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THAILANDE LE RETOUR 1

Pour la 3ème et dernière fois de notre séjour en Asie du Sud Est, nous entrons en Thaïlande. 
Depuis le Cambodge, nous rallions Bangkok en bus, soit un trajet de 10 heures pauses incluses. 
Arrivés à Bangkok, nous échangeons un regard et quelques mots: "y'a du bruit!………"…….. "y'a du monde!……." nous savons aussitôt et sans nous concerter que nous n'allons pas nous attarder dans la capitale.
Nous avons rendez-vous dans 3 jours dans un village au sud de Chiang Mai. 

2 solutions s'offrent à nous:

  • Passer une courte nuit sur Bangkok pour repartir le lendemain vers Chiang Mai avec à nouveau 10 heures de trajet de jour…
  • Enchaîner directement avec un bus de nuit vers Chiang Mai et arriver le lendemain matin vers 8h…

Trajet Siem Reap Bangkok Chiang MaiCe choix ne s'est pas posé très longtemps. Nous avons pris l'habitude de suivre notre instinct. 
Dans le cas présent notre instinct nous disait : "Quittes à être fatigués, autant l'être pour de bon et avoir du temps pour retrouver la forme"
Nous sautons dans un taxi, puis dans un autre bus qui nous permet de rallier Chiang Mai (dont nous vous parlerons ultérieurement) en une dizaine d'heures. 

Mais pourquoi encore la Thaïlande

  • La Thaïlande est au centre de l'Asie du Sud-Est, elle est donc totalement intégrée au milieu de notre parcours
  • Notre itinéraire est prévu en boucle… enfin dans notre cas, c'est plutôt une spirale!
  • Nous souhaitons limiter nos déplacements en avion
  • Un de nos chers amis nous rejoint pour terminer le voyage avec nous.
  • Notre retour vers la France se fera depuis Bangkok mi avril… Nous y sommes quasiment ! 
  • Mais aussi et surtout : nous avons présenté notre candidature pour un bénévolat en Permaculture / Spiritualité à Wang Luang, petit village au sud de Chiang Mai… et nous sommes retenus!

A propos du volontariat

Les 2 volontariats que nous avons réalisés au Chili nous avaient enrichis humainement et culturellement, nous avons donc recherché une expérience similaire en Asie.
Malheureusement, entre les missions qui ne correspondaient pas à notre niveau ou centres d'intéret et celles où nous devions payer pour être volontaires – cherchez l'erreur ! – nous nous étions faits une raison…
IMG_5998Finalement, au moment où nous y croyions le moins, Mika, par le biais de ses différentes inscriptions sur des sites d'écologie et de permaculture, a trouvé ce que nous recherchions.
Nous voici donc en route pour un volontariat à Wang Luang, où nous allons travailler durant 3 semaines chez Bernard installé en Thaïlande depuis quelques années et Mone sa femme.

Arrivée et installation à Wang Luang

Depuis Chiang Mai, nous n'avons pas pris le chemin le plus direct.
Nous pensions arriver en fin de matinée, nous arriverons à Wang Luang en milieu d'après-midi. 
L'accueil que nous réserve Bernard est chaleureux et le contact se fait facilement.

Wang Luang est un village, nous sommes les seuls "farangs" (étrangers à peau claire) du coin, il est donc inutile de vouloir communiquer en anglais.
Nous prenons conscience de nos lacunes en Thaï… Nous savons dire "bonjour", "merci", "sans oignons (pour Mika)"
Nous voulions de l'authenticité, nous sommes servis! 

IMG_6017Bernard et Mone nous mettent de suite à l'aise: nous disposons d'une maison privée dans le village, mais aussi d'une petite moto pour être autonome dans nos envies de déplacements.
Pour nous qui sommes sur la route depuis quelques temps, c'est une drôle de sensation d'avoir un chez-soi, des horaires et de nouvelles habitudes.
Comme nous sommes les premiers volontaires, il y a quelques petites choses à ajuster dans la maison… 

  • La maison est nue, pas de chaises, pas de tables.
  • La salle de bain n'est pas terminée, l'eau chaude et les évacuations d'eau ne sont pas installées
  • Les matelas dans les chambres se sont littéralement envolés de la voiture, quelque part sur la route entre Chiang Mai et Wang Luang.

Là où certains pourraient être dcontenancés, nous, cela nous fait sourire…
Un déplacement dès le lendemain à Chiang Mai où nous ferons la connaissance de Daam, un tatoueur Sak-Yant qui travaille avec Bernard, quelques heures de bricolage et la maison sera totalement opérationnelle.

Le lieu de vie de Bernard et Mone est immense, rempli de végétation, très loin des jardins à la française.
Bernard en bon maître des lieux nous fait une visite de son domaine, entre vergers, parcelles de jardins zen, jardin d'alimentation, jardins d'expérimentations, on s'y perd un peu.
Nous découvrons avec bonheur tous les arbres, plantes, oiseaux et papillons qui occupent ce lieu.

Rapidement, nous nous apercevons que Bernard part dans tous les sens, mais ne perd pas le fil.
A nous de suivre et de prendre le train en marche.
Dès les premières heures des situations et des conversations nous font réagir, réfléchir… Ce séjour va être intéressant.

Du côté de Mika

IMG_5996Une des devises favorites de Mika quand il travaille pour les autres est "Je fais comme pour moi", gage de qualité !
Il a de l'expérience dans le jardinage, le bricolage, cela fait des mois qu'il n'a pas touché des outils et est tout content d'être au grand air.

Au cours de ces semaines, Mika finalise l'irrigation des différents terrains. En quelques jours, ce qui était jaune devient vert : tout ce petit monde végétal avait grand soif. Grâce à l'effet combiné de l'arrosage et d'une taille salutaire, les bananiers fleurissent…
Comme d'habitude avec Mika, les chantiers, qui sont nombreux, se font vite et bien: construction d'un poulailler, d'une maison des graines, d'une mare au canards… Tout cela a l'air de convenir à Bernard qui reprend la devise de Mika à son compte: "Tu fais comme pour toi, j'ai confiance!"

De temps en temps, cependant, Mika doit faire des efforts de communication avec Bernard, entre ce qui se dit, ce qui s'entend, ce qui est compris, ce qui va sans dire…
Il n'est pas toujours évident d'apprendre à travailler ensemble et ce sont de belles leçons de vie ! 

Du côté d'Alline

IMG_5997Pour Alline, c'est un peu plus compliqué… Plutôt novice dans le jardin et dans la permaculture, elle est bien consciente qu'elle ne sera pas aussi autonome que Mika.
En l'assignant à la récolte des graines, c'est un drôle de tour Bernard lui a joué.
Au début le projet lui semble intéressant, mais la réalité du terrain est tout autre… tout est sec. Normal, les graines apparaissent à la fin du cycle de la plante…
De plus, elle se voit tomber immédiatement dans les travers de sa personnalité : recherche d'excellence tétanisante, sens critique négatif suivi d'insatisfaction gobale.
Entre les 1001 questions qui l'assaillent (pourquoi tant de graines? à quoi vont-elles servir? et puis ce sont des graines de quoi d'abord?), le peu de résultat visible de son action et son cerveau qui tourne à toute vitesse, elle est très loin de l'instant présent et de l'ici et maintenant…

Mais après quelques jours au contact de ces graines, elle finit par les apprivoiser, les trouver jolies, intéressantes. 
De cette expérience "germera" une idée de souvenir à remettre aux convives du mariage… une façon supplémentaire de donner du sens… 
Projet qui sera réalisé avec l'aide de Bernard… ce qui conforte Alline dans l'idée qu'elle a besoin de travailler en équipe!  
Quelques jours plus tard, Alline demande à changer de projet. Bernard lui propose alors de transplanter les bébés papayers dans des sacs à semis, pour aller les planter ensuite ailleurs…
Cette mission, immédiatement visible, la rassure sur ses capacités et se sent un peu plus utile dans le jardin.

Mone

Impossible de résumer ce séjour sans parler de Mone.
Mone, c'est un peu la fée clochette version thaïlandaise. 
Comme elle, elle va, vient, virevolte. Elle en a le gabarit, la grâce, l'énergie et le caractère !
En plus d'avoir un métier bien prenant qu'elle adore, lorsqu'elle rentre le soir, elle invente toujours de nouvelles activités…
Un jour elle fait des savons pour la fête de son mariage, pour offrir à ses convives.
Le lendemain c'est un atelier shampoing maison, qu'elle offrira aux personnes de son entourage.
Tous les jours, elle cuisine des menus traditionnels et locaux

Toujours disponible et de bonne humeur, elle prend du temps sur son week-end de nous emmener dans un marché de vêtements traditionnels Lanna… Nous devons trouver des tenues, nous sommes invités à leur mariage à la fin de nore séjour.

Les petites phrases de Bernard

IMG_6048En bon jardinier, Bernard sème des petites phrases comme d'autres sèment de la salade.
Florilège des p'tites phrases de Bernard pendant notre séjour:

A Alline et Mika
"Faites comme vous le sentez. Soyez créatifs. Les règles sont faites pour être dépassées… mais suivez-les quand même hein !" (puis il est parti et nous, nous ne savions plus quoi faire)

"Qu'est-ce qui est le plus important: avoir raison ou être heureux?" (un jour où nous discutions à base de "mais si, mais non"… cela nous a stoppé directement !)

"Il faut faire confiance à l'âme du monde" (celle-ci ok, nous la connaissions déjà!)

"Il faut prendre en compte la loi de l'impermanence de toutes choses" (Bon, celle-ci elle n'est pas de lui, c'est de Bouddha, mais il l'a bien reprise à son compte !)

A AllineIMG_6054
"Il ne faut pas penser, il faut agir" (s'en est suivie une longue conversation intérieurer sur le fait que pour passer à l'action il fallait quand même réfléchir, etc. Et… le petit vélo était relancé pour le tour de la Thaïlande)    

A Mika
" Il est important de savoir s'arrêter à temps" (sans commentaires)

Du travail, mais pas que! 

Ces quelques semaines à Wang Luang nous permettront de faire des choses nouvelles et différentes…

L'anniversaire d'un moine bouddhiste

Invités dans une cérémonie d'anniversaire d'un moine, nous nous demandons encore si nous n'avons pas un peu ravis la vedette à ce moine !!

La visite du musée Ganesh

L'occasion de changer… cette fois-ci ce ne sont pas des Bouddhas que nous avons vu par milliers, mais des Ganesh… divinité mi-homme, mi-éléphant c'est le dieu qui supprime les obstacles, de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence. Tout nous quoi !

Le marché de Wiang Nong Long 

Un marché immense dans lequel nous serons les seuls farangs… l'occasion pour nous de découvrir des produits et des personnes différentes… A la différence des temples, les marchés, nous, on adore et on ne s'en lasse pas !

Des tatouages

IMG_5959 (3)Nous vous parlions plus haut de Master Daam, le moine tatoueur Sak-Yant, qui travaille avec Bernard.
Daam, ancien moine bouddhiste, tatoueur de son état travaille sur les tatouages Sak-Yant, magiques.
Mika a un coup de foudre dans le catalogue de tatouage pour un personnage sacré, du nom de Russie. Un sage de la forêt qui se promène dans les montagnes en méditant. Le contact passe tellement bien avec Daam qu'il se fera tatouer quelques jours plus tard…

Alline, elle, se fait tatouer par Bernard, un dessin qu'elle avait depuis quelques temps en tête, mais qu'elle ne savait pas comment présenter. Aidée par une esquisse de Sophie la copine de Birmanie et les propositions de Bernard… En en peu plus d'une heure l'affaire est réglée!
Cette expérience de tatouage donnera l'occasion d'avoir un échange mouvementé émotionnellement mais toujours bienveillant avec Bernard…

Le mariage de Mone et Bernard

Comme dit plus haut, Bernard et Mone nous ont gentiment convié à nous joindre à leurs proches pour la fête de leur mariage!
Notre séjour à Wang luang se terminera sur cette note joyeuse, mouvementée et savamment organisée à la thaïlandaise!

A suivre… !

Pour la première fois depuis 2 ans… nous sommes à jour dans le blog… Nous partons ce soir (encore un bus de nuit!), direction Bangkok, pour récupérer à l'aéroport Alex, notre copain nantais… qui ne sait pas encore quelles aventures nous lui réservons!

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CAMBODGE Acte 1

Quitter le Laos, entrer au Cambodge

S'il y a bien une chose que nous avons en commun Mika et moi depuis le début de notre histoire… c'est notre persévérance.
D'autres, ceux qui nous connaissent bien, iront jusqu'à dire que nous sommes têtus. En mettant de côté certains de nos principes et en lâchant du lest "pour faire comme tout le monde" même si ce n'était pas notre plan de départ…Le passage de la frontière Laos/Cambodge a été pour nous une bonne thérapie…  
Voyager c'est parfois prendre conscience que nous ne pouvons pas tout révolutionner… et qu'il faut s'occuper de soi, avant de regarder chez les autres.

Le passage de la frontière

Après notre échec pour obtenir notre visa pour le Cambodge lors de notre passage à Vientiane, nous nous étions fait une raison et avions décidé d'aviser en arrivant à la frontière.
Lors de nos 15 passages de douane dans les précédents pays, nous n'avons jamais payé la moindre taxe abusive.
Le passage entre les 4000 îles et le Cambodge fait baisser significativement nos statistiques: il est réputé pour la corruption de ses agents de douane. La corruption est valable aussi bien côté laotien que côté cambodgien… parce que tant qu'à faire, autant bien profiter du gentil touriste qui passe.

NDLR: Je reste polie, si Mika écrivait ce texte, le vocabulaire serait plus fleuri.

IMG_20170130_165552Le jour dit de notre départ vers le Cambodge, le secrétaire de l'agence de bus nous alpague et nous demande nos tickets.
Puis nous fournit les formulaires de passage de douane. Puis nous dit qu'il va tout prendre en charge. Puis nous rentrons dans le bus et partons vers la frontière.
A partir de ce moment là, nous sommes dans la spirale de la corruption, nous ne contrôlons plus rien.

Pendant le voyage le même secrétaire met clairement un dernier coup de pression à ceux qui n'auraient pas encore profité de ses services et cela fonctionne. Quelques passeports lui parviennent in extremis avant la douane.
Nous arrivons enfin à la douane… une dizaine de minutes plus tard… le secrétaire réapparait avec nos passeports, les cachets et le fameux visa à l'intérieur.

Les tarifs

Le visa cambodgien coûte 30 $, en payant les 40$ nous avons payé:

  • 5$ de plus que le tarif de base pour le visaIMG_20170203_101748
  • 2$ pour un coup de tampon attestant de notre sortie du Laos
  • 2$ pour un coup de tampon attestant de notre entrée au Cambodge
  • 1$ pour une soi disant visite médicale que nous n'avons évidemment pas passée puisque nous étions dans le bus.

Avec nos 10 dollars supplémentaires, nous avons "acheté" notre tranquillité: nous n'avons pas bougé du bus, pas vu de douaniers, pas passé de visite médicale… RIEN !

Des dollars et des riels

hundred-cambodian-riel-khr-many-dollars-background-usd-34683263Si nous vous donnons tous ces tarifs en dollars, c'est parce que la monnaie la plus employée au Cambodge, c'est le dollar américain, viennent ensuite les riels locaux.
Cette dollarisation de l'économie ne résulte en rien d'une décision politique. Le phénomène est apparu spontanément suite à une série de chocs sociaux économiques qui ont fortement érodé la confiance de la population.
Une question de confiance mais aussi un problème pratique. Entre 1990 et 1992, période d'administration par l'ONU, le pays affichait un taux d'inflation de 200 % !
Plutôt que de se promener les poches remplies de billets à la valeur incertaine ou même d'attribuer aux biens un prix discutable, les Cambodgiens se sont réfugiés dans le dollar.

Arrivée à Kratie

IMG_5306Notre bus nous dépose finalement à Kratie, ville étape, sans charme particulier, au bord du Mékong.
Kratie, nous l'avons retenue pour ne pas faire un trop long trajet, le Laos nous ayant un peu vacciné à ce niveau-là.
Le premier contact avec les Cambodgiens se passe bien : nous allons flâner en dehors du quartier touristique de la ville.
Tous ceux que nous croisons nous demandent toujours très poliment, avec un grand sourire et dans un anglais tout à fait correct : "Comment nous allons, d'où nous venons et ce que nous faisons ici"
Nous partons découvrir les environs avec un scooter: un temple, une cascade, une plage, un coucher de soleil, un lever de lune…

Concrètement à part cela, rien de très intéressant à faire à Kratie, nous décidons de réduire notre séjour de 4 à 2 jours.

Phnom Penh épisode 1

De l'importance de bien choisir son quartier #1

Une fois de plus, nous nous retrouvons dans une capitale. Sans trop savoir où aller, nous décidons de trouver un hébergement dans le quartier historique des routards.

Très mauvaise idée! Tout ce qui nous dérange dans les villes y est concentré: prostitution féminine, mendicité enfantine, circulation permanente, saleté et pollution, touristes irrespectueux, restaurants et guest house hors de prix…
Phonm Penh nous écrase, tout comme la chaleur moite qu'il y fait… ce séjour vire à l'orage !

Visas thaïlandais

Evidemment si nous sommes à Phonm Penh, ce n'est pas pour le plaisir de se retrouver dans une grande ville… c'est que là aussi nous avons une mission administrative!
Comme nous avons fait l'impasse sur le Vietnam, nous devons commander un visa de 2 mois auprès de l'Ambassade de Thaïlande à Phnom Penh.
Bonne nouvelle, le visa est exceptionnellement offert jusqu'à la fin du mois.
Mauvaise nouvelle, il faut 2 jours pour le faire… sans compter la fin de semaine qui se trouve au milieu… Nous sommes encore un vendredi !
Décidément, nous ne sommes pas doués avec ces histoires de visas : nous confions nos passeports à l'ambassade et fuyons Phnom Penh.

Kep (prononcez Kaêp)

De l'importance de bien choisir sa destination

IMG_5412Au fil du temps et des voyages, nous avons développé une lecture particulière du guide du Routard ou du Lonely Planet.
Si les guides nous indiquent qu'il n'y a pas grand chose à faire, cela attire plus notre attention que les grands centres d'attraction ou villes comme évoqués plus haut.
Sur la région du Sud du Cambodge, étaient indiquées : Sihanoukhville (5 pages), Kampot (4 pages) et… Kep (2,5 pages)
C'est donc tout naturellement à Kep que nous décidons de poser nos bagages et de retrouver la mer !

Coincée entre une colline boisée et la mer, Kep est un excellent compromis pour ces quelques jours… Nous alternons promenade et détente. Dès la sortie du bus, Nous sommes abordés par Lili, une française expatriée depuis une quinzaine d'années. Elle nous propose une chambre toute mignonne à "l'hôtel de la Plage" (en français dans le texte) où nous passerons une semaine. 
Elle nous explique que Kep-sur-Mer est une station balnéaire construite de toutes pièces en 1908 par les français, lorsque le Camobdge était encore sous protectorat français. Dans les années 60, Kep est extrêmement prisée par les riches bourgeois locaux mais aussi par les expatriés français… Jusqu'aux événements socio politiques qui se sont succédés et qui ont secoué le Cambodge.
Depuis 1998, Kep, la belle endormie s'éveille tout doucement à la modernité, conservant encore juste ce qu'il faut de son charme désuet.

De Kep nous rallions facilement en scooter Kampot, ville un peu plus importante à une vingtaine de kilomètres. Les décors changent un peu, nous nous perdons dans les chemins, entre mer, mangroves, plantations de poivre, marais salants, le marché avec les fameux poivres et crabes de la région.

Victor et Zoé le retour !

IMG_20170210_194319Au bout de 4 jours à Kep, l'idée était de retourner à Phnom Penh le surlendemain pour récupérer nos passeports avec notre visa thaïlandais.
C'était sans compter avec un message de Victor et Zoé : ils sont "derrière nous" à Phnom Penh, ne se sentent pas mieux en ville, ont également fait le choix de laisser l'administratif se gérer en leur absence… et nous rejoignent dans la journée à Kep !
C'est presque les pieds dans l'eau, dans une ambiance très décontractée que nous nous retrouverons avec le plaisir que l'on a en retrouvant des vieux amis!

L'île aux Lapins

IMG_5475A environ une demi-heure en bateau de Kep se trouve l'île au Lapins, petite île encore un peu sauvage.
Nous pensions passer une journée sur l'île aux Lapins. Victor qui était déjà venu quelques années auparavant nous convainc de passer une nuit sur place. Nous en passerons deux au final.
L'endroit se prête complètement à la détente et nous passons très facilement du mode "voyage" au mode "vacances".

Nous débordons d'activités: lecture, discussions, jeux, baignade, promenades mais aussi farniente…
Ces deux jours sous le soleil en étant simplement heureux d'être ensemble sont d'ores et déjà un de nos meilleurs souvenirs du Cambodge !

Mais, le temps passe, nous devons déjà retourner à Phnom Penh…

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Fundo Panguilemu / Coyhaique

Le Fundo Panguilemu à Coyhaique (prononcez Co-aïe-iké), c'est certainement une des expériences les plus riches et intenses de notre voyage…
On ne dirait peut-être pas comme ça, sur les photos ou sur ce que nous vous contons, mais ce n'est pas parce que nous sommes en voyage que nous arrêtons de réfléchir… bien au contraire ! 
Même si nous nous entrainons à vivre au jour le jour, à profiter du moment présent, régulièrement la question du "et après le voyage" revient nous taquiner…

Drôle d'endoit pour une rencontre

GOPR2360Nous nous retrouvons à Coyhaique fin novembre, tout cela parce qu'un beau jour d'août, du côté du Machu Picchu au Pérou, la vie a choisi de mettre Reynald sur notre chemin, ou devrais-je dire, dans notre piscine.
Oui, car à ce moment-là, nous profitions tranquillement des sources d'eau chaudes de Cocalmayo. 

Dans les faits, en bons français de base, nous râlions sur le manque de discrétion des jeunes Américains – ils ne parlent pas entre eux, ils crient! – Reynald nous a alors abordé, en riant de nous entendre. 
Comme si nous nous connaissions depuis des années, en quelques minutes, nous voilà partis à échanger sur des sujets un peu plus profonds que la piscine et le QI des ces jeunes qui nous entouraient.

Reynald, la trentaine, un grand sourire et les yeux qui pétillent, avait selon les critères courants, tout pour être heureux: travail qui rapporte, appartement sympathique, pas ou peu de préoccupations…
Mais tout cela manquait cruellement de sens pour lui, il avait donc décidé un beau jour de tout plaquer pour voyager et se former dans un métier moins lucratif. 
Au moment où nous l'avons rencontré, cela faisait près de 2 ans qu'il était heureux sur les routes… Aussitôt après qu'il nous ait expliqué avoir passé quelques temps dans une ferme au Chili, nous avons redoublé d'intérêt pour ses récits.
D'autant que les propriétaires étaient, tout comme lui, formés en management hollisitque, philosophie qui combine parfaitement avec la permaculture.
Tout cela forcément, a attisé notre curiosité et Coyhaique est devenu un de nos objectifs de voyage au Chili.

Merci, merci à Reynald qui nous a mis en contact avec Lizzie et José Manuel… 

Nous arrivons à Coyhaique

SAM_1764Entre le moment où nous en avons entendu parler et le jour où nous arrivons enfin à Coyhaique, 3 mois se sont passés.
Nous nous sommes imaginés beaucoup de choses sur la ferme de Lizzie et José.
Nous ne savons pas très bien où nous mettons les pieds, nous n'avons pas non plus cherché à en savoir plus.
Nous sommes persuadés que nous allons apprendre énormément en permaculture et que peut-être Mika trouvera des clés ou de l'inspiration pour une reconversion…
C'était sans compter avec la fameuse règle :

"Faites des plans si vous voulez, mais sachez que cela ne se passe JAMAIS comme vous l'avez prévu".

Nous sommes accueillis par Morgane et Laurène, 2 françaises en vacances venues faire du volontariat dans cette ferme.
Elles nous expliquent brièvement qu'il y a 5 autres français dans la ferme et 1 hollandais, le fonctionnement de la ferme, etc.
Quand nous leur expliquons l'objet de notre visite, elles sont dubitatives… permaculture? Jamais entendu parler ici. OK… d'accord.
Nous ne rencontrerons Lizzie et José que quelques heures plus tard, pour ne réellement discuter avec eux que le lendemain.

Bienvenue au Fundo Panguilemu / Coyhaique

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Le Fundo (Ferme) Panguilemu (Forêt du Puma en langue native) est l'endroit qu'ils ont choisi pour s'installer voici 2 ans.
C'est une ferme de 1000 hectares, implantée dans un décor digne d'une carte postale.
Ce qui fait fonctionner la ferme aujourd'hui, c'est l'élevage, nous sommes au coeur de la Patagonie chilienne, donc on mange de la viande.
Ils produisent de la viande d'agneau, de mouton, de veau, de boeuf, qu'ils revendent ensuite dans leur boucherie en ville.

Paralèllement à cela, Lizzie a lancé l'activité de maraîchage bio, elle travaille avec différents restaurants, mais aussi des particuliers pour vendre tous types de salades, légumes et fleurs, fraîchement récoltées.

Ils accueillent chez eux des voyageurs en échange de travail bénévole à la ferme en échange d'un gîte et d'un couvert, pratique mieux connue sous le nom de "woofing".
Lorsque nous arrivons, malgré le nombre de volontaires, ils ont toujours plus besoin d'aide, tant il y a de projets et de choses à mettre en place.

Les nombreux projets de Lizzie et José Manuel

SAM_1916En arrivant dans la ferme, nous sommes automatiquement propulsés au milieu de la belle énergie créative de José et Lizzie et Sara, leur petite fille.

Partant du principe qu'il faut se diversifier pour s'en sortir, ils ont donc plusieurs projets en cours, mais aussi des idées à plus ou moins long terme…
Lorsque nous arrivons, les projets en cours sont les suivants:

– Construire un poulailler pour 600 poules
– Réparer un filet brise-vent pour les serres
– Refaire le jardin extérieur et entretenir les serres
– Construire un bâtiment pour la tonte des moutons
– Construire différents meubles pour la maison principale
– Construire des yourtes pour un campement d'écotourisme
– Créer un parcours de ballades à cheval…

Cohabitation et Promiscuité.

C'est grâce à ce passage à la ferme que nous avons compris la différence entre promiscuité et cohabitation
Par exemple, la promiscuité, c'est ce que nous vivons tous les jours avec Combito, à savoir une proximité dans un espace petit, restreint qui empêche l'intimité.

Dans la ferme de Lizzie et José Manuel nous avons cohabité avec plusieurs personnes, avec leurs différentes personnalités, nationalités, cultures, histoires de vie, âge, genre etc…
Exercice intéressant, d'autant plus que c'est le "hasard" qui a regroupé toutes ces personnes au même endroit, au même moment pour partager cette expérience.
Nous ne nous sommes pas choisis. Nous avons donc dû rapidement apprendre à vivre ensemble, travailler, partager des repas ensemble, communiquer, se comprendre, trouver sa place etc…

La vie en communauté, la cohabitation, un vrai exercice de style…

Mikaël est plutôt indépendant

et n'est plus trop (voire pas?) habitué à recevoir des directives ou des remarques… 
De même, il lui est parfois difficile de travailler en équipe, du fait de la barrière de la langue… 
Il lui faut souvent plus de temps pour expliquer quelque chose que de le faire directement.

Alline a dû apprendre

– mais la leçon n'est pas encore bien assimilée… – à lâcher prise sur le fait de vouloir satisfaire tout le monde…
… à prendre conscience que parfois, le mieux est l'ennemi du bien…
… Et qu'en plus, tout le monde n'a pas la même vision des choses qu'elle !!

Nous avons passé 3 semaines entre novembre et décembre 2015 pour mieux revenir à nouveau 3 semaines mi janvier 2016.
Deux séjours totalement différents, car les volontaires sur place étaient différents et peut-être bien que nous aussi! 

Sur ces deux séjours, les interactions et les échanges avec José Manuel, Lizzie et les volontaires ont toujours été riches en enseignements ainsi qu'en expériences!

Du travail oui, mais des loisirs aussi !

Ce qui est vraiment génial au Fundo Panguilemu, c'est qu'avec une forêt, une rivière, des montagnes et des champs, l'endroit se prête à toutes sortes d'activités.

Ainsi, nous sommes partis une journée à cheval pour faire le tour de la propriété.

SAM_1881Don Domingo, le salarié de Lizzie et José Manuel, nous a enseigné, toujours avec le sourire et bienveillance, à passer dans des rivières, comment galoper dans les champs, comment descendre des chemins de pierre…
N'ayant que très peu d'expérience en la matière, nous nous en sommes parfaitement sortis ! 
Grâce à lui, nous avons touché du doigt l'expérience de la vie du Gaucho de Patagonie, sous le soleil, le vent, la pluie et dans de magnifiques grands espaces. 

Un autre grand souvenir, la partie de pêche de Mikaël avec José Manuel.

Quelques jours après notre arrivée, José Manuel nous explique qu'il a tellement de travail qu'il ne prend même pas le temps d'aller pêcher dans SA rivière.
Mika n'est pas sûr de comprendre, je fais répéter. Comment ça, SA rivière?
Effectivement, sur la propriété coule une rivière. Aussitôt validée l'information, Mika obligera José Manuel à l'emmener pêcher… 

Ils reviendront heureux et très fiers, avec 3 belles prises, des truites arc-en-ciel pou lesquelles nous avons retardées notre départ, afin de pouvoir les déguster ! 

Qui a dit que bricoler c'était travailler? 

Cela faisait plusieurs mois que cela le démangeait. 
Le fait de voir d'autres Combi mieux aménagés le faisait enrager, car il n'avait eu que très peu de temps au Brésil pour tout imaginer et mettre en place sur Combito…
Quand il a vu pour la première fois l'atelier de bricolage de José Manuel avec tous les outils disponibles… l'idée a commencé à devenir un projet.
Une utltime grande discussion avec Alix & Alex sur l'aménagement de Combito le décidera défintivement.
Mika a donc profité de notre second séjour pour refaire tout l'aménagement de Combito!

Etant donné que nous allons rester 6 mois de plus en Amérique du Sud, autant joindre l'utile à l'agréable.
Combito dispose donc maintenant d'un salon, en plus de la cuisine et de la chambr initiales… Et bien vous savez quoi? Cela change la vie!

Au Fundo Panguilemu, il y a aussi les balades, les moments de méditation dans les jardins… et même un cours de Yoga pris par Mika avec Susana, une volontaire allemande au petit matin!

Nous avons eu aussi quelques moments de folie.

Nous ne vous le dirons jamais assez: l'abus d'alcool est dangereux pour la santé… et aussi pour notre intégrité…
Lors de notre premier séjour, José Manuel et les français présents ont très solennellement et sobrement officié à notre vrai faux mariage. Mariage qui a eu lieu après un concert très très privé d'un groupe dont nous cherchons activement les dates de la prochaine tournée!

Le management et le contexte holistique

Holistique vient du grec "holos" qui signifie "le tout".
Le management holistique désigne toutes les approches, ou toutes les techniques qui prennent en compte la globalité d'une structure, d'un individu ou encore d'une entreprise. 
Pour gérer la ferme, toutes les activités, ainsi que leurs vies, José Manuel et Lizzie sont formés et formateurs en management holistique.
Le Fundo Panguilemu est un Allan Savory Hub, un centre de ressources et de diffusion du management holistique.

Un des principes de base de cette approche est que le tout est supérieur à la somme des parties : 1 + 1 > 2
Ainsi l’entreprise ne se développe bien et de manière durable que si les personnes qui y travaillent, dirigeants, salariés et volontaires se sentent bien et trouvent un sens à leurs actions.
La place de l'être humain y est tout aussi importante que l'économie et l'environnement.

Dans ce cadre-là, nous avons également eu l'occasion de réaliser notre contexte holistique, pour nos vies.
C'est un processus logique en trois parties:
1/ Quels sont vos souhaits de vie, votre qualité de vie.
2/ Quels sont les moyens dont je dispose pour réaliser ce que je souhaite
3/ Dans quel environnement je souhaite mettre en place cette vie.
Tout cela en tenant compte de nos dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, spirituelle. 

Faites le test! Quels sont vos souhaits, vos vraies attentes dans la vie, pour vous et pour vous seul(e) sans penser à votre partenaire, vos enfants, votre famille ou pourquoi pas… votre chef? 
De quoi avez-vous besoin pour être pleinement et vraiment heureux, en tant qu'individu?! 

Pour conclure…

Au sein du Fundo Panguilemu, et au cours de nos deux séjours, il y avait Zayd, un volontaire Hollandais, fan de reggae…
Il sera arrivé à faire d'une certaine musique de Bob Marley l'hymne de la ferme…

Le refrain, dit quelques choses comme cela:

"Ne t'inquiète pas à propos des choses, 
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller.
Chante "Ne t'inquiète pas à propos des choses
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller."
 

Sur ces bonnes paroles… nous vous disons à bientôt !

Santiago

Lors de notre séjour à Copacabana en Bolivie, nous avons fait la connaissance de Michel, Ana Elena, Lucien et Chloé leurs enfants.
Ils s'étaient arrêtés près de notre bivouac et nous leur avions alors proposé notre spécialité du moment: une infusion à base de gingembre et de feuilles de coca.
En quelques heures, nous avions appris qu'eux aussi avaient pas mal voyagé… le plus pittoresque de leur voyage à nos yeux étant sans aucun doute celui qu'ils ont réalisé… en 2CV… en Afrique !
Nous nous sommes quittés, en échangeant nos coordonnées et la belle Ana Elena nous avait dit en nous faisant un clin d'oeil:

"Si vous passez à Santiago et que vous avez besoin d'une douche ou de faire des lessives, passez nous voir… On a été voyageurs, on sait ce que c'est!"

2 mois plus tard, nous voici à l'approche de Santiago car nous avons besoin d'une pièce pour Combito, ça faisait longtemps… nous savons pertinemment que si nous ne la trouvons pas à Santiago, nous ne la trouverons nulle part!

Oui, mais voila, Santiago, pour ceux qui ne le savent pas, c'est la capitale du Chili!

Pour des gens qui s'étaient jurés de ne plus retourner dans les grandes villes avec Combito, on repassera…

C'est au cours de toutes ces réflexions que nous repensons à Ana et Michel… Nous leur evoyons un mail leur demandant si leur proposition bolivienne tient toujours et si il y a une solution pour garder Combito à l'abri?
Leur réponse est 100% positive, nous sommes super contents: nous allons pouvoir joindre l'utile à l'agréable à Santiago.

Ana et Michel nous reçoivent comme des princes, nous avons notre propre chambre et une salle de bains rien que pour nous, c'est le luxe absolu !

Nous arrivons en pleine semaine au sein de cette famille qui a un rythme de vie réglé comme une horloge suisse!

  • Michel commence le travail à 5 heures du matin, décalage horaire oblige, car il travaille avec la France.
  • Ana Elena a des engagements qui l'amènent régulièrement à dépasser ses horaires de travail effectifs
  • Les petits sont à l'école et ont leurs petites activités extra-scolaires.
  • Enfin, Ana Virginia, la maman d'Ana Elena veille sur ce petit monde.

De fait, nous nous faisons tous petits pour ne pas perturber cette belle organisation !
Combito étant rangé bien au chaud dans la résidence, Michel nous conduira dans Santiago, à la recherche de la fameuse pièce pour Combito, un porte-moyeux… photo ci-jointe pour ceux qui, comme Alline, ne voyait pas à quoi cela pouvait bien ressembler…
WP_20151020_14_42_19_ProAffaire réglée en quelques heures à peine.

Nous profitons des 2 jours suivants pour visiter la ville qui est plutôt agréable ainsi que le parc Manquihue qui se trouve dans les alentours directs de la ville.

Autres moments privilégiés: les repas bien arrosés, les concours de danse et de chants avec les enfants, concours totalement improvisés et arbitrés par leur grand-mère – qui n'est pas du tout objective, soit dit en passant (Ana Virginia, on vous embrasse très fort !!!) – mais aussi d'échanger sur nos expériences de vie, du monde et du voyage.

Nous sommes heureux d'avoir osé frapper à la porte de Michel et Ana: notre première intuition était bonne et nous espérons vraiment les revoir bientôt !

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Après ces quelques jours d'arrêt à Santiago, nous sommes impatients de reprendre la route et nos habitudes… Car après 5 mois de voyage, Combito, c'est vraiment devenu notre maison!

Notre prochaine destination n'est pas très éloignée de Santiago et très symbolique pour nous deux.

Nous souhaitons visiter les vignes San Pedro, productrices du vin Gato Negro… que nous dégustions lors de nos premiers rendez-vous à Nantes dans le restaurant "Mais où est Bécassine à Nantes"… Ceux qui ont fêté notre départ avec nous sauront tout à fait de quel restaurant nous parlons !
(Manu, Eric, on voulait vous dire qu'on pense souvent à vos moules frites devant nos assiettes de pâtes au thon!)

Après enquête, nous sommes hyper déçus d'apprendre que la vigne du Gato Negro ne peut être visitée, elle est en cours de rénovation…
Le jeune femme du centre d'information touristique, face à notre désarroi nous propose une alternative: si vraiment nous souhaitons visiter une vigne, alors nous pouvons toujours nous rendre aux vignes Miguel Torres. Nous ne connaissons pas, mais elle prononce des mots qui vont nous convaincre instantanément: "développement durable", "socialement responsable", "vin d'origine bio et organique".

Nous ne regrettons pas:

La vigne est parfaitement organisée pour recevoir du public et comme nous sommes hors saison – les vendanges commencent en février au Chili – nous avons droit à une visite guidée rien que pour nous deux.
Ainsi nous déambulerons sur le site et toutes ses infrastructures : des pressoirs en inox gigantesques aux caves de stockages des tonneaux en chêne français (cocorico!) en passant par les vignes (au moins 600 hectares sur cette propriété) Nous aurons également la possibilité d'assister à une présentation vidéo (en français, inespéré!!!) de l'histoire de la famille et nous concluerons cette visite par une dégustation de vin avec notre charmante guide, qui fêtait ce jour-là son anniversaire !

Bref: une belle journée, durant laquelle nous avons pensé à tous nos amis qui aiment le vin et plus particulièrement pour Richard, dont c'est le métier maintenant.
Bilan des courses : notre budget journalier a complètement été massacré ce jour-là, incapables que nous sommes de résister à une belle et bonne dégustation de vin!!

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Par acquis de conscience, nous sommes repassés devant les vignes du Gato Negro.
Sans regrets: circulez, il n'y a rien à voir !
En effet, le Gato Negro, il vaut mieux le boire à l'étranger qu'au Chili, car ici, il est considéré comme un bon vin de table, sans plus !

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PS: L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Au Chili, c'est tolérance zéro au volant… pour cette raison, nous avons donc passé la nuit sur le parking de la station essence à proximité de la vigne… Et devinez quelle était la promotion du moment à la station essence?! Des verres à vin, pile ce dont nous avions besoin ! 

 

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Pérou, suite et fin !

Après la vallée Sacrée, nous décidons de rejoindre l'Océan Pacifique et emprunter la mythique Route Panaméricaine direction le Chili.
Ce que nous n'avions pas du tout imaginé, c'est qu'une fois passée la Vallée Sacrée si verdoyante nous traverserions encore autant de paysages différents!

 

Nasca: une zone de désert mystérieuse

Alline tenait absolument à aller à Nasca pour découvrir les fameuses mystérieuses lignes.
Impossible de vous conter ici les différentes théories sur les lignes de Nasca. 
Ce que l'on sait, c'est que lorsque l'on survole cette zone désertique, il est possible de voir des formes symétriques, régulières et immenses d'animaux, de plantes et autres symboles importants pour ces anciens peuples.
Nous avons mis de côté l'option de survoler ces lignes, car complètement hors de notre budget !
En revanche nous avons trouvé un super bon plan, nous sommes allés au planétarium Maria Reiche, la chercheuse allemande qui a étudié ces lignes, et nous avons eu le droit à une conférence en français qui nous a tout expliqué sur le sujet.
Cadeau Bonus de cette visite, un petit cours d'astronomie, avec découverte de la grande ourse (mais à l'envers), de la constellation du scorpion (immense) et de la lune !!!
Merci à Mario Proulx qui m'a autorisé à publier ses photos de la lune !

Marcona: Youpi le Pacifique !

Après 3 mois sans avoir vu la mer, nous étions très impatients de la revoir.
C'est un peu par hasard que nous sommes arrivés à Marcona, une drôle de ville qui existe depuis moins de 100 ans, dont l'activité principale est l'extraction de cuivre… 
Au bord de l'eau un trésor: la réserve naturelle de Punta San Juan.
Nous avons eu la possibilité d'entrer dans cette réserve naturelle et d'observer au plus près des otaries, des phoques, des oiseaux et… des pingouins !!!

Nous avons pris conscience de la route parcourue… en quelques mois, nous avons réalisé un peu plus de 10000 kilomètres et nous sommes de l'autre côté du continent américain!

 
En quittant Marcona, nous empruntons enfin la fameuse panaméricaine !

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Comme c'est une route tout droite, Mikaël propose à Alline de conduire un peu Combito… Cette expérience ne durera que 5 minutes, le temps de "tomber" sur un autre Combi qui s'appelle Carlos ou Carlito avec dedans, Ludo et Amélie.
Comme dans la chanson, ils remontaient vers le nord et nous nous allions vers le sud…
On discute, on discute, on se trouve plein de points communs, on rigole, le temps passe, et hop voila comment passer plusieurs heures sur le bord de la route à refaire le monde…
Le voyage c'est aussi des rencontres magiques comme celle-ci! 

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Canyon de Colca: Le vol du Condor ! 

En quelques jours, nous avons donc revu la mer, le désert, ne nous manquaient que la campagne et la montagne.
Nous avons été servis en passant par le Canyon de Colca.
Comme nous n'aimons pas prendre 2 fois la même route, nous n'avons pas pris le chemin le plus simple pour arriver au Canyon. 
En fait, nous avons même un peu fait souffrir Combito avec encore une journée de route en tôle ondulée (terre, gravier etc)… Cela nous a rappelé quelques souvenirs de Bolivie…

Le canyon de Colca, c'est une des plus grandes failles du monde. Et c'est vrai que c'est impressionnant!
Tout le monde en parle car c'est à cet endroit là que l'on peut assister au fameux vol du Condor ! 
Le condor, autre animal fétiche du Pérou, en voie de disparition. 
Nous avons eu la chance de les voir, de bon matin sous un grand soleil et seuls au monde… Un vrai moment de poésie !

C'est une pâle imitation du générique original, mais pour nous c'était vraiment un chouette moment !!

En redescendant dans la vallée, nous avons eu la chance d'assister à la fête des semis de Chivay, avec une explication dans les règles par Dany, rencontré sur place !

Un dernier effort avant Arequipa !

Dernière ville avant le Chili, Arequipa.
Sauf que pour y arriver, il a fallu encore une petite aventure pour Combito et pour nous.
Nous étions tellement contents il y a quelques semaines d'avoir passé le cap de 4000 mètres… Nous étions très loin de penser que pour quitter le canyon il nous faudrait passer 4910 mètres !
Combito, Alline et Mika (par ordre de fatigue) ont réussi ce dernier petit challenge. 
Le temps de construire un Cairn (le plus grand, le plus haut et le plus fort bien sûr) et de prendre quelques photos, nous revoici sur la route.

Nous croiserons à plusieurs reprises le même 4×4 aménagé. A l'intérieur des touristes italiens, Giorgio et Cristina, que nous retrouverons au camping à Arequipa et avec qui nous passerons de vrais moments de fous-rires dans une langue mélangeant l'anglais, l'italien, le français, le portugais et l'espagnol !

La suite de nos aventures… c'est au Chili !

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