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Une page de Patagonie !

Lors de la préparation de notre voyage, nous avons beaucoup discuté de la Patagonie.

Mika voulait absolument connaître la Patagonie.
Son cousin Antoine l'avait traversée à vélo et lui en avait parlé… il continue d'ailleurs de pédaler à travers le monde, cela se passe ici

Ensuite, dans l'imaginaire de Mikaël, c'était mythique d'aller au bout du monde en traversant de si grands espaces occupés par les gauchos.

SAM_2958Alline, elle, ne voyait honnêtement pas l'intérêt d'aller dans un endroit désertique, froid et de surcroit battu par les vents. 
De plus est, une fois arrivés au bout du monde, pas d'autres moyens pour rebrousser chemin que de faire le même nombre de kilomètres, sur une route de ripio*.

* Le ripio, c'est tout un concept quand nous voyageons en véhicule… Il y a le bon, le mauvais, le catastrophique, l'impraticable. Une route en ripio, c'est une route qui n'a pas de revêtement d'asphalte ou de béton. Cela peut donc être aussi bien une route de terre, de gravier, de sable ou de galets.

Ce n'est jamais une très bonne nouvelle quand nous devons emprunter une route de ripio, parce que Combito n'apprécie pas forcément et nous non plus.
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Côté Combito : Nous craignons régulièrement pour les pneus, les amortisseurs, le pare-brise, la suspension, la direction, etc… 
Côté Alline et Mika : La conduite est très éprouvante car il faut rester concentré sur les éventuels trous ou grosses pierres sur la route qui pourraient endommager Combito, en étant secoués dans tous les sens et en ayant pour bande-son le vacarme de toute la cuisine qui s'entrechoque!

Finalement, nous avons fait route vers la Patagonie et la réalité ne nous a pas déçus, quand elle ne nous a pas émerveillée.
Pour une fois, nous ferons un peu plus de place aux photos, avec un peu moins de blablabla habituel.
Tout simplement, parce que nous, nous nous sommes retrouvés plein de fois sans mots face à ces paysages.

Patagonie côté Chili, la Carretera Austral

Caleta Tortel

La Caleta Totel ne fait pas partie de la Patagonie, c'est encore sur le chemin de la Route Australe…
Cependant et pour l'anecdote, nous l'intégrons à cet article, car lorsque nous étions encore en France, nous avions vu un documentaire sur ce village où il pleut, selon la légende environ 300 jours par an… 
Statistique qu'Alline n'avait pas trouvé forcément encourageante, mais que Mika avait, lui, trouvé très intéressante ! 
Chanceux que nous sommes, nous aurons 2 jours de grand soleil !
Pas de voitures à Caleta Tortel, comme le village est construit à flanc de rocher au bord de l'océan, on y circule à pied, sur des passerelles de cyprès, le bois qui est produit et travaillé..
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Le parc national Torres del Paine

Il fait partie des incontournables de l'Amérique du Sud, comme le Machu Pichu ou les chutes d'Iguaçu. 
On paie donc cher l'entrée, environ 4 fois plus qu'un autre parc national chilien… mais une fois entré, il est possible de rester et profiter autant de temps qu'on le souhaite… 
Grâce à Combito, nous resterons 6 jours dans cet endroit sublime, le temps de faire 4 belles randonnées mais aussi de se reposer dans ce cadre exceptionnel!

NB: Il parait que si on entre de nuit, les gardes laissent passer sans payer… mais nous ne l'avons pas vérifié ! 

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Puerto Natales 

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Nous passerons en coup de vent à Puerto Natales, car c'est la route pour aller au Parc National Torres del Paine…
Cependant, en arrivant en ville, nous avons eu le temps de croiser, Karen et Sebastiàn, des voyageurs en Combi, amis de Dani et Jupa… Comme presqu'à chaque fois que nous rencontrons des voyageurs en Combi, nous prenons le temps de prendre une photo ensemble!

Le projet de Sébstiàn s'appelle "Fotografiando el Mundo"

La grotte du Mylodon

Au milieu d'une montagne, une grotte immense, dans cette grotte aurait vécu un animal préhistorique rare: le Mylodon.
Le Mylodon – une espèce éteinte entre -10 200 et – 13 5603 est une sorte de paresseux terestre géant. 

Cette grotte créée à partir de lacs géants suite à des éruptions volcaniques a une grande importance scientifique, d'un point de vue archéologique, géologique ou encore botanique.

Punta Arenas

A croire que nous avons été très sages en 2015, puisque Punta Arenas fut notre cadeau de Noël…
Quand ils ont su que nous contunions notre chemin vers le sud du Chili, Lizzie et José nous ont chaleureusement proposé leur maison à Punta Arenas.
Nous n'avions pas d'idée précise pour les fêtes de fin d'année, cette proposition était donc plus que bienvenue!

Une maison, rien que pour nous, pour les fêtes, quel bonheur… mais aussi quelle sensation étrange d'avoir de l'espace et de retrouver le confort de la vie moderne…
Nous avons donc vécu pendant 15 jours à Punta Arenas (qui veut dire la Pointe des Sables) face au détroit de Magellan, avec des journées où le soleil se lève à 4h du matin pour ne se coucher qu'après 23h30… la proximité de l'Antarctique ayant son rôle.

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Pour nous, Punta Arenas, c'est un souvenir dans lequel nous avions un jacuzzi rien que pour nous, beaucoup de vent et des dauphins qui jouaient dans l'eau face à "notre" salon… Merci Lizzie et José Manuel de votre confiance !

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Patagonie côté Argentine, la Ruta 40 

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Le Glacier Perito Moreno

Des glaciers, nous en avions déjà vu… D'aussi près beaucoup moins… Aussi impressionnant, jamais.
Le Perito Moreno, c'est une expérience sensorielle à part entière: le vent, les couleurs de la glace, le bruit que le glacier fait en avançant, le spectacle des pans de glace qui s'effondrent dans l'eau…

Pour ceux qui sont plus pragmatiques: le Perito Moreno fait partie de la 3ème zone de glace au monde, après le Pôle Nord et l'Antartique, soit 250 km².
Le glacier est en mouvement: journalièrement, il avance de 2 mètres de face, 40 cm sur les côtés.SAM_2725
Enfin, il est classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco. Difficile de passer à côté donc !

Ushuaïa

Depuis quelques semaines, nous nous interrogions sérieusement sur l'intérêt d'aller jusqu'à Ushuaïa.
En arrivant sur le territoire argentin, nous avons pris des renseignements sur l'état des routes et dans la foulée carrément abandonné l'idée d'aller à Ushuaïa.
Cela faisait bien trop de kilomètres sur les routes de ripio…

SAM_2795Cette fois encore, la vie de voyageurs nous a offert un joli un cadeau.
Peu de temps avant de rejoindre "notre" maison de Punta Arenas pour Noël, nous apprenons que Michel, Ana, Lucien et Chloé leurs enfants, nos amis de Santiago, seront de passage pour leurs vacances à Punta Arenas.
Incroyable mais vrai ! Nous sommes ravis de les revoir et leur proposons aussitôt de passer la soirée du Nouvel An ensemble s'ils n'ont rien de prévu.
Ils n'ont rien de prévu, l'affaire est donc conclue, nous commencerons la nouvelle année ensemble !

C'est au cours de la soirée que Michel nous propose de partir tous ensemble camper à Ushuaïa le lendemain.
A croire que les fous ne fréquentent que des fous!
Car Ushuaïa, c'est 400 km aller, 400 km retour, sur le fameux ripio ! 
Pas de problème pour Michel, alors, nous nous entassons tous les six dans leur voiture et c'est parti!

Parfois, on dit que ce n'est pas la destination qui compte, mais le chemin.
Pour nous cela n'a jamais été aussi vrai que pour Ushuaïa. 

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Ushuaïa en soi, ce n'est pas spécialement joli… Une fois prise la photo que tout le monde prend à l'entrée de la ville, nous ne savions pas trop où aller.

Nous avons donc trouvé une alternative, en allant camper dans le Parc National de la Terre de Feu…
Restera dans l'histoire que le 1er janvier 2016, nous avons campé au bout du monde  ! 

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La Terre de Feu

Depuis Punta Arenas, il faut donc faire 400 kilomètres pour atteindre la Terre de Feu, cette île gigantesque est partagée entre le Chili et l'Argentine…SAM_2858
Avec Michel, Ana Elena et les enfants, nous avons choisi de prendre la plus courte des deux traversées possibles.
Pendant cette mini croisière, nous aurons la chance de croiser dans le sillage du ferry des dauphins joueurs et plus loin, sur la route du retour, des pingouins rois vraiment majestueux.

Le paysage de la Terre de Feu est toujours aussi étonnant qu'en Patagonie : de la steppe, puis des montagnes avec des glaciers, puis des lacs, des rivières et des forêts pour enfin arriver en bord d'océan…

Ainsi se termine notre voyage… au Chili ! 
Nous avons finalement passé quasiment 6 mois dans ce magnifique pays, qui est sans aucun doute, celui qui a le plus marqué notre voyage en Amérique du Sud…

…La suite se passe en Argentine !

Fundo Panguilemu / Coyhaique

Le Fundo Panguilemu à Coyhaique (prononcez Co-aïe-iké), c'est certainement une des expériences les plus riches et intenses de notre voyage…
On ne dirait peut-être pas comme ça, sur les photos ou sur ce que nous vous contons, mais ce n'est pas parce que nous sommes en voyage que nous arrêtons de réfléchir… bien au contraire ! 
Même si nous nous entrainons à vivre au jour le jour, à profiter du moment présent, régulièrement la question du "et après le voyage" revient nous taquiner…

Drôle d'endoit pour une rencontre

GOPR2360Nous nous retrouvons à Coyhaique fin novembre, tout cela parce qu'un beau jour d'août, du côté du Machu Picchu au Pérou, la vie a choisi de mettre Reynald sur notre chemin, ou devrais-je dire, dans notre piscine.
Oui, car à ce moment-là, nous profitions tranquillement des sources d'eau chaudes de Cocalmayo. 

Dans les faits, en bons français de base, nous râlions sur le manque de discrétion des jeunes Américains – ils ne parlent pas entre eux, ils crient! – Reynald nous a alors abordé, en riant de nous entendre. 
Comme si nous nous connaissions depuis des années, en quelques minutes, nous voilà partis à échanger sur des sujets un peu plus profonds que la piscine et le QI des ces jeunes qui nous entouraient.

Reynald, la trentaine, un grand sourire et les yeux qui pétillent, avait selon les critères courants, tout pour être heureux: travail qui rapporte, appartement sympathique, pas ou peu de préoccupations…
Mais tout cela manquait cruellement de sens pour lui, il avait donc décidé un beau jour de tout plaquer pour voyager et se former dans un métier moins lucratif. 
Au moment où nous l'avons rencontré, cela faisait près de 2 ans qu'il était heureux sur les routes… Aussitôt après qu'il nous ait expliqué avoir passé quelques temps dans une ferme au Chili, nous avons redoublé d'intérêt pour ses récits.
D'autant que les propriétaires étaient, tout comme lui, formés en management hollisitque, philosophie qui combine parfaitement avec la permaculture.
Tout cela forcément, a attisé notre curiosité et Coyhaique est devenu un de nos objectifs de voyage au Chili.

Merci, merci à Reynald qui nous a mis en contact avec Lizzie et José Manuel… 

Nous arrivons à Coyhaique

SAM_1764Entre le moment où nous en avons entendu parler et le jour où nous arrivons enfin à Coyhaique, 3 mois se sont passés.
Nous nous sommes imaginés beaucoup de choses sur la ferme de Lizzie et José.
Nous ne savons pas très bien où nous mettons les pieds, nous n'avons pas non plus cherché à en savoir plus.
Nous sommes persuadés que nous allons apprendre énormément en permaculture et que peut-être Mika trouvera des clés ou de l'inspiration pour une reconversion…
C'était sans compter avec la fameuse règle :

"Faites des plans si vous voulez, mais sachez que cela ne se passe JAMAIS comme vous l'avez prévu".

Nous sommes accueillis par Morgane et Laurène, 2 françaises en vacances venues faire du volontariat dans cette ferme.
Elles nous expliquent brièvement qu'il y a 5 autres français dans la ferme et 1 hollandais, le fonctionnement de la ferme, etc.
Quand nous leur expliquons l'objet de notre visite, elles sont dubitatives… permaculture? Jamais entendu parler ici. OK… d'accord.
Nous ne rencontrerons Lizzie et José que quelques heures plus tard, pour ne réellement discuter avec eux que le lendemain.

Bienvenue au Fundo Panguilemu / Coyhaique

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Le Fundo (Ferme) Panguilemu (Forêt du Puma en langue native) est l'endroit qu'ils ont choisi pour s'installer voici 2 ans.
C'est une ferme de 1000 hectares, implantée dans un décor digne d'une carte postale.
Ce qui fait fonctionner la ferme aujourd'hui, c'est l'élevage, nous sommes au coeur de la Patagonie chilienne, donc on mange de la viande.
Ils produisent de la viande d'agneau, de mouton, de veau, de boeuf, qu'ils revendent ensuite dans leur boucherie en ville.

Paralèllement à cela, Lizzie a lancé l'activité de maraîchage bio, elle travaille avec différents restaurants, mais aussi des particuliers pour vendre tous types de salades, légumes et fleurs, fraîchement récoltées.

Ils accueillent chez eux des voyageurs en échange de travail bénévole à la ferme en échange d'un gîte et d'un couvert, pratique mieux connue sous le nom de "woofing".
Lorsque nous arrivons, malgré le nombre de volontaires, ils ont toujours plus besoin d'aide, tant il y a de projets et de choses à mettre en place.

Les nombreux projets de Lizzie et José Manuel

SAM_1916En arrivant dans la ferme, nous sommes automatiquement propulsés au milieu de la belle énergie créative de José et Lizzie et Sara, leur petite fille.

Partant du principe qu'il faut se diversifier pour s'en sortir, ils ont donc plusieurs projets en cours, mais aussi des idées à plus ou moins long terme…
Lorsque nous arrivons, les projets en cours sont les suivants:

– Construire un poulailler pour 600 poules
– Réparer un filet brise-vent pour les serres
– Refaire le jardin extérieur et entretenir les serres
– Construire un bâtiment pour la tonte des moutons
– Construire différents meubles pour la maison principale
– Construire des yourtes pour un campement d'écotourisme
– Créer un parcours de ballades à cheval…

Cohabitation et Promiscuité.

C'est grâce à ce passage à la ferme que nous avons compris la différence entre promiscuité et cohabitation
Par exemple, la promiscuité, c'est ce que nous vivons tous les jours avec Combito, à savoir une proximité dans un espace petit, restreint qui empêche l'intimité.

Dans la ferme de Lizzie et José Manuel nous avons cohabité avec plusieurs personnes, avec leurs différentes personnalités, nationalités, cultures, histoires de vie, âge, genre etc…
Exercice intéressant, d'autant plus que c'est le "hasard" qui a regroupé toutes ces personnes au même endroit, au même moment pour partager cette expérience.
Nous ne nous sommes pas choisis. Nous avons donc dû rapidement apprendre à vivre ensemble, travailler, partager des repas ensemble, communiquer, se comprendre, trouver sa place etc…

La vie en communauté, la cohabitation, un vrai exercice de style…

Mikaël est plutôt indépendant

et n'est plus trop (voire pas?) habitué à recevoir des directives ou des remarques… 
De même, il lui est parfois difficile de travailler en équipe, du fait de la barrière de la langue… 
Il lui faut souvent plus de temps pour expliquer quelque chose que de le faire directement.

Alline a dû apprendre

– mais la leçon n'est pas encore bien assimilée… – à lâcher prise sur le fait de vouloir satisfaire tout le monde…
… à prendre conscience que parfois, le mieux est l'ennemi du bien…
… Et qu'en plus, tout le monde n'a pas la même vision des choses qu'elle !!

Nous avons passé 3 semaines entre novembre et décembre 2015 pour mieux revenir à nouveau 3 semaines mi janvier 2016.
Deux séjours totalement différents, car les volontaires sur place étaient différents et peut-être bien que nous aussi! 

Sur ces deux séjours, les interactions et les échanges avec José Manuel, Lizzie et les volontaires ont toujours été riches en enseignements ainsi qu'en expériences!

Du travail oui, mais des loisirs aussi !

Ce qui est vraiment génial au Fundo Panguilemu, c'est qu'avec une forêt, une rivière, des montagnes et des champs, l'endroit se prête à toutes sortes d'activités.

Ainsi, nous sommes partis une journée à cheval pour faire le tour de la propriété.

SAM_1881Don Domingo, le salarié de Lizzie et José Manuel, nous a enseigné, toujours avec le sourire et bienveillance, à passer dans des rivières, comment galoper dans les champs, comment descendre des chemins de pierre…
N'ayant que très peu d'expérience en la matière, nous nous en sommes parfaitement sortis ! 
Grâce à lui, nous avons touché du doigt l'expérience de la vie du Gaucho de Patagonie, sous le soleil, le vent, la pluie et dans de magnifiques grands espaces. 

Un autre grand souvenir, la partie de pêche de Mikaël avec José Manuel.

Quelques jours après notre arrivée, José Manuel nous explique qu'il a tellement de travail qu'il ne prend même pas le temps d'aller pêcher dans SA rivière.
Mika n'est pas sûr de comprendre, je fais répéter. Comment ça, SA rivière?
Effectivement, sur la propriété coule une rivière. Aussitôt validée l'information, Mika obligera José Manuel à l'emmener pêcher… 

Ils reviendront heureux et très fiers, avec 3 belles prises, des truites arc-en-ciel pou lesquelles nous avons retardées notre départ, afin de pouvoir les déguster ! 

Qui a dit que bricoler c'était travailler? 

Cela faisait plusieurs mois que cela le démangeait. 
Le fait de voir d'autres Combi mieux aménagés le faisait enrager, car il n'avait eu que très peu de temps au Brésil pour tout imaginer et mettre en place sur Combito…
Quand il a vu pour la première fois l'atelier de bricolage de José Manuel avec tous les outils disponibles… l'idée a commencé à devenir un projet.
Une utltime grande discussion avec Alix & Alex sur l'aménagement de Combito le décidera défintivement.
Mika a donc profité de notre second séjour pour refaire tout l'aménagement de Combito!

Etant donné que nous allons rester 6 mois de plus en Amérique du Sud, autant joindre l'utile à l'agréable.
Combito dispose donc maintenant d'un salon, en plus de la cuisine et de la chambr initiales… Et bien vous savez quoi? Cela change la vie!

Au Fundo Panguilemu, il y a aussi les balades, les moments de méditation dans les jardins… et même un cours de Yoga pris par Mika avec Susana, une volontaire allemande au petit matin!

Nous avons eu aussi quelques moments de folie.

Nous ne vous le dirons jamais assez: l'abus d'alcool est dangereux pour la santé… et aussi pour notre intégrité…
Lors de notre premier séjour, José Manuel et les français présents ont très solennellement et sobrement officié à notre vrai faux mariage. Mariage qui a eu lieu après un concert très très privé d'un groupe dont nous cherchons activement les dates de la prochaine tournée!

Le management et le contexte holistique

Holistique vient du grec "holos" qui signifie "le tout".
Le management holistique désigne toutes les approches, ou toutes les techniques qui prennent en compte la globalité d'une structure, d'un individu ou encore d'une entreprise. 
Pour gérer la ferme, toutes les activités, ainsi que leurs vies, José Manuel et Lizzie sont formés et formateurs en management holistique.
Le Fundo Panguilemu est un Allan Savory Hub, un centre de ressources et de diffusion du management holistique.

Un des principes de base de cette approche est que le tout est supérieur à la somme des parties : 1 + 1 > 2
Ainsi l’entreprise ne se développe bien et de manière durable que si les personnes qui y travaillent, dirigeants, salariés et volontaires se sentent bien et trouvent un sens à leurs actions.
La place de l'être humain y est tout aussi importante que l'économie et l'environnement.

Dans ce cadre-là, nous avons également eu l'occasion de réaliser notre contexte holistique, pour nos vies.
C'est un processus logique en trois parties:
1/ Quels sont vos souhaits de vie, votre qualité de vie.
2/ Quels sont les moyens dont je dispose pour réaliser ce que je souhaite
3/ Dans quel environnement je souhaite mettre en place cette vie.
Tout cela en tenant compte de nos dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, spirituelle. 

Faites le test! Quels sont vos souhaits, vos vraies attentes dans la vie, pour vous et pour vous seul(e) sans penser à votre partenaire, vos enfants, votre famille ou pourquoi pas… votre chef? 
De quoi avez-vous besoin pour être pleinement et vraiment heureux, en tant qu'individu?! 

Pour conclure…

Au sein du Fundo Panguilemu, et au cours de nos deux séjours, il y avait Zayd, un volontaire Hollandais, fan de reggae…
Il sera arrivé à faire d'une certaine musique de Bob Marley l'hymne de la ferme…

Le refrain, dit quelques choses comme cela:

"Ne t'inquiète pas à propos des choses, 
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller.
Chante "Ne t'inquiète pas à propos des choses
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller."
 

Sur ces bonnes paroles… nous vous disons à bientôt !

Pérou, suite et fin !

Après la vallée Sacrée, nous décidons de rejoindre l'Océan Pacifique et emprunter la mythique Route Panaméricaine direction le Chili.
Ce que nous n'avions pas du tout imaginé, c'est qu'une fois passée la Vallée Sacrée si verdoyante nous traverserions encore autant de paysages différents!

 

Nasca: une zone de désert mystérieuse

Alline tenait absolument à aller à Nasca pour découvrir les fameuses mystérieuses lignes.
Impossible de vous conter ici les différentes théories sur les lignes de Nasca. 
Ce que l'on sait, c'est que lorsque l'on survole cette zone désertique, il est possible de voir des formes symétriques, régulières et immenses d'animaux, de plantes et autres symboles importants pour ces anciens peuples.
Nous avons mis de côté l'option de survoler ces lignes, car complètement hors de notre budget !
En revanche nous avons trouvé un super bon plan, nous sommes allés au planétarium Maria Reiche, la chercheuse allemande qui a étudié ces lignes, et nous avons eu le droit à une conférence en français qui nous a tout expliqué sur le sujet.
Cadeau Bonus de cette visite, un petit cours d'astronomie, avec découverte de la grande ourse (mais à l'envers), de la constellation du scorpion (immense) et de la lune !!!
Merci à Mario Proulx qui m'a autorisé à publier ses photos de la lune !

Marcona: Youpi le Pacifique !

Après 3 mois sans avoir vu la mer, nous étions très impatients de la revoir.
C'est un peu par hasard que nous sommes arrivés à Marcona, une drôle de ville qui existe depuis moins de 100 ans, dont l'activité principale est l'extraction de cuivre… 
Au bord de l'eau un trésor: la réserve naturelle de Punta San Juan.
Nous avons eu la possibilité d'entrer dans cette réserve naturelle et d'observer au plus près des otaries, des phoques, des oiseaux et… des pingouins !!!

Nous avons pris conscience de la route parcourue… en quelques mois, nous avons réalisé un peu plus de 10000 kilomètres et nous sommes de l'autre côté du continent américain!

 
En quittant Marcona, nous empruntons enfin la fameuse panaméricaine !

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Comme c'est une route tout droite, Mikaël propose à Alline de conduire un peu Combito… Cette expérience ne durera que 5 minutes, le temps de "tomber" sur un autre Combi qui s'appelle Carlos ou Carlito avec dedans, Ludo et Amélie.
Comme dans la chanson, ils remontaient vers le nord et nous nous allions vers le sud…
On discute, on discute, on se trouve plein de points communs, on rigole, le temps passe, et hop voila comment passer plusieurs heures sur le bord de la route à refaire le monde…
Le voyage c'est aussi des rencontres magiques comme celle-ci! 

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Canyon de Colca: Le vol du Condor ! 

En quelques jours, nous avons donc revu la mer, le désert, ne nous manquaient que la campagne et la montagne.
Nous avons été servis en passant par le Canyon de Colca.
Comme nous n'aimons pas prendre 2 fois la même route, nous n'avons pas pris le chemin le plus simple pour arriver au Canyon. 
En fait, nous avons même un peu fait souffrir Combito avec encore une journée de route en tôle ondulée (terre, gravier etc)… Cela nous a rappelé quelques souvenirs de Bolivie…

Le canyon de Colca, c'est une des plus grandes failles du monde. Et c'est vrai que c'est impressionnant!
Tout le monde en parle car c'est à cet endroit là que l'on peut assister au fameux vol du Condor ! 
Le condor, autre animal fétiche du Pérou, en voie de disparition. 
Nous avons eu la chance de les voir, de bon matin sous un grand soleil et seuls au monde… Un vrai moment de poésie !

C'est une pâle imitation du générique original, mais pour nous c'était vraiment un chouette moment !!

En redescendant dans la vallée, nous avons eu la chance d'assister à la fête des semis de Chivay, avec une explication dans les règles par Dany, rencontré sur place !

Un dernier effort avant Arequipa !

Dernière ville avant le Chili, Arequipa.
Sauf que pour y arriver, il a fallu encore une petite aventure pour Combito et pour nous.
Nous étions tellement contents il y a quelques semaines d'avoir passé le cap de 4000 mètres… Nous étions très loin de penser que pour quitter le canyon il nous faudrait passer 4910 mètres !
Combito, Alline et Mika (par ordre de fatigue) ont réussi ce dernier petit challenge. 
Le temps de construire un Cairn (le plus grand, le plus haut et le plus fort bien sûr) et de prendre quelques photos, nous revoici sur la route.

Nous croiserons à plusieurs reprises le même 4×4 aménagé. A l'intérieur des touristes italiens, Giorgio et Cristina, que nous retrouverons au camping à Arequipa et avec qui nous passerons de vrais moments de fous-rires dans une langue mélangeant l'anglais, l'italien, le français, le portugais et l'espagnol !

La suite de nos aventures… c'est au Chili !

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Dans la familles des Lamas, je voudrais…

Au Pérou, la faune et la flore sont très importants… Au cours de nos promenades, nous avons rencontré une de leurs mascottes : le lama.P1090773

Et puis un peu plus tard, nous avons appris qu'il existait plusieurs sortes de lamas et que dans les faits, tous n'étaient pas des lamas! Il y a les vigognes, les alpacas, et plein d'autres cousins du lama!

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Nous, on pensait qu'un lama c'etait un animal qui ressemble à mouton avec les mêmes pattes et le même long cou qu'une petite girafe… Puis nous avons découvert quelque chose d'encore plus étrange: les lamas font partie de la famille des… chameaux et des dromadaires !!!

Alors là, franchement, nous, toutes ces informations, cela nous a vraiment étonné! Et vous?

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Arriver jusqu’à Cusco, c’est pas le Pérou!

Après quelques jours totalement décontractants et décontractés à Copacabana, nous reprenons la route, avec plaisir.
Objectif, sortir dans les meilleures conditions de la ville avant la fête de la Vierge de Copacabana le 5 août, où il y a une recrudescence de boliviens, mais aussi et surtout de péruviens qui viennent pour fare bénir leur voiture et faire la fête…

Nous faisons bien d'anticiper, car même en partant de bonne heure, les formalités douanières nous prendront pas loin de 3 heures… et une bonne dose de stress !
En effet:
– Les boliviens tout comme les péruviens ne SAVENT PAS faire la queue, ils se mettent en tas et jouent des coudes.
– Les péruviens s'énervent que les boliviens n'aillent pas assez vite et réciproquement.
– Nous avons été les acteurs principaux d'un sketch anthologique dans le bureau du directeur de la douane péruvienne…

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Le sketche de la douane péruvienne:

Il faut savoir que lorsque nous changeons de pays, nous devons systématiquement nous déclarer aux frontières en tant que personnes, avec le cachet qui va bien sur le passeport.
Nous devons également déclarer la sortie, puis l'entrée de notre p'tit Combi aux douanes.
Généralement cela se passe plutôt bien car nous bénéficions d'un certain capital sympathie/étonnement/compassion pour notre "casita a rodas" (notre petite maison à roulettes)…

Aujourd'hui, cela devait se passer différemment…
Nous faisons la queue comme tout le monde pour le bureau de la douane des véhicules, les douaniers font rentrer les gens par paquets de dix dans le bureau et les répartissent ensuite.

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Nous ne passons pas inaperçus, au milieu de la foule de péruviens, plutôt petits et mats de peau, ce qui fait que l'on nous indique directement le porte du bureau du colonel, que nous découvrons bien gras dans son uniforme et derrière son bureau.
Mikaël est ravi que l'on passe les premiers, on gagne du temps. 
Alline se méfie un peu plus et présente tous les documents dont elle dispose pour le véhicule:
– Permis de conduire international
– Acte de propriété du véhicule
– Assurance du véhicule

Le colonel nous demande l'assurance du véhicule, Alline lui présente à nouveau le document, en lui en faisant la traduction, puisque celui dont elle dispose est écrit en portugais.
Mais non, cela ne lui convient pas. Le colonel commence à nous donner du "Mios caros amigos estranjeiros (mes chers amis étrangers)" et se lance dans une longue diatribe pour nous expliquer qu'au Pérou, il faut prendre une assurance spéciale pour pouvoir rentrer dans le pays avec un véhicule et qu'elle coûte la modique somme de 50 US$… 
N'ayant vu cette information nulle part, Alline lui demande de lui montrer le document officiel indiquant cette "obligation".
Mikaël, sentant que le ton monte et que la situation ne se déroule pas comme d'habitude commence à hausser le ton en articulant très distinctement "policia touristica" et "ambassade de Francia"…

Soudainement excédé et jouant la carte de l'intimidation, le directeur nous met littéralement dehors de son bureau: nous sommes punis, nous n'avons pas le droit de sortir du bâtiment!
Il fait passer tout le monde avant nous, nous laissant poirauter un bon quart d'heure, avant de revenir vers nous tout miel, nous demandant si nous étions calmés et nous inviter à retourner dans son bureau.
Le même dialogue de sourds reprend, nous n'allons pas payer quelque chose que nous avons déjà, sauf si c'est obligatoire, auquel cas, nous en souhaitons la preuve.
Devant notre air déterminé (buté?), il finit par se saisir de son crayon et commence à rédiger à la main, avec une lenteur inouïe le formulaire qui nous permettra de rentrer le P'tit Combi au Pérou.

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C'est à ce moment là que nous avisons le sigle de la Police péruvienne juste derrière lui.
Leur devise: "Honneur, Sacrifice, Honnêteté"
Mikaël l'indique à Alline du menton, qui le lui lit en espagnol, puis lui traduit en français à voix haute.
Le directeur relève la tête et explose d'un rire tout aussi gras que lui…
Tout s'est finalement bien passé et Mikaël lui a même serré la main en partant.

Quelques kilomètres plus loin, contrôle de police. On nous redemande la même chose. Nous ne nous démontons pas et expliquons que leurs collègues des douanes ont validé notre entrée avec le document que nous lui présentons…
Après quelques minutes d'échanges, le policier nous laisse filer.

Au final, nous nous savons pas si tout cela est obligatoire ou pas… 
Nous décidons de suivre le conseil donné par un douanier brésilien quelques semaines plus tôt : 
"Si l'autorité responsbale vous a laissé passer alors que vous n'êtes pas en règle, ce n'est pas vous qui êtes en faute, c'est l'autorité".
Nous ne saurons pas si cette asurance était réellement obligatoire, mais nous savons que nous avons été autorisés à circuler par deux fois de cette manière…
C'est un cas de jurisprudence à ce stade, non?!

Bienvenue à Cusco !

A partir de là, nous avons suivi notre route sans encombres jusqu'à Cusco, point de départ de la Vallée Sacrée de Incas, Capitale des Incas et donc du monde selon eux.
Cusco, encore une ville à plus de 3000 mètres d'altitude, nichée au milieu des Andes, un chouette mélange de la culture inca et espagnole, superbement conservée.
Il règne à Cusco une ambiance cosmopolite, le flux de touristes y est assez important, puisque c'est l'étape quasi obligatoire pour acheter ses billets pour la visite du Machu Pichu.
Et dans un même temps, il n'est pas rare de croiser des mamitas converser en quechua, la langue indigène du Pérou (et la marque par laquelle on reconnait les Français en voyage)

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Le mélange européen/inca est plutôt bien réussi à Cusco et c'est une ville que nous avons vraiment appréciée…
En effet, à l'inverse de la Bolivie, le tourisme est très bien organisé au Pérou et de fait, tout paraît simple à Cusco… sauf le transit, mais cela c'est une autre histoire !
Au fur et à mesure des rencontres, nous avons trouvé une aire de stationnement sécurisée à quelques pas du centre névralgique de la ville, la Plaza de Armas.

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Cela nous a permis de passer 3 jours tous tranquilles en plein centre ville, sans être inquiétés de laisser le P'tit Combi tout seul toute la journée.
Nous avons ainsi déambulé, dans les montées et les descentes de la ville, en se laissant porter par nos envies, souvent plus culinaires que touristiques, il faut bien l'avouer !

 

PS: Aucun Cuy (prononcez "Couille", on vous entend déjà ricaner d'ici) n'a été mangé à Cusco, même si c'est une des spécialités du coin… 
PS2: Cuy = Cochon d'Inde !!!!!

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