magiques.
Mika a un coup de foudre dans le catalogue de tatouage pour un personnage sacré, du nom de Russie. Un sage de la forêt qui se promène dans les montagnes en méditant. Le contact passe tellement bien avec Daam qu'il se fera tatouer quelques jours plus tard…

Alline, elle, se fait tatouer par Bernard, un dessin qu'elle avait depuis quelques temps en tête, mais qu'elle ne savait pas comment présenter. Aidée par une esquisse de Sophie la copine de Birmanie et les propositions de Bernard… En en peu plus d'une heure l'affaire est réglée!
Cette expérience de tatouage donnera l'occasion d'avoir un échange mouvementé émotionnellement mais toujours bienveillant avec Bernard…

Le mariage de Mone et Bernard

Comme dit plus haut, Bernard et Mone nous ont gentiment convié à nous joindre à leurs proches pour la fête de leur mariage!
Notre séjour à Wang luang se terminera sur cette note joyeuse, mouvementée et savamment organisée à la thaïlandaise!

A suivre… !

Pour la première fois depuis 2 ans… nous sommes à jour dans le blog… Nous partons ce soir (encore un bus de nuit!), direction Bangkok, pour récupérer à l'aéroport Alex, notre copain nantais… qui ne sait pas encore quelles aventures nous lui réservons!

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Extrait d’Indonésie

"Je suis désolée mais vous ne pouvez pas embarquer sur ce vol, car vous n'avez pas de billet attestant de votre sortie de l'Indonésie dans les 30 jours."
acces-refuse
Voici en substance ce que nous dit avec un grand sourire l'agent de comptoir, le 22 septembre 2016 à l'aéroport Charles de Gaulle – Paris – France.
Elle nous le dit avec un tel sourire qu'au début, nous croyons à une blague. Mais non, elle est très sérieuse… ce qui ne l'empêche pas d'être souriante.
Son sourire s'élargit encore un peu plus quand nous lui expliquons que nous avons prévu de partir 7 mois en Asie du Sud-Est et que nous ne savons même pas où nous serons dans 15 jours…
"Je trouve ça super, vraiment. Mais désolée, il vous faut un billet de sortie. Pas de billet de sortie, pas d'embarquement!"

avion

Youpi, les aventures recommencent. Mode gestion de crise enclenché. C'est reparti pour le voyage ! 
Nous trouverons avec elle une solution en 10 minutes. Solution qui nous conduira à Kuala Lumpur en Malaisie le 17 octobre 2016.

A postriori, après recherches et discussions, ce fameux billet de sortie ne serait pas obligatoire… mais dans notre situation… il faut croire que ça l'était…

Billets en poche. Guides de voyage dans les sacs. Sacs sur le dos. Et hop ! Direction l'Indonésie, plus précisément Bali et Lombok.

sac-a-dos

L'Indonésie, c'est quoi, c'est où ?

Avec une population estimée à 250 millions de personnes, il s'agit du 4e pays le plus peuplé du monde.
C'est la 3e démocratie mondiale en nombre d'habitants, la capitale est Jakarta.
Situé entre l'Océan Indien et l'Océan Pacifique, composé de 17 508 îles, il s'agit du plus grand archipel au monde. 
C'est le 1er pays à majorité musulmane pour le nombre de croyants.

indonesie

De fait, c'est peut-être un peu prétentieux de dire dans cet article "nous avons fait l'Indonésie!" 
Disons plutôt que nous avons arrêté notre plan de route sur les îles de Bali, Lombok et Meno… très connues, touristiques, mais comme beaucoup de lieux touristiques, à faire malgré tout…
Et puis pour ne rien vous cacher:

  • Nous avons décidé de commencer notre voyage en prenant des vacances.
  • Alline trouvait l'idée de fêter son anniversaire sur une plage paradisiaque tout à fait séduidante.

BALI:

5780 km² / 4,2 millions d'habitants
Notre parcours : Arrivée à Dempassar / Sanur / Keliki / Ubud / Amed / Padangbai

scootNous nous sommes laissés tentés une fois, pour essayer, par une excursion organisée… 
Maintenant que nous l'avons fait : c'est sûr et certain, cela ne nous correspond pas.
Rien à voir avec le groupe, qui était adorable, encore moins avec le chauffeur qui était vraiment super gentil.
La vérité, c'est qu'après plusieurs mois d'autonomie et de totale liberté avec Combito… Il nous est quasiment impossible de rentrer dans les cases d'un planning ou d'une organisation… 
De plus, il faut bien le dire, cette sensation d'entrer dans un entonnoir commercial où tout est fait pour vous faire dépenser un maximum d'argent, décidément, cela ne nous convient pas!

Nous avons donc suivi le conseil donné cet été par notre copain Guillaume qui a passé quelques semaines à Bali: "LOUEZ UN SCOOTER !"
C'est ce que nous avons fait depuis tous nos camps de base et nous avons ainsi rayonné – géographiquement et humainement – en toute indépendance!

Nos coups de coeur: 

Les rizières de Jatiluwith 

… et de Tegallalang

Les temples de Tirta Empul

.. et de Tirta Gangga

Notre meilleur souvenir:

Sans aucun doute : notre baptême de plongée à Jemeluk, du côté d'Amed. 

Ingrédients pour 1 baptême réussi : 

  • 1 club de plongée francophone, le Baruna Dive Center il y en a plein, et même si celui-ci peut paraître plus cher que d'autres sur l'île, cela reste raisonnable, la qualité et l'accueil sont présents… C'est important, car nous parlons quand même d'aller sous l'eau entre 9 et12 mètres de profondeur !! 
  • 2 instructeurs vraiment au top, à l'écoute, drôles et passionnés.
  • 3 candidats au grand bleu, un peu – beaucoup – flippés, Florence la Lyonnaise du bassin d'Arcachon (on n'a pas encore tout compris) et nous deux.
  • 2 x 45 minutes de grandes émotions : au départ on ressent de l'angoisse voire de la peur mais petit à petit, on finit par arriver à une forme de lâcher prise puis de tranquilité 
  • Nous sommes partis en étant 3 adultes un peu stressés, nous sommes revenus transformés en 3 enfants complètement émerveillés et joyeux !
  • 2 certificats de reconnaissance… nous l'avons demandé comme on demande une image à son instituteur et puis aussi, car notre copine de plongée Florence a eu droit à son 1er niveau de plongée… "Et pourquoi nous on n'a pas de diplôme à la fin??!!" 
  • 2 belles soirées avec 2 nouveaux copains, Florence donc et son ami Thierry… A renouveler avec autre chose que de la Bintang !

LOMBOK:

4725 km² / 3,167 millions d'habitants
Notre parcours : Lembar / Kuta / Bangsal   

Nos coups de coeur:

  • Le farniente à Kuta Lombok, les plages de sable blanc
  • La belle ballade en scooter sur les hauteurs de l'île avec vision de plages magiques au loin.

Notre meilleur souvenir:

ferry2Les 5 heures de voyage en ferry local pour rejoindre l'île.
Les vendeurs à la sauvette profitent de l'installation des passagers pour vous proposer tout et n'importe quoi à manger.
Suit le mini karaoké au début du voyage, viennent ensuite les films comiques et tous les indonésiens éclatés de rire dans le ferry.
Même si le voyage dure plus longtemps qu'avec les bateaux rapides, c'est une expérience à faire… et cela coûte juste 6 fois moins cher !!

GILI MENO

15 km² / 300 habitants
Notre parcours : De Bangsal en bateau avec les locaux… puis ensuite, toute l'île se fait à pied !

3 îles, 3 ambiances.

Si vous entendez parler un jour des Gili, sachez que ce sont 3 îles grandes comme des confettis au nord-ouest de l'île de Lombok.

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  • Gili Trawangan est cosmopolite, à la mode, jeune, bruyante, festive… 
  • Gili Air est plus familiale, mais tout aussi touristique.
  • Notre choix s'est donc porté naturellement vers la petite dernière, Gili Meno, plus sauvage, véritable havre de paix. 

Cependant, pour en avoir discuté avec plusieurs voyageurs, toutes ont un point commun apparemment, il est très difficile de les quitter!

Notre coup de coeur ET meilleur souvenir d'Indonésie.

Gili Meno, sur cette île de quelques kilomètres carrés, nous circulons à pied, à vélo pour les plus pressés, en calèche pour les plus chargés. 
Le scooter électrique y est timidement représenté… Aucun autre élément motorisé ne circule sur l'île… et c'est vraiment agréable
Ile à fuir si vous êtes hyper-actif et que vous avez besoin de monde et d'activités en permanence.

Nous, nous avons adoré:

– revivre le "monde de Nemo" en vrai, tous les matins avec palmes, masques et tuba.

– les repas locaux pris en front de mer
– les après-midi de farniente, de toutes façons il fait trop chaud pour bouger le moindre orteil ! 

POST SCRIPTUM

Nous avons reçu récemment quelques récalamations de la part de certains d'entre vous… 
Nos publications sur Facebook seraient un peu trop ensoleillées et paradisiaques…
Alors pour vous faire sourire et vous dire que vous êtes bien chez vous, voici le

Top 10 de nos anecdotes d'apprentis routard en Indonésie

  1. Les 2 soirs d'affilée où Alline n'a pas pu dîner car les cuisinières de rue indonésiennes, "pas épicé" / "NOT SPICY", elles ne savent pas faire.
     
  2. Les quelques fois où Mika a demandé des plats sans oignons… mais que bon, quand même, les cuisiniers lui en mettaient au moins pour la décoration…
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  3. Le moment de solitude lorsque les loueurs de scooter nous disent: 
    "Faites attention au scooter, il n'est pas assuré… et donc vous non plus… Sinon, vous allez vouloir prendre des casques??"
    "Ooooh ben oui !"
     
  4. L'hôtel où il y avait un élevage de coqs complètement déréglés qui chantaient à toute heure du jour… mais aussi de la nuitimg_0645
  5. L'hôtel avec voisinage direct sur… la mosquée du village… et les fous rires que nous avons eu car l'appel à la prière était parfois fait par des enfants qui chantaient vraiment très faux dans des micros vraiment mal réglés.
     
  6. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante sentait les oeufs pourris… "Mais Mika, tu penses qu'il vaut mieux sentir le soufre ou la transpiration?" "Arrêtes de réfléchir et lave-toi avec beaucoup de savon" 
     
  7. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante était salée… – rien de tel qu'un peu d'eau salée pour se rincer après un bain de mer!!
     
  8. Le grand retour des toilettes sans papier toilettes et nos débuts dans le grand banditisme en volant du papier toilette quand nous en trouvions quelque part (NDLR: nous en avons acheté depuis)
     
  9. Le jour où Mika a voulu faire sécher des graines de piment mais que les fourmis sont venues lui voler… et qu'elles sont venues ensuite nous rendre visite dans le lit la nuit (les fourmis, pas les graines)
     
  10. Le jour où nous avons pris le ferry en se demandant s'il allait arriver entier tellement il était rouillé… mais comme la mer était calme, nous nous sommes dit que ça irait pour les 5 heures de traversée !

Sur ces quelques lignes, nous vous souhaitons de bonnes raclettes et un bon changement d'heure !

bye

Retour en France

vraie-vie-realiteVous allez dire que je me répète… mais je vous assure, un voyage au long cours ce n'est pas des vacances…
Je crois que la meilleure définition du voyage, c'est: "une suite d'événements plus ou moins imprévus dans un cadre donné mais ouvert" !!

Par exemple, une des choses que nous n'avions pas du tout prévue lorsque nous préparions notre voyage : un retour en France entre notre roadtrip en Amérique du Sud et notre périple en Asie du Sud-Est.

C'était même une de nos certitudes !

Retour en France !

Ce retour en France nous l'avons décidé en novembre 2015, à la suite d'une invitation à un mariage… fp-fanou-pauline

Pas n'importe lequel, de ceux que l'on ne peut rater… Celui de Stéphane, le frère de Mika, avec sa jolie Pauline. La cérémonie (et la fête) ont lieu le 11 juin 2015, nous décidons de rentrer le 1er juin, soit 15 mois exactement après notre premier départ !mariage-fanou-pauline

Bye Bye Combito !

Avant ce retour, il fallait "régler un certain nombre d'affaires" au Brésil… à commencer par Combito!
Pendant quelques semaines, nous avons bien pensé à le ramener dans nos bagages, mais Volskwagen France n'a pas voulu homologuer notre Combito do Brasil en France.
Sans homologation, pas d'immatriculation. Sans immatriculation pas d'assurance… Bref, nous avons rapidement abandonné ce projet.

Commercial un jour, commercial toujours?

C'est Mika qui s'est retrouvé tout seul à initier cette vente.
Pour attirer le chaland, nous avions inscrit "A vendre" ainsi que nos coordonnées sur Combito.
Alors qu'il roulait seul ce jour-là, Mika aperçoit dans son rétroviseur une voiture dont le conducteur lui fait des grands signes ainsi que des coups de klaxons pour attirer son attention.
Ils arrivent finalement à s'arrêter tous les deux sur le bas côté et commencent à discuter tant bien que mal, avec un peu d'espagnol, un peu d'anglais, un peu de portugais et beaucoup de mimiques.
Mika est finalement arrivé à ce que le jeune homme le suive jusqu'à la maison de la maman d'Alline afin de pouvoir échanger leurs coordonnées et fixer un rendez-vous pour le lendemain.

Le lendemain matin…

Nous reprenons contact comme convenu avec Dan, le potentiel acheteur.
Il vient nous rendre visite, essaie Combito, nous indique que c'est exactement ce qu'il recherche.
Tout est parfait… sauf qu'il n'a pas l'argent… Il n'a pas l'air inquiet, nous dit qu'il va vendre sa voiture et revient nous voir ensuite.
La vente sera conclue le lundi 29 mai 2016. Nous prendrons l'avion le mardi 30.

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Combito a donc pris sa retraite de voyageur à l'endroit où il est né, au bord de l'océan à João Pessoa.
Aujourd'hui, il ne fait plus que de petits trajets et sert de camion d'approvisionnement et de dégustation pour une marque de bière locale et artisanale… Combito s'est reconverti en beer-truck !

La minute philosophique.

Cette histoire de vente sur le fil, dans la dernière ligne droite est juste une histoire de plus à ajouter à celles que nous avons vécues.
On peut parler de chance, de hasard… nous commençons de notre côté à nous dire que la vie est simplement bien faite.
… Que lorsque les choses sont justes et alignées, alors elles arrivent, tout simplement.l_alchimiste_paulo_coelho
Parce que clairement, alors que tout paraissait très compliqué – comme bien souvent au Brésil – tout s'est enchaîné avec des synchronicités incroyables!

Et une fois de plus, je repense à cette phrase de l'Alchimiste de Paulo Coelho… 
PS: Si vous n'avez jamais lu "l'Alchimiste", je vous le conseille… et si vous l'avez déjà lu, je vous conseille de le relire !

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

En transit…

En revenant début juin, la moitié de notre plan est réalisée… Nous avons voyagé en Amérique du Sud.
Ce fut un séjour bouleversant, dans lequel nous avons changé… tout en restant les mêmes… Oui, c'est complètement paradoxal et vraiment compliqué à décrire…
Comme si le fait de changer d'hémisphère changeait l'angle de notre regard et le sens de nos perceptions.

Nous passerons l'été en France… 
Pour la suite du voyage, nous souhaitons éviter la mousson et nous décalons notre second départ au mois de septembre.
Cet été passé en France s'intègre complètement à "notre" voyage intérieur… Que d'émotions ressenties et de temps partagé !  

Une fois de plus la vie nous a concocté un merveilleux cocktail dont elle a le secret: avec de la joie, des deuils, de l'amour, des prises de conscience, de l'amitié, des déceptions, des surprises… 
Après cet été à vagabonder nous ne sommes pas mécontents de repartir !

Merci à nos amis et familles qui nous ont reçus, hébergés, nourris, prêté leurs maisons – et leurs chats parfois -, accueillis dans la bienveillance et l'amour… 

C'était parfois trop court, parfois mouvementé, nous sommes très fatigués, nous avons pris beaucoup trop de poids mais c'était parfait !

Et maintenant…

Il nous reste à écrire le deuxième tome de notre histoire…

l'Asie du Sud-Est ! 

bisous-bisousPrêts pour le départ? Calez-vous bien dans votre fauteuil, inscrivez-vous pour recevoir les articles, suivez-nous sur Facebook, réactivez Skype et Messenger… Ou juste pensez à nous de temps en temps ! 
On vous embrasse et on vous dit à très vite ! 

Des rencontres au fil de l’eau

Lorsque nous avons commencé notre voyage…

… voici maintenant 9 mois (!!), nous savions plus ou moins quels pays, quelles routes, quels décors nous allions traverser.
Ce qu'il nous était impossible d'imaginer, c'est la diversité des rencontres que nous allions faire, la richesse des échanges et des expériences que nous allions vivre.

SAM_1696De plus en plus, nous croyons en la notion de synchronicité, d'un hasard qui serait intelligent, porteur de sens… la vie serait vraiment bien faite, comme le dit la sagesse populaire.
En toute logique, nous pensons donc que les personnes que nous rencontrons, les événements qui nous arrivent seraient des réponses de l’Univers à des questions que nous nous posons, ensemble ou individuellement, de manière consciente ou inconsciente.

Depuis que nous sommes au Chili, 4 mois maintenant, nous faisons plus de rencontres.
Est-ce que c'est parce que nous sommes plus ouverts, plus détendus, plus lents ou juste parce que nous sommes en mesure de recevoir ces personnes dans notre bulle de voyageurs? Nous ne saurions le dire.

Entre Villarica et Puerto Rio Tranquilo, soit un chemin d'un peu plus de 2000 kilomètres, la vie a mis sur notre route des personnages hauts en couleur, totalement différents de nous mais aussi entre eux…
Il est presque certain que nous n'aurions pas forcément eu l'opportunité de les rencontrer autrement que dans cette vie de voyage!

Etat des lieux des rencontres et des endroits visités ensemble.  

Benedicte et Edison

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  • Leur voyage: 

De l'Alaska au Cap Horn dans un van américain

  • Qui sont-ils: 

– Elle est danoise, voyageuse, écrivain, chanteuse, consultante pour des émissions pour enfants, des marques de jouets et a créé de nouvelles méthodes d'apprentissage.
– Il est brésilien, marin et pilote d'avion.

  • Notre rencontre: 

Lors de notre soirée d'au revoir avec Dani et Jupa à Villarica, Bénédicte est apparue, avec sa bouteille de vin blanc, sa bonne humeur et ses anecdotes. 
Le lendemain, nous étions invités à un concert privé devant son van, nous déciderons ensuite de faire route ensemble sur la région des lacs.

  • Ce que nous avons appris avec eux: 

Que l'on pouvait être célèbre, mais rester simple, accessible avec un grain de folie. Qu'il n'y avait pas d'âge pour voyager. Que l'amour n'avait pas de frontières. 
Edison nous transmettra sa citation favorite de Mark Twain, que nous tentons d'appliquer à nous-mêmes : 

"Ne vous détournez jamais de vos rêves, car si vous les perdez, vous continuerez de vivre, mais vous cesserez d''exister…"

  • Un souvenir: 

Les parties de Yam's dans leur van et la chance scandaleuse d'Edison avec les dés.
Le restaurant offert par Bénédicte et Edison pour notre dernière soirée enemble… Mikaël a dégusté son premier "curanto", un plat typique de Puerto Montt, à base des coquillages, charcuteries et pomme de terre… une tuerie !

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Marie-Line et Rémi

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  • Leur voyage: 

En Europe dans un premier temps en van, puis l'Amérique du Sud en sac à dos et stop. 

  • Qui sont-ils: 

– Marie-Line et Rémi viennent du nord de la France. Marie-Line a quitté son emploi, Rémi est en année sabbatique.
Ils ont beaucoup d'énergie, sont très actifs, aiment se dépasser. Ils vivent à 100 à l'heure ! 

  • Notre rencontre:

A bord du ferry qui fait la liaison et ravitaille – un vrai marché flottant – toutes les îles de l'archipel de los Chonos, entre Quellon et Puerto Chacabuco. 

Nous étions 6 français au total sur le bateau, et nous nous sommes vite repérés. 
Marie-Line est venue nous voir, car elle recherchait des informations sur la durée du voyage qui était très approximative.
On lui avait dit 23 heures de bateau. Nous, on nous avait dit 18 heures… Au final, le voyage durera 36 heures !

  • Ce que nous avons appris avec eux:

La lucidité, la confiance et l'intelligence de Marie-Line qui avait trouvé une solution alternative à une problématique.
Au moment où nous les rencontrons, Marie-Line a déjà son billet retour en France, car elle est littéralement épuisée… Quand on vous dit que le voyage, ce ne sont pas des vacances… 
Elle laisse Rémi continuer son voyage, car, selon ses propres termes "elle se sent devenir chiante avec lui et ne profite plus du voyage". 
Belle preuve d'amour et de sagesse… Ils se retrouveront quelques semaines plus tard…

  • Un souvenir:

Même si cette rencontre était de courte durée, une belle discussion avec Marie-Line en prenant le soleil sur l'arrière du bateau. 
Les garçons, eux, ont apparemment vu des dauphins, des pingouins, mais ont surtout perdu une paire de lunettes de soleil dans les fjords patagoniens…


Eva, Pedro, leur chien Pépé chez Dani (une autre!)

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud en Combi 

  • Qui sont-ils: 

– Dani, qui nous reçoit chez elle est chilienne, elle a déjà voyagé 2 ans en couple dans son Combi en Amérique du Sud, en vendant des pâtisseries, des bijoux, des t-shirts.
– Pedro est suisse et Eva est péruvienne, ils voyagent en Combi également avec Pépé leur chien. Ils représentent une marque suisse de produits venus d'Inde. Ils vendent de l'artisanat, des habits, de l'encens, des cartes postales…  

  • Notre rencontre:

UIMG_20151113_180136ne fois de plus, la communauté Combi est entrée en action… Au moment où nous les rencontrons Eva et Pedro sont hébergés par Dani, car leur Combi est en panne. Ils nous ont laissé un petit mot et un autocollant sur notre pare-brise nous invitant à les rencontrer.
Nous passerons 1 week-end ensemble, à l'arrêt chez Dani, avant de les quitter pour visiter l'île de Chiloé.

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Pour voyager, il faut de l'argent. Pour avoir de l'argent, il faut travailler. 
Il est tout à fait possible d'allier les deux: travailler ET voyager. 
Ce n'est qu'une confirmation de ce que nous avions déjà entrevu avec Dani et Jupa.

  • Un souvenir:

Le déjeuner moules géantes et frites maison, magistralement réalisé par Pedro et Mika.


Alix & Alex, les chiennes Baloo et Cirka à Puerto Rio Tranquilo

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud et l'Amérique centrale en pick-up aménagé

  • Qui sont-ils:

Alix et Alex sont un couple de français. Tous deux fans de Mad Max, il conduisent un vieux chevrolet qu'ils ont baptisé "El Arca" (l'Arche). Dedans, 2 chiennes énormes, mais super gentilles: Baloo et Cirka.
– Alix vient du pays basque. Ce petit bout de femme au caractère bien trempé a choisi la vie de nomade depuis plus de 10 ans. Elle travaille dans les TP, conduit des camions et réalise son rêve en voyageant en Amérique du Sud en véhicule. 
– Alex lui, vient de Saumur. Egalement dans les TP, il a pris goût au voyage en suivant Alix et est mainenant le premier à en redemander! Alex, c'est la force tranquille derrière laquelle se cache un fêtard qui aime bien quand ça bouge.  

  • Notre rencontre:

Nous les croisons deux fois, une première fois à Villarica, la seconde à Ancud, où nous discutons un peu plus. La troisième sera la bonne sur la route Australe et où nous décidons de faire route ensemble jusqu'à Puerto Rio Tranquilo

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Leur énergie, leur âme d'enfant, leur capacité à foncer sans trop se poser de questions. En résumé, ils croquent la vie et leur aventure à pleines dents. Ils nous invitent à être plus impulsifs, plus spontanés.

  • Un souvenir: 

La soirée totalement improvisée, à laquelle se sont greffés Max et Jibé, 2 motards de Guyane Française. Fous rires, grands débats et quelques verres de vin et de Pisco au programme… 

Pour nous qui faisons beaucoup moins la fête depuis notre départ de France (si, si, c'est vrai!), cela nous a fait le plus grand bien de boire des coups avec des copains qui ont les mêmes références et culture que nous ! 
Le lendemain, l'estomac un peu retourné mais le coeur vaillant, nous sommes allés visiter les cathédrales de marbre de Puerto Rio Tranquilo en hors bord… émotions, fous rires, éclaboussures et sensations fortes… bref, un moment magique !

Combito nous a aussi donné une belle leçon à sa façon!

… il a "héroïquement" ramené à la vie El Arca dont les batteries n'avaient pas résisté à notre folle soirée…
Nous nous sommes rappelés de cette fable de la Fontaine… "on a toujours besoin d'un plus petit que soi…" 

En conclusion…

Ces rencontres se sont toujours faites de manière naturelle, plus simplement que lorsque nous sommes dans une vie sédentaire… 
Nous allons plus facilement les uns vers les autres, nous fiant à notre intuition…
DSC02333Etant dans un esprit de voyage, peut-être que nous avons cela en commun avec les personnes que nous rencontrons, peut-être que ce point commun aide à briser la glace?
Peut-être qu'aller vers les autres serait en fait quelque chose de normal, mais qui se serait perdue dans nos sociétés dites "modernes" et bien souvent "individuelles"? 
Possible aussi qu'en étant seuls face à nous-mêmes, dans un pays qui n'est pas le nôtre, avec des cultures et des références différentes, nous osions plus facilement demander, échanger, recréer un esprit de solidarité et de partage?

Il est vrai aussi que dans une vie "normale", tout est posé, rythmé, organisé, classé. 
Il faut courir, nous nous créons des obligations, nous n'avons pas ou peu de temps. 
Entre le travail, la famille, les amis… finalement, quelle est la place que l'on accorde à l'imprévu, à la spontanéité? 
Et puis, aller parler, s'intéresser ou aider de nouvelles personnes…

… quelle drôle d'idée, n'est-ce pas?!  

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