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CAMBODGE Acte 2

"Le paradoxe du Cambodge est d'être médiatisé au travers de ce qu'il a donné de plus grandiose: Angkor et de pire: les Khmers Rouges"… Cette présentation extraite de notre bon vieux Guide du Routard nous a marqué, tant elle résume bien ce que nous avons vécu dans cet article "Cambodge: Acte2"… 

Phnom Penh épisode 2

De l'importance de choisir un bon quartier #2

Bien décidés à ne pas retourner dans le quartier des routards, nous suivons Victor et Zoé que nous avons retrouvés à Kep, cf.article précédent.
Nous nous installons dans une guest-house non loin du quartier des ambassades, ce qui nous arrange car nous devons tous récupérer nos passeports avec nos visas. 
graphe Phnom PenhCette situation géographique est doublement pratique car elle nous met à deux pas du Musée S21, que nous n'avions pas visité lors de notre premier passage à Phnom Penh.
Le quartier est vert, la circulation dense mais pas étouffante, même le climat semble vouloir que nous accordions une seconde chance à Phnom Penh.

La prison de Tuol Seng et le Musée S21

La prison de Tuol Seng

La documentation sur la période des Khmers Rouge est impressionnante… des films, des documentaires, des expositions ont été réalisés sur le sujet, que les Cambodgiens appellent pudiquement "l'Evénement".
S21 Tuol SengMalheureusement, cette partie d'histoire n'est à notre connaissance peu ou pas abordée dans les programmes scolaires français… Nous parlons ici des crimes perpétrés par les Khmers Rouges.
L'histoire étant complexe, nous avons eu besoin de nous documenter pour comprendre de quoi nous parlions. 
"Les crimes du régime des Khmers Rouges couvrent l'ensemble des meurtres, massacres, exécutions et persécutions ethniques, religieuses ou politiques commis par ce mouvement communiste radical, lorsqu’il contrôla le Cambodge de 1975 à 1979.
Durant quatre ans, les Khmers rouges, dont le chef principal était Pol Pot, dirigèrent un régime connu sous le nom officiel de Kampuchéa démocratique, qui soumit la population du Cambodge à une dictature d'une rare violence et dont la politique causa au minimum plusieurs centaines de milliers de morts."

Tuol Sleng ou S-21 est la plus connue des quelques 190 prisons que la police politique de la dictature khmère rouge avait disséminées à travers le Cambodge durant les années 1970. 
Avant tout centre d'interrogatoire, elle n'est cependant pas le lieu où on instruisait des cas de suspects: tout détenu envoyé à Tuol Sleng est en effet un coupable obligé, dont il s'agit d'obtenir la confession de crimes si besoin imaginaires, avant son exécution pratiquement inéluctable. 
Les personnes incarcérées étaient aussi bien des jeunes que des personnes âgées, hommes, femmes, enfants, bébés et parfois des S21 Tuol Sengfamilles entières. Ouvriers, intellectuels, ministres, diplomates du Cambodge, mais aussi des étrangers (Indiens, Pakistanais, Anglais, Américains, Canadiens, Australiens…) s'y côtoyaient. Le simple fait d'être enseignant, de parler une langue étrangère, d'être religieux d'avoir un stylo sur soi ou même simplement de porter des lunettes (y compris pour les enfants) était suffisant pour être considéré comme intellectuel et donc « à exterminer »
Comble de l'horreur, certains gardes avaient entre 10 et 15 ans, et sous l'endoctrinement de leurs aînés, devenaient rapidement beaucoup plus cruels que les adultes.

Sur les 16 000 à 20 000 prisonniers de Tuol Sleng, personne ne s'est échappé. À la libération du camp, il y avait sept survivants.
Les procès pour juger les responsables de cette horreur encore vivants, sont toujours en cours…
Le S21, c'est un des symboles de ces crimes commis pas les Khmers Rouges qui ont conduit à la mort de près d'un tiers de la population du Cambodge, soit 2 millions de victimes.

La visite du musée S21

S21 Tuol SengC'est donc par une belle matinée ensoleillée que nous pénétrons, sans trop le savoir, dans une des parties les plus sombres de l'histoire de l'humanité. Nous avons choisi de visiter ce musée avec un audioguide. Une façon de s'isoler du reste du monde et d'écouter à son rythme l'histoire terrible de ce lieu. Il nous faudra 4 heures pour visiter le musée entièrement. Nous avons cédé plusieurs fois à l'émotion, eu besoin de parler entre nous ou juste de prendre l'air, de reprendre contact avec la vie.

Pour nous européens, ces crimes commis contre l'humanité ne sont pas sans rappeler les horreurs commises durant la seconde guerre mondiale. Cependant, cette visite nous a laissé une drôle d'impression: on parle ici d'histoire moderne, contemporaine. 
Ces faits se sont déroulés il n'y a pas si longtemps, dans les années 70, soit il y a à peine quarante ans et une trentaine d'années après la fin de la seconde guerre mondiale. 

  • Comment l'humain peut-il être aussi stupide et reproduire à l'infini ces scénarii de haine, de torture, de violence?
  • Pourquoi avoir tellement soif de pouvoir au point de massacrer ses semblables?
  • Comment la communauté internationale a pu ignorer ce qui se passait au Cambodge, et ne rien faire?
  • Comment se peut-il que le monde ait la mémoire aussi courte et que l'on ne communique pas plus sur ces sujets importants et graves?

Toutes ces réfléxions nous ont justement et simplement mené au constat que les histoires se répètent et qu'il ne faut jamais cesser d'être vigilant à ce qu'il se passe dans notre monde, mais aussi et avant tout dans son propre pays. Ceci est un message à peine subliminal : dans un peu plus d'un mois, les élections présidentielles se dérouleront en France!

Siem Reap, la vallée d'Angkor

Angkor UnescoAprès le S21, nous avons filé, toujours en compagnie de Victor et Zoé, vers Siem Reap et plus précisément les temples d'Angkor classés au patrimoine mondial de l'UNESCO et donc incontournables du Cambodge.
A Siem Reap, nous trouvons une petite guest house tranquille avec un restaurant délicieux et… comble du luxe, une mini piscine où les enfants du quartier peuvent se baigner le dimanche à condition de ne pas trop chahuter!
A part cela, rien de bien intéressant pour nous sur Siem Reap, c'est juste le point de départ vers la vallée d'Angkor.

La vallée d'Angkor

Angkor, c'est une énorme machine touristique qui rapporte pas loin de 3 milliards de dollars au Cambodge, soit 17% du PIB!
Nous pensions trouver un site encore un peu sauvage, envahi par la végétation, accéder à des monuments dans un esprit aventurier à la Indiana Jones ou Lara Croft… Mais ce n'est plus vraiment le cas.

Etant donné le nombre de touristes, nous avons adopté plusieurs stratégies ultra secrètes de voyageurs pour appréhender au mieux ce site touristique:

  • Circuler dans le sens inverse des aiguilles d'une montre
  • Partir tôt, rentrer tard
  • Dormir, manger en décalé par rapport aux heures d'affluence
  • Pédaler ou louer un scooter pour aller à son rythme
  • Fuir les bus touristiques (les pires étant les asiatiques et les russes) et autres tuks-tuks
  • Faire l'impasse sur certains sites trop fréquentés

AngkorEnsuite, même si nous avons essayé de nous y intéresser, nous ne sommes pas devenus de professionnels d'hindouisme, de bouddhisme et encore moins d'archéologie. 
Pour essayer de combler nos lacunes sur le site d'Angkor, Victor a acheté un livre-guide sur place. A chaque arrêt pour visiter, nous écoutions assidûment la "minute du guide Victor".
Malheureusement et évidemment, nous avions tout oublié au monument suivant.

Notre programme

  • 2 jours de vélo pour les 2 circuits
  • 1 jour en scooter pour aller vers un site plus éloigné d'une soixantaine de kilomètres 
  • 1 journée de relâche après les 2 jours de vélo

CarteMapAngkorSoit, 4 jours pleins à Siem Reap. Pour nous cette organisation était parfaite, il n'en fallait pas plus. 
Avec des conditions physiques allant de "moyenne" à "bonne", nous n'avons eu aucun souci à appréhender les circuits.
Les routes sont goudronnées, globalement plates. Nous avons mis à profit les heures les plus chaudes pour des pique-nique et des siestes improvisées… Ces moments de pause sont absolument nécessaires au milieu de la journée : il fait chaud à Angkor et on dépense de l'énergie !

Le petit circuit, infos pratiques

  • Monuments visités: Angkor Thom, Takéo, le Bayon, le Baphuom, le Ta Prohm…
  • Distance : 17 kilomètres + 16 A/R de la guest-house au site
  • Moins de kilomètres, mais beaucoup d'arrêts car les sites sont proches les uns des autres.

Le grand circuit, infos pratiques

  • Monuments visités : Tha Phrom, Neak Pean, Ta Som, Preah Khan… et nous en oublions certainement.
  • Le grand circuit Kilomètres: 25 kilomètres + 16 A/R de la guest-house au site.
  • Siestes et pique-nique tout à fait possible , voire nécessaire au milieu de la journée : il fait chaud et on dépense de l'énergie !
  • Plus de kilomètres, mais moins d'arrêts, les monments sont plus importants. 

Angkor Wat

Le soir, après ces grosses journées… Il nous faut pas grand-chose pour nous divertir…
Une de nos plus grosses soirées fut celle où nous avons joué aux cartes, improvisé un karaoké avec nos téléphones, bu 5 bières entre 19 et 23h, heure à laquelle le patron de la guest-house nous invite gentiment à aller nous coucher.
Cette "grosse" soirée nous sera fatale. 

Nous avions convenu le jour suivant de nous lever tôt pour assister au lever du soleil sur Angkor Wat, l'attraction numéro 1 !
Sauf qu'Alline s'est trompée en programmant son réveil. Victor et Zoé auront beau essayer de nous réveiller ce sera peine perdue.
Finalement, c'est en catastrophe que nous nous réveillons avec le chant des premiers oiseaux et les premières lueurs du jour.
C'est toujours en catastrophe, que nous prenons le scooter… pour faire demi tour au bout d'une centaine de mètres car Alline a oublié son passe pour entrer sur le site…

AngkorC'est une vraie course contre la montre qui se joue.
Mika se contient, garde un semblant de calme.
Alline se fait toute petite… nous filons à toute vitesse vers Angkor Wat en même temps que le jour se lève. 
Comme à Bagan, nous arriverons in extremis, le temps de dégainer l'appareil photo et d'enregistrer ce moment de sérénité.
Bon… Nous, nous étions tellement dans le stress que pour la sérénité, on repassera un autre jour…

Conclusion, Alline (et son réveil) nous sont pas programmés pour les levers de soleil… Et nous avons une belle pensée pour nos autres copains – Maxime et Sophie – en écrivant cela !

Ce que nous avons retenu:

Il est indéniable que certaines constructions sont vraiment intéressantes et que celui qui se déplace au Cambodge ne peut pas rater la visite. Ce qui a retenu notre attention: 

  • Les similitudes entre les peuples et leurs cultures à l'époque : Mexique, Amérique du Sud, Asie.  
  • L'avancée technologique, les techniques de construction pour l'époque, entre le 9ème et le 14ème siècle
  • La finesse, le détail des bas reliefs, parfois sur plusieurs mètres!

     

Encore Angkor et encore !

Nous avons eu aussi de grands moments où nos cerveaux ont perdu les pédales, normal, nous étions à vélo… (ça vous donne le ton!)

Entre apparitions plus ou moins furtives (photoboooooomb !) sur les selfies des asiatiques, fous-rires débiles au milieu des ruines, dialogues de sourds entre nous, blagues pourries et relecture de l'histoire…
… Il est certain que nous n'avons pas été les visiteurs les plus assidus de ce site.

Ce n'est q'un au revoir !

Cette avant-dernière soirée à Angkor avec les copains sonne le début des "au revoir".
Eux s'envolent vers la Birmanie, nous filons vers la Thaïlande.
Finalement, Le Cambodge avec Victor et Zoé, c'était "simple et funky" 

(Essayez de la faire en karaoké pour voir… ce n'est pas si facile !)

CAMBODGE Acte 1

Quitter le Laos, entrer au Cambodge

S'il y a bien une chose que nous avons en commun Mika et moi depuis le début de notre histoire… c'est notre persévérance.
D'autres, ceux qui nous connaissent bien, iront jusqu'à dire que nous sommes têtus. En mettant de côté certains de nos principes et en lâchant du lest "pour faire comme tout le monde" même si ce n'était pas notre plan de départ…Le passage de la frontière Laos/Cambodge a été pour nous une bonne thérapie…  
Voyager c'est parfois prendre conscience que nous ne pouvons pas tout révolutionner… et qu'il faut s'occuper de soi, avant de regarder chez les autres.

Le passage de la frontière

Après notre échec pour obtenir notre visa pour le Cambodge lors de notre passage à Vientiane, nous nous étions fait une raison et avions décidé d'aviser en arrivant à la frontière.
Lors de nos 15 passages de douane dans les précédents pays, nous n'avons jamais payé la moindre taxe abusive.
Le passage entre les 4000 îles et le Cambodge fait baisser significativement nos statistiques: il est réputé pour la corruption de ses agents de douane. La corruption est valable aussi bien côté laotien que côté cambodgien… parce que tant qu'à faire, autant bien profiter du gentil touriste qui passe.

NDLR: Je reste polie, si Mika écrivait ce texte, le vocabulaire serait plus fleuri.

IMG_20170130_165552Le jour dit de notre départ vers le Cambodge, le secrétaire de l'agence de bus nous alpague et nous demande nos tickets.
Puis nous fournit les formulaires de passage de douane. Puis nous dit qu'il va tout prendre en charge. Puis nous rentrons dans le bus et partons vers la frontière.
A partir de ce moment là, nous sommes dans la spirale de la corruption, nous ne contrôlons plus rien.

Pendant le voyage le même secrétaire met clairement un dernier coup de pression à ceux qui n'auraient pas encore profité de ses services et cela fonctionne. Quelques passeports lui parviennent in extremis avant la douane.
Nous arrivons enfin à la douane… une dizaine de minutes plus tard… le secrétaire réapparait avec nos passeports, les cachets et le fameux visa à l'intérieur.

Les tarifs

Le visa cambodgien coûte 30 $, en payant les 40$ nous avons payé:

  • 5$ de plus que le tarif de base pour le visaIMG_20170203_101748
  • 2$ pour un coup de tampon attestant de notre sortie du Laos
  • 2$ pour un coup de tampon attestant de notre entrée au Cambodge
  • 1$ pour une soi disant visite médicale que nous n'avons évidemment pas passée puisque nous étions dans le bus.

Avec nos 10 dollars supplémentaires, nous avons "acheté" notre tranquillité: nous n'avons pas bougé du bus, pas vu de douaniers, pas passé de visite médicale… RIEN !

Des dollars et des riels

hundred-cambodian-riel-khr-many-dollars-background-usd-34683263Si nous vous donnons tous ces tarifs en dollars, c'est parce que la monnaie la plus employée au Cambodge, c'est le dollar américain, viennent ensuite les riels locaux.
Cette dollarisation de l'économie ne résulte en rien d'une décision politique. Le phénomène est apparu spontanément suite à une série de chocs sociaux économiques qui ont fortement érodé la confiance de la population.
Une question de confiance mais aussi un problème pratique. Entre 1990 et 1992, période d'administration par l'ONU, le pays affichait un taux d'inflation de 200 % !
Plutôt que de se promener les poches remplies de billets à la valeur incertaine ou même d'attribuer aux biens un prix discutable, les Cambodgiens se sont réfugiés dans le dollar.

Arrivée à Kratie

IMG_5306Notre bus nous dépose finalement à Kratie, ville étape, sans charme particulier, au bord du Mékong.
Kratie, nous l'avons retenue pour ne pas faire un trop long trajet, le Laos nous ayant un peu vacciné à ce niveau-là.
Le premier contact avec les Cambodgiens se passe bien : nous allons flâner en dehors du quartier touristique de la ville.
Tous ceux que nous croisons nous demandent toujours très poliment, avec un grand sourire et dans un anglais tout à fait correct : "Comment nous allons, d'où nous venons et ce que nous faisons ici"
Nous partons découvrir les environs avec un scooter: un temple, une cascade, une plage, un coucher de soleil, un lever de lune…

Concrètement à part cela, rien de très intéressant à faire à Kratie, nous décidons de réduire notre séjour de 4 à 2 jours.

Phnom Penh épisode 1

De l'importance de bien choisir son quartier #1

Une fois de plus, nous nous retrouvons dans une capitale. Sans trop savoir où aller, nous décidons de trouver un hébergement dans le quartier historique des routards.

Très mauvaise idée! Tout ce qui nous dérange dans les villes y est concentré: prostitution féminine, mendicité enfantine, circulation permanente, saleté et pollution, touristes irrespectueux, restaurants et guest house hors de prix…
Phonm Penh nous écrase, tout comme la chaleur moite qu'il y fait… ce séjour vire à l'orage !

Visas thaïlandais

Evidemment si nous sommes à Phonm Penh, ce n'est pas pour le plaisir de se retrouver dans une grande ville… c'est que là aussi nous avons une mission administrative!
Comme nous avons fait l'impasse sur le Vietnam, nous devons commander un visa de 2 mois auprès de l'Ambassade de Thaïlande à Phnom Penh.
Bonne nouvelle, le visa est exceptionnellement offert jusqu'à la fin du mois.
Mauvaise nouvelle, il faut 2 jours pour le faire… sans compter la fin de semaine qui se trouve au milieu… Nous sommes encore un vendredi !
Décidément, nous ne sommes pas doués avec ces histoires de visas : nous confions nos passeports à l'ambassade et fuyons Phnom Penh.

Kep (prononcez Kaêp)

De l'importance de bien choisir sa destination

IMG_5412Au fil du temps et des voyages, nous avons développé une lecture particulière du guide du Routard ou du Lonely Planet.
Si les guides nous indiquent qu'il n'y a pas grand chose à faire, cela attire plus notre attention que les grands centres d'attraction ou villes comme évoqués plus haut.
Sur la région du Sud du Cambodge, étaient indiquées : Sihanoukhville (5 pages), Kampot (4 pages) et… Kep (2,5 pages)
C'est donc tout naturellement à Kep que nous décidons de poser nos bagages et de retrouver la mer !

Coincée entre une colline boisée et la mer, Kep est un excellent compromis pour ces quelques jours… Nous alternons promenade et détente. Dès la sortie du bus, Nous sommes abordés par Lili, une française expatriée depuis une quinzaine d'années. Elle nous propose une chambre toute mignonne à "l'hôtel de la Plage" (en français dans le texte) où nous passerons une semaine. 
Elle nous explique que Kep-sur-Mer est une station balnéaire construite de toutes pièces en 1908 par les français, lorsque le Camobdge était encore sous protectorat français. Dans les années 60, Kep est extrêmement prisée par les riches bourgeois locaux mais aussi par les expatriés français… Jusqu'aux événements socio politiques qui se sont succédés et qui ont secoué le Cambodge.
Depuis 1998, Kep, la belle endormie s'éveille tout doucement à la modernité, conservant encore juste ce qu'il faut de son charme désuet.

De Kep nous rallions facilement en scooter Kampot, ville un peu plus importante à une vingtaine de kilomètres. Les décors changent un peu, nous nous perdons dans les chemins, entre mer, mangroves, plantations de poivre, marais salants, le marché avec les fameux poivres et crabes de la région.

Victor et Zoé le retour !

IMG_20170210_194319Au bout de 4 jours à Kep, l'idée était de retourner à Phnom Penh le surlendemain pour récupérer nos passeports avec notre visa thaïlandais.
C'était sans compter avec un message de Victor et Zoé : ils sont "derrière nous" à Phnom Penh, ne se sentent pas mieux en ville, ont également fait le choix de laisser l'administratif se gérer en leur absence… et nous rejoignent dans la journée à Kep !
C'est presque les pieds dans l'eau, dans une ambiance très décontractée que nous nous retrouverons avec le plaisir que l'on a en retrouvant des vieux amis!

L'île aux Lapins

IMG_5475A environ une demi-heure en bateau de Kep se trouve l'île au Lapins, petite île encore un peu sauvage.
Nous pensions passer une journée sur l'île aux Lapins. Victor qui était déjà venu quelques années auparavant nous convainc de passer une nuit sur place. Nous en passerons deux au final.
L'endroit se prête complètement à la détente et nous passons très facilement du mode "voyage" au mode "vacances".

Nous débordons d'activités: lecture, discussions, jeux, baignade, promenades mais aussi farniente…
Ces deux jours sous le soleil en étant simplement heureux d'être ensemble sont d'ores et déjà un de nos meilleurs souvenirs du Cambodge !

Mais, le temps passe, nous devons déjà retourner à Phnom Penh…

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