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CAMBODGE Acte 1

Quitter le Laos, entrer au Cambodge

S'il y a bien une chose que nous avons en commun Mika et moi depuis le début de notre histoire… c'est notre persévérance.
D'autres, ceux qui nous connaissent bien, iront jusqu'à dire que nous sommes têtus. En mettant de côté certains de nos principes et en lâchant du lest "pour faire comme tout le monde" même si ce n'était pas notre plan de départ…Le passage de la frontière Laos/Cambodge a été pour nous une bonne thérapie…  
Voyager c'est parfois prendre conscience que nous ne pouvons pas tout révolutionner… et qu'il faut s'occuper de soi, avant de regarder chez les autres.

Le passage de la frontière

Après notre échec pour obtenir notre visa pour le Cambodge lors de notre passage à Vientiane, nous nous étions fait une raison et avions décidé d'aviser en arrivant à la frontière.
Lors de nos 15 passages de douane dans les précédents pays, nous n'avons jamais payé la moindre taxe abusive.
Le passage entre les 4000 îles et le Cambodge fait baisser significativement nos statistiques: il est réputé pour la corruption de ses agents de douane. La corruption est valable aussi bien côté laotien que côté cambodgien… parce que tant qu'à faire, autant bien profiter du gentil touriste qui passe.

NDLR: Je reste polie, si Mika écrivait ce texte, le vocabulaire serait plus fleuri.

IMG_20170130_165552Le jour dit de notre départ vers le Cambodge, le secrétaire de l'agence de bus nous alpague et nous demande nos tickets.
Puis nous fournit les formulaires de passage de douane. Puis nous dit qu'il va tout prendre en charge. Puis nous rentrons dans le bus et partons vers la frontière.
A partir de ce moment là, nous sommes dans la spirale de la corruption, nous ne contrôlons plus rien.

Pendant le voyage le même secrétaire met clairement un dernier coup de pression à ceux qui n'auraient pas encore profité de ses services et cela fonctionne. Quelques passeports lui parviennent in extremis avant la douane.
Nous arrivons enfin à la douane… une dizaine de minutes plus tard… le secrétaire réapparait avec nos passeports, les cachets et le fameux visa à l'intérieur.

Les tarifs

Le visa cambodgien coûte 30 $, en payant les 40$ nous avons payé:

  • 5$ de plus que le tarif de base pour le visaIMG_20170203_101748
  • 2$ pour un coup de tampon attestant de notre sortie du Laos
  • 2$ pour un coup de tampon attestant de notre entrée au Cambodge
  • 1$ pour une soi disant visite médicale que nous n'avons évidemment pas passée puisque nous étions dans le bus.

Avec nos 10 dollars supplémentaires, nous avons "acheté" notre tranquillité: nous n'avons pas bougé du bus, pas vu de douaniers, pas passé de visite médicale… RIEN !

Des dollars et des riels

hundred-cambodian-riel-khr-many-dollars-background-usd-34683263Si nous vous donnons tous ces tarifs en dollars, c'est parce que la monnaie la plus employée au Cambodge, c'est le dollar américain, viennent ensuite les riels locaux.
Cette dollarisation de l'économie ne résulte en rien d'une décision politique. Le phénomène est apparu spontanément suite à une série de chocs sociaux économiques qui ont fortement érodé la confiance de la population.
Une question de confiance mais aussi un problème pratique. Entre 1990 et 1992, période d'administration par l'ONU, le pays affichait un taux d'inflation de 200 % !
Plutôt que de se promener les poches remplies de billets à la valeur incertaine ou même d'attribuer aux biens un prix discutable, les Cambodgiens se sont réfugiés dans le dollar.

Arrivée à Kratie

IMG_5306Notre bus nous dépose finalement à Kratie, ville étape, sans charme particulier, au bord du Mékong.
Kratie, nous l'avons retenue pour ne pas faire un trop long trajet, le Laos nous ayant un peu vacciné à ce niveau-là.
Le premier contact avec les Cambodgiens se passe bien : nous allons flâner en dehors du quartier touristique de la ville.
Tous ceux que nous croisons nous demandent toujours très poliment, avec un grand sourire et dans un anglais tout à fait correct : "Comment nous allons, d'où nous venons et ce que nous faisons ici"
Nous partons découvrir les environs avec un scooter: un temple, une cascade, une plage, un coucher de soleil, un lever de lune…

Concrètement à part cela, rien de très intéressant à faire à Kratie, nous décidons de réduire notre séjour de 4 à 2 jours.

Phnom Penh épisode 1

De l'importance de bien choisir son quartier #1

Une fois de plus, nous nous retrouvons dans une capitale. Sans trop savoir où aller, nous décidons de trouver un hébergement dans le quartier historique des routards.

Très mauvaise idée! Tout ce qui nous dérange dans les villes y est concentré: prostitution féminine, mendicité enfantine, circulation permanente, saleté et pollution, touristes irrespectueux, restaurants et guest house hors de prix…
Phonm Penh nous écrase, tout comme la chaleur moite qu'il y fait… ce séjour vire à l'orage !

Visas thaïlandais

Evidemment si nous sommes à Phonm Penh, ce n'est pas pour le plaisir de se retrouver dans une grande ville… c'est que là aussi nous avons une mission administrative!
Comme nous avons fait l'impasse sur le Vietnam, nous devons commander un visa de 2 mois auprès de l'Ambassade de Thaïlande à Phnom Penh.
Bonne nouvelle, le visa est exceptionnellement offert jusqu'à la fin du mois.
Mauvaise nouvelle, il faut 2 jours pour le faire… sans compter la fin de semaine qui se trouve au milieu… Nous sommes encore un vendredi !
Décidément, nous ne sommes pas doués avec ces histoires de visas : nous confions nos passeports à l'ambassade et fuyons Phnom Penh.

Kep (prononcez Kaêp)

De l'importance de bien choisir sa destination

IMG_5412Au fil du temps et des voyages, nous avons développé une lecture particulière du guide du Routard ou du Lonely Planet.
Si les guides nous indiquent qu'il n'y a pas grand chose à faire, cela attire plus notre attention que les grands centres d'attraction ou villes comme évoqués plus haut.
Sur la région du Sud du Cambodge, étaient indiquées : Sihanoukhville (5 pages), Kampot (4 pages) et… Kep (2,5 pages)
C'est donc tout naturellement à Kep que nous décidons de poser nos bagages et de retrouver la mer !

Coincée entre une colline boisée et la mer, Kep est un excellent compromis pour ces quelques jours… Nous alternons promenade et détente. Dès la sortie du bus, Nous sommes abordés par Lili, une française expatriée depuis une quinzaine d'années. Elle nous propose une chambre toute mignonne à "l'hôtel de la Plage" (en français dans le texte) où nous passerons une semaine. 
Elle nous explique que Kep-sur-Mer est une station balnéaire construite de toutes pièces en 1908 par les français, lorsque le Camobdge était encore sous protectorat français. Dans les années 60, Kep est extrêmement prisée par les riches bourgeois locaux mais aussi par les expatriés français… Jusqu'aux événements socio politiques qui se sont succédés et qui ont secoué le Cambodge.
Depuis 1998, Kep, la belle endormie s'éveille tout doucement à la modernité, conservant encore juste ce qu'il faut de son charme désuet.

De Kep nous rallions facilement en scooter Kampot, ville un peu plus importante à une vingtaine de kilomètres. Les décors changent un peu, nous nous perdons dans les chemins, entre mer, mangroves, plantations de poivre, marais salants, le marché avec les fameux poivres et crabes de la région.

Victor et Zoé le retour !

IMG_20170210_194319Au bout de 4 jours à Kep, l'idée était de retourner à Phnom Penh le surlendemain pour récupérer nos passeports avec notre visa thaïlandais.
C'était sans compter avec un message de Victor et Zoé : ils sont "derrière nous" à Phnom Penh, ne se sentent pas mieux en ville, ont également fait le choix de laisser l'administratif se gérer en leur absence… et nous rejoignent dans la journée à Kep !
C'est presque les pieds dans l'eau, dans une ambiance très décontractée que nous nous retrouverons avec le plaisir que l'on a en retrouvant des vieux amis!

L'île aux Lapins

IMG_5475A environ une demi-heure en bateau de Kep se trouve l'île au Lapins, petite île encore un peu sauvage.
Nous pensions passer une journée sur l'île aux Lapins. Victor qui était déjà venu quelques années auparavant nous convainc de passer une nuit sur place. Nous en passerons deux au final.
L'endroit se prête complètement à la détente et nous passons très facilement du mode "voyage" au mode "vacances".

Nous débordons d'activités: lecture, discussions, jeux, baignade, promenades mais aussi farniente…
Ces deux jours sous le soleil en étant simplement heureux d'être ensemble sont d'ores et déjà un de nos meilleurs souvenirs du Cambodge !

Mais, le temps passe, nous devons déjà retourner à Phnom Penh…

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LAOS partie 1 : sous la pluie

C'est au Laos que nous entamons l'année 2017 et donc une des dernières étapes de notre voyage.
Nous avons hâte de découvrir ce pays de contrastes, Le Nord et ses montagnes, le Centre avec son pesant d'histoire et le Sud pour la plaine du Mékong

Le nord du Laos

IMG_4725Dès les premiers jours du séjour, nous comprenons assez rapidement qu'au Laos, tout ne va pas se passer comme nous l'imaginions et que comme souvent, il va falloir s'adapter.
Cela tombe bien, l'adaptation aux situations nouvelles et la prise de décisions rapides sont deux compétences que nous avons acquises au cours de ce voyage en sac à dos.
Sans elles, il est tout à fait possible de se retrouver dans des situations stressantes, bancales, voire carrément inconfortables et comme bien souvent, en voyage en couple, ces ressentis négatifs peuvent être exponentiels.

Situation sanitaire

Changement de pays, d'alimentation et hop, l'estomac et les intestins protestent IMG_4558!
Cette fois-ci c'est Mika qui paiera cher son entrée dans ce nouveau pays… il restera 3 jours au repos total sans mettre le nez dehors.
Pourtant, le pho, la soupe traditionnelle laotienne à base de nouilles de riz et son petit assortiment de plantes nous paraissait bien inoffensif !
A moins que ce ne soit la nouvelle recette de piment? Ou la bière locale, la BeerLao?
Le mystère reste entier !

Situation climatique

IMG_20170105_132733Passer de la douceur thaïlandaise à la pluie et la fraîcheur du Nord du Laos n'a pas été la meilleure expérience de ce séjour…
Nous avons passé nos 12 premiers jours laotiens sous la pluie, un record pour nous qui n'avons pas vu l'hiver depuis 2015 !
Cependant, 12 jours de pluie sur un visa qui en compte 28… c'est un peu frustrant !
Nous avons donc dit adieu à nos projets de treks, de randonnées, de ballades en vélo ou à bateau et autres activités extérieures dans le Nord du Laos.
Cependant, la région est vraiment réputée pour la beauté de la nature… Et il est vrai qu'entre deux averses, nous en avons saisi un échantillon tout à fait intéressant !

Situation routière

Plusieurs voyageurs nous l'avaient rapporté. Les guides et forums ne le cachent pas. Nous les avons testées pour vous : les routes du Laos ne sont vraiment pas les meilleures du monde !
Au début, nous n'avions pas bien saisi pourquoi les chauffeurs de bus fournissaient à chaque passager une bouteille d'eau ainsi qu'un sac plastique.
Il nous faudra quelques kilomètres à peine pour comprendre… nos premiers trajets au Laos nous auront presque tous rendus malades.
Le cocktail est explosif:

  • une bonne route de montagne (à lacets donc!)
  • un revêtement plus qu'approximatif (quand il y en a!)
  • des chauffeurs chauffards qui (on l'imagine) utilisent leur klaxon comme assurance vie

… vous voila prêts pour découvrir le Nord du Laos !

D'ailleurs, c'est bien simple, au Laos, les trajets s'expriment en TEMPS, plus qu'en DISTANCE.
Ne surtout pas chercher à comprendre pourquoi 400 kilomètres se font en 9 heures. C'est comme cela et puis c'est tout !

Situation émotionnelle

IMG_4874Force est de reconnaître et d'accepter que cet épisode pluvieux nous a mené à repenser nos fonctionnements habituels, notre rythme de voyage.
C'est dans cette fenêtre de réflexion que nous avons pris une des décisions les plus difficiles, mais aussi une des plus sages : faire une impasse sur le Vietnam… quitte à le laisser pour un autre voyage!
Il nous a également conduits à de longues réflexions personnelles, sur nous-mêmes, notre couple.
Et puis, en toile de fond, nous commençons à imaginer la suite, l'après-voyage, le retour en France, la nouvelle vie à dessiner.

Le centre du Laos : "Et au milieu coule une rivière"

Luang Prabang sous la pluie

Nous arrivons à Luang Prabang sous la pluie, décidément celle-ci ne nous lâche plus!
IMG_20170128_175522Durant les quelques heures de trajet entre le Nord et Luang Prabang, nous avons sympathisé avec Victor et Zoé qui zig-zaguent à travers l'Asie du Sud-Est.
Après quelques années vécues sur l'île de la Réunion, ils voyagent au long cours avant de revenir s'installer en métropole.
Ils ont la trentaine tous les deux et une belle énergie: Zoé c'est le soleil, elle rigole, elle parle, elle s'énerve, elle vit tout à fond. Victor c'est le feu sous la glace, il se pose, il analyse, il rêvasse… et soudain un truc l'agace, trop c'est trop, alors il se met à rouspéter.

Comme bien souvent dans les rencontres de voyageurs, nous nous découvrons des centres d'intérêts communs, des modes de fonctionnement similaires et une vision de la vie partagée.
C'est toujours rassurant de se dire qu'après presque deux ans sur les routes, nous ne sommes pas devenus des extra-terrestres.
Notre façon d'envisager la vie n'est pas si différente de celle de ceux qui ne sont pas partis, nous visons peut-être juste une vie plus simple et plus tournée vers l'essentiel…

La rencontre avec Victor et Zoé est la seule chose intéressante que nous retenons de Luang Prabang…
Pourtant Luang Prabang classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, flirtant avec le Mékong, nous faisait rêver ou pour le moins attirait notre curiosité…
Mais… les villes, sous la pluie… c'est triste ! De fait, nous n'avons pas pu en profiter pleinement (pas du tout?)

Phonsavan – La plaine des jarres

Chaque pays a son lot d'attractions touristiques, historiques, culturelles.
Au Laos, il ne fallait pas, selon les différents sites et forums, rater la plaine de jarres.
La plaine des jarres, comme l'explique très bien son nom, c'est une plaine, dans laquelle se trouvent des jarres
Alors ce sont de très grosses jarres, les plus anciennes datent du 1er siècle avant Jésus-Christ, arrivées sur place on ne sait pas très bien comment et on ne sait pas très bien pourquoi.

Les hypothèses sont diverses. Stockage alimentaire? Stockage de l'eau? Stockage de richesses? Stokage de corps, façon sarcophages?
Cette dernières hypothèse est la plus probable, mais n'est pas confirmée scientifiquement…
Outre leur fonction, ce qui est intriguant, c'est qu'elles ont été taillées sur place, dans du grès. Or du grès, il n'y en a pas sur les sites où elles se trouvent!
Il se dégage de ces sites en hauteur, isolés des villages, une athmosphère particulière, paisible et mystique à la fois.

Les mines anti-personnel

IMG_4834Sur le site de la plaine des jarres, nous avons repéré des balises grises et blanches, éparpillées sur les terres.
Le guide nous explique brièvement qu'il s'agit de balises servant au déminage.
Aussitôt notre attention est captée. C'est de retour à Phonsavan même que nous aurons les réponses.
Nous sommes allés au centre MAG-UXO LAOS, une ONG dont l'objectif principal est de former des locaux à éduquer les populations.
L'objectif que la population puisse détecter, comprendre les engins explosifs et participer au déminage de zones touchées par les mines anti personnel et autres bombes.

– Du déminage mais de quoi? Pourquoi?
Dans les années 60-70, le Laos est une victime colatérale du conflit entre les Etats-Unis et le Vietnam.
Afin de lutter contre la guérilla et brouiller la piste de Ho-Chi-Minh, les Américains emploient les grands moyens.
Ils "arrosent" le Nord et l'Est du Laos de plus de 3 millions de tonnes de bombes et mines anti-personnel.

– Les statistiques sont hallucinantes, à la limite de l'entendement…

  • Entre 1964 et 1973 c'est un avion chargé de bombes qui part toutes les 8 minutes, 24 heures par jour pendant 9 ans.
  • Le Laos a "reçu" plus de bombes que le nombre de bombes utilisées durant toute la seconde guerre mondiale.
  • Ramené à la population, cela représente 500 kg d'explosifs en tous genres par PERSONNE.

Ce qu'il faut surtout entendre et comprendre derrière ces chiffres, c'est que la vie des laotiens dans ces régions est directement, durablement impactée.
le traumatisme psychologique, la peur sont le lot quotidien des habitants de ces régions.
Chaque Laotien a une histoire d'un fils, d'un oncle, d'une soeur ou d'une mère… qui a été blessé ou tué par une bombe ou une mine.
C'est une guerre sale car les mines sont conçues non pas pour tuer, mais bien pour amputer, blesser et de fait appauvrir la population civile.
40 ans après la fin du conflit, les accidents sont encore nombreux, lors de constructions, travaux dans les rizières, jeux d'enfants etc.

Nous sommes sortis de là incrédules, écoeurés, révoltés… Le Laos est aujourd'hui un des pays les plus minés au monde.
Et malgré cela, les laotiens sont accueillants, bienveillants, ouverts et fiers de recevoir les touristes dans leur pays.

Une vraie leçon de vie…IMG_4597

La suite de notre récit sur la partie Sud du Laos arrive très prochainement !

Extrait d’Indonésie

"Je suis désolée mais vous ne pouvez pas embarquer sur ce vol, car vous n'avez pas de billet attestant de votre sortie de l'Indonésie dans les 30 jours."
acces-refuse
Voici en substance ce que nous dit avec un grand sourire l'agent de comptoir, le 22 septembre 2016 à l'aéroport Charles de Gaulle – Paris – France.
Elle nous le dit avec un tel sourire qu'au début, nous croyons à une blague. Mais non, elle est très sérieuse… ce qui ne l'empêche pas d'être souriante.
Son sourire s'élargit encore un peu plus quand nous lui expliquons que nous avons prévu de partir 7 mois en Asie du Sud-Est et que nous ne savons même pas où nous serons dans 15 jours…
"Je trouve ça super, vraiment. Mais désolée, il vous faut un billet de sortie. Pas de billet de sortie, pas d'embarquement!"

avion

Youpi, les aventures recommencent. Mode gestion de crise enclenché. C'est reparti pour le voyage ! 
Nous trouverons avec elle une solution en 10 minutes. Solution qui nous conduira à Kuala Lumpur en Malaisie le 17 octobre 2016.

A postriori, après recherches et discussions, ce fameux billet de sortie ne serait pas obligatoire… mais dans notre situation… il faut croire que ça l'était…

Billets en poche. Guides de voyage dans les sacs. Sacs sur le dos. Et hop ! Direction l'Indonésie, plus précisément Bali et Lombok.

sac-a-dos

L'Indonésie, c'est quoi, c'est où ?

Avec une population estimée à 250 millions de personnes, il s'agit du 4e pays le plus peuplé du monde.
C'est la 3e démocratie mondiale en nombre d'habitants, la capitale est Jakarta.
Situé entre l'Océan Indien et l'Océan Pacifique, composé de 17 508 îles, il s'agit du plus grand archipel au monde. 
C'est le 1er pays à majorité musulmane pour le nombre de croyants.

indonesie

De fait, c'est peut-être un peu prétentieux de dire dans cet article "nous avons fait l'Indonésie!" 
Disons plutôt que nous avons arrêté notre plan de route sur les îles de Bali, Lombok et Meno… très connues, touristiques, mais comme beaucoup de lieux touristiques, à faire malgré tout…
Et puis pour ne rien vous cacher:

  • Nous avons décidé de commencer notre voyage en prenant des vacances.
  • Alline trouvait l'idée de fêter son anniversaire sur une plage paradisiaque tout à fait séduidante.

BALI:

5780 km² / 4,2 millions d'habitants
Notre parcours : Arrivée à Dempassar / Sanur / Keliki / Ubud / Amed / Padangbai

scootNous nous sommes laissés tentés une fois, pour essayer, par une excursion organisée… 
Maintenant que nous l'avons fait : c'est sûr et certain, cela ne nous correspond pas.
Rien à voir avec le groupe, qui était adorable, encore moins avec le chauffeur qui était vraiment super gentil.
La vérité, c'est qu'après plusieurs mois d'autonomie et de totale liberté avec Combito… Il nous est quasiment impossible de rentrer dans les cases d'un planning ou d'une organisation… 
De plus, il faut bien le dire, cette sensation d'entrer dans un entonnoir commercial où tout est fait pour vous faire dépenser un maximum d'argent, décidément, cela ne nous convient pas!

Nous avons donc suivi le conseil donné cet été par notre copain Guillaume qui a passé quelques semaines à Bali: "LOUEZ UN SCOOTER !"
C'est ce que nous avons fait depuis tous nos camps de base et nous avons ainsi rayonné – géographiquement et humainement – en toute indépendance!

Nos coups de coeur: 

Les rizières de Jatiluwith 

… et de Tegallalang

Les temples de Tirta Empul

.. et de Tirta Gangga

Notre meilleur souvenir:

Sans aucun doute : notre baptême de plongée à Jemeluk, du côté d'Amed. 

Ingrédients pour 1 baptême réussi : 

  • 1 club de plongée francophone, le Baruna Dive Center il y en a plein, et même si celui-ci peut paraître plus cher que d'autres sur l'île, cela reste raisonnable, la qualité et l'accueil sont présents… C'est important, car nous parlons quand même d'aller sous l'eau entre 9 et12 mètres de profondeur !! 
  • 2 instructeurs vraiment au top, à l'écoute, drôles et passionnés.
  • 3 candidats au grand bleu, un peu – beaucoup – flippés, Florence la Lyonnaise du bassin d'Arcachon (on n'a pas encore tout compris) et nous deux.
  • 2 x 45 minutes de grandes émotions : au départ on ressent de l'angoisse voire de la peur mais petit à petit, on finit par arriver à une forme de lâcher prise puis de tranquilité 
  • Nous sommes partis en étant 3 adultes un peu stressés, nous sommes revenus transformés en 3 enfants complètement émerveillés et joyeux !
  • 2 certificats de reconnaissance… nous l'avons demandé comme on demande une image à son instituteur et puis aussi, car notre copine de plongée Florence a eu droit à son 1er niveau de plongée… "Et pourquoi nous on n'a pas de diplôme à la fin??!!" 
  • 2 belles soirées avec 2 nouveaux copains, Florence donc et son ami Thierry… A renouveler avec autre chose que de la Bintang !

LOMBOK:

4725 km² / 3,167 millions d'habitants
Notre parcours : Lembar / Kuta / Bangsal   

Nos coups de coeur:

  • Le farniente à Kuta Lombok, les plages de sable blanc
  • La belle ballade en scooter sur les hauteurs de l'île avec vision de plages magiques au loin.

Notre meilleur souvenir:

ferry2Les 5 heures de voyage en ferry local pour rejoindre l'île.
Les vendeurs à la sauvette profitent de l'installation des passagers pour vous proposer tout et n'importe quoi à manger.
Suit le mini karaoké au début du voyage, viennent ensuite les films comiques et tous les indonésiens éclatés de rire dans le ferry.
Même si le voyage dure plus longtemps qu'avec les bateaux rapides, c'est une expérience à faire… et cela coûte juste 6 fois moins cher !!

GILI MENO

15 km² / 300 habitants
Notre parcours : De Bangsal en bateau avec les locaux… puis ensuite, toute l'île se fait à pied !

3 îles, 3 ambiances.

Si vous entendez parler un jour des Gili, sachez que ce sont 3 îles grandes comme des confettis au nord-ouest de l'île de Lombok.

gili2

  • Gili Trawangan est cosmopolite, à la mode, jeune, bruyante, festive… 
  • Gili Air est plus familiale, mais tout aussi touristique.
  • Notre choix s'est donc porté naturellement vers la petite dernière, Gili Meno, plus sauvage, véritable havre de paix. 

Cependant, pour en avoir discuté avec plusieurs voyageurs, toutes ont un point commun apparemment, il est très difficile de les quitter!

Notre coup de coeur ET meilleur souvenir d'Indonésie.

Gili Meno, sur cette île de quelques kilomètres carrés, nous circulons à pied, à vélo pour les plus pressés, en calèche pour les plus chargés. 
Le scooter électrique y est timidement représenté… Aucun autre élément motorisé ne circule sur l'île… et c'est vraiment agréable
Ile à fuir si vous êtes hyper-actif et que vous avez besoin de monde et d'activités en permanence.

Nous, nous avons adoré:

– revivre le "monde de Nemo" en vrai, tous les matins avec palmes, masques et tuba.

– les repas locaux pris en front de mer
– les après-midi de farniente, de toutes façons il fait trop chaud pour bouger le moindre orteil ! 

POST SCRIPTUM

Nous avons reçu récemment quelques récalamations de la part de certains d'entre vous… 
Nos publications sur Facebook seraient un peu trop ensoleillées et paradisiaques…
Alors pour vous faire sourire et vous dire que vous êtes bien chez vous, voici le

Top 10 de nos anecdotes d'apprentis routard en Indonésie

  1. Les 2 soirs d'affilée où Alline n'a pas pu dîner car les cuisinières de rue indonésiennes, "pas épicé" / "NOT SPICY", elles ne savent pas faire.
     
  2. Les quelques fois où Mika a demandé des plats sans oignons… mais que bon, quand même, les cuisiniers lui en mettaient au moins pour la décoration…
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  3. Le moment de solitude lorsque les loueurs de scooter nous disent: 
    "Faites attention au scooter, il n'est pas assuré… et donc vous non plus… Sinon, vous allez vouloir prendre des casques??"
    "Ooooh ben oui !"
     
  4. L'hôtel où il y avait un élevage de coqs complètement déréglés qui chantaient à toute heure du jour… mais aussi de la nuitimg_0645
  5. L'hôtel avec voisinage direct sur… la mosquée du village… et les fous rires que nous avons eu car l'appel à la prière était parfois fait par des enfants qui chantaient vraiment très faux dans des micros vraiment mal réglés.
     
  6. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante sentait les oeufs pourris… "Mais Mika, tu penses qu'il vaut mieux sentir le soufre ou la transpiration?" "Arrêtes de réfléchir et lave-toi avec beaucoup de savon" 
     
  7. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante était salée… – rien de tel qu'un peu d'eau salée pour se rincer après un bain de mer!!
     
  8. Le grand retour des toilettes sans papier toilettes et nos débuts dans le grand banditisme en volant du papier toilette quand nous en trouvions quelque part (NDLR: nous en avons acheté depuis)
     
  9. Le jour où Mika a voulu faire sécher des graines de piment mais que les fourmis sont venues lui voler… et qu'elles sont venues ensuite nous rendre visite dans le lit la nuit (les fourmis, pas les graines)
     
  10. Le jour où nous avons pris le ferry en se demandant s'il allait arriver entier tellement il était rouillé… mais comme la mer était calme, nous nous sommes dit que ça irait pour les 5 heures de traversée !

Sur ces quelques lignes, nous vous souhaitons de bonnes raclettes et un bon changement d'heure !

bye

Retour en France

vraie-vie-realiteVous allez dire que je me répète… mais je vous assure, un voyage au long cours ce n'est pas des vacances…
Je crois que la meilleure définition du voyage, c'est: "une suite d'événements plus ou moins imprévus dans un cadre donné mais ouvert" !!

Par exemple, une des choses que nous n'avions pas du tout prévue lorsque nous préparions notre voyage : un retour en France entre notre roadtrip en Amérique du Sud et notre périple en Asie du Sud-Est.

C'était même une de nos certitudes !

Retour en France !

Ce retour en France nous l'avons décidé en novembre 2015, à la suite d'une invitation à un mariage… fp-fanou-pauline

Pas n'importe lequel, de ceux que l'on ne peut rater… Celui de Stéphane, le frère de Mika, avec sa jolie Pauline. La cérémonie (et la fête) ont lieu le 11 juin 2015, nous décidons de rentrer le 1er juin, soit 15 mois exactement après notre premier départ !mariage-fanou-pauline

Bye Bye Combito !

Avant ce retour, il fallait "régler un certain nombre d'affaires" au Brésil… à commencer par Combito!
Pendant quelques semaines, nous avons bien pensé à le ramener dans nos bagages, mais Volskwagen France n'a pas voulu homologuer notre Combito do Brasil en France.
Sans homologation, pas d'immatriculation. Sans immatriculation pas d'assurance… Bref, nous avons rapidement abandonné ce projet.

Commercial un jour, commercial toujours?

C'est Mika qui s'est retrouvé tout seul à initier cette vente.
Pour attirer le chaland, nous avions inscrit "A vendre" ainsi que nos coordonnées sur Combito.
Alors qu'il roulait seul ce jour-là, Mika aperçoit dans son rétroviseur une voiture dont le conducteur lui fait des grands signes ainsi que des coups de klaxons pour attirer son attention.
Ils arrivent finalement à s'arrêter tous les deux sur le bas côté et commencent à discuter tant bien que mal, avec un peu d'espagnol, un peu d'anglais, un peu de portugais et beaucoup de mimiques.
Mika est finalement arrivé à ce que le jeune homme le suive jusqu'à la maison de la maman d'Alline afin de pouvoir échanger leurs coordonnées et fixer un rendez-vous pour le lendemain.

Le lendemain matin…

Nous reprenons contact comme convenu avec Dan, le potentiel acheteur.
Il vient nous rendre visite, essaie Combito, nous indique que c'est exactement ce qu'il recherche.
Tout est parfait… sauf qu'il n'a pas l'argent… Il n'a pas l'air inquiet, nous dit qu'il va vendre sa voiture et revient nous voir ensuite.
La vente sera conclue le lundi 29 mai 2016. Nous prendrons l'avion le mardi 30.

combito-mika-et-alline

Combito a donc pris sa retraite de voyageur à l'endroit où il est né, au bord de l'océan à João Pessoa.
Aujourd'hui, il ne fait plus que de petits trajets et sert de camion d'approvisionnement et de dégustation pour une marque de bière locale et artisanale… Combito s'est reconverti en beer-truck !

La minute philosophique.

Cette histoire de vente sur le fil, dans la dernière ligne droite est juste une histoire de plus à ajouter à celles que nous avons vécues.
On peut parler de chance, de hasard… nous commençons de notre côté à nous dire que la vie est simplement bien faite.
… Que lorsque les choses sont justes et alignées, alors elles arrivent, tout simplement.l_alchimiste_paulo_coelho
Parce que clairement, alors que tout paraissait très compliqué – comme bien souvent au Brésil – tout s'est enchaîné avec des synchronicités incroyables!

Et une fois de plus, je repense à cette phrase de l'Alchimiste de Paulo Coelho… 
PS: Si vous n'avez jamais lu "l'Alchimiste", je vous le conseille… et si vous l'avez déjà lu, je vous conseille de le relire !

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

En transit…

En revenant début juin, la moitié de notre plan est réalisée… Nous avons voyagé en Amérique du Sud.
Ce fut un séjour bouleversant, dans lequel nous avons changé… tout en restant les mêmes… Oui, c'est complètement paradoxal et vraiment compliqué à décrire…
Comme si le fait de changer d'hémisphère changeait l'angle de notre regard et le sens de nos perceptions.

Nous passerons l'été en France… 
Pour la suite du voyage, nous souhaitons éviter la mousson et nous décalons notre second départ au mois de septembre.
Cet été passé en France s'intègre complètement à "notre" voyage intérieur… Que d'émotions ressenties et de temps partagé !  

Une fois de plus la vie nous a concocté un merveilleux cocktail dont elle a le secret: avec de la joie, des deuils, de l'amour, des prises de conscience, de l'amitié, des déceptions, des surprises… 
Après cet été à vagabonder nous ne sommes pas mécontents de repartir !

Merci à nos amis et familles qui nous ont reçus, hébergés, nourris, prêté leurs maisons – et leurs chats parfois -, accueillis dans la bienveillance et l'amour… 

C'était parfois trop court, parfois mouvementé, nous sommes très fatigués, nous avons pris beaucoup trop de poids mais c'était parfait !

Et maintenant…

Il nous reste à écrire le deuxième tome de notre histoire…

l'Asie du Sud-Est ! 

bisous-bisousPrêts pour le départ? Calez-vous bien dans votre fauteuil, inscrivez-vous pour recevoir les articles, suivez-nous sur Facebook, réactivez Skype et Messenger… Ou juste pensez à nous de temps en temps ! 
On vous embrasse et on vous dit à très vite ! 

Arriver jusqu’à Cusco, c’est pas le Pérou!

Après quelques jours totalement décontractants et décontractés à Copacabana, nous reprenons la route, avec plaisir.
Objectif, sortir dans les meilleures conditions de la ville avant la fête de la Vierge de Copacabana le 5 août, où il y a une recrudescence de boliviens, mais aussi et surtout de péruviens qui viennent pour fare bénir leur voiture et faire la fête…

Nous faisons bien d'anticiper, car même en partant de bonne heure, les formalités douanières nous prendront pas loin de 3 heures… et une bonne dose de stress !
En effet:
– Les boliviens tout comme les péruviens ne SAVENT PAS faire la queue, ils se mettent en tas et jouent des coudes.
– Les péruviens s'énervent que les boliviens n'aillent pas assez vite et réciproquement.
– Nous avons été les acteurs principaux d'un sketch anthologique dans le bureau du directeur de la douane péruvienne…

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Le sketche de la douane péruvienne:

Il faut savoir que lorsque nous changeons de pays, nous devons systématiquement nous déclarer aux frontières en tant que personnes, avec le cachet qui va bien sur le passeport.
Nous devons également déclarer la sortie, puis l'entrée de notre p'tit Combi aux douanes.
Généralement cela se passe plutôt bien car nous bénéficions d'un certain capital sympathie/étonnement/compassion pour notre "casita a rodas" (notre petite maison à roulettes)…

Aujourd'hui, cela devait se passer différemment…
Nous faisons la queue comme tout le monde pour le bureau de la douane des véhicules, les douaniers font rentrer les gens par paquets de dix dans le bureau et les répartissent ensuite.

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Nous ne passons pas inaperçus, au milieu de la foule de péruviens, plutôt petits et mats de peau, ce qui fait que l'on nous indique directement le porte du bureau du colonel, que nous découvrons bien gras dans son uniforme et derrière son bureau.
Mikaël est ravi que l'on passe les premiers, on gagne du temps. 
Alline se méfie un peu plus et présente tous les documents dont elle dispose pour le véhicule:
– Permis de conduire international
– Acte de propriété du véhicule
– Assurance du véhicule

Le colonel nous demande l'assurance du véhicule, Alline lui présente à nouveau le document, en lui en faisant la traduction, puisque celui dont elle dispose est écrit en portugais.
Mais non, cela ne lui convient pas. Le colonel commence à nous donner du "Mios caros amigos estranjeiros (mes chers amis étrangers)" et se lance dans une longue diatribe pour nous expliquer qu'au Pérou, il faut prendre une assurance spéciale pour pouvoir rentrer dans le pays avec un véhicule et qu'elle coûte la modique somme de 50 US$… 
N'ayant vu cette information nulle part, Alline lui demande de lui montrer le document officiel indiquant cette "obligation".
Mikaël, sentant que le ton monte et que la situation ne se déroule pas comme d'habitude commence à hausser le ton en articulant très distinctement "policia touristica" et "ambassade de Francia"…

Soudainement excédé et jouant la carte de l'intimidation, le directeur nous met littéralement dehors de son bureau: nous sommes punis, nous n'avons pas le droit de sortir du bâtiment!
Il fait passer tout le monde avant nous, nous laissant poirauter un bon quart d'heure, avant de revenir vers nous tout miel, nous demandant si nous étions calmés et nous inviter à retourner dans son bureau.
Le même dialogue de sourds reprend, nous n'allons pas payer quelque chose que nous avons déjà, sauf si c'est obligatoire, auquel cas, nous en souhaitons la preuve.
Devant notre air déterminé (buté?), il finit par se saisir de son crayon et commence à rédiger à la main, avec une lenteur inouïe le formulaire qui nous permettra de rentrer le P'tit Combi au Pérou.

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C'est à ce moment là que nous avisons le sigle de la Police péruvienne juste derrière lui.
Leur devise: "Honneur, Sacrifice, Honnêteté"
Mikaël l'indique à Alline du menton, qui le lui lit en espagnol, puis lui traduit en français à voix haute.
Le directeur relève la tête et explose d'un rire tout aussi gras que lui…
Tout s'est finalement bien passé et Mikaël lui a même serré la main en partant.

Quelques kilomètres plus loin, contrôle de police. On nous redemande la même chose. Nous ne nous démontons pas et expliquons que leurs collègues des douanes ont validé notre entrée avec le document que nous lui présentons…
Après quelques minutes d'échanges, le policier nous laisse filer.

Au final, nous nous savons pas si tout cela est obligatoire ou pas… 
Nous décidons de suivre le conseil donné par un douanier brésilien quelques semaines plus tôt : 
"Si l'autorité responsbale vous a laissé passer alors que vous n'êtes pas en règle, ce n'est pas vous qui êtes en faute, c'est l'autorité".
Nous ne saurons pas si cette asurance était réellement obligatoire, mais nous savons que nous avons été autorisés à circuler par deux fois de cette manière…
C'est un cas de jurisprudence à ce stade, non?!

Bienvenue à Cusco !

A partir de là, nous avons suivi notre route sans encombres jusqu'à Cusco, point de départ de la Vallée Sacrée de Incas, Capitale des Incas et donc du monde selon eux.
Cusco, encore une ville à plus de 3000 mètres d'altitude, nichée au milieu des Andes, un chouette mélange de la culture inca et espagnole, superbement conservée.
Il règne à Cusco une ambiance cosmopolite, le flux de touristes y est assez important, puisque c'est l'étape quasi obligatoire pour acheter ses billets pour la visite du Machu Pichu.
Et dans un même temps, il n'est pas rare de croiser des mamitas converser en quechua, la langue indigène du Pérou (et la marque par laquelle on reconnait les Français en voyage)

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Le mélange européen/inca est plutôt bien réussi à Cusco et c'est une ville que nous avons vraiment appréciée…
En effet, à l'inverse de la Bolivie, le tourisme est très bien organisé au Pérou et de fait, tout paraît simple à Cusco… sauf le transit, mais cela c'est une autre histoire !
Au fur et à mesure des rencontres, nous avons trouvé une aire de stationnement sécurisée à quelques pas du centre névralgique de la ville, la Plaza de Armas.

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Cela nous a permis de passer 3 jours tous tranquilles en plein centre ville, sans être inquiétés de laisser le P'tit Combi tout seul toute la journée.
Nous avons ainsi déambulé, dans les montées et les descentes de la ville, en se laissant porter par nos envies, souvent plus culinaires que touristiques, il faut bien l'avouer !

 

PS: Aucun Cuy (prononcez "Couille", on vous entend déjà ricaner d'ici) n'a été mangé à Cusco, même si c'est une des spécialités du coin… 
PS2: Cuy = Cochon d'Inde !!!!!

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