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LAOS partie 1 : sous la pluie

C'est au Laos que nous entamons l'année 2017 et donc une des dernières étapes de notre voyage.
Nous avons hâte de découvrir ce pays de contrastes, Le Nord et ses montagnes, le Centre avec son pesant d'histoire et le Sud pour la plaine du Mékong

Le nord du Laos

IMG_4725Dès les premiers jours du séjour, nous comprenons assez rapidement qu'au Laos, tout ne va pas se passer comme nous l'imaginions et que comme souvent, il va falloir s'adapter.
Cela tombe bien, l'adaptation aux situations nouvelles et la prise de décisions rapides sont deux compétences que nous avons acquises au cours de ce voyage en sac à dos.
Sans elles, il est tout à fait possible de se retrouver dans des situations stressantes, bancales, voire carrément inconfortables et comme bien souvent, en voyage en couple, ces ressentis négatifs peuvent être exponentiels.

Situation sanitaire

Changement de pays, d'alimentation et hop, l'estomac et les intestins protestent IMG_4558!
Cette fois-ci c'est Mika qui paiera cher son entrée dans ce nouveau pays… il restera 3 jours au repos total sans mettre le nez dehors.
Pourtant, le pho, la soupe traditionnelle laotienne à base de nouilles de riz et son petit assortiment de plantes nous paraissait bien inoffensif !
A moins que ce ne soit la nouvelle recette de piment? Ou la bière locale, la BeerLao?
Le mystère reste entier !

Situation climatique

IMG_20170105_132733Passer de la douceur thaïlandaise à la pluie et la fraîcheur du Nord du Laos n'a pas été la meilleure expérience de ce séjour…
Nous avons passé nos 12 premiers jours laotiens sous la pluie, un record pour nous qui n'avons pas vu l'hiver depuis 2015 !
Cependant, 12 jours de pluie sur un visa qui en compte 28… c'est un peu frustrant !
Nous avons donc dit adieu à nos projets de treks, de randonnées, de ballades en vélo ou à bateau et autres activités extérieures dans le Nord du Laos.
Cependant, la région est vraiment réputée pour la beauté de la nature… Et il est vrai qu'entre deux averses, nous en avons saisi un échantillon tout à fait intéressant !

Situation routière

Plusieurs voyageurs nous l'avaient rapporté. Les guides et forums ne le cachent pas. Nous les avons testées pour vous : les routes du Laos ne sont vraiment pas les meilleures du monde !
Au début, nous n'avions pas bien saisi pourquoi les chauffeurs de bus fournissaient à chaque passager une bouteille d'eau ainsi qu'un sac plastique.
Il nous faudra quelques kilomètres à peine pour comprendre… nos premiers trajets au Laos nous auront presque tous rendus malades.
Le cocktail est explosif:

  • une bonne route de montagne (à lacets donc!)
  • un revêtement plus qu'approximatif (quand il y en a!)
  • des chauffeurs chauffards qui (on l'imagine) utilisent leur klaxon comme assurance vie

… vous voila prêts pour découvrir le Nord du Laos !

D'ailleurs, c'est bien simple, au Laos, les trajets s'expriment en TEMPS, plus qu'en DISTANCE.
Ne surtout pas chercher à comprendre pourquoi 400 kilomètres se font en 9 heures. C'est comme cela et puis c'est tout !

Situation émotionnelle

IMG_4874Force est de reconnaître et d'accepter que cet épisode pluvieux nous a mené à repenser nos fonctionnements habituels, notre rythme de voyage.
C'est dans cette fenêtre de réflexion que nous avons pris une des décisions les plus difficiles, mais aussi une des plus sages : faire une impasse sur le Vietnam… quitte à le laisser pour un autre voyage!
Il nous a également conduits à de longues réflexions personnelles, sur nous-mêmes, notre couple.
Et puis, en toile de fond, nous commençons à imaginer la suite, l'après-voyage, le retour en France, la nouvelle vie à dessiner.

Le centre du Laos : "Et au milieu coule une rivière"

Luang Prabang sous la pluie

Nous arrivons à Luang Prabang sous la pluie, décidément celle-ci ne nous lâche plus!
IMG_20170128_175522Durant les quelques heures de trajet entre le Nord et Luang Prabang, nous avons sympathisé avec Victor et Zoé qui zig-zaguent à travers l'Asie du Sud-Est.
Après quelques années vécues sur l'île de la Réunion, ils voyagent au long cours avant de revenir s'installer en métropole.
Ils ont la trentaine tous les deux et une belle énergie: Zoé c'est le soleil, elle rigole, elle parle, elle s'énerve, elle vit tout à fond. Victor c'est le feu sous la glace, il se pose, il analyse, il rêvasse… et soudain un truc l'agace, trop c'est trop, alors il se met à rouspéter.

Comme bien souvent dans les rencontres de voyageurs, nous nous découvrons des centres d'intérêts communs, des modes de fonctionnement similaires et une vision de la vie partagée.
C'est toujours rassurant de se dire qu'après presque deux ans sur les routes, nous ne sommes pas devenus des extra-terrestres.
Notre façon d'envisager la vie n'est pas si différente de celle de ceux qui ne sont pas partis, nous visons peut-être juste une vie plus simple et plus tournée vers l'essentiel…

La rencontre avec Victor et Zoé est la seule chose intéressante que nous retenons de Luang Prabang…
Pourtant Luang Prabang classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, flirtant avec le Mékong, nous faisait rêver ou pour le moins attirait notre curiosité…
Mais… les villes, sous la pluie… c'est triste ! De fait, nous n'avons pas pu en profiter pleinement (pas du tout?)

Phonsavan – La plaine des jarres

Chaque pays a son lot d'attractions touristiques, historiques, culturelles.
Au Laos, il ne fallait pas, selon les différents sites et forums, rater la plaine de jarres.
La plaine des jarres, comme l'explique très bien son nom, c'est une plaine, dans laquelle se trouvent des jarres
Alors ce sont de très grosses jarres, les plus anciennes datent du 1er siècle avant Jésus-Christ, arrivées sur place on ne sait pas très bien comment et on ne sait pas très bien pourquoi.

Les hypothèses sont diverses. Stockage alimentaire? Stockage de l'eau? Stockage de richesses? Stokage de corps, façon sarcophages?
Cette dernières hypothèse est la plus probable, mais n'est pas confirmée scientifiquement…
Outre leur fonction, ce qui est intriguant, c'est qu'elles ont été taillées sur place, dans du grès. Or du grès, il n'y en a pas sur les sites où elles se trouvent!
Il se dégage de ces sites en hauteur, isolés des villages, une athmosphère particulière, paisible et mystique à la fois.

Les mines anti-personnel

IMG_4834Sur le site de la plaine des jarres, nous avons repéré des balises grises et blanches, éparpillées sur les terres.
Le guide nous explique brièvement qu'il s'agit de balises servant au déminage.
Aussitôt notre attention est captée. C'est de retour à Phonsavan même que nous aurons les réponses.
Nous sommes allés au centre MAG-UXO LAOS, une ONG dont l'objectif principal est de former des locaux à éduquer les populations.
L'objectif que la population puisse détecter, comprendre les engins explosifs et participer au déminage de zones touchées par les mines anti personnel et autres bombes.

– Du déminage mais de quoi? Pourquoi?
Dans les années 60-70, le Laos est une victime colatérale du conflit entre les Etats-Unis et le Vietnam.
Afin de lutter contre la guérilla et brouiller la piste de Ho-Chi-Minh, les Américains emploient les grands moyens.
Ils "arrosent" le Nord et l'Est du Laos de plus de 3 millions de tonnes de bombes et mines anti-personnel.

– Les statistiques sont hallucinantes, à la limite de l'entendement…

  • Entre 1964 et 1973 c'est un avion chargé de bombes qui part toutes les 8 minutes, 24 heures par jour pendant 9 ans.
  • Le Laos a "reçu" plus de bombes que le nombre de bombes utilisées durant toute la seconde guerre mondiale.
  • Ramené à la population, cela représente 500 kg d'explosifs en tous genres par PERSONNE.

Ce qu'il faut surtout entendre et comprendre derrière ces chiffres, c'est que la vie des laotiens dans ces régions est directement, durablement impactée.
le traumatisme psychologique, la peur sont le lot quotidien des habitants de ces régions.
Chaque Laotien a une histoire d'un fils, d'un oncle, d'une soeur ou d'une mère… qui a été blessé ou tué par une bombe ou une mine.
C'est une guerre sale car les mines sont conçues non pas pour tuer, mais bien pour amputer, blesser et de fait appauvrir la population civile.
40 ans après la fin du conflit, les accidents sont encore nombreux, lors de constructions, travaux dans les rizières, jeux d'enfants etc.

Nous sommes sortis de là incrédules, écoeurés, révoltés… Le Laos est aujourd'hui un des pays les plus minés au monde.
Et malgré cela, les laotiens sont accueillants, bienveillants, ouverts et fiers de recevoir les touristes dans leur pays.

Une vraie leçon de vie…IMG_4597

La suite de notre récit sur la partie Sud du Laos arrive très prochainement !

Thaïlande, ça s’en va et ça revient

Thaïlande ça s'en va

Vous est-il déjà arrivé de vous lancer dans une action, un projet, parfois même une relation et de sentir dès le départ, que cela ne va pas être simple voire même que cela va être très compliqué?
Avez-vous déjà entendu cette petite voix intérieure, celle du coeur, qui vous dit "Non, non, tu n'es pas sur la bonne voie, arrête tout de suite ce que tu fais!"

Coeur et cerveau
Soyez honnêtes… Oui, certainement… mais comme votre cerveau s'est programmé à réaliser coûte que coûte cette action, projet ou relation, alors vous insistez, vous persévérez, vous y allez en force.
Le cerveau gagne bien souvent… Là où il devrait collaborer avec le coeur.

Nous avons vécu cette expérience en arrivant dans le sud de la Thaïlande fin octobre et pourtant les signaux étaient forts !

apres-la-mort-de-son-roi-la-thailande-entre-dans-un-long-deuil Nous arrivons 15 jours après le décès du Roi de Thaïlande après quasiment 70 ans de règne…  Le pays est déclaré en deuil pendant un an, discrétion, calme et recueillement sont de rigueur.
– La météo est défavorable, le soleil tarde à arriver, il y a, comme en Malaisie de grosses averses à toutes heures de la journée.
– Grosse déception sur le concept des îles soi-disant paradisiaques… Bien sûr, si la mer est bleue, les cocotiers verts et le sable blanc c'est un bon début… mais devoir enjamber près de 2 mètres de déchets divers sur plusieurs kilomètres pour accéder à la plage… c'est l'enfer au paradis pour nous qui sommes de plus en plus sensibles à l'environnement.
– Cerise sur le gâteau, Alline a fait une mauvaise manipulation sur l'appareil photo et a effacé toutes les photos de ce début de séjour, comme si nous devions vraiment oublier cette période !

Heureusement et comme d'habitude, rien n'est tout noir ou tout blanc.

Aurore et SebEntre deux îles faussement paradisiaques, une énorme intempérie suivie logiquement d'une inondation (!!), nous faisons la connaissance d'Aurore et Sébastien en long voyage et d'un autre couple de français en vacances.
Nous passerons la soirée à faire ce qu'un groupe de français voyageurs fait le mieux lorsqu'ils se retrouvent entre eux… boire des coups, parler voyages, échanger des bons plans, critiquer un peu, et… manger. 
C'est également grâce à ce premier séjour malheureux en Thaïlande que nous validons définitivement notre séjour en Birmanie que nous avons vraiment adoré.

Thaïlande, ça revient

oupsAprès un passage très rapide donc, c'est début décembre que nous faisons notre deuxième entrée en Thaïlande. Pour le coup, pas de surprises, tout se fait plus simplement. 
Et quand tout se fait simplement, on est moins attentif, plus léger.
… Plus légère c'est exactement la sensation qu'a ressenti Alline en s'apercevant qu'elle avait oublié sa carte bancaire à la douane.

Le temps, l'expérience de voyage nous ont appris qu'il ne servait à rien de paniquer et qu'au contraire, il faut agir avec discernement.

  • La carte avait bel et bien disparu
  • Il était clair que nous n'aurions pas le temps de retourner à la douane la chercher 
  • Le bus pour notre prochaine destination partait quelques minutes plus tard.

Il ne nous restait plus qu'à faire le nécessaire pour transformer cette carte bancaire en un vulgaire morceau de plastique en faisant opposition à a banque. La situation de crise a été gérée en 20 minutes, le seul grand blessé de l'affaire au final fut l'Ego d'Alline (mais elle le soigne).

Thaïlande, côté histoire

Après cette petite mésaventure, nous entrons enfin dans le vif du sujet.
Puisque nous sommes complètement passés à côté des plages, nous avons de grands espoirs sur la Thaïlande historique, celle des vieux royaumes, des vieux temples et des vieilles pierres.
A pied, à vélo ou en scooter, selon l'étendue des sites, nous avons adoré déambuler, nous laisser porter à travers ces siècles d'histoires.

Notre top 3 des vieilles pierres :

  1. Si Satchalanai: Site plus sauvage les temples sont dans les bois, proche de collines au plus près de la nature. Lors de notre visite, nous sommes chanceux, c'est cet endroit qu'ont choisi des milliers de cigognes pour nicher.

     

     

     

     

     

     

  2. Sukhothai: Un des incontournables de la Thaïlande. Le site est parfaitement bien entretenu. A faire de jour comme de nuit… nous avons eu une petite préférence pour l'athmosphère de nuit.

     

     

     

     

     

  3. Kamphaeng Phet: Dans la continuité de Sukhothai. Pas indispensable, mais comme nous étions dans la région, nous avons fait le grand chelem !

     

     

     

     

     

Ces trois sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco, décision portée par la volonté du roi défunt… grâce à son décès, tous les entrées des sites étaient gratuites. Alors, merci qui, merci le roi !

Thaïlande, côté cuisine

Ce n'est pas une légende. La cuisine thaï est délicieuse.
Même avec un petit budget par repas – en général moins d'1,50 euros par repas et par personne – nous mangeons gourmand et à notre faim tous les jours.
Que ce soit dans la rue, dans des bouis-bouis, sur les marchés, ou dans des restaurants un peu plus élaborés… Rares ont été les déceptions ! 
  
Du coup, lorsque nous sommes arrivés à Chiang Mai, 2ème plus grande ville de Thaïlande, difficile de passer à côté des nombreux cours de cuisine.
Mika a résisté un peu, mais devant l'enthousiasme d'Alline, il a fini par se laisser entraîner dans une journée de cours, en mode Masterchef Thaïlande.
Cela nous a tellement plu que nous prévoyons de ramener un wok dans nos bagages !

 

Entièrement tournée vers le tourisme tout en restant attractive professionnellement, Chiang Mai est cosmopolite, vivante, grouillante et frôle parfois la caricature…
Tout est possible à Chiang Mai : cours en tous genres, massages, tatouages, bars et restaurant pour tous les goûts, des treks dans les alentours, visites de sanctuaires d'animaux etc… 
Une ville parfaite pour des vacances un peu dépaysantes, plus difficile pour les voyageurs au long cours que nous sommes, en quête d'authenticité… Où est donc l'identité de Chiang Mai? Peut-être dans ses vieux remparts et dans la gentillesse des gens qui y vivent.

Hey revoila les copains !

C'est à Chiang Mai que nous avons eu le plaisir de retrouver les copains de voyage Maxime et Sophie rencontrés en Birmanie.IMG_4357 

Ils passent du temps avec le frère de Maxime, Emilien en vacances pour quelques semaines en Thaïlande.
Nous faisons également la connaissance de Gladys et Aris en voyage depuis quelques mois également. 
Notre guest house prend du coup des allures de colocation française à Chiang Mai, c'est un peu étrange, mais pas désagréable.
Dans cette configuration, nous réapprenons à vivre en petit groupe, en communauté. 
Respecter les envies et le rythme de chacun, ne pas s'oublier, savoir se respecter les uns, les autres mais aussi soi-même, s'exprimer, donner son opinon clairement… 
Pour nous qui sommes en binôme depuis plus de 18 mois, vivre en communauté nous a permis de réviser toutes ces petites règles de savoir-vivre que l'on pratique moins en étant en voyage et sans contraintes.

Oh oh oh oh Noël à la campagne.

Liste de NoëlSoyons très honnêtes et un peu égoïstes…
Cette année, une fois encore, nous étions plutôt ravis d'échapper aux traditionnels achats de Noël, gavages de foie gras et abus d'alcool.
Notre constat, c'est qu'avec le temps, l'esprit de Noël s'est vraiment perdu dans une étrange course à la consommation, qui nous dépasse. A cette période de l'année, bien souvent, nous entendons les gens se plaindre de ne plus avoir de sous, cependant tout le monde finit par en dépenser !
Donc, pour le coup, nous étions heureux de passer cette période, sans aucunes expectatives, règles imposées, accords tacites ou habitudes immuables…

Cela ne veut pas dire que nous ne ressentons pas le manque de nos familles, de nos amis… au contraire, c'est le moment où nous cherchons le plus à les joindre…
C'est juste qu'en y réfléchissant à distance, Noël devrait être quelque chose de simple et de magique à la fois…

  • … où les familles sont heureuses de se retrouver et de partager ce moment ensemble
  • … où les portes s'ouvrent pour ceux qui sont seuls
  • … où la qualité du temps passé ensemble dépasse la quantité de cadeaux achetés

L'an dernier, nous étions au Chili et nous nous considérions déjà comme bénis par la vie tellement nous avions été gâtés… 
Cette année, c'est en compagnie de Maxime et Sophie, auxquels s'est joint Mirco, un suisse allemand rencontré quelques jours auparavant, que nous fêtons Noël.
Nous avons choisi Thaton, un joli petit village au bord de l'eau.

Notre guest house est pour ainsi dire déserte, nous aurons donc le champ libre pour célébrer Noël à notre guise, autour d'un bon repas, de quelques bières, d'un peu de musique et surtout de la bonne humeur.
Et devinez quoi, le Père Noël est même arrivé à nous trouver… avec de cadeaux pas chers, utiles, légers et personnalisés… Sac à dos oblige !

Nouvel An à la ville

IMG_4435le 29 décembre, nous quittons Thaton en pirogue à moteur, pour rejoindre la tranquille mais plus citadine Chiang Rai, à ne pas confondre avec sa voisine la très touristique Chiang Mai, dont nous vous parlons plus haut.
Durant ces deux jours, nous sympathisons avec d'autres personnes rencontrées entre Thaton et Chiang Rai. 
L'idée est de prendre la température de la ville, s'organiser pour fêter dignement le passage à la nouvelle année.
Et aussi, car cela faisait longtemps… prendre le temps de visiter deux temples.
D'un côté, le temple blanc, une sorte de grosse omelette norvégienne scintillante bien bien kitch.
De l'autre, le temple noir, projet réunissant divers structures de temples, avec une drôle d'athmosphère et des matériaux plutôt naturels.

Notre préféré, le temple noir !

Changement d'Ambiance pour le Nouvel An.

Pour le réveillon, nous formons un groupe de 9 voyageurs (5 français, 2 suisses, 2 chiliens) pour fêter le passage à la nouvelle année ensemble.IMG_20170101_005959
9 c'est parfait, c'est LE chiffre porte-bonheur important pour les thaïlandais.La soirée est totalement improvisée, en plein air sur une place d'alimentation du marché de nuit. 
Y est organisé un spectacle avec des concerts oscillant entre le kitch et le traditionnel voir carrément rock par moments mais avec malgré tout une dominante pop thaï.
Ajoutez à cela des danseuses pas toujours en ordre et à l'aise dans ce qu'elles font.
N'oubliez pas les interruptions du maître de cérémonie / humoriste / clown dont nous n'avons malheureusement pas pu saisir toute la mesure de son talent, les blagues étant en thaï.

De notre côté, nous avions fait le plein pour la soirée… bières, whisky thaï, bonne humeur, énergie, spontanéité et envie de s'amuser tous ensemble.
Nous arriverons même, après le traditionnel lâcher de lanternes, à recréer une mini discothèque autour de notre table avec des voisins de table locaux, très très saouls pour certains, très très contents de rigoler avec nous pour les autres.
Les plus timides resteront à prendre des photos de nous ou à à faire des selfies (ce qui est une vraie maladie ici, mais c'est un autre sujet !)

Bonne année 2017 !  

Merci de nous avoir suivi encore cette année et merci pour vos nombreux commentaires, mails, petits mots sur Facebook, Skype ou Messenger… C'est encourageant, motivant, émouvant parfois ! Difficile de vous répondre à tous, mais ce qui compte, c'est qu'on pense bien à vous et qu'on vous aime !
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Extrait d’Indonésie

"Je suis désolée mais vous ne pouvez pas embarquer sur ce vol, car vous n'avez pas de billet attestant de votre sortie de l'Indonésie dans les 30 jours."
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Voici en substance ce que nous dit avec un grand sourire l'agent de comptoir, le 22 septembre 2016 à l'aéroport Charles de Gaulle – Paris – France.
Elle nous le dit avec un tel sourire qu'au début, nous croyons à une blague. Mais non, elle est très sérieuse… ce qui ne l'empêche pas d'être souriante.
Son sourire s'élargit encore un peu plus quand nous lui expliquons que nous avons prévu de partir 7 mois en Asie du Sud-Est et que nous ne savons même pas où nous serons dans 15 jours…
"Je trouve ça super, vraiment. Mais désolée, il vous faut un billet de sortie. Pas de billet de sortie, pas d'embarquement!"

avion

Youpi, les aventures recommencent. Mode gestion de crise enclenché. C'est reparti pour le voyage ! 
Nous trouverons avec elle une solution en 10 minutes. Solution qui nous conduira à Kuala Lumpur en Malaisie le 17 octobre 2016.

A postriori, après recherches et discussions, ce fameux billet de sortie ne serait pas obligatoire… mais dans notre situation… il faut croire que ça l'était…

Billets en poche. Guides de voyage dans les sacs. Sacs sur le dos. Et hop ! Direction l'Indonésie, plus précisément Bali et Lombok.

sac-a-dos

L'Indonésie, c'est quoi, c'est où ?

Avec une population estimée à 250 millions de personnes, il s'agit du 4e pays le plus peuplé du monde.
C'est la 3e démocratie mondiale en nombre d'habitants, la capitale est Jakarta.
Situé entre l'Océan Indien et l'Océan Pacifique, composé de 17 508 îles, il s'agit du plus grand archipel au monde. 
C'est le 1er pays à majorité musulmane pour le nombre de croyants.

indonesie

De fait, c'est peut-être un peu prétentieux de dire dans cet article "nous avons fait l'Indonésie!" 
Disons plutôt que nous avons arrêté notre plan de route sur les îles de Bali, Lombok et Meno… très connues, touristiques, mais comme beaucoup de lieux touristiques, à faire malgré tout…
Et puis pour ne rien vous cacher:

  • Nous avons décidé de commencer notre voyage en prenant des vacances.
  • Alline trouvait l'idée de fêter son anniversaire sur une plage paradisiaque tout à fait séduidante.

BALI:

5780 km² / 4,2 millions d'habitants
Notre parcours : Arrivée à Dempassar / Sanur / Keliki / Ubud / Amed / Padangbai

scootNous nous sommes laissés tentés une fois, pour essayer, par une excursion organisée… 
Maintenant que nous l'avons fait : c'est sûr et certain, cela ne nous correspond pas.
Rien à voir avec le groupe, qui était adorable, encore moins avec le chauffeur qui était vraiment super gentil.
La vérité, c'est qu'après plusieurs mois d'autonomie et de totale liberté avec Combito… Il nous est quasiment impossible de rentrer dans les cases d'un planning ou d'une organisation… 
De plus, il faut bien le dire, cette sensation d'entrer dans un entonnoir commercial où tout est fait pour vous faire dépenser un maximum d'argent, décidément, cela ne nous convient pas!

Nous avons donc suivi le conseil donné cet été par notre copain Guillaume qui a passé quelques semaines à Bali: "LOUEZ UN SCOOTER !"
C'est ce que nous avons fait depuis tous nos camps de base et nous avons ainsi rayonné – géographiquement et humainement – en toute indépendance!

Nos coups de coeur: 

Les rizières de Jatiluwith 

… et de Tegallalang

Les temples de Tirta Empul

.. et de Tirta Gangga

Notre meilleur souvenir:

Sans aucun doute : notre baptême de plongée à Jemeluk, du côté d'Amed. 

Ingrédients pour 1 baptême réussi : 

  • 1 club de plongée francophone, le Baruna Dive Center il y en a plein, et même si celui-ci peut paraître plus cher que d'autres sur l'île, cela reste raisonnable, la qualité et l'accueil sont présents… C'est important, car nous parlons quand même d'aller sous l'eau entre 9 et12 mètres de profondeur !! 
  • 2 instructeurs vraiment au top, à l'écoute, drôles et passionnés.
  • 3 candidats au grand bleu, un peu – beaucoup – flippés, Florence la Lyonnaise du bassin d'Arcachon (on n'a pas encore tout compris) et nous deux.
  • 2 x 45 minutes de grandes émotions : au départ on ressent de l'angoisse voire de la peur mais petit à petit, on finit par arriver à une forme de lâcher prise puis de tranquilité 
  • Nous sommes partis en étant 3 adultes un peu stressés, nous sommes revenus transformés en 3 enfants complètement émerveillés et joyeux !
  • 2 certificats de reconnaissance… nous l'avons demandé comme on demande une image à son instituteur et puis aussi, car notre copine de plongée Florence a eu droit à son 1er niveau de plongée… "Et pourquoi nous on n'a pas de diplôme à la fin??!!" 
  • 2 belles soirées avec 2 nouveaux copains, Florence donc et son ami Thierry… A renouveler avec autre chose que de la Bintang !

LOMBOK:

4725 km² / 3,167 millions d'habitants
Notre parcours : Lembar / Kuta / Bangsal   

Nos coups de coeur:

  • Le farniente à Kuta Lombok, les plages de sable blanc
  • La belle ballade en scooter sur les hauteurs de l'île avec vision de plages magiques au loin.

Notre meilleur souvenir:

ferry2Les 5 heures de voyage en ferry local pour rejoindre l'île.
Les vendeurs à la sauvette profitent de l'installation des passagers pour vous proposer tout et n'importe quoi à manger.
Suit le mini karaoké au début du voyage, viennent ensuite les films comiques et tous les indonésiens éclatés de rire dans le ferry.
Même si le voyage dure plus longtemps qu'avec les bateaux rapides, c'est une expérience à faire… et cela coûte juste 6 fois moins cher !!

GILI MENO

15 km² / 300 habitants
Notre parcours : De Bangsal en bateau avec les locaux… puis ensuite, toute l'île se fait à pied !

3 îles, 3 ambiances.

Si vous entendez parler un jour des Gili, sachez que ce sont 3 îles grandes comme des confettis au nord-ouest de l'île de Lombok.

gili2

  • Gili Trawangan est cosmopolite, à la mode, jeune, bruyante, festive… 
  • Gili Air est plus familiale, mais tout aussi touristique.
  • Notre choix s'est donc porté naturellement vers la petite dernière, Gili Meno, plus sauvage, véritable havre de paix. 

Cependant, pour en avoir discuté avec plusieurs voyageurs, toutes ont un point commun apparemment, il est très difficile de les quitter!

Notre coup de coeur ET meilleur souvenir d'Indonésie.

Gili Meno, sur cette île de quelques kilomètres carrés, nous circulons à pied, à vélo pour les plus pressés, en calèche pour les plus chargés. 
Le scooter électrique y est timidement représenté… Aucun autre élément motorisé ne circule sur l'île… et c'est vraiment agréable
Ile à fuir si vous êtes hyper-actif et que vous avez besoin de monde et d'activités en permanence.

Nous, nous avons adoré:

– revivre le "monde de Nemo" en vrai, tous les matins avec palmes, masques et tuba.

– les repas locaux pris en front de mer
– les après-midi de farniente, de toutes façons il fait trop chaud pour bouger le moindre orteil ! 

POST SCRIPTUM

Nous avons reçu récemment quelques récalamations de la part de certains d'entre vous… 
Nos publications sur Facebook seraient un peu trop ensoleillées et paradisiaques…
Alors pour vous faire sourire et vous dire que vous êtes bien chez vous, voici le

Top 10 de nos anecdotes d'apprentis routard en Indonésie

  1. Les 2 soirs d'affilée où Alline n'a pas pu dîner car les cuisinières de rue indonésiennes, "pas épicé" / "NOT SPICY", elles ne savent pas faire.
     
  2. Les quelques fois où Mika a demandé des plats sans oignons… mais que bon, quand même, les cuisiniers lui en mettaient au moins pour la décoration…
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  3. Le moment de solitude lorsque les loueurs de scooter nous disent: 
    "Faites attention au scooter, il n'est pas assuré… et donc vous non plus… Sinon, vous allez vouloir prendre des casques??"
    "Ooooh ben oui !"
     
  4. L'hôtel où il y avait un élevage de coqs complètement déréglés qui chantaient à toute heure du jour… mais aussi de la nuitimg_0645
  5. L'hôtel avec voisinage direct sur… la mosquée du village… et les fous rires que nous avons eu car l'appel à la prière était parfois fait par des enfants qui chantaient vraiment très faux dans des micros vraiment mal réglés.
     
  6. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante sentait les oeufs pourris… "Mais Mika, tu penses qu'il vaut mieux sentir le soufre ou la transpiration?" "Arrêtes de réfléchir et lave-toi avec beaucoup de savon" 
     
  7. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante était salée… – rien de tel qu'un peu d'eau salée pour se rincer après un bain de mer!!
     
  8. Le grand retour des toilettes sans papier toilettes et nos débuts dans le grand banditisme en volant du papier toilette quand nous en trouvions quelque part (NDLR: nous en avons acheté depuis)
     
  9. Le jour où Mika a voulu faire sécher des graines de piment mais que les fourmis sont venues lui voler… et qu'elles sont venues ensuite nous rendre visite dans le lit la nuit (les fourmis, pas les graines)
     
  10. Le jour où nous avons pris le ferry en se demandant s'il allait arriver entier tellement il était rouillé… mais comme la mer était calme, nous nous sommes dit que ça irait pour les 5 heures de traversée !

Sur ces quelques lignes, nous vous souhaitons de bonnes raclettes et un bon changement d'heure !

bye

Retour en France

vraie-vie-realiteVous allez dire que je me répète… mais je vous assure, un voyage au long cours ce n'est pas des vacances…
Je crois que la meilleure définition du voyage, c'est: "une suite d'événements plus ou moins imprévus dans un cadre donné mais ouvert" !!

Par exemple, une des choses que nous n'avions pas du tout prévue lorsque nous préparions notre voyage : un retour en France entre notre roadtrip en Amérique du Sud et notre périple en Asie du Sud-Est.

C'était même une de nos certitudes !

Retour en France !

Ce retour en France nous l'avons décidé en novembre 2015, à la suite d'une invitation à un mariage… fp-fanou-pauline

Pas n'importe lequel, de ceux que l'on ne peut rater… Celui de Stéphane, le frère de Mika, avec sa jolie Pauline. La cérémonie (et la fête) ont lieu le 11 juin 2015, nous décidons de rentrer le 1er juin, soit 15 mois exactement après notre premier départ !mariage-fanou-pauline

Bye Bye Combito !

Avant ce retour, il fallait "régler un certain nombre d'affaires" au Brésil… à commencer par Combito!
Pendant quelques semaines, nous avons bien pensé à le ramener dans nos bagages, mais Volskwagen France n'a pas voulu homologuer notre Combito do Brasil en France.
Sans homologation, pas d'immatriculation. Sans immatriculation pas d'assurance… Bref, nous avons rapidement abandonné ce projet.

Commercial un jour, commercial toujours?

C'est Mika qui s'est retrouvé tout seul à initier cette vente.
Pour attirer le chaland, nous avions inscrit "A vendre" ainsi que nos coordonnées sur Combito.
Alors qu'il roulait seul ce jour-là, Mika aperçoit dans son rétroviseur une voiture dont le conducteur lui fait des grands signes ainsi que des coups de klaxons pour attirer son attention.
Ils arrivent finalement à s'arrêter tous les deux sur le bas côté et commencent à discuter tant bien que mal, avec un peu d'espagnol, un peu d'anglais, un peu de portugais et beaucoup de mimiques.
Mika est finalement arrivé à ce que le jeune homme le suive jusqu'à la maison de la maman d'Alline afin de pouvoir échanger leurs coordonnées et fixer un rendez-vous pour le lendemain.

Le lendemain matin…

Nous reprenons contact comme convenu avec Dan, le potentiel acheteur.
Il vient nous rendre visite, essaie Combito, nous indique que c'est exactement ce qu'il recherche.
Tout est parfait… sauf qu'il n'a pas l'argent… Il n'a pas l'air inquiet, nous dit qu'il va vendre sa voiture et revient nous voir ensuite.
La vente sera conclue le lundi 29 mai 2016. Nous prendrons l'avion le mardi 30.

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Combito a donc pris sa retraite de voyageur à l'endroit où il est né, au bord de l'océan à João Pessoa.
Aujourd'hui, il ne fait plus que de petits trajets et sert de camion d'approvisionnement et de dégustation pour une marque de bière locale et artisanale… Combito s'est reconverti en beer-truck !

La minute philosophique.

Cette histoire de vente sur le fil, dans la dernière ligne droite est juste une histoire de plus à ajouter à celles que nous avons vécues.
On peut parler de chance, de hasard… nous commençons de notre côté à nous dire que la vie est simplement bien faite.
… Que lorsque les choses sont justes et alignées, alors elles arrivent, tout simplement.l_alchimiste_paulo_coelho
Parce que clairement, alors que tout paraissait très compliqué – comme bien souvent au Brésil – tout s'est enchaîné avec des synchronicités incroyables!

Et une fois de plus, je repense à cette phrase de l'Alchimiste de Paulo Coelho… 
PS: Si vous n'avez jamais lu "l'Alchimiste", je vous le conseille… et si vous l'avez déjà lu, je vous conseille de le relire !

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

En transit…

En revenant début juin, la moitié de notre plan est réalisée… Nous avons voyagé en Amérique du Sud.
Ce fut un séjour bouleversant, dans lequel nous avons changé… tout en restant les mêmes… Oui, c'est complètement paradoxal et vraiment compliqué à décrire…
Comme si le fait de changer d'hémisphère changeait l'angle de notre regard et le sens de nos perceptions.

Nous passerons l'été en France… 
Pour la suite du voyage, nous souhaitons éviter la mousson et nous décalons notre second départ au mois de septembre.
Cet été passé en France s'intègre complètement à "notre" voyage intérieur… Que d'émotions ressenties et de temps partagé !  

Une fois de plus la vie nous a concocté un merveilleux cocktail dont elle a le secret: avec de la joie, des deuils, de l'amour, des prises de conscience, de l'amitié, des déceptions, des surprises… 
Après cet été à vagabonder nous ne sommes pas mécontents de repartir !

Merci à nos amis et familles qui nous ont reçus, hébergés, nourris, prêté leurs maisons – et leurs chats parfois -, accueillis dans la bienveillance et l'amour… 

C'était parfois trop court, parfois mouvementé, nous sommes très fatigués, nous avons pris beaucoup trop de poids mais c'était parfait !

Et maintenant…

Il nous reste à écrire le deuxième tome de notre histoire…

l'Asie du Sud-Est ! 

bisous-bisousPrêts pour le départ? Calez-vous bien dans votre fauteuil, inscrivez-vous pour recevoir les articles, suivez-nous sur Facebook, réactivez Skype et Messenger… Ou juste pensez à nous de temps en temps ! 
On vous embrasse et on vous dit à très vite ! 

Deuxième traversée du Brésil

Depuis Iguazu en Argentine, nous franchissons la frontière brésilienne en étant à la fois heureux mais aussi nostalgiques… nous sentons bien que c'est le début de la fin de ce voyage… Sitôt le passeport de Mika visé, le décompte commence: nous disposons d'exactement 90 jours sur le territoire brésilien.

90 jours durant lesquels nous devrons réaliser un itinéraire de plus de 4000 kms, à une vitesse moyenne de 40km/h, de Foz d'Iguaçu, en passant près de São Paulo, puis Rio de Janeiro pour terminer notre périple à João Pessoa.

Trajet Brésil
Une fois à João Pessoa, pas de temps à perdre, il nous faudra vendre Combito et pour cela, nous décidons de jouer la sécurité en arrivant début avril pour un retour en France le 1er juin 2016. Voici le récit de de notre deuxième traversée du Brésil…

Porangaba / Anhembi, 3 jours d'arrêt !

Notre première étape nous conduit très rapidement chez Thiago notre compère de Potosi.
Thiago, brésilien de la région de São Paulo était parti en voyage en sac à dos avec un groupe. Voyage qui devait l'emmener en Bolivie puis au Pérou. 
Malheureusement, son aventure a mal commencé, puisque dès le départ, il avait raté le rendez-vous et donc le vol qui devait l'emmener avec son groupe. Il se retrouvait donc seul à essayer par tous les moyens de rattraper son groupe.
Pas de chance pour lui, il s'est retrouvé dans la même embuscade que nous à Potosi, fermée pour cause de manifestations sociales.
P1060319-1Il est arrivé dans notre hôtel, épuisé, frigorifié et le moral bien attaqué après avoir marché plus de 30 kilomètres avec son sac à dos.
Le bus l'avait laissé sur le bas-côté, ne voulant pas prendre le rique d'entrer à Potosi… car tout véhicule qui y rentrait n'était pas sûr d'en sortir… c'est ce qui nous est arrivé… 
Lorsque le personnel de l'hôtel lui a indiqué qu'il y avait une brésilienne dans l'hôtel, il s'est empressé de venir à notre rencontre.
Pour lui remonter le moral nous avons improvisé une soirée caïpirinha et feijoada, car comme il n'y avait plus rien à manger dans l'hôtel, nous en étions à partager nos vivres…

Quelques jours plus tard, nous l'avons aidé à rejoindre la sortie de la ville, avec Combito, en pleine nuit, tous phares éteints, en totale illégalité, puisque la ville était purement et simplement en état de siège… Ce sont sur des enchaînements de circonstances comme celles-ci que se tissent de grandes amitiés.

Nous avons gardé le contact pendant le voyage et il nous renouvelait régulièrement sa volonté de nous revoir lorsque nous repasserions au Brésil.
C'est donc sans trop se poser de questions que nous avons décidé de le revoir en arrivant au Brésil.
Thiago nous a ouvert les portes de son foyer, de sa vie et nous a présenté sa fiancée, la douce Marilia.
Aussitôt et très simplement Marilia nous a invité à passer le week-end dans sa famille.

Alors, voila, le meilleur souvenir culinaire de ce séjour, c'est la famille de Marilia qui nous l'a offert.
Un vrai churrasco gaucho (prononcer "ga-ou-che", les fermiers du sud du Brésil… rien à voir avec la politique!!) réalisé par son père, accompagné des bons petits plats de sa maman.

Le doux sentiment d'être en famille, entre amis, choses qui nous manquent de temps en temps pendant le voyage.
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Comme dans tout bon repas de famille, impossible d'avoir un verre vide chez les parents de Marilia.
Quand ce n'était pas son père, ou Thiago, ou son beau-frère, tout le monde a été très attentif à ce que le verre de Mika soit toujours plein… Cela faisait des années qu'il n'avait pas bu autant de bière !
Le résultat de cette belle journée… Ce concert totalement improvisé.

Des nouveaux amis, de bons souvenirs, et la promesse de leur rendre la pareille, en 2017, et en France cette fois-ci ! SAM_3594

Rio de Janeiro

Le réseau d'amitié a également fonctionné à Rio de Janeiro, "la ville merveilleuse".
Merveilleuse, c'est sur le papier, car lorsque nous y arrivons, la ville se prépare activement à recevoir les Jeux Olympiques d'été… SAM_3645
La ville s'est donc transformée en un vaste chantier de construction… 
La circulation y est plus que catastrophique, même les cariocas, les habitants de Rio, font le maximum pour éviter de prendre leur voiture.
En résumé, tout ce qui ne convient pas pour les combinautes que nous sommes… Sans pied à terre à Rio, nous ne nous serions jamais arrêté à Rio… 

SAM_3822-1C'est Patricia, une amie de 15 ans d'Alline, et Antonio son mari, qui nous donneront la chance de faire ce séjour en nous recevant chez eux, au pied du Pain de Sucre.
Grâce à eux et après avoir laissé Combito au parking de l'aéroport (moins cher, plus sécurisé et légèrement en dehors de la ville), nous nous apprêtons à passer quelques jours à Rio de Janeiro.
Patricia a beaucoup voyagé et a vécu 5 ans en France, c'est aussi une seconde maman pour Alline. Elle nous accueilli, en toute simplicité, avec son grand coeur, et dans un français parfait !

Définitivement, et pour ceux qui en doutaient encore, Mika, les grandes villes, "il n'est pas fan", pour reprendre sa propre expression.
Cependant, Rio c'est une ville à part. Entre les plages, les forêts, la montagne, l'énergie qui s'en dégage, c'est une ville qui ne laisse pas indifférent.

Nous n'avons pas eu de chance sur la météo, l'autommne et les eaux de mars étant bien arrivés… conséquence directe : pas de visites du Corcovado, ni du Pain de Sucre.
Nous avons visité le jardin botanique, le très récent Musée de Amãnha (le Musée de Demain), le centre historique et les plages…

Ce petit séjour a aussi été l'occasion pour Alline de revoir son père qu'elle n'avait pas vu depuis quelques années… et de faire la connaissance de son demi-frère… une émotion peu commune, difficilement descriptible… 
Prise de conscience de jour-là. Nous repensons à ce que Marie-Line nous avait dit sur le ferry qui nous menait en Patagonie… 

"Chacun voyage pour ses raisons, mais tout le monde cherche quelque chose…" 

Certes le voyage ne résoud rien, mais parfois il aide à comprendre… encore faut-il s'interroger de temps en temps ce qui nous mène à prendre la route un beau jour…
A l'inverse, si vous n'êtes pas partis… pourquoi ne pas le faire? Est-ce que les réponses que vous vous apportez vous satisfont?

Loins d'avoir la science infuse, nous qui pensions résoudre certaines questions, nous en avons trouvé d'autres sur notre route… Nous continuons notre route… A suivre ! 

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Comment perdre 1 heure, 39 kilomètres et son sang-froid…

Nous aurons quelques difficultés techniques à partir de Rio… 
Avez-vous déjà essayé de faire demi-tour sur un pont? Evidemment, non, c'est impossible ! 
Or, pour suivre notre route, il nous faut passer par le fameux pont de Niteroi.SAM_3831

D'un point de vue architectural, c'est un des ponts les plus impressionnants et connus du monde.
Ce pont à poutres de 13 km – dont 9 qui traversent la baie –  relie Rio de Janeiro à la ville de Niteroi, en franchissant la baie de Guanabara. Supportant en permanence un trafic très dense, il permet d'avoir une vision carte postale de la ville de Rio..
Ce pont nous l'avons traversé 3 fois. Une première fois pour quitter Rio et qui nous a menés à Niteroi… mais là… nous nous sommes mis sur LA mauvaise file de circulation… celle qui nous fait REVENIR à Rio avec impossibilité totale de faire demi-tour et en traversant une seconde fois le pont…
Une troisième et dernière traversée nous permettre de REVENIR  à Niteroi… et de poursuivre notre route…

C'est exactement le genre d'anecdote que nous racontons avec le sourire maintenant,
mais qui sur le moment, nous aura valu une belle explication de texte sur le rôle du pilote, du copilote, du GPS
…. et de le signalisation brésilienne… inexistante donc.

Arraial do Cabo, comme un air de vacances.

Le père d'Alline nous a gentiment proposé sa maison de vacances à Arraial do Cabo… 
Arraial do Cabo, c'est une petite ville balnéaire, à proximité de Buzios et de Cabo Frio, située sur le littoral nord de l'état de Rio de Janeiro. C'est une des régions préférées des Cariocas pour s'échapper le temps d'un week-end et plus si affinités.

Aprés avoir analysé le plan de route, nous acceptons cette proposition et décidons de prendre quelques jours de détente dans ce coin de paradis à l'eau glacée…

Nous sommes chanceux, nous bénéficions d'une météo idéale pour ces quelques jours de vacances… 
Le dernier soir, nous assistons à la remontée des filets de pêche. 

Peu à peu, les personnes présentes sur la plage interviennent pour aider ou simplement pour assister au spectacle.

Dernière ligne droite

Nous remonterons ensuite la côte brésilienne jusqu'à João Pessoa sans spécialement nous arrêter.
Le calendrier et les délais nous paraissent vraiment très courts et d'autres affaires pressantes nous appellent à João Pessoa…