De l’agriculture et (beaucoup) d’eau

Attention, début d'article un peu énervé !

Pour arriver jusqu'à Foz do Iguaçu pour voir les chutes d'Iguaçu ainsi que l'usine hydrolectrique d'Itaipu, nous avons emprunté les routes du Mato Grosso do Sul, un des états les plus riches du Brésil, du fait de son agriculture intensive.
Sur des kilomètres de ligne droite, des champs, à perte de vue, de temps en temps, une route en terre pour accéder à ces grosses fermes qui détiennent une bonne partie des terres brésiliennes.

De temps en temps, sur un bord de route, on croise un hameau, fait de bric et de broc, avec toujours le même drapeau rouge, celui du Mouvement des Sans Terre.
Selon le Mouvement des Sans Terre (MST), le Brésil est le troisième exportateur de ressources naturelles dans le monde. 
En matière de ressources hydrauliques, le pays possède la plus grande biodiversité au monde et la plus grande réserve d’eau douce, avec le delta de l’Amazone. 
Toujours selon le MST, le climat brésilien est propice à l’agriculture, pourtant, plus de 40 des 170 millions d'habitants y souffrent de la faim.

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On nous parle souvent de l'Amazonie, mais force est de constater que la région du Cerrado est certainement la grande oubliée de l'environnement au profit de l'économie de masse.
Pendant des kilomètres, nous avons été consternés par l'arrachage massif et systématique de la forêt pour créer toujours plus de terres cultivables.
Techniquement, 40 % de la superficie naturelle du Cerrado a été convertie en zone de pâturage ou de cultures où sont produits maïs, soja, coton, millet… afin de remplir les assiettes mondiales, car très peu de la production reste effectivement au Brésil.
Nous avons été également navrés de voir que les agriculteurs brésiliens suivaient les mêmes schémas que les agriculteurs européens avaient pu suivre: utilisation de produits chimiques (parfois interdits en Europe!), de semences génétiquement modifiées, etc.

Fin de la parenthèse énervée.

 

Nous arrivons à Foz do Iguaçu.
Foz do Iguaçu, c'est la dernière ville brésilienne avant l'Argentine du côté des chutes d'Iguaçu et également dernière ville brésilienne avant le Paraguay du côté de l'usine d'Itaipu. 
Cet endroit s'appelle le site des 3 frontières. Très touristique… bien entendu, nous n'avons pas pu résister à la tentation de faire dans le cliché photo.

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L'usine d'Itaipu

Cette usine hydroélectrique, un barrage, detient le record de tous les superlatifs.
Là aussi d'un point de vue environnemental, ce n'est pas le top du top, mais il faut avouer que le résultat d'un point de vu économique, politique, énergétique est assez énorme.
Le barrage d'Itaipu est considéré comme l'une des sept merveilles du monde moderne… et il est vrai que nous avons été pris par la démesure de cet superstructure !

Les chutes d'Iguaçu

A Foz do Iguaçu, il y a donc le parc national d'Iguaçu, celui par lequel il nous est possible d'accéder à la grandeur, à la beauté et à la force des chutes d'Iguaçu. 

Iguaçu, en langue des Guarani, les indiens de cette région, signifie "les grandes eaux". Le terme est faible !
Elles font partie des 7 merveilles naturelles inscrites au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1984

Ce que l'on ne nous dit pas dans les guides, c'est la multitude de papillons qui vit à proximité des chutes.
Bien sûr, impossible de rater les coatis, qui sont (malheureusement) accoutumés au passage des touristes et qui n'hésitent pas à venir fouiller dans votre sac si vous le laissez ouvert!
Nous avons terminé notre journée au Parc de Oiseaux de Iguaçu, un beau moment d'émerveillement, nous avons eu la sensation d'intégrer le dessin animé RIO, mais en vrai ! 

Bon à savoir, les chutes d'Iguaçu sont pour 20 % brésiliennes et pour 80 % argentines. 
Nous n'avons fait "que" le côté brésilien, car la météo n'a pas joué en notre faveur lorsque nous avons souhaité aller du côté argentin.
En gros il pleuvait des cordes!
Cependant, tout le monde nous l'a dit, ce sont deux spectacles complètement différents… donc si vous avez l'occasion, n'hésitez pas, faites les deux !

Foz do Iguaçu, cela  a été aussi l'occasion de procéder à quelques révisions sur le combi.
Entre ce qui était prévu (les pneus, l'essieu de direction, la vidange) et ce qui ne l'était pas (2 remorquages, le changement de 3 bobines… oui, messieurs, oui, mesdames, 3 bobines!!) nous aurons finalement passé pratiquement une semaine à Foz do Iguaçu.
On s'occupe parfois mieux du Combi que de nous-mêmes…

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