Et pourquoi pas la Birmanie?

Dans l'article précédent nous vous parlions de M. BALA et de sa jolie guest house. Celui-ci – comme beaucoup d'autres – propose un service d'échange de livres.
Le principe est simple, c'est une bibliothèque évolutive: si un livre vous intéresse et que de l'autre côté vous en avez un qui ne vous intéresse plus, vous pouvez les échanger.
C'est ainsi que nous avons laissé notre Lonely Planet "Bali/Lombok" afin de repartir avec le Guide du Routard "Birmanie/Myanmar".

img_20161106_130528Mais pourquoi choisir ce livre, puisqu'au départ nous ne souhaitions pas aller en Birmanie?
Tout simplement parce que s'il y a bien un luxe que l'on peut s'accorder en voyage au long cours, c'est la liberté d'action et de mouvement.
Rien n'est figé: itinéraires, horaires, destinations, moyens de transport… Tout peut changer, évoluer, ralentir, accélérer… et nous avec.
Nous avons également appris à suivre une règle que nous appelons "la règle du 1-2-3".

La règle du 1-2-3

Certaines persones parlent de synchronicité, d'autres d'anges, de signes ou encore de destin.
Nous l'avons appelé "règle du 1-2-3" pour ne froisser personne et parce que c'est plus simple à expliquer.
C'est une règle toute simple à appliquer, à condition d'être un tout petit peu ouvert et attentif. 
Partant du principe que la vie est bien faite, lorsqu'une information nous revient souvent et par différents vecteurs, nous décidons de faire confiance, d'écouter et de mettre en oeuvre.
C'est ce qui s'est passé pour nous avec la Birmanie: après avoir entendu 1 fois, 2 fois, 3 fois, 10 fois:

"Oooh, c'est vrai, vous n'allez pas en Birmanie, c'est dommage"… 

…et que ce Routard de la Birmanie s'est mis sur notre route, nous avons finalement décidé de modifier notre itinéraire.

Comment ça va en Birmanie?

Il y aurait vraiment beaucoup de choses à dire sur la situation géopolitique récente birmane, voici ce que nous en avons retenu.
La Birmanie était sous la couronne britannique jusqu'en 1948, c'était un des pays les plus riches d'Asie.
S'en est suivi une succession de dictatures militaires, pendant lesquelles de nombreuses entreprises ont fait et continuent de faire les yeux doux au gouvernement.
Car la Birmanie recèle de nombreuses richesses : des terres agricoles fertiles, un sous sol riche en minerais, gaz, pétrole mais aussi des pierres précieuse et bien entendu son patrimoine culturel
Evidemment, la France, avec entre autres le groupe Total, n'a pas été en reste. Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez aller plus loin en cliquant ici

Suite aux élections de novembre 2015 la démocratie se met petit à petit en place, Aung San Suu Ki intègre le gouvernement en avril 2016 aung-san-suu-ki
Le pouvoir des militaires est encore bien présent, le gouvernement doit composer avec eux pour assurer la stabilité du pays… et donc, ironiquement de la démocratie.
Il y a régulièrement des rixes et des escarmouches entre différentes ethnies et/ou groupes religieux birmans, voire même parfois avec le voisin Thaïlandais.

Seules 4 frontières terrestres sont ouvertes et sécurisées aujourd'hui sur la frontière avec la Thaïlande.
Nous choisissons d'arriver par avion et de respecter un itinéraire "classique" qui ne ciblera essentiellement que la zone touristique et sécurisée du centre de la Birmanie, certaines zones étant tout simplement dangereuses et/ou interdites aux touristes..

MANDALAY

Mandalay, c'est une grande ville sans grand intérêt mais un excellent point de chute pour rayonner en scooter ou à vélo dans la campagne environnante. 

Sagaing, Mingun

La vallée d'Inwa

Le pont d'U Bein, le plus long pont en teck du monde (avec plein de monde dessus) !

C'est à Mandalay que nous faisons la connaissance de Sophie et Maxime, un couple francoimg_2433-suisse, qui logent dans le même hôtel que nous. 
Tous deux voyagent sans date retour, partis de Suisse, ils ont traversé l'Europe de l'Est, la Russie, la Mongolie et la Chine.
Le contact passe bien, nous nous comprenons sur beaucoup de choses et une bonne soirée à refaire le monde autour de quelques bières nous donnera envie de faire un bout de route ensemble.

DE MANDALAY A BAGAN

Pour rejoindre Mandalay à Bagan, il y a des routes. Et puis sinon il y a aussi le fleuve Irrawady. Devinez quelle option nous avons retenue?! 
Départ à 5h du matin, avec un coucher de pleine lune… Nous passerons la journée sur le bateau pour n'arriver que vers 19h à Bagan.

C'était tellement un joli moment que nous n'avons pas intégré cette journée comme une journée de transport !

BAGAN

Aaaaaah Bagan ! 
Bagan, c'est un site archéologique, une vallée dans laquelle se trouvent des centaines (des milliers?) de temples.

Loin de la ville, nous avons aimé déambuler en vélo ou en scooter sous un soleil de plomb dans cette vallée contrastée par le rouge des briques des temples, le bleu du ciel et le vert de la végétation.

img_2970

TREK DE KALAW AU LAC INLE

Après quelques jours à Bagan, nous décidons de changer d'air et d'ambiance. Nous rejoignons Kalaw avec l'idée de partir en trek.
Nous arrivons le soir et la première constatation est que les nuits sont fraiches… Nous sommes en altitude, à 1300 mètres, il fait environ 8°C la nuit, pour 30°C en journée….
La deuxième constatation, c'est que beaucoup de monde a eu la même idée que nous: à chaque coin de rue son agence de trekking.
Là encore, nous appliquons la règle du 1-2-3 et choisissons de partir avec la guest house et l'agence de Golden Lily.
Les 2 nuits que nous passerons en attendant le départ du trek seront parmi les plus mauvaises depuis notre départ.
En contrepartie, le trek fut un des grands beaux moments de ce voyage.

img_3507

Notre trek en chiffres:

  • 1 guide expérimenté en la personne de Robyn, un birman hindou qui ne quitte son turban que pour dormir.
  • 3 jours de marche 
  • 2 nuits dans les villages de montagne
  • 2 réveils difficiles à 5h du matin
  • 6 francophones: Jelle (prononcez Yalleu) de Belgique et Hélène sa compagne, Maxime, Sophie et nous deux.  
  • 66 kilomètres à travers champs, montagnes, forêts et pour finir 2 heures de pirogue sur le Lac Inle 
  • 15 espèces de graines biologiques non modifiées différentes, récoltées dans les villages, sur le terrain, dans les marchés par Mika, avec l'aide de Robyn, également très sensible à la cause.

C'est à Inle que nos chemins se séparent.
Sophie et Maxime, en grands explorateurs curieux et pas pressés souhaitent visiter vers la nouvelle capitale fantôme Naypyidaw.
Jelle et Hélène partent du côté de Hpa Han, nous les retrouverons sûrement !

img_3714

HPA-HAN

A la sortie du bus de nuit de Inle jusqu'à Hpa Han (une très mauvaise nuit!) nous sommes un peu désorientés. Nous n'avons rien réservé, il est 7 heures du matin, il fait très chaud déjà…
Et soudain, de l'autre côté de la rue, Jelle et Hélène viennent dans notre direction, tous sourires et nous prennent littéralement en charge. Ils sont en ville depuis 2 jours, ont déjà pris leurs marques, ont réservé pour nous une chambre dans leur guest house et nous emmènent petit déjeuner… Bref, tout est parfait, juste à se laisser porter !

MAWLAMYINE

Aucun intérêt… Il est temps que notre séjour birman se termine ! 
Nous commençons à nous lasser des temples, des pics kartisques et des grottes.
Et enfin, nous sommes en overdose complète de boudhas : nous en avons vu des grands, des petits, des debouts, des assis, des qui marchent, des qui clignotent, des peints, en pierre, en marbre, en or, en plâtre…

Attention dans la galerie photo ci-dessous, des intrus se sont glissés… Saurez-vous les retrouver?!

De toutes façons, notre visa de 28 jours arrive à échéance. Notre voyage continue en Thaïlande où la météo est redevenue clémente…

img_3856

 

4 réflexions au sujet de « Et pourquoi pas la Birmanie? »

  1. Merci pour cet article !! Maintenant nous avons encore plus envie d’y aller lol !!! Bisous à tous les 2 passez de bonnes fêtes

  2. Un joyeux Noel 2016 les amis !!!

    Nous venons de voir un reportage sur FRANCE ô et l’envers du décor de BALI avec ses riches touristes Français qui achètent pas cher de jolies villas fabriquées par des balinais démunis qui vivent dans des bidonvilles, entourés de déchets non traités et qu’une française Charlotte tente d’éradiquer avec son association .Charlotte Fredouille, 33 ans, entièrement dévouée à son association, « Peduli Alam, qui veut dire « protéger la nature » en indonésien, est une association qui agit pour la protection de l’environnement en Indonésie. Je pense que vous auriez sympathisé avec elle, enfin j’me comprends….Perso je n’irai jamais à BALI, il y a d’autres BALI….mais avec MARIE on a adoré vos photos.

    Alline, concernant « L’hôtel avec la salle de bain dont l’eau courante sentait les oeufs pourris » … MIKA ne t’a pas tout dit mais nous avions fait un stage de qlqs jours aux pompières dans son MOBIL HOME 4* et cela ne sentait pas la rose non plus….il était préparé aux situations les plus extrêmes le MIKA et là pareil, en plus du parfum des toilettes sèches il ne fallait pas le contrarié, sinon on allait se coucher sans souper, juste alcoolisé, c’était pas facile…

    Avec MARIE on adore cette photo de MIKA avec ce monsieur à Sagaing, Mingun. A voir leur sourire, MIKA a dû lui demander si il avait une complémentaire santé pour les remboursements dentaires….

    Et puis sinon merci pour votre blog, vos commentaires qui nourrissent notre curiosité, notre culture, c’est comme un joli poème qui s’écrit au fil de votre voyage et qui devient le notre, je m’endors avec tous ces beaux clichés de la vraie vie qu’on ne retrouve pas dans le catalogue du LECLERC VOYAGE de Guérande, dont cette jolie plage de sable blanc à Kuta Lombok.

    Alors pour tout cela, on vous aime les loulous
    Philippe et MARIE

Laisser un commentaire