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THAILANDE LE RETOUR 1

Pour la 3ème et dernière fois de notre séjour en Asie du Sud Est, nous entrons en Thaïlande. 
Depuis le Cambodge, nous rallions Bangkok en bus, soit un trajet de 10 heures pauses incluses. 
Arrivés à Bangkok, nous échangeons un regard et quelques mots: "y'a du bruit!………"…….. "y'a du monde!……." nous savons aussitôt et sans nous concerter que nous n'allons pas nous attarder dans la capitale.
Nous avons rendez-vous dans 3 jours dans un village au sud de Chiang Mai. 

2 solutions s'offrent à nous:

  • Passer une courte nuit sur Bangkok pour repartir le lendemain vers Chiang Mai avec à nouveau 10 heures de trajet de jour…
  • Enchaîner directement avec un bus de nuit vers Chiang Mai et arriver le lendemain matin vers 8h…

Trajet Siem Reap Bangkok Chiang MaiCe choix ne s'est pas posé très longtemps. Nous avons pris l'habitude de suivre notre instinct. 
Dans le cas présent notre instinct nous disait : "Quittes à être fatigués, autant l'être pour de bon et avoir du temps pour retrouver la forme"
Nous sautons dans un taxi, puis dans un autre bus qui nous permet de rallier Chiang Mai (dont nous vous parlerons ultérieurement) en une dizaine d'heures. 

Mais pourquoi encore la Thaïlande

  • La Thaïlande est au centre de l'Asie du Sud-Est, elle est donc totalement intégrée au milieu de notre parcours
  • Notre itinéraire est prévu en boucle… enfin dans notre cas, c'est plutôt une spirale!
  • Nous souhaitons limiter nos déplacements en avion
  • Un de nos chers amis nous rejoint pour terminer le voyage avec nous.
  • Notre retour vers la France se fera depuis Bangkok mi avril… Nous y sommes quasiment ! 
  • Mais aussi et surtout : nous avons présenté notre candidature pour un bénévolat en Permaculture / Spiritualité à Wang Luang, petit village au sud de Chiang Mai… et nous sommes retenus!

A propos du volontariat

Les 2 volontariats que nous avons réalisés au Chili nous avaient enrichis humainement et culturellement, nous avons donc recherché une expérience similaire en Asie.
Malheureusement, entre les missions qui ne correspondaient pas à notre niveau ou centres d'intéret et celles où nous devions payer pour être volontaires – cherchez l'erreur ! – nous nous étions faits une raison…
IMG_5998Finalement, au moment où nous y croyions le moins, Mika, par le biais de ses différentes inscriptions sur des sites d'écologie et de permaculture, a trouvé ce que nous recherchions.
Nous voici donc en route pour un volontariat à Wang Luang, où nous allons travailler durant 3 semaines chez Bernard installé en Thaïlande depuis quelques années et Mone sa femme.

Arrivée et installation à Wang Luang

Depuis Chiang Mai, nous n'avons pas pris le chemin le plus direct.
Nous pensions arriver en fin de matinée, nous arriverons à Wang Luang en milieu d'après-midi. 
L'accueil que nous réserve Bernard est chaleureux et le contact se fait facilement.

Wang Luang est un village, nous sommes les seuls "farangs" (étrangers à peau claire) du coin, il est donc inutile de vouloir communiquer en anglais.
Nous prenons conscience de nos lacunes en Thaï… Nous savons dire "bonjour", "merci", "sans oignons (pour Mika)"
Nous voulions de l'authenticité, nous sommes servis! 

IMG_6017Bernard et Mone nous mettent de suite à l'aise: nous disposons d'une maison privée dans le village, mais aussi d'une petite moto pour être autonome dans nos envies de déplacements.
Pour nous qui sommes sur la route depuis quelques temps, c'est une drôle de sensation d'avoir un chez-soi, des horaires et de nouvelles habitudes.
Comme nous sommes les premiers volontaires, il y a quelques petites choses à ajuster dans la maison… 

  • La maison est nue, pas de chaises, pas de tables.
  • La salle de bain n'est pas terminée, l'eau chaude et les évacuations d'eau ne sont pas installées
  • Les matelas dans les chambres se sont littéralement envolés de la voiture, quelque part sur la route entre Chiang Mai et Wang Luang.

Là où certains pourraient être dcontenancés, nous, cela nous fait sourire…
Un déplacement dès le lendemain à Chiang Mai où nous ferons la connaissance de Daam, un tatoueur Sak-Yant qui travaille avec Bernard, quelques heures de bricolage et la maison sera totalement opérationnelle.

Le lieu de vie de Bernard et Mone est immense, rempli de végétation, très loin des jardins à la française.
Bernard en bon maître des lieux nous fait une visite de son domaine, entre vergers, parcelles de jardins zen, jardin d'alimentation, jardins d'expérimentations, on s'y perd un peu.
Nous découvrons avec bonheur tous les arbres, plantes, oiseaux et papillons qui occupent ce lieu.

Rapidement, nous nous apercevons que Bernard part dans tous les sens, mais ne perd pas le fil.
A nous de suivre et de prendre le train en marche.
Dès les premières heures des situations et des conversations nous font réagir, réfléchir… Ce séjour va être intéressant.

Du côté de Mika

IMG_5996Une des devises favorites de Mika quand il travaille pour les autres est "Je fais comme pour moi", gage de qualité !
Il a de l'expérience dans le jardinage, le bricolage, cela fait des mois qu'il n'a pas touché des outils et est tout content d'être au grand air.

Au cours de ces semaines, Mika finalise l'irrigation des différents terrains. En quelques jours, ce qui était jaune devient vert : tout ce petit monde végétal avait grand soif. Grâce à l'effet combiné de l'arrosage et d'une taille salutaire, les bananiers fleurissent…
Comme d'habitude avec Mika, les chantiers, qui sont nombreux, se font vite et bien: construction d'un poulailler, d'une maison des graines, d'une mare au canards… Tout cela a l'air de convenir à Bernard qui reprend la devise de Mika à son compte: "Tu fais comme pour toi, j'ai confiance!"

De temps en temps, cependant, Mika doit faire des efforts de communication avec Bernard, entre ce qui se dit, ce qui s'entend, ce qui est compris, ce qui va sans dire…
Il n'est pas toujours évident d'apprendre à travailler ensemble et ce sont de belles leçons de vie ! 

Du côté d'Alline

IMG_5997Pour Alline, c'est un peu plus compliqué… Plutôt novice dans le jardin et dans la permaculture, elle est bien consciente qu'elle ne sera pas aussi autonome que Mika.
En l'assignant à la récolte des graines, c'est un drôle de tour Bernard lui a joué.
Au début le projet lui semble intéressant, mais la réalité du terrain est tout autre… tout est sec. Normal, les graines apparaissent à la fin du cycle de la plante…
De plus, elle se voit tomber immédiatement dans les travers de sa personnalité : recherche d'excellence tétanisante, sens critique négatif suivi d'insatisfaction gobale.
Entre les 1001 questions qui l'assaillent (pourquoi tant de graines? à quoi vont-elles servir? et puis ce sont des graines de quoi d'abord?), le peu de résultat visible de son action et son cerveau qui tourne à toute vitesse, elle est très loin de l'instant présent et de l'ici et maintenant…

Mais après quelques jours au contact de ces graines, elle finit par les apprivoiser, les trouver jolies, intéressantes. 
De cette expérience "germera" une idée de souvenir à remettre aux convives du mariage… une façon supplémentaire de donner du sens… 
Projet qui sera réalisé avec l'aide de Bernard… ce qui conforte Alline dans l'idée qu'elle a besoin de travailler en équipe!  
Quelques jours plus tard, Alline demande à changer de projet. Bernard lui propose alors de transplanter les bébés papayers dans des sacs à semis, pour aller les planter ensuite ailleurs…
Cette mission, immédiatement visible, la rassure sur ses capacités et se sent un peu plus utile dans le jardin.

Mone

Impossible de résumer ce séjour sans parler de Mone.
Mone, c'est un peu la fée clochette version thaïlandaise. 
Comme elle, elle va, vient, virevolte. Elle en a le gabarit, la grâce, l'énergie et le caractère !
En plus d'avoir un métier bien prenant qu'elle adore, lorsqu'elle rentre le soir, elle invente toujours de nouvelles activités…
Un jour elle fait des savons pour la fête de son mariage, pour offrir à ses convives.
Le lendemain c'est un atelier shampoing maison, qu'elle offrira aux personnes de son entourage.
Tous les jours, elle cuisine des menus traditionnels et locaux

Toujours disponible et de bonne humeur, elle prend du temps sur son week-end de nous emmener dans un marché de vêtements traditionnels Lanna… Nous devons trouver des tenues, nous sommes invités à leur mariage à la fin de nore séjour.

Les petites phrases de Bernard

IMG_6048En bon jardinier, Bernard sème des petites phrases comme d'autres sèment de la salade.
Florilège des p'tites phrases de Bernard pendant notre séjour:

A Alline et Mika
"Faites comme vous le sentez. Soyez créatifs. Les règles sont faites pour être dépassées… mais suivez-les quand même hein !" (puis il est parti et nous, nous ne savions plus quoi faire)

"Qu'est-ce qui est le plus important: avoir raison ou être heureux?" (un jour où nous discutions à base de "mais si, mais non"… cela nous a stoppé directement !)

"Il faut faire confiance à l'âme du monde" (celle-ci ok, nous la connaissions déjà!)

"Il faut prendre en compte la loi de l'impermanence de toutes choses" (Bon, celle-ci elle n'est pas de lui, c'est de Bouddha, mais il l'a bien reprise à son compte !)

A AllineIMG_6054
"Il ne faut pas penser, il faut agir" (s'en est suivie une longue conversation intérieurer sur le fait que pour passer à l'action il fallait quand même réfléchir, etc. Et… le petit vélo était relancé pour le tour de la Thaïlande)    

A Mika
" Il est important de savoir s'arrêter à temps" (sans commentaires)

Du travail, mais pas que! 

Ces quelques semaines à Wang Luang nous permettront de faire des choses nouvelles et différentes…

L'anniversaire d'un moine bouddhiste

Invités dans une cérémonie d'anniversaire d'un moine, nous nous demandons encore si nous n'avons pas un peu ravis la vedette à ce moine !!

La visite du musée Ganesh

L'occasion de changer… cette fois-ci ce ne sont pas des Bouddhas que nous avons vu par milliers, mais des Ganesh… divinité mi-homme, mi-éléphant c'est le dieu qui supprime les obstacles, de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence. Tout nous quoi !

Le marché de Wiang Nong Long 

Un marché immense dans lequel nous serons les seuls farangs… l'occasion pour nous de découvrir des produits et des personnes différentes… A la différence des temples, les marchés, nous, on adore et on ne s'en lasse pas !

Des tatouages

IMG_5959 (3)Nous vous parlions plus haut de Master Daam, le moine tatoueur Sak-Yant, qui travaille avec Bernard.
Daam, ancien moine bouddhiste, tatoueur de son état travaille sur les tatouages Sak-Yant, magiques.
Mika a un coup de foudre dans le catalogue de tatouage pour un personnage sacré, du nom de Russie. Un sage de la forêt qui se promène dans les montagnes en méditant. Le contact passe tellement bien avec Daam qu'il se fera tatouer quelques jours plus tard…

Alline, elle, se fait tatouer par Bernard, un dessin qu'elle avait depuis quelques temps en tête, mais qu'elle ne savait pas comment présenter. Aidée par une esquisse de Sophie la copine de Birmanie et les propositions de Bernard… En en peu plus d'une heure l'affaire est réglée!
Cette expérience de tatouage donnera l'occasion d'avoir un échange mouvementé émotionnellement mais toujours bienveillant avec Bernard…

Le mariage de Mone et Bernard

Comme dit plus haut, Bernard et Mone nous ont gentiment convié à nous joindre à leurs proches pour la fête de leur mariage!
Notre séjour à Wang luang se terminera sur cette note joyeuse, mouvementée et savamment organisée à la thaïlandaise!

A suivre… !

Pour la première fois depuis 2 ans… nous sommes à jour dans le blog… Nous partons ce soir (encore un bus de nuit!), direction Bangkok, pour récupérer à l'aéroport Alex, notre copain nantais… qui ne sait pas encore quelles aventures nous lui réservons!

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Thaïlande, ça s’en va et ça revient

Thaïlande ça s'en va

Vous est-il déjà arrivé de vous lancer dans une action, un projet, parfois même une relation et de sentir dès le départ, que cela ne va pas être simple voire même que cela va être très compliqué?
Avez-vous déjà entendu cette petite voix intérieure, celle du coeur, qui vous dit "Non, non, tu n'es pas sur la bonne voie, arrête tout de suite ce que tu fais!"

Coeur et cerveau
Soyez honnêtes… Oui, certainement… mais comme votre cerveau s'est programmé à réaliser coûte que coûte cette action, projet ou relation, alors vous insistez, vous persévérez, vous y allez en force.
Le cerveau gagne bien souvent… Là où il devrait collaborer avec le coeur.

Nous avons vécu cette expérience en arrivant dans le sud de la Thaïlande fin octobre et pourtant les signaux étaient forts !

apres-la-mort-de-son-roi-la-thailande-entre-dans-un-long-deuil Nous arrivons 15 jours après le décès du Roi de Thaïlande après quasiment 70 ans de règne…  Le pays est déclaré en deuil pendant un an, discrétion, calme et recueillement sont de rigueur.
– La météo est défavorable, le soleil tarde à arriver, il y a, comme en Malaisie de grosses averses à toutes heures de la journée.
– Grosse déception sur le concept des îles soi-disant paradisiaques… Bien sûr, si la mer est bleue, les cocotiers verts et le sable blanc c'est un bon début… mais devoir enjamber près de 2 mètres de déchets divers sur plusieurs kilomètres pour accéder à la plage… c'est l'enfer au paradis pour nous qui sommes de plus en plus sensibles à l'environnement.
– Cerise sur le gâteau, Alline a fait une mauvaise manipulation sur l'appareil photo et a effacé toutes les photos de ce début de séjour, comme si nous devions vraiment oublier cette période !

Heureusement et comme d'habitude, rien n'est tout noir ou tout blanc.

Aurore et SebEntre deux îles faussement paradisiaques, une énorme intempérie suivie logiquement d'une inondation (!!), nous faisons la connaissance d'Aurore et Sébastien en long voyage et d'un autre couple de français en vacances.
Nous passerons la soirée à faire ce qu'un groupe de français voyageurs fait le mieux lorsqu'ils se retrouvent entre eux… boire des coups, parler voyages, échanger des bons plans, critiquer un peu, et… manger. 
C'est également grâce à ce premier séjour malheureux en Thaïlande que nous validons définitivement notre séjour en Birmanie que nous avons vraiment adoré.

Thaïlande, ça revient

oupsAprès un passage très rapide donc, c'est début décembre que nous faisons notre deuxième entrée en Thaïlande. Pour le coup, pas de surprises, tout se fait plus simplement. 
Et quand tout se fait simplement, on est moins attentif, plus léger.
… Plus légère c'est exactement la sensation qu'a ressenti Alline en s'apercevant qu'elle avait oublié sa carte bancaire à la douane.

Le temps, l'expérience de voyage nous ont appris qu'il ne servait à rien de paniquer et qu'au contraire, il faut agir avec discernement.

  • La carte avait bel et bien disparu
  • Il était clair que nous n'aurions pas le temps de retourner à la douane la chercher 
  • Le bus pour notre prochaine destination partait quelques minutes plus tard.

Il ne nous restait plus qu'à faire le nécessaire pour transformer cette carte bancaire en un vulgaire morceau de plastique en faisant opposition à a banque. La situation de crise a été gérée en 20 minutes, le seul grand blessé de l'affaire au final fut l'Ego d'Alline (mais elle le soigne).

Thaïlande, côté histoire

Après cette petite mésaventure, nous entrons enfin dans le vif du sujet.
Puisque nous sommes complètement passés à côté des plages, nous avons de grands espoirs sur la Thaïlande historique, celle des vieux royaumes, des vieux temples et des vieilles pierres.
A pied, à vélo ou en scooter, selon l'étendue des sites, nous avons adoré déambuler, nous laisser porter à travers ces siècles d'histoires.

Notre top 3 des vieilles pierres :

  1. Si Satchalanai: Site plus sauvage les temples sont dans les bois, proche de collines au plus près de la nature. Lors de notre visite, nous sommes chanceux, c'est cet endroit qu'ont choisi des milliers de cigognes pour nicher.

     

     

     

     

     

     

  2. Sukhothai: Un des incontournables de la Thaïlande. Le site est parfaitement bien entretenu. A faire de jour comme de nuit… nous avons eu une petite préférence pour l'athmosphère de nuit.

     

     

     

     

     

  3. Kamphaeng Phet: Dans la continuité de Sukhothai. Pas indispensable, mais comme nous étions dans la région, nous avons fait le grand chelem !

     

     

     

     

     

Ces trois sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco, décision portée par la volonté du roi défunt… grâce à son décès, tous les entrées des sites étaient gratuites. Alors, merci qui, merci le roi !

Thaïlande, côté cuisine

Ce n'est pas une légende. La cuisine thaï est délicieuse.
Même avec un petit budget par repas – en général moins d'1,50 euros par repas et par personne – nous mangeons gourmand et à notre faim tous les jours.
Que ce soit dans la rue, dans des bouis-bouis, sur les marchés, ou dans des restaurants un peu plus élaborés… Rares ont été les déceptions ! 
  
Du coup, lorsque nous sommes arrivés à Chiang Mai, 2ème plus grande ville de Thaïlande, difficile de passer à côté des nombreux cours de cuisine.
Mika a résisté un peu, mais devant l'enthousiasme d'Alline, il a fini par se laisser entraîner dans une journée de cours, en mode Masterchef Thaïlande.
Cela nous a tellement plu que nous prévoyons de ramener un wok dans nos bagages !

 

Entièrement tournée vers le tourisme tout en restant attractive professionnellement, Chiang Mai est cosmopolite, vivante, grouillante et frôle parfois la caricature…
Tout est possible à Chiang Mai : cours en tous genres, massages, tatouages, bars et restaurant pour tous les goûts, des treks dans les alentours, visites de sanctuaires d'animaux etc… 
Une ville parfaite pour des vacances un peu dépaysantes, plus difficile pour les voyageurs au long cours que nous sommes, en quête d'authenticité… Où est donc l'identité de Chiang Mai? Peut-être dans ses vieux remparts et dans la gentillesse des gens qui y vivent.

Hey revoila les copains !

C'est à Chiang Mai que nous avons eu le plaisir de retrouver les copains de voyage Maxime et Sophie rencontrés en Birmanie.IMG_4357 

Ils passent du temps avec le frère de Maxime, Emilien en vacances pour quelques semaines en Thaïlande.
Nous faisons également la connaissance de Gladys et Aris en voyage depuis quelques mois également. 
Notre guest house prend du coup des allures de colocation française à Chiang Mai, c'est un peu étrange, mais pas désagréable.
Dans cette configuration, nous réapprenons à vivre en petit groupe, en communauté. 
Respecter les envies et le rythme de chacun, ne pas s'oublier, savoir se respecter les uns, les autres mais aussi soi-même, s'exprimer, donner son opinon clairement… 
Pour nous qui sommes en binôme depuis plus de 18 mois, vivre en communauté nous a permis de réviser toutes ces petites règles de savoir-vivre que l'on pratique moins en étant en voyage et sans contraintes.

Oh oh oh oh Noël à la campagne.

Liste de NoëlSoyons très honnêtes et un peu égoïstes…
Cette année, une fois encore, nous étions plutôt ravis d'échapper aux traditionnels achats de Noël, gavages de foie gras et abus d'alcool.
Notre constat, c'est qu'avec le temps, l'esprit de Noël s'est vraiment perdu dans une étrange course à la consommation, qui nous dépasse. A cette période de l'année, bien souvent, nous entendons les gens se plaindre de ne plus avoir de sous, cependant tout le monde finit par en dépenser !
Donc, pour le coup, nous étions heureux de passer cette période, sans aucunes expectatives, règles imposées, accords tacites ou habitudes immuables…

Cela ne veut pas dire que nous ne ressentons pas le manque de nos familles, de nos amis… au contraire, c'est le moment où nous cherchons le plus à les joindre…
C'est juste qu'en y réfléchissant à distance, Noël devrait être quelque chose de simple et de magique à la fois…

  • … où les familles sont heureuses de se retrouver et de partager ce moment ensemble
  • … où les portes s'ouvrent pour ceux qui sont seuls
  • … où la qualité du temps passé ensemble dépasse la quantité de cadeaux achetés

L'an dernier, nous étions au Chili et nous nous considérions déjà comme bénis par la vie tellement nous avions été gâtés… 
Cette année, c'est en compagnie de Maxime et Sophie, auxquels s'est joint Mirco, un suisse allemand rencontré quelques jours auparavant, que nous fêtons Noël.
Nous avons choisi Thaton, un joli petit village au bord de l'eau.

Notre guest house est pour ainsi dire déserte, nous aurons donc le champ libre pour célébrer Noël à notre guise, autour d'un bon repas, de quelques bières, d'un peu de musique et surtout de la bonne humeur.
Et devinez quoi, le Père Noël est même arrivé à nous trouver… avec de cadeaux pas chers, utiles, légers et personnalisés… Sac à dos oblige !

Nouvel An à la ville

IMG_4435le 29 décembre, nous quittons Thaton en pirogue à moteur, pour rejoindre la tranquille mais plus citadine Chiang Rai, à ne pas confondre avec sa voisine la très touristique Chiang Mai, dont nous vous parlons plus haut.
Durant ces deux jours, nous sympathisons avec d'autres personnes rencontrées entre Thaton et Chiang Rai. 
L'idée est de prendre la température de la ville, s'organiser pour fêter dignement le passage à la nouvelle année.
Et aussi, car cela faisait longtemps… prendre le temps de visiter deux temples.
D'un côté, le temple blanc, une sorte de grosse omelette norvégienne scintillante bien bien kitch.
De l'autre, le temple noir, projet réunissant divers structures de temples, avec une drôle d'athmosphère et des matériaux plutôt naturels.

Notre préféré, le temple noir !

Changement d'Ambiance pour le Nouvel An.

Pour le réveillon, nous formons un groupe de 9 voyageurs (5 français, 2 suisses, 2 chiliens) pour fêter le passage à la nouvelle année ensemble.IMG_20170101_005959
9 c'est parfait, c'est LE chiffre porte-bonheur important pour les thaïlandais.La soirée est totalement improvisée, en plein air sur une place d'alimentation du marché de nuit. 
Y est organisé un spectacle avec des concerts oscillant entre le kitch et le traditionnel voir carrément rock par moments mais avec malgré tout une dominante pop thaï.
Ajoutez à cela des danseuses pas toujours en ordre et à l'aise dans ce qu'elles font.
N'oubliez pas les interruptions du maître de cérémonie / humoriste / clown dont nous n'avons malheureusement pas pu saisir toute la mesure de son talent, les blagues étant en thaï.

De notre côté, nous avions fait le plein pour la soirée… bières, whisky thaï, bonne humeur, énergie, spontanéité et envie de s'amuser tous ensemble.
Nous arriverons même, après le traditionnel lâcher de lanternes, à recréer une mini discothèque autour de notre table avec des voisins de table locaux, très très saouls pour certains, très très contents de rigoler avec nous pour les autres.
Les plus timides resteront à prendre des photos de nous ou à à faire des selfies (ce qui est une vraie maladie ici, mais c'est un autre sujet !)

Bonne année 2017 !  

Merci de nous avoir suivi encore cette année et merci pour vos nombreux commentaires, mails, petits mots sur Facebook, Skype ou Messenger… C'est encourageant, motivant, émouvant parfois ! Difficile de vous répondre à tous, mais ce qui compte, c'est qu'on pense bien à vous et qu'on vous aime !
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Santiago

Lors de notre séjour à Copacabana en Bolivie, nous avons fait la connaissance de Michel, Ana Elena, Lucien et Chloé leurs enfants.
Ils s'étaient arrêtés près de notre bivouac et nous leur avions alors proposé notre spécialité du moment: une infusion à base de gingembre et de feuilles de coca.
En quelques heures, nous avions appris qu'eux aussi avaient pas mal voyagé… le plus pittoresque de leur voyage à nos yeux étant sans aucun doute celui qu'ils ont réalisé… en 2CV… en Afrique !
Nous nous sommes quittés, en échangeant nos coordonnées et la belle Ana Elena nous avait dit en nous faisant un clin d'oeil:

"Si vous passez à Santiago et que vous avez besoin d'une douche ou de faire des lessives, passez nous voir… On a été voyageurs, on sait ce que c'est!"

2 mois plus tard, nous voici à l'approche de Santiago car nous avons besoin d'une pièce pour Combito, ça faisait longtemps… nous savons pertinemment que si nous ne la trouvons pas à Santiago, nous ne la trouverons nulle part!

Oui, mais voila, Santiago, pour ceux qui ne le savent pas, c'est la capitale du Chili!

Pour des gens qui s'étaient jurés de ne plus retourner dans les grandes villes avec Combito, on repassera…

C'est au cours de toutes ces réflexions que nous repensons à Ana et Michel… Nous leur evoyons un mail leur demandant si leur proposition bolivienne tient toujours et si il y a une solution pour garder Combito à l'abri?
Leur réponse est 100% positive, nous sommes super contents: nous allons pouvoir joindre l'utile à l'agréable à Santiago.

Ana et Michel nous reçoivent comme des princes, nous avons notre propre chambre et une salle de bains rien que pour nous, c'est le luxe absolu !

Nous arrivons en pleine semaine au sein de cette famille qui a un rythme de vie réglé comme une horloge suisse!

  • Michel commence le travail à 5 heures du matin, décalage horaire oblige, car il travaille avec la France.
  • Ana Elena a des engagements qui l'amènent régulièrement à dépasser ses horaires de travail effectifs
  • Les petits sont à l'école et ont leurs petites activités extra-scolaires.
  • Enfin, Ana Virginia, la maman d'Ana Elena veille sur ce petit monde.

De fait, nous nous faisons tous petits pour ne pas perturber cette belle organisation !
Combito étant rangé bien au chaud dans la résidence, Michel nous conduira dans Santiago, à la recherche de la fameuse pièce pour Combito, un porte-moyeux… photo ci-jointe pour ceux qui, comme Alline, ne voyait pas à quoi cela pouvait bien ressembler…
WP_20151020_14_42_19_ProAffaire réglée en quelques heures à peine.

Nous profitons des 2 jours suivants pour visiter la ville qui est plutôt agréable ainsi que le parc Manquihue qui se trouve dans les alentours directs de la ville.

Autres moments privilégiés: les repas bien arrosés, les concours de danse et de chants avec les enfants, concours totalement improvisés et arbitrés par leur grand-mère – qui n'est pas du tout objective, soit dit en passant (Ana Virginia, on vous embrasse très fort !!!) – mais aussi d'échanger sur nos expériences de vie, du monde et du voyage.

Nous sommes heureux d'avoir osé frapper à la porte de Michel et Ana: notre première intuition était bonne et nous espérons vraiment les revoir bientôt !

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Après ces quelques jours d'arrêt à Santiago, nous sommes impatients de reprendre la route et nos habitudes… Car après 5 mois de voyage, Combito, c'est vraiment devenu notre maison!

Notre prochaine destination n'est pas très éloignée de Santiago et très symbolique pour nous deux.

Nous souhaitons visiter les vignes San Pedro, productrices du vin Gato Negro… que nous dégustions lors de nos premiers rendez-vous à Nantes dans le restaurant "Mais où est Bécassine à Nantes"… Ceux qui ont fêté notre départ avec nous sauront tout à fait de quel restaurant nous parlons !
(Manu, Eric, on voulait vous dire qu'on pense souvent à vos moules frites devant nos assiettes de pâtes au thon!)

Après enquête, nous sommes hyper déçus d'apprendre que la vigne du Gato Negro ne peut être visitée, elle est en cours de rénovation…
Le jeune femme du centre d'information touristique, face à notre désarroi nous propose une alternative: si vraiment nous souhaitons visiter une vigne, alors nous pouvons toujours nous rendre aux vignes Miguel Torres. Nous ne connaissons pas, mais elle prononce des mots qui vont nous convaincre instantanément: "développement durable", "socialement responsable", "vin d'origine bio et organique".

Nous ne regrettons pas:

La vigne est parfaitement organisée pour recevoir du public et comme nous sommes hors saison – les vendanges commencent en février au Chili – nous avons droit à une visite guidée rien que pour nous deux.
Ainsi nous déambulerons sur le site et toutes ses infrastructures : des pressoirs en inox gigantesques aux caves de stockages des tonneaux en chêne français (cocorico!) en passant par les vignes (au moins 600 hectares sur cette propriété) Nous aurons également la possibilité d'assister à une présentation vidéo (en français, inespéré!!!) de l'histoire de la famille et nous concluerons cette visite par une dégustation de vin avec notre charmante guide, qui fêtait ce jour-là son anniversaire !

Bref: une belle journée, durant laquelle nous avons pensé à tous nos amis qui aiment le vin et plus particulièrement pour Richard, dont c'est le métier maintenant.
Bilan des courses : notre budget journalier a complètement été massacré ce jour-là, incapables que nous sommes de résister à une belle et bonne dégustation de vin!!

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Par acquis de conscience, nous sommes repassés devant les vignes du Gato Negro.
Sans regrets: circulez, il n'y a rien à voir !
En effet, le Gato Negro, il vaut mieux le boire à l'étranger qu'au Chili, car ici, il est considéré comme un bon vin de table, sans plus !

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PS: L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Au Chili, c'est tolérance zéro au volant… pour cette raison, nous avons donc passé la nuit sur le parking de la station essence à proximité de la vigne… Et devinez quelle était la promotion du moment à la station essence?! Des verres à vin, pile ce dont nous avions besoin ! 

 

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NOZAY

Avant le départ, il y a eu Nozay dans le 44, notre camp de base de départ.

L'endroit choisi en janvier 2013 par Mikaël pour construire "sa" maison, celle qu'il a imaginée de A à Z.

Nozay, c'est aussi le premier sas de décompression pour Alline, qui a quitté Nantes en septembre 2013, sans trop savoir ce qui l'attendait…

Quelques jours après en être partis en mars 2015, il nous semblait important d'en parler un peu ici…
Certains d'entre vous connaissent le lieu, ont vu l'avancement du chantier, y ont particpé parfois.
Pour tous les autres qui en ont simplement entendu parler, voici de quoi il s'agit.

Au départ, il n'y avait rien, une simple carrière, des cailloux, des trous et des arbres…

Nozay châtaignier

Il a fallu se projeter… 

Nozay emplacement maison

Nous avons logé quelques temps dans le garage…

… Pendant que Mikaël travaillait sur le chantier de la maison.

Nous sommes désolés de la qualité des vidéos… Enfin, surtout Alline, Mikaêl lui, vous invite à pencher la tête sur la gauche pour plus de visibilité ! 

Il est encore trop tôt pour dire si nous reviendrons vivre un jour à Nozay…

… mais il est certain que Nozay fait partie du voyage, puisque le voyage commence là où on le rêve!
C'est dans cet environnement que nous avons imaginé ce voyage mais aussi que nous l'avons organisé et pour lequel nous avons également épargné… car oui, étonnament, Nozay offre nettement moins de tentations de consommation que Nantes ou Lyon!

Au revoir !!

 

 

BUDGET

Quel budget pour partir en voyage?

Pour notre part, nous avons décidé de partir avec un budget d'envrion 13000 € par personne pour notre voyage.
L'idée est de ne pas manquer, de pouvoir se faire plaisir de temps en temps, tout en étant raisonnable la plupart du temps.

Le site "www.tourdumondiste.com" a créé une super infographie et dont est extraite l'illustration ci-dessous : 

Infographie budget

Voici comment nous avons procédé:

– Identifier les pôles de dépenses

Nous avons privilégié les pays où le coût de la vie quotidienne est moindre: Asie, Amérique Centrale, et certains pays d’Amérique du Sud. 
Nous avons clairement abandonné l'Océanie, la Nouvelle Zélande et le Japon car là-bas, il est nettement plus élevé!

Un autre pôle de dépense très important, ce sont évidemment les billets d’avion, en choisissant ces destinations, nous avons 2 océans à traverser. Et encore, sans compter une éventuelle traversée retour !

Nous avons également changé de banque, afin de ne pas payer des frais qui nous seraient inutiles.
Enfin, nous avons souscrit une assurance spéciale voyageurs car au-delà de 6 mois, nous ne dépendons plus de la sécurité sociale.


– Définir notre type de voyage

Nous avons prévu de privilégier le camping, les auberges de jeunesse, les petits hôtels de temps en temps pour passer une bonne nuit.
Nous n'excluons pas non plus l'idée de voyager de nuit.
Afin d'être le plus autonome possible, nous avons toujours en tête d'acheter un véhicule qui nous servira de moyen de locomotion, mais aussi de maison.


– Prévoir une marge

Pour le confort: avec l'expérience et l'âge nous avons appris que bien manger et bien dormir est très important. 
Sur certains transports qui peuvent durer 24 à 30h (au Brésil par exemple), nous n'hésiterons pas à utiliser les transports avec un niveau de confort plus élevé.

Pour les imprévus: du petit accident à la grande catastrophe, nous avons majoré notre budget final de 10%, afin d’avoir un parachute, juste au cas où.
Evidemment, nous espérons ne pas avoir à utiliser cette marge… au retour peut-être pour faire la fête avec vous?


– Ne pas tout prévoir à l'avance.

Nous souhaitons absolument éviter de tomber dans les travers du voyageur-consommateur.
Nous avons donc fait le choix de ne pas prévoir beaucoup de choses, pour ne pas être dans l'expectative, et donc de risquer la déception.
Nous souhaitons nous faire plaisir, profiter au mieux de chaque destination, être raisonnables, responsables et prendre notre temps.