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Malaise en Malaisie

Au cours de la planification de notre voyage, la Malaisie ne faisait pas spécialement partie de nos favoris.
Notre aventure à l'aéroport de Paris nous a cependant contraints de prendre un billet pour Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, afin de justifier de notre sortie du territoire indonésien.

KUALA LUMPUR (17 au 20 octobre)

Nous arrivons de nuit, dans le quartier chinois de la ville. Tout est calme, presque poétique avec cette grande avenue éclairée par les lampions rouges en papier.img_0833
La ville est très étendue, mais les centres d'intérêts sont regroupés sur quelques kilomètres carrés.
Nous arpenterons la ville pendant 3 jours, sous une chaleur difficilement supportable !

L'animation de Chinatown en Malaisie

Si vous n'avez besoin de rien ou alors d'une contrefaçon, n'hésitez pas, passez à Chinatown ! 
Nous le savons, dans les grandes villes, les quartiers chinois sont toujours vivants, bruyants, grouillants.
Celui de Kuala Lumpur, KL pour les intimes, ne déroge pas à la règle.
Oserons-nous ajouter que Chinatown est sale? Oui, nous osons! Certaines ruelles ne font pas rêver le commun des mortels.
Les rats côtoient les chats, les chats cotoient les chiens. Les chiens sont globalement chassés par les hommes etc.

Il vaut mieux éviter de se rappeler de certaines échoppes du marché – boucheries, poissonneries au hasard – quand vient l'heure du repas ! 
Plus sérieusement, nous nous régalons avec les différents plats et propositions culinaires…

MALACCA (20 au 22 octobre)

A Malacca, la vie est plus douce et tranquille, nous passerons plusieurs jours dans un petit hôtel, "Bala's Place".
M. Bala, le propriétaire est un indien installé en Malaisie depuis plusieurs années.

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Il rigole toujours, tout le temps, même quand il est désolé ou qu'il n'a pas les réponses à nos nombreuses questions.
De fait, nous relativisons et partons au hasard à la découverte de cette ville, classée au patrimoinde de l'Unesco.
Nous en apprenons un peu plus sur le mélange des cultures car Malacca a toujours été historiquement une place stratégique. 
Ainsi, se sont succédés et mélangés les peuples malais, javanais, chinois, indiens, portugais, hollandais et anglais!
Héritage de ces différentes populations : des mosquées, des temples, des églises, des maisons bourgeoises… et une grande tolérance communautaire.

Cela nous conforte dans l'idée que les gens peuvent bien vivre ensemble…
… et cela nous consterne d'autant plus de recevoir les actualités françaises à ce moment-là: sur Calais, l'accueil des migrants, la montée de l'extrémisme etc…

La meilleure façon de decouvrir une ville, c'est de s'y perdre…

C'est ainsi qu'en suivant quelques trishaws, le moyen de transport officiel de Malacca, nous avons découvert la belle ballade le long du canal qui traverse la ville.

Nous avons adoré déambuler à travers les maisons, les fresques murales, les ponts, les fleurs, les bâtiments coloniaux, en toute tranquilité et sérénité.
C'est une marche sans aucune difficulté qui a eu le mérite de nous faire sortir de la cohue de touristes qui occupent les quelques rues du centre ville historique.

La minute culinaire

img_1090La seule vraie bonne information fournie par M. BALA fut qu'il ne fallait pas quitter Malacca sans aller au "Pak Putra Tandori & Naan", un restaurant indien à ne pas rater.
Mais comme vous le savez déjà, le voyage ce ne sont pas des vacances… Nous devons faire toujours attention à notre budget.
D'autant plus que nous ne voyageons plus en véhicule, de fait, nos plus grosses dépenses sont les hébergements et les repas…
Donc, le dernier soir à Malacca, nous avons complètement dépassé notre budget moyen de 1,50 euros par personne et par repas… 
Avec une addition à 6 euros pour 2, nous nous sommes faits un vrai plaisir !!

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Le "Pak Putra Tandori & Naan" c'est un restaurant avec une salle moyenne et surtout une terrasse immense en bord de rue.
Le spectacle des serveurs qui courent partout, celui des maîtres naan et tandori qui envoient les plats à une vitesse hallucinante… nous a régalé autant que ce que nous avons eu dans notre assiette.
Une découverte pour Mika, qui n'avait jamais mangé de poulet tandori. 
Un vrai bonheur pour Alline, qui a savouré des naan au fromage… le reste étant de toute façon trop épicé.

TAMAN NEGARA (24 au 27 octobre)

Après plusieurs jours en ville, nous ressentons le besoin de nous isoler et profiter de la nature…
Nous décidons de nous mettre au vert dans la jungle de Malaisie en rejoignant le Parc National Taman Negara.
img_20161027_103841La haute saison n'a pas encore commencé. Il pleut encore à heures fixes en fin de journée, quand le temps devient trop lourd.
Après quatre bus différents et une journée de transport, lorsque le dernier bus nous dépose sur la place du village, nous avons l'impression d'être des aventuriers en herbe.

Nous sommes chanceux, pendant notre séjour, la pluie ne se manifeste qu'à la tombée de la nuit.
Cela nous laisse les heures chaudes de la journée pour nous promener en barque à moteur, marcher dans la jungle, tester la plus grande canopy du monde etc…

Une de nos idées de départ était de dormir dans la jungle…

Courageux, mais pas téméraires, et surtout après avoir pris des renseignements sur les animaux / insectes du coin, nous nous sommes ravisés.
Nous préférerons une sortie nocturne dans le parc encadrée par un guide qui sera tout heureux de trouver et nous montrer serpents, araignées, sauterelles, phasmes, sangsues et autres scorpions.

Coup de gueule environnemental #1

Pour la première fois nous nous sommes confrontés en réel à ce qui était pour nous un concept, un sujet de pétition, de discussion : les plantations de palmiers. 
En résumé, la Malaisie – mais aussi d'autres pays d'Asie du Sud Est – pour le compte de grosses industries cosmétiques et alimentaires arrachent les forêts natives, pour pouvoir y planter des palmiers, afin de produire de l'huile de palme.
Les conditions de travail sont catastrophiques, des enfants sont exploités et en plus, l'huile de palme industrielle est reconnue pour être nocive pour la santé.

Une fois de plus nous marchons sur la tête… car personne n'est vraiment gagnant dans cette affaire !
Ah si. Les grosses industries et même… notre brave gouvernement français, tous partis et époques confondus !
Pour ceux qui veulent aller plus loin… un excellent dossier se trouve sur ce lien

LA REGION DES CAMERON HIGHLANDS (28 au 30 octobre)

Sur le papier, la carte postale était belle.

Une station de moyenne montagne, de l'air frais, des plantations de thé à perte de vue, une forêt de mousse comme dans le film "Avatar". 
Nous nous réjouissions d'avance à l'idée de louer un scooter et sortir des sentiers battus…

Arrivés à Tanah Rata, une des 3 villes de la région des Cameron Highlands, nous constatons que la météo en a décidé autrement et nous déchantons rapidement.
Une pluie régulière et intense tous les après-midis recouvre cette zone… il est donc difficile d'y évoluer en scooter.

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Nous décidons de réserver un tour en vieux 4×4 de l'armée anglaise, avec un guide passionné de plantes qui a pris plaisir à nous transmettre ses connaissances. 

Nous ferons cette excursion, avec une famille indienne installée à Kuala Lumpur, en vacances aux Cameron Highlands.
img_1502Les 2 enfants nous adoptent immédiatement, nous appellent Tatie et Tonton.
Ils nous écoutent leur raconter nos aventures et nos conseils écologiques incroyables, comme par exemple "ne pas jeter de papiers par terre"… Et oui, il y a encore du boulot de ce côté-là !! 
Le temps passé ensemble était tellement agréable que nous avons terminé notre excursion dans un restaurant indien, où les parents ont fait question de choisir nos plats et de nous inviter.

Pour eux, voyager comme nous le faisons est juste incroyable, nous les avons faits voyager par procuration… 
Pour nous, ce moment de gentillesse et de partage en famille nous a rappelé que les choses simples étaient bien souvent les meilleures…

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Coup de gueule environnemental #2

Il existe différents sentiers de randonnées autour de Tanah Rata, les conditions climatiques ne nous ont pas permis d'en profiter à 100%.
Nous nous contenterons d'une ballade sur une matinée, nous prenons de la hauteur et avons vue sur le panorama sur la vallée.

La fin de cette ballade nous fera prendre conscience que le tourisme dans cette région est loin de s'arrêter, au détriment de la forêt, des populations et de l'environnement en général.

Ce qui est complètement contradictoire lorsque l'on sait que c'est justement ce que viennent chercher les touristes: de l'air pur et de la tranquilité.

GEORGETOWN (31 octobre au 1er novembre)

Georgetown n'était pas vraiment prévue au programme… Plusieurs personnes nous ont conseillé d'y faire un tour. 
Bien souvent, les petits signes de la vie ou les grands avis de l'extérieur, cela fonctionne bien… 
Et bien dans ce cas-là… pas du tout !!!
Conclusion, nous sommes complètement passés à côté de cette ville

En Malaisie, nous avons traversé une période de flottement… Notre moral a été à l'image de la météo, lourd et changeant.
Tout paraît compliqué, rien n'est plus fluide… Nous ne comprenons pas trop ce qui nous arrive… 
… et soudainement nous nous sentons fatigués, lassés, presque blasés.
Ajoutez à cela de la pluie, la fin de la mousson est bien présente… Voici la recette parfaite pour un sentiment de malaise.
C'est un peu ce qui s'est passé pour nous: un malaise en Malaisie…

Nous ne sommes pas inquiets, nous savons pour l'avoir évoqué avec d'autres voyageurs, que cela arrive et qu'il faut laisser faire les choses… 

Car, après la pluie… vient toujours le beau temps !img_20161018_191002