LAOS partie 1 : sous la pluie

C'est au Laos que nous entamons l'année 2017 et donc une des dernières étapes de notre voyage.
Nous avons hâte de découvrir ce pays de contrastes, Le Nord et ses montagnes, le Centre avec son pesant d'histoire et le Sud pour la plaine du Mékong

Le nord du Laos

IMG_4725Dès les premiers jours du séjour, nous comprenons assez rapidement qu'au Laos, tout ne va pas se passer comme nous l'imaginions et que comme souvent, il va falloir s'adapter.
Cela tombe bien, l'adaptation aux situations nouvelles et la prise de décisions rapides sont deux compétences que nous avons acquises au cours de ce voyage en sac à dos.
Sans elles, il est tout à fait possible de se retrouver dans des situations stressantes, bancales, voire carrément inconfortables et comme bien souvent, en voyage en couple, ces ressentis négatifs peuvent être exponentiels.

Situation sanitaire

Changement de pays, d'alimentation et hop, l'estomac et les intestins protestent IMG_4558!
Cette fois-ci c'est Mika qui paiera cher son entrée dans ce nouveau pays… il restera 3 jours au repos total sans mettre le nez dehors.
Pourtant, le pho, la soupe traditionnelle laotienne à base de nouilles de riz et son petit assortiment de plantes nous paraissait bien inoffensif !
A moins que ce ne soit la nouvelle recette de piment? Ou la bière locale, la BeerLao?
Le mystère reste entier !

Situation climatique

IMG_20170105_132733Passer de la douceur thaïlandaise à la pluie et la fraîcheur du Nord du Laos n'a pas été la meilleure expérience de ce séjour…
Nous avons passé nos 12 premiers jours laotiens sous la pluie, un record pour nous qui n'avons pas vu l'hiver depuis 2015 !
Cependant, 12 jours de pluie sur un visa qui en compte 28… c'est un peu frustrant !
Nous avons donc dit adieu à nos projets de treks, de randonnées, de ballades en vélo ou à bateau et autres activités extérieures dans le Nord du Laos.
Cependant, la région est vraiment réputée pour la beauté de la nature… Et il est vrai qu'entre deux averses, nous en avons saisi un échantillon tout à fait intéressant !

Situation routière

Plusieurs voyageurs nous l'avaient rapporté. Les guides et forums ne le cachent pas. Nous les avons testées pour vous : les routes du Laos ne sont vraiment pas les meilleures du monde !
Au début, nous n'avions pas bien saisi pourquoi les chauffeurs de bus fournissaient à chaque passager une bouteille d'eau ainsi qu'un sac plastique.
Il nous faudra quelques kilomètres à peine pour comprendre… nos premiers trajets au Laos nous auront presque tous rendus malades.
Le cocktail est explosif:

  • une bonne route de montagne (à lacets donc!)
  • un revêtement plus qu'approximatif (quand il y en a!)
  • des chauffeurs chauffards qui (on l'imagine) utilisent leur klaxon comme assurance vie

… vous voila prêts pour découvrir le Nord du Laos !

D'ailleurs, c'est bien simple, au Laos, les trajets s'expriment en TEMPS, plus qu'en DISTANCE.
Ne surtout pas chercher à comprendre pourquoi 400 kilomètres se font en 9 heures. C'est comme cela et puis c'est tout !

Situation émotionnelle

IMG_4874Force est de reconnaître et d'accepter que cet épisode pluvieux nous a mené à repenser nos fonctionnements habituels, notre rythme de voyage.
C'est dans cette fenêtre de réflexion que nous avons pris une des décisions les plus difficiles, mais aussi une des plus sages : faire une impasse sur le Vietnam… quitte à le laisser pour un autre voyage!
Il nous a également conduits à de longues réflexions personnelles, sur nous-mêmes, notre couple.
Et puis, en toile de fond, nous commençons à imaginer la suite, l'après-voyage, le retour en France, la nouvelle vie à dessiner.

Le centre du Laos : "Et au milieu coule une rivière"

Luang Prabang sous la pluie

Nous arrivons à Luang Prabang sous la pluie, décidément celle-ci ne nous lâche plus!
IMG_20170128_175522Durant les quelques heures de trajet entre le Nord et Luang Prabang, nous avons sympathisé avec Victor et Zoé qui zig-zaguent à travers l'Asie du Sud-Est.
Après quelques années vécues sur l'île de la Réunion, ils voyagent au long cours avant de revenir s'installer en métropole.
Ils ont la trentaine tous les deux et une belle énergie: Zoé c'est le soleil, elle rigole, elle parle, elle s'énerve, elle vit tout à fond. Victor c'est le feu sous la glace, il se pose, il analyse, il rêvasse… et soudain un truc l'agace, trop c'est trop, alors il se met à rouspéter.

Comme bien souvent dans les rencontres de voyageurs, nous nous découvrons des centres d'intérêts communs, des modes de fonctionnement similaires et une vision de la vie partagée.
C'est toujours rassurant de se dire qu'après presque deux ans sur les routes, nous ne sommes pas devenus des extra-terrestres.
Notre façon d'envisager la vie n'est pas si différente de celle de ceux qui ne sont pas partis, nous visons peut-être juste une vie plus simple et plus tournée vers l'essentiel…

La rencontre avec Victor et Zoé est la seule chose intéressante que nous retenons de Luang Prabang…
Pourtant Luang Prabang classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, flirtant avec le Mékong, nous faisait rêver ou pour le moins attirait notre curiosité…
Mais… les villes, sous la pluie… c'est triste ! De fait, nous n'avons pas pu en profiter pleinement (pas du tout?)

Phonsavan – La plaine des jarres

Chaque pays a son lot d'attractions touristiques, historiques, culturelles.
Au Laos, il ne fallait pas, selon les différents sites et forums, rater la plaine de jarres.
La plaine des jarres, comme l'explique très bien son nom, c'est une plaine, dans laquelle se trouvent des jarres
Alors ce sont de très grosses jarres, les plus anciennes datent du 1er siècle avant Jésus-Christ, arrivées sur place on ne sait pas très bien comment et on ne sait pas très bien pourquoi.

Les hypothèses sont diverses. Stockage alimentaire? Stockage de l'eau? Stockage de richesses? Stokage de corps, façon sarcophages?
Cette dernières hypothèse est la plus probable, mais n'est pas confirmée scientifiquement…
Outre leur fonction, ce qui est intriguant, c'est qu'elles ont été taillées sur place, dans du grès. Or du grès, il n'y en a pas sur les sites où elles se trouvent!
Il se dégage de ces sites en hauteur, isolés des villages, une athmosphère particulière, paisible et mystique à la fois.

Les mines anti-personnel

IMG_4834Sur le site de la plaine des jarres, nous avons repéré des balises grises et blanches, éparpillées sur les terres.
Le guide nous explique brièvement qu'il s'agit de balises servant au déminage.
Aussitôt notre attention est captée. C'est de retour à Phonsavan même que nous aurons les réponses.
Nous sommes allés au centre MAG-UXO LAOS, une ONG dont l'objectif principal est de former des locaux à éduquer les populations.
L'objectif que la population puisse détecter, comprendre les engins explosifs et participer au déminage de zones touchées par les mines anti personnel et autres bombes.

– Du déminage mais de quoi? Pourquoi?
Dans les années 60-70, le Laos est une victime colatérale du conflit entre les Etats-Unis et le Vietnam.
Afin de lutter contre la guérilla et brouiller la piste de Ho-Chi-Minh, les Américains emploient les grands moyens.
Ils "arrosent" le Nord et l'Est du Laos de plus de 3 millions de tonnes de bombes et mines anti-personnel.

– Les statistiques sont hallucinantes, à la limite de l'entendement…

  • Entre 1964 et 1973 c'est un avion chargé de bombes qui part toutes les 8 minutes, 24 heures par jour pendant 9 ans.
  • Le Laos a "reçu" plus de bombes que le nombre de bombes utilisées durant toute la seconde guerre mondiale.
  • Ramené à la population, cela représente 500 kg d'explosifs en tous genres par PERSONNE.

Ce qu'il faut surtout entendre et comprendre derrière ces chiffres, c'est que la vie des laotiens dans ces régions est directement, durablement impactée.
le traumatisme psychologique, la peur sont le lot quotidien des habitants de ces régions.
Chaque Laotien a une histoire d'un fils, d'un oncle, d'une soeur ou d'une mère… qui a été blessé ou tué par une bombe ou une mine.
C'est une guerre sale car les mines sont conçues non pas pour tuer, mais bien pour amputer, blesser et de fait appauvrir la population civile.
40 ans après la fin du conflit, les accidents sont encore nombreux, lors de constructions, travaux dans les rizières, jeux d'enfants etc.

Nous sommes sortis de là incrédules, écoeurés, révoltés… Le Laos est aujourd'hui un des pays les plus minés au monde.
Et malgré cela, les laotiens sont accueillants, bienveillants, ouverts et fiers de recevoir les touristes dans leur pays.

Une vraie leçon de vie…IMG_4597

La suite de notre récit sur la partie Sud du Laos arrive très prochainement !

Thaïlande, ça s’en va et ça revient

Thaïlande ça s'en va

Vous est-il déjà arrivé de vous lancer dans une action, un projet, parfois même une relation et de sentir dès le départ, que cela ne va pas être simple voire même que cela va être très compliqué?
Avez-vous déjà entendu cette petite voix intérieure, celle du coeur, qui vous dit "Non, non, tu n'es pas sur la bonne voie, arrête tout de suite ce que tu fais!"

Coeur et cerveau
Soyez honnêtes… Oui, certainement… mais comme votre cerveau s'est programmé à réaliser coûte que coûte cette action, projet ou relation, alors vous insistez, vous persévérez, vous y allez en force.
Le cerveau gagne bien souvent… Là où il devrait collaborer avec le coeur.

Nous avons vécu cette expérience en arrivant dans le sud de la Thaïlande fin octobre et pourtant les signaux étaient forts !

apres-la-mort-de-son-roi-la-thailande-entre-dans-un-long-deuil Nous arrivons 15 jours après le décès du Roi de Thaïlande après quasiment 70 ans de règne…  Le pays est déclaré en deuil pendant un an, discrétion, calme et recueillement sont de rigueur.
– La météo est défavorable, le soleil tarde à arriver, il y a, comme en Malaisie de grosses averses à toutes heures de la journée.
– Grosse déception sur le concept des îles soi-disant paradisiaques… Bien sûr, si la mer est bleue, les cocotiers verts et le sable blanc c'est un bon début… mais devoir enjamber près de 2 mètres de déchets divers sur plusieurs kilomètres pour accéder à la plage… c'est l'enfer au paradis pour nous qui sommes de plus en plus sensibles à l'environnement.
– Cerise sur le gâteau, Alline a fait une mauvaise manipulation sur l'appareil photo et a effacé toutes les photos de ce début de séjour, comme si nous devions vraiment oublier cette période !

Heureusement et comme d'habitude, rien n'est tout noir ou tout blanc.

Aurore et SebEntre deux îles faussement paradisiaques, une énorme intempérie suivie logiquement d'une inondation (!!), nous faisons la connaissance d'Aurore et Sébastien en long voyage et d'un autre couple de français en vacances.
Nous passerons la soirée à faire ce qu'un groupe de français voyageurs fait le mieux lorsqu'ils se retrouvent entre eux… boire des coups, parler voyages, échanger des bons plans, critiquer un peu, et… manger. 
C'est également grâce à ce premier séjour malheureux en Thaïlande que nous validons définitivement notre séjour en Birmanie que nous avons vraiment adoré.

Thaïlande, ça revient

oupsAprès un passage très rapide donc, c'est début décembre que nous faisons notre deuxième entrée en Thaïlande. Pour le coup, pas de surprises, tout se fait plus simplement. 
Et quand tout se fait simplement, on est moins attentif, plus léger.
… Plus légère c'est exactement la sensation qu'a ressenti Alline en s'apercevant qu'elle avait oublié sa carte bancaire à la douane.

Le temps, l'expérience de voyage nous ont appris qu'il ne servait à rien de paniquer et qu'au contraire, il faut agir avec discernement.

  • La carte avait bel et bien disparu
  • Il était clair que nous n'aurions pas le temps de retourner à la douane la chercher 
  • Le bus pour notre prochaine destination partait quelques minutes plus tard.

Il ne nous restait plus qu'à faire le nécessaire pour transformer cette carte bancaire en un vulgaire morceau de plastique en faisant opposition à a banque. La situation de crise a été gérée en 20 minutes, le seul grand blessé de l'affaire au final fut l'Ego d'Alline (mais elle le soigne).

Thaïlande, côté histoire

Après cette petite mésaventure, nous entrons enfin dans le vif du sujet.
Puisque nous sommes complètement passés à côté des plages, nous avons de grands espoirs sur la Thaïlande historique, celle des vieux royaumes, des vieux temples et des vieilles pierres.
A pied, à vélo ou en scooter, selon l'étendue des sites, nous avons adoré déambuler, nous laisser porter à travers ces siècles d'histoires.

Notre top 3 des vieilles pierres :

  1. Si Satchalanai: Site plus sauvage les temples sont dans les bois, proche de collines au plus près de la nature. Lors de notre visite, nous sommes chanceux, c'est cet endroit qu'ont choisi des milliers de cigognes pour nicher.

     

     

     

     

     

     

  2. Sukhothai: Un des incontournables de la Thaïlande. Le site est parfaitement bien entretenu. A faire de jour comme de nuit… nous avons eu une petite préférence pour l'athmosphère de nuit.

     

     

     

     

     

  3. Kamphaeng Phet: Dans la continuité de Sukhothai. Pas indispensable, mais comme nous étions dans la région, nous avons fait le grand chelem !

     

     

     

     

     

Ces trois sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco, décision portée par la volonté du roi défunt… grâce à son décès, tous les entrées des sites étaient gratuites. Alors, merci qui, merci le roi !

Thaïlande, côté cuisine

Ce n'est pas une légende. La cuisine thaï est délicieuse.
Même avec un petit budget par repas – en général moins d'1,50 euros par repas et par personne – nous mangeons gourmand et à notre faim tous les jours.
Que ce soit dans la rue, dans des bouis-bouis, sur les marchés, ou dans des restaurants un peu plus élaborés… Rares ont été les déceptions ! 
  
Du coup, lorsque nous sommes arrivés à Chiang Mai, 2ème plus grande ville de Thaïlande, difficile de passer à côté des nombreux cours de cuisine.
Mika a résisté un peu, mais devant l'enthousiasme d'Alline, il a fini par se laisser entraîner dans une journée de cours, en mode Masterchef Thaïlande.
Cela nous a tellement plu que nous prévoyons de ramener un wok dans nos bagages !

 

Entièrement tournée vers le tourisme tout en restant attractive professionnellement, Chiang Mai est cosmopolite, vivante, grouillante et frôle parfois la caricature…
Tout est possible à Chiang Mai : cours en tous genres, massages, tatouages, bars et restaurant pour tous les goûts, des treks dans les alentours, visites de sanctuaires d'animaux etc… 
Une ville parfaite pour des vacances un peu dépaysantes, plus difficile pour les voyageurs au long cours que nous sommes, en quête d'authenticité… Où est donc l'identité de Chiang Mai? Peut-être dans ses vieux remparts et dans la gentillesse des gens qui y vivent.

Hey revoila les copains !

C'est à Chiang Mai que nous avons eu le plaisir de retrouver les copains de voyage Maxime et Sophie rencontrés en Birmanie.IMG_4357 

Ils passent du temps avec le frère de Maxime, Emilien en vacances pour quelques semaines en Thaïlande.
Nous faisons également la connaissance de Gladys et Aris en voyage depuis quelques mois également. 
Notre guest house prend du coup des allures de colocation française à Chiang Mai, c'est un peu étrange, mais pas désagréable.
Dans cette configuration, nous réapprenons à vivre en petit groupe, en communauté. 
Respecter les envies et le rythme de chacun, ne pas s'oublier, savoir se respecter les uns, les autres mais aussi soi-même, s'exprimer, donner son opinon clairement… 
Pour nous qui sommes en binôme depuis plus de 18 mois, vivre en communauté nous a permis de réviser toutes ces petites règles de savoir-vivre que l'on pratique moins en étant en voyage et sans contraintes.

Oh oh oh oh Noël à la campagne.

Liste de NoëlSoyons très honnêtes et un peu égoïstes…
Cette année, une fois encore, nous étions plutôt ravis d'échapper aux traditionnels achats de Noël, gavages de foie gras et abus d'alcool.
Notre constat, c'est qu'avec le temps, l'esprit de Noël s'est vraiment perdu dans une étrange course à la consommation, qui nous dépasse. A cette période de l'année, bien souvent, nous entendons les gens se plaindre de ne plus avoir de sous, cependant tout le monde finit par en dépenser !
Donc, pour le coup, nous étions heureux de passer cette période, sans aucunes expectatives, règles imposées, accords tacites ou habitudes immuables…

Cela ne veut pas dire que nous ne ressentons pas le manque de nos familles, de nos amis… au contraire, c'est le moment où nous cherchons le plus à les joindre…
C'est juste qu'en y réfléchissant à distance, Noël devrait être quelque chose de simple et de magique à la fois…

  • … où les familles sont heureuses de se retrouver et de partager ce moment ensemble
  • … où les portes s'ouvrent pour ceux qui sont seuls
  • … où la qualité du temps passé ensemble dépasse la quantité de cadeaux achetés

L'an dernier, nous étions au Chili et nous nous considérions déjà comme bénis par la vie tellement nous avions été gâtés… 
Cette année, c'est en compagnie de Maxime et Sophie, auxquels s'est joint Mirco, un suisse allemand rencontré quelques jours auparavant, que nous fêtons Noël.
Nous avons choisi Thaton, un joli petit village au bord de l'eau.

Notre guest house est pour ainsi dire déserte, nous aurons donc le champ libre pour célébrer Noël à notre guise, autour d'un bon repas, de quelques bières, d'un peu de musique et surtout de la bonne humeur.
Et devinez quoi, le Père Noël est même arrivé à nous trouver… avec de cadeaux pas chers, utiles, légers et personnalisés… Sac à dos oblige !

Nouvel An à la ville

IMG_4435le 29 décembre, nous quittons Thaton en pirogue à moteur, pour rejoindre la tranquille mais plus citadine Chiang Rai, à ne pas confondre avec sa voisine la très touristique Chiang Mai, dont nous vous parlons plus haut.
Durant ces deux jours, nous sympathisons avec d'autres personnes rencontrées entre Thaton et Chiang Rai. 
L'idée est de prendre la température de la ville, s'organiser pour fêter dignement le passage à la nouvelle année.
Et aussi, car cela faisait longtemps… prendre le temps de visiter deux temples.
D'un côté, le temple blanc, une sorte de grosse omelette norvégienne scintillante bien bien kitch.
De l'autre, le temple noir, projet réunissant divers structures de temples, avec une drôle d'athmosphère et des matériaux plutôt naturels.

Notre préféré, le temple noir !

Changement d'Ambiance pour le Nouvel An.

Pour le réveillon, nous formons un groupe de 9 voyageurs (5 français, 2 suisses, 2 chiliens) pour fêter le passage à la nouvelle année ensemble.IMG_20170101_005959
9 c'est parfait, c'est LE chiffre porte-bonheur important pour les thaïlandais.La soirée est totalement improvisée, en plein air sur une place d'alimentation du marché de nuit. 
Y est organisé un spectacle avec des concerts oscillant entre le kitch et le traditionnel voir carrément rock par moments mais avec malgré tout une dominante pop thaï.
Ajoutez à cela des danseuses pas toujours en ordre et à l'aise dans ce qu'elles font.
N'oubliez pas les interruptions du maître de cérémonie / humoriste / clown dont nous n'avons malheureusement pas pu saisir toute la mesure de son talent, les blagues étant en thaï.

De notre côté, nous avions fait le plein pour la soirée… bières, whisky thaï, bonne humeur, énergie, spontanéité et envie de s'amuser tous ensemble.
Nous arriverons même, après le traditionnel lâcher de lanternes, à recréer une mini discothèque autour de notre table avec des voisins de table locaux, très très saouls pour certains, très très contents de rigoler avec nous pour les autres.
Les plus timides resteront à prendre des photos de nous ou à à faire des selfies (ce qui est une vraie maladie ici, mais c'est un autre sujet !)

Bonne année 2017 !  

Merci de nous avoir suivi encore cette année et merci pour vos nombreux commentaires, mails, petits mots sur Facebook, Skype ou Messenger… C'est encourageant, motivant, émouvant parfois ! Difficile de vous répondre à tous, mais ce qui compte, c'est qu'on pense bien à vous et qu'on vous aime !
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Et pourquoi pas la Birmanie?

Dans l'article précédent nous vous parlions de M. BALA et de sa jolie guest house. Celui-ci – comme beaucoup d'autres – propose un service d'échange de livres.
Le principe est simple, c'est une bibliothèque évolutive: si un livre vous intéresse et que de l'autre côté vous en avez un qui ne vous intéresse plus, vous pouvez les échanger.
C'est ainsi que nous avons laissé notre Lonely Planet "Bali/Lombok" afin de repartir avec le Guide du Routard "Birmanie/Myanmar".

img_20161106_130528Mais pourquoi choisir ce livre, puisqu'au départ nous ne souhaitions pas aller en Birmanie?
Tout simplement parce que s'il y a bien un luxe que l'on peut s'accorder en voyage au long cours, c'est la liberté d'action et de mouvement.
Rien n'est figé: itinéraires, horaires, destinations, moyens de transport… Tout peut changer, évoluer, ralentir, accélérer… et nous avec.
Nous avons également appris à suivre une règle que nous appelons "la règle du 1-2-3".

La règle du 1-2-3

Certaines persones parlent de synchronicité, d'autres d'anges, de signes ou encore de destin.
Nous l'avons appelé "règle du 1-2-3" pour ne froisser personne et parce que c'est plus simple à expliquer.
C'est une règle toute simple à appliquer, à condition d'être un tout petit peu ouvert et attentif. 
Partant du principe que la vie est bien faite, lorsqu'une information nous revient souvent et par différents vecteurs, nous décidons de faire confiance, d'écouter et de mettre en oeuvre.
C'est ce qui s'est passé pour nous avec la Birmanie: après avoir entendu 1 fois, 2 fois, 3 fois, 10 fois:

"Oooh, c'est vrai, vous n'allez pas en Birmanie, c'est dommage"… 

…et que ce Routard de la Birmanie s'est mis sur notre route, nous avons finalement décidé de modifier notre itinéraire.

Comment ça va en Birmanie?

Il y aurait vraiment beaucoup de choses à dire sur la situation géopolitique récente birmane, voici ce que nous en avons retenu.
La Birmanie était sous la couronne britannique jusqu'en 1948, c'était un des pays les plus riches d'Asie.
S'en est suivi une succession de dictatures militaires, pendant lesquelles de nombreuses entreprises ont fait et continuent de faire les yeux doux au gouvernement.
Car la Birmanie recèle de nombreuses richesses : des terres agricoles fertiles, un sous sol riche en minerais, gaz, pétrole mais aussi des pierres précieuse et bien entendu son patrimoine culturel
Evidemment, la France, avec entre autres le groupe Total, n'a pas été en reste. Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez aller plus loin en cliquant ici

Suite aux élections de novembre 2015 la démocratie se met petit à petit en place, Aung San Suu Ki intègre le gouvernement en avril 2016 aung-san-suu-ki
Le pouvoir des militaires est encore bien présent, le gouvernement doit composer avec eux pour assurer la stabilité du pays… et donc, ironiquement de la démocratie.
Il y a régulièrement des rixes et des escarmouches entre différentes ethnies et/ou groupes religieux birmans, voire même parfois avec le voisin Thaïlandais.

Seules 4 frontières terrestres sont ouvertes et sécurisées aujourd'hui sur la frontière avec la Thaïlande.
Nous choisissons d'arriver par avion et de respecter un itinéraire "classique" qui ne ciblera essentiellement que la zone touristique et sécurisée du centre de la Birmanie, certaines zones étant tout simplement dangereuses et/ou interdites aux touristes..

MANDALAY

Mandalay, c'est une grande ville sans grand intérêt mais un excellent point de chute pour rayonner en scooter ou à vélo dans la campagne environnante. 

Sagaing, Mingun

La vallée d'Inwa

Le pont d'U Bein, le plus long pont en teck du monde (avec plein de monde dessus) !

C'est à Mandalay que nous faisons la connaissance de Sophie et Maxime, un couple francoimg_2433-suisse, qui logent dans le même hôtel que nous. 
Tous deux voyagent sans date retour, partis de Suisse, ils ont traversé l'Europe de l'Est, la Russie, la Mongolie et la Chine.
Le contact passe bien, nous nous comprenons sur beaucoup de choses et une bonne soirée à refaire le monde autour de quelques bières nous donnera envie de faire un bout de route ensemble.

DE MANDALAY A BAGAN

Pour rejoindre Mandalay à Bagan, il y a des routes. Et puis sinon il y a aussi le fleuve Irrawady. Devinez quelle option nous avons retenue?! 
Départ à 5h du matin, avec un coucher de pleine lune… Nous passerons la journée sur le bateau pour n'arriver que vers 19h à Bagan.

C'était tellement un joli moment que nous n'avons pas intégré cette journée comme une journée de transport !

BAGAN

Aaaaaah Bagan ! 
Bagan, c'est un site archéologique, une vallée dans laquelle se trouvent des centaines (des milliers?) de temples.

Loin de la ville, nous avons aimé déambuler en vélo ou en scooter sous un soleil de plomb dans cette vallée contrastée par le rouge des briques des temples, le bleu du ciel et le vert de la végétation.

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TREK DE KALAW AU LAC INLE

Après quelques jours à Bagan, nous décidons de changer d'air et d'ambiance. Nous rejoignons Kalaw avec l'idée de partir en trek.
Nous arrivons le soir et la première constatation est que les nuits sont fraiches… Nous sommes en altitude, à 1300 mètres, il fait environ 8°C la nuit, pour 30°C en journée….
La deuxième constatation, c'est que beaucoup de monde a eu la même idée que nous: à chaque coin de rue son agence de trekking.
Là encore, nous appliquons la règle du 1-2-3 et choisissons de partir avec la guest house et l'agence de Golden Lily.
Les 2 nuits que nous passerons en attendant le départ du trek seront parmi les plus mauvaises depuis notre départ.
En contrepartie, le trek fut un des grands beaux moments de ce voyage.

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Notre trek en chiffres:

  • 1 guide expérimenté en la personne de Robyn, un birman hindou qui ne quitte son turban que pour dormir.
  • 3 jours de marche 
  • 2 nuits dans les villages de montagne
  • 2 réveils difficiles à 5h du matin
  • 6 francophones: Jelle (prononcez Yalleu) de Belgique et Hélène sa compagne, Maxime, Sophie et nous deux.  
  • 66 kilomètres à travers champs, montagnes, forêts et pour finir 2 heures de pirogue sur le Lac Inle 
  • 15 espèces de graines biologiques non modifiées différentes, récoltées dans les villages, sur le terrain, dans les marchés par Mika, avec l'aide de Robyn, également très sensible à la cause.

C'est à Inle que nos chemins se séparent.
Sophie et Maxime, en grands explorateurs curieux et pas pressés souhaitent visiter vers la nouvelle capitale fantôme Naypyidaw.
Jelle et Hélène partent du côté de Hpa Han, nous les retrouverons sûrement !

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HPA-HAN

A la sortie du bus de nuit de Inle jusqu'à Hpa Han (une très mauvaise nuit!) nous sommes un peu désorientés. Nous n'avons rien réservé, il est 7 heures du matin, il fait très chaud déjà…
Et soudain, de l'autre côté de la rue, Jelle et Hélène viennent dans notre direction, tous sourires et nous prennent littéralement en charge. Ils sont en ville depuis 2 jours, ont déjà pris leurs marques, ont réservé pour nous une chambre dans leur guest house et nous emmènent petit déjeuner… Bref, tout est parfait, juste à se laisser porter !

MAWLAMYINE

Aucun intérêt… Il est temps que notre séjour birman se termine ! 
Nous commençons à nous lasser des temples, des pics kartisques et des grottes.
Et enfin, nous sommes en overdose complète de boudhas : nous en avons vu des grands, des petits, des debouts, des assis, des qui marchent, des qui clignotent, des peints, en pierre, en marbre, en or, en plâtre…

Attention dans la galerie photo ci-dessous, des intrus se sont glissés… Saurez-vous les retrouver?!

De toutes façons, notre visa de 28 jours arrive à échéance. Notre voyage continue en Thaïlande où la météo est redevenue clémente…

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Malaise en Malaisie

Au cours de la planification de notre voyage, la Malaisie ne faisait pas spécialement partie de nos favoris.
Notre aventure à l'aéroport de Paris nous a cependant contraints de prendre un billet pour Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, afin de justifier de notre sortie du territoire indonésien.

KUALA LUMPUR (17 au 20 octobre)

Nous arrivons de nuit, dans le quartier chinois de la ville. Tout est calme, presque poétique avec cette grande avenue éclairée par les lampions rouges en papier.img_0833
La ville est très étendue, mais les centres d'intérêts sont regroupés sur quelques kilomètres carrés.
Nous arpenterons la ville pendant 3 jours, sous une chaleur difficilement supportable !

L'animation de Chinatown en Malaisie

Si vous n'avez besoin de rien ou alors d'une contrefaçon, n'hésitez pas, passez à Chinatown ! 
Nous le savons, dans les grandes villes, les quartiers chinois sont toujours vivants, bruyants, grouillants.
Celui de Kuala Lumpur, KL pour les intimes, ne déroge pas à la règle.
Oserons-nous ajouter que Chinatown est sale? Oui, nous osons! Certaines ruelles ne font pas rêver le commun des mortels.
Les rats côtoient les chats, les chats cotoient les chiens. Les chiens sont globalement chassés par les hommes etc.

Il vaut mieux éviter de se rappeler de certaines échoppes du marché – boucheries, poissonneries au hasard – quand vient l'heure du repas ! 
Plus sérieusement, nous nous régalons avec les différents plats et propositions culinaires…

MALACCA (20 au 22 octobre)

A Malacca, la vie est plus douce et tranquille, nous passerons plusieurs jours dans un petit hôtel, "Bala's Place".
M. Bala, le propriétaire est un indien installé en Malaisie depuis plusieurs années.

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Il rigole toujours, tout le temps, même quand il est désolé ou qu'il n'a pas les réponses à nos nombreuses questions.
De fait, nous relativisons et partons au hasard à la découverte de cette ville, classée au patrimoinde de l'Unesco.
Nous en apprenons un peu plus sur le mélange des cultures car Malacca a toujours été historiquement une place stratégique. 
Ainsi, se sont succédés et mélangés les peuples malais, javanais, chinois, indiens, portugais, hollandais et anglais!
Héritage de ces différentes populations : des mosquées, des temples, des églises, des maisons bourgeoises… et une grande tolérance communautaire.

Cela nous conforte dans l'idée que les gens peuvent bien vivre ensemble…
… et cela nous consterne d'autant plus de recevoir les actualités françaises à ce moment-là: sur Calais, l'accueil des migrants, la montée de l'extrémisme etc…

La meilleure façon de decouvrir une ville, c'est de s'y perdre…

C'est ainsi qu'en suivant quelques trishaws, le moyen de transport officiel de Malacca, nous avons découvert la belle ballade le long du canal qui traverse la ville.

Nous avons adoré déambuler à travers les maisons, les fresques murales, les ponts, les fleurs, les bâtiments coloniaux, en toute tranquilité et sérénité.
C'est une marche sans aucune difficulté qui a eu le mérite de nous faire sortir de la cohue de touristes qui occupent les quelques rues du centre ville historique.

La minute culinaire

img_1090La seule vraie bonne information fournie par M. BALA fut qu'il ne fallait pas quitter Malacca sans aller au "Pak Putra Tandori & Naan", un restaurant indien à ne pas rater.
Mais comme vous le savez déjà, le voyage ce ne sont pas des vacances… Nous devons faire toujours attention à notre budget.
D'autant plus que nous ne voyageons plus en véhicule, de fait, nos plus grosses dépenses sont les hébergements et les repas…
Donc, le dernier soir à Malacca, nous avons complètement dépassé notre budget moyen de 1,50 euros par personne et par repas… 
Avec une addition à 6 euros pour 2, nous nous sommes faits un vrai plaisir !!

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Le "Pak Putra Tandori & Naan" c'est un restaurant avec une salle moyenne et surtout une terrasse immense en bord de rue.
Le spectacle des serveurs qui courent partout, celui des maîtres naan et tandori qui envoient les plats à une vitesse hallucinante… nous a régalé autant que ce que nous avons eu dans notre assiette.
Une découverte pour Mika, qui n'avait jamais mangé de poulet tandori. 
Un vrai bonheur pour Alline, qui a savouré des naan au fromage… le reste étant de toute façon trop épicé.

TAMAN NEGARA (24 au 27 octobre)

Après plusieurs jours en ville, nous ressentons le besoin de nous isoler et profiter de la nature…
Nous décidons de nous mettre au vert dans la jungle de Malaisie en rejoignant le Parc National Taman Negara.
img_20161027_103841La haute saison n'a pas encore commencé. Il pleut encore à heures fixes en fin de journée, quand le temps devient trop lourd.
Après quatre bus différents et une journée de transport, lorsque le dernier bus nous dépose sur la place du village, nous avons l'impression d'être des aventuriers en herbe.

Nous sommes chanceux, pendant notre séjour, la pluie ne se manifeste qu'à la tombée de la nuit.
Cela nous laisse les heures chaudes de la journée pour nous promener en barque à moteur, marcher dans la jungle, tester la plus grande canopy du monde etc…

Une de nos idées de départ était de dormir dans la jungle…

Courageux, mais pas téméraires, et surtout après avoir pris des renseignements sur les animaux / insectes du coin, nous nous sommes ravisés.
Nous préférerons une sortie nocturne dans le parc encadrée par un guide qui sera tout heureux de trouver et nous montrer serpents, araignées, sauterelles, phasmes, sangsues et autres scorpions.

Coup de gueule environnemental #1

Pour la première fois nous nous sommes confrontés en réel à ce qui était pour nous un concept, un sujet de pétition, de discussion : les plantations de palmiers. 
En résumé, la Malaisie – mais aussi d'autres pays d'Asie du Sud Est – pour le compte de grosses industries cosmétiques et alimentaires arrachent les forêts natives, pour pouvoir y planter des palmiers, afin de produire de l'huile de palme.
Les conditions de travail sont catastrophiques, des enfants sont exploités et en plus, l'huile de palme industrielle est reconnue pour être nocive pour la santé.

Une fois de plus nous marchons sur la tête… car personne n'est vraiment gagnant dans cette affaire !
Ah si. Les grosses industries et même… notre brave gouvernement français, tous partis et époques confondus !
Pour ceux qui veulent aller plus loin… un excellent dossier se trouve sur ce lien

LA REGION DES CAMERON HIGHLANDS (28 au 30 octobre)

Sur le papier, la carte postale était belle.

Une station de moyenne montagne, de l'air frais, des plantations de thé à perte de vue, une forêt de mousse comme dans le film "Avatar". 
Nous nous réjouissions d'avance à l'idée de louer un scooter et sortir des sentiers battus…

Arrivés à Tanah Rata, une des 3 villes de la région des Cameron Highlands, nous constatons que la météo en a décidé autrement et nous déchantons rapidement.
Une pluie régulière et intense tous les après-midis recouvre cette zone… il est donc difficile d'y évoluer en scooter.

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Nous décidons de réserver un tour en vieux 4×4 de l'armée anglaise, avec un guide passionné de plantes qui a pris plaisir à nous transmettre ses connaissances. 

Nous ferons cette excursion, avec une famille indienne installée à Kuala Lumpur, en vacances aux Cameron Highlands.
img_1502Les 2 enfants nous adoptent immédiatement, nous appellent Tatie et Tonton.
Ils nous écoutent leur raconter nos aventures et nos conseils écologiques incroyables, comme par exemple "ne pas jeter de papiers par terre"… Et oui, il y a encore du boulot de ce côté-là !! 
Le temps passé ensemble était tellement agréable que nous avons terminé notre excursion dans un restaurant indien, où les parents ont fait question de choisir nos plats et de nous inviter.

Pour eux, voyager comme nous le faisons est juste incroyable, nous les avons faits voyager par procuration… 
Pour nous, ce moment de gentillesse et de partage en famille nous a rappelé que les choses simples étaient bien souvent les meilleures…

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Coup de gueule environnemental #2

Il existe différents sentiers de randonnées autour de Tanah Rata, les conditions climatiques ne nous ont pas permis d'en profiter à 100%.
Nous nous contenterons d'une ballade sur une matinée, nous prenons de la hauteur et avons vue sur le panorama sur la vallée.

La fin de cette ballade nous fera prendre conscience que le tourisme dans cette région est loin de s'arrêter, au détriment de la forêt, des populations et de l'environnement en général.

Ce qui est complètement contradictoire lorsque l'on sait que c'est justement ce que viennent chercher les touristes: de l'air pur et de la tranquilité.

GEORGETOWN (31 octobre au 1er novembre)

Georgetown n'était pas vraiment prévue au programme… Plusieurs personnes nous ont conseillé d'y faire un tour. 
Bien souvent, les petits signes de la vie ou les grands avis de l'extérieur, cela fonctionne bien… 
Et bien dans ce cas-là… pas du tout !!!
Conclusion, nous sommes complètement passés à côté de cette ville

En Malaisie, nous avons traversé une période de flottement… Notre moral a été à l'image de la météo, lourd et changeant.
Tout paraît compliqué, rien n'est plus fluide… Nous ne comprenons pas trop ce qui nous arrive… 
… et soudainement nous nous sentons fatigués, lassés, presque blasés.
Ajoutez à cela de la pluie, la fin de la mousson est bien présente… Voici la recette parfaite pour un sentiment de malaise.
C'est un peu ce qui s'est passé pour nous: un malaise en Malaisie…

Nous ne sommes pas inquiets, nous savons pour l'avoir évoqué avec d'autres voyageurs, que cela arrive et qu'il faut laisser faire les choses… 

Car, après la pluie… vient toujours le beau temps !img_20161018_191002

Extrait d’Indonésie

"Je suis désolée mais vous ne pouvez pas embarquer sur ce vol, car vous n'avez pas de billet attestant de votre sortie de l'Indonésie dans les 30 jours."
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Voici en substance ce que nous dit avec un grand sourire l'agent de comptoir, le 22 septembre 2016 à l'aéroport Charles de Gaulle – Paris – France.
Elle nous le dit avec un tel sourire qu'au début, nous croyons à une blague. Mais non, elle est très sérieuse… ce qui ne l'empêche pas d'être souriante.
Son sourire s'élargit encore un peu plus quand nous lui expliquons que nous avons prévu de partir 7 mois en Asie du Sud-Est et que nous ne savons même pas où nous serons dans 15 jours…
"Je trouve ça super, vraiment. Mais désolée, il vous faut un billet de sortie. Pas de billet de sortie, pas d'embarquement!"

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Youpi, les aventures recommencent. Mode gestion de crise enclenché. C'est reparti pour le voyage ! 
Nous trouverons avec elle une solution en 10 minutes. Solution qui nous conduira à Kuala Lumpur en Malaisie le 17 octobre 2016.

A postriori, après recherches et discussions, ce fameux billet de sortie ne serait pas obligatoire… mais dans notre situation… il faut croire que ça l'était…

Billets en poche. Guides de voyage dans les sacs. Sacs sur le dos. Et hop ! Direction l'Indonésie, plus précisément Bali et Lombok.

sac-a-dos

L'Indonésie, c'est quoi, c'est où ?

Avec une population estimée à 250 millions de personnes, il s'agit du 4e pays le plus peuplé du monde.
C'est la 3e démocratie mondiale en nombre d'habitants, la capitale est Jakarta.
Situé entre l'Océan Indien et l'Océan Pacifique, composé de 17 508 îles, il s'agit du plus grand archipel au monde. 
C'est le 1er pays à majorité musulmane pour le nombre de croyants.

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De fait, c'est peut-être un peu prétentieux de dire dans cet article "nous avons fait l'Indonésie!" 
Disons plutôt que nous avons arrêté notre plan de route sur les îles de Bali, Lombok et Meno… très connues, touristiques, mais comme beaucoup de lieux touristiques, à faire malgré tout…
Et puis pour ne rien vous cacher:

  • Nous avons décidé de commencer notre voyage en prenant des vacances.
  • Alline trouvait l'idée de fêter son anniversaire sur une plage paradisiaque tout à fait séduidante.

BALI:

5780 km² / 4,2 millions d'habitants
Notre parcours : Arrivée à Dempassar / Sanur / Keliki / Ubud / Amed / Padangbai

scootNous nous sommes laissés tentés une fois, pour essayer, par une excursion organisée… 
Maintenant que nous l'avons fait : c'est sûr et certain, cela ne nous correspond pas.
Rien à voir avec le groupe, qui était adorable, encore moins avec le chauffeur qui était vraiment super gentil.
La vérité, c'est qu'après plusieurs mois d'autonomie et de totale liberté avec Combito… Il nous est quasiment impossible de rentrer dans les cases d'un planning ou d'une organisation… 
De plus, il faut bien le dire, cette sensation d'entrer dans un entonnoir commercial où tout est fait pour vous faire dépenser un maximum d'argent, décidément, cela ne nous convient pas!

Nous avons donc suivi le conseil donné cet été par notre copain Guillaume qui a passé quelques semaines à Bali: "LOUEZ UN SCOOTER !"
C'est ce que nous avons fait depuis tous nos camps de base et nous avons ainsi rayonné – géographiquement et humainement – en toute indépendance!

Nos coups de coeur: 

Les rizières de Jatiluwith 

… et de Tegallalang

Les temples de Tirta Empul

.. et de Tirta Gangga

Notre meilleur souvenir:

Sans aucun doute : notre baptême de plongée à Jemeluk, du côté d'Amed. 

Ingrédients pour 1 baptême réussi : 

  • 1 club de plongée francophone, le Baruna Dive Center il y en a plein, et même si celui-ci peut paraître plus cher que d'autres sur l'île, cela reste raisonnable, la qualité et l'accueil sont présents… C'est important, car nous parlons quand même d'aller sous l'eau entre 9 et12 mètres de profondeur !! 
  • 2 instructeurs vraiment au top, à l'écoute, drôles et passionnés.
  • 3 candidats au grand bleu, un peu – beaucoup – flippés, Florence la Lyonnaise du bassin d'Arcachon (on n'a pas encore tout compris) et nous deux.
  • 2 x 45 minutes de grandes émotions : au départ on ressent de l'angoisse voire de la peur mais petit à petit, on finit par arriver à une forme de lâcher prise puis de tranquilité 
  • Nous sommes partis en étant 3 adultes un peu stressés, nous sommes revenus transformés en 3 enfants complètement émerveillés et joyeux !
  • 2 certificats de reconnaissance… nous l'avons demandé comme on demande une image à son instituteur et puis aussi, car notre copine de plongée Florence a eu droit à son 1er niveau de plongée… "Et pourquoi nous on n'a pas de diplôme à la fin??!!" 
  • 2 belles soirées avec 2 nouveaux copains, Florence donc et son ami Thierry… A renouveler avec autre chose que de la Bintang !

LOMBOK:

4725 km² / 3,167 millions d'habitants
Notre parcours : Lembar / Kuta / Bangsal   

Nos coups de coeur:

  • Le farniente à Kuta Lombok, les plages de sable blanc
  • La belle ballade en scooter sur les hauteurs de l'île avec vision de plages magiques au loin.

Notre meilleur souvenir:

ferry2Les 5 heures de voyage en ferry local pour rejoindre l'île.
Les vendeurs à la sauvette profitent de l'installation des passagers pour vous proposer tout et n'importe quoi à manger.
Suit le mini karaoké au début du voyage, viennent ensuite les films comiques et tous les indonésiens éclatés de rire dans le ferry.
Même si le voyage dure plus longtemps qu'avec les bateaux rapides, c'est une expérience à faire… et cela coûte juste 6 fois moins cher !!

GILI MENO

15 km² / 300 habitants
Notre parcours : De Bangsal en bateau avec les locaux… puis ensuite, toute l'île se fait à pied !

3 îles, 3 ambiances.

Si vous entendez parler un jour des Gili, sachez que ce sont 3 îles grandes comme des confettis au nord-ouest de l'île de Lombok.

gili2

  • Gili Trawangan est cosmopolite, à la mode, jeune, bruyante, festive… 
  • Gili Air est plus familiale, mais tout aussi touristique.
  • Notre choix s'est donc porté naturellement vers la petite dernière, Gili Meno, plus sauvage, véritable havre de paix. 

Cependant, pour en avoir discuté avec plusieurs voyageurs, toutes ont un point commun apparemment, il est très difficile de les quitter!

Notre coup de coeur ET meilleur souvenir d'Indonésie.

Gili Meno, sur cette île de quelques kilomètres carrés, nous circulons à pied, à vélo pour les plus pressés, en calèche pour les plus chargés. 
Le scooter électrique y est timidement représenté… Aucun autre élément motorisé ne circule sur l'île… et c'est vraiment agréable
Ile à fuir si vous êtes hyper-actif et que vous avez besoin de monde et d'activités en permanence.

Nous, nous avons adoré:

– revivre le "monde de Nemo" en vrai, tous les matins avec palmes, masques et tuba.

– les repas locaux pris en front de mer
– les après-midi de farniente, de toutes façons il fait trop chaud pour bouger le moindre orteil ! 

POST SCRIPTUM

Nous avons reçu récemment quelques récalamations de la part de certains d'entre vous… 
Nos publications sur Facebook seraient un peu trop ensoleillées et paradisiaques…
Alors pour vous faire sourire et vous dire que vous êtes bien chez vous, voici le

Top 10 de nos anecdotes d'apprentis routard en Indonésie

  1. Les 2 soirs d'affilée où Alline n'a pas pu dîner car les cuisinières de rue indonésiennes, "pas épicé" / "NOT SPICY", elles ne savent pas faire.
     
  2. Les quelques fois où Mika a demandé des plats sans oignons… mais que bon, quand même, les cuisiniers lui en mettaient au moins pour la décoration…
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  3. Le moment de solitude lorsque les loueurs de scooter nous disent: 
    "Faites attention au scooter, il n'est pas assuré… et donc vous non plus… Sinon, vous allez vouloir prendre des casques??"
    "Ooooh ben oui !"
     
  4. L'hôtel où il y avait un élevage de coqs complètement déréglés qui chantaient à toute heure du jour… mais aussi de la nuitimg_0645
  5. L'hôtel avec voisinage direct sur… la mosquée du village… et les fous rires que nous avons eu car l'appel à la prière était parfois fait par des enfants qui chantaient vraiment très faux dans des micros vraiment mal réglés.
     
  6. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante sentait les oeufs pourris… "Mais Mika, tu penses qu'il vaut mieux sentir le soufre ou la transpiration?" "Arrêtes de réfléchir et lave-toi avec beaucoup de savon" 
     
  7. L'hôtel avec la salle de bain dont l'eau courante était salée… – rien de tel qu'un peu d'eau salée pour se rincer après un bain de mer!!
     
  8. Le grand retour des toilettes sans papier toilettes et nos débuts dans le grand banditisme en volant du papier toilette quand nous en trouvions quelque part (NDLR: nous en avons acheté depuis)
     
  9. Le jour où Mika a voulu faire sécher des graines de piment mais que les fourmis sont venues lui voler… et qu'elles sont venues ensuite nous rendre visite dans le lit la nuit (les fourmis, pas les graines)
     
  10. Le jour où nous avons pris le ferry en se demandant s'il allait arriver entier tellement il était rouillé… mais comme la mer était calme, nous nous sommes dit que ça irait pour les 5 heures de traversée !

Sur ces quelques lignes, nous vous souhaitons de bonnes raclettes et un bon changement d'heure !

bye