Archives de catégorie : CHILI

Une page de Patagonie !

Lors de la préparation de notre voyage, nous avons beaucoup discuté de la Patagonie.

Mika voulait absolument connaître la Patagonie.
Son cousin Antoine l'avait traversée à vélo et lui en avait parlé… il continue d'ailleurs de pédaler à travers le monde, cela se passe ici

Ensuite, dans l'imaginaire de Mikaël, c'était mythique d'aller au bout du monde en traversant de si grands espaces occupés par les gauchos.

SAM_2958Alline, elle, ne voyait honnêtement pas l'intérêt d'aller dans un endroit désertique, froid et de surcroit battu par les vents. 
De plus est, une fois arrivés au bout du monde, pas d'autres moyens pour rebrousser chemin que de faire le même nombre de kilomètres, sur une route de ripio*.

* Le ripio, c'est tout un concept quand nous voyageons en véhicule… Il y a le bon, le mauvais, le catastrophique, l'impraticable. Une route en ripio, c'est une route qui n'a pas de revêtement d'asphalte ou de béton. Cela peut donc être aussi bien une route de terre, de gravier, de sable ou de galets.

Ce n'est jamais une très bonne nouvelle quand nous devons emprunter une route de ripio, parce que Combito n'apprécie pas forcément et nous non plus.
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Côté Combito : Nous craignons régulièrement pour les pneus, les amortisseurs, le pare-brise, la suspension, la direction, etc… 
Côté Alline et Mika : La conduite est très éprouvante car il faut rester concentré sur les éventuels trous ou grosses pierres sur la route qui pourraient endommager Combito, en étant secoués dans tous les sens et en ayant pour bande-son le vacarme de toute la cuisine qui s'entrechoque!

Finalement, nous avons fait route vers la Patagonie et la réalité ne nous a pas déçus, quand elle ne nous a pas émerveillée.
Pour une fois, nous ferons un peu plus de place aux photos, avec un peu moins de blablabla habituel.
Tout simplement, parce que nous, nous nous sommes retrouvés plein de fois sans mots face à ces paysages.

Patagonie côté Chili, la Carretera Austral

Caleta Tortel

La Caleta Totel ne fait pas partie de la Patagonie, c'est encore sur le chemin de la Route Australe…
Cependant et pour l'anecdote, nous l'intégrons à cet article, car lorsque nous étions encore en France, nous avions vu un documentaire sur ce village où il pleut, selon la légende environ 300 jours par an… 
Statistique qu'Alline n'avait pas trouvé forcément encourageante, mais que Mika avait, lui, trouvé très intéressante ! 
Chanceux que nous sommes, nous aurons 2 jours de grand soleil !
Pas de voitures à Caleta Tortel, comme le village est construit à flanc de rocher au bord de l'océan, on y circule à pied, sur des passerelles de cyprès, le bois qui est produit et travaillé..
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Le parc national Torres del Paine

Il fait partie des incontournables de l'Amérique du Sud, comme le Machu Pichu ou les chutes d'Iguaçu. 
On paie donc cher l'entrée, environ 4 fois plus qu'un autre parc national chilien… mais une fois entré, il est possible de rester et profiter autant de temps qu'on le souhaite… 
Grâce à Combito, nous resterons 6 jours dans cet endroit sublime, le temps de faire 4 belles randonnées mais aussi de se reposer dans ce cadre exceptionnel!

NB: Il parait que si on entre de nuit, les gardes laissent passer sans payer… mais nous ne l'avons pas vérifié ! 

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Puerto Natales 

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Nous passerons en coup de vent à Puerto Natales, car c'est la route pour aller au Parc National Torres del Paine…
Cependant, en arrivant en ville, nous avons eu le temps de croiser, Karen et Sebastiàn, des voyageurs en Combi, amis de Dani et Jupa… Comme presqu'à chaque fois que nous rencontrons des voyageurs en Combi, nous prenons le temps de prendre une photo ensemble!

Le projet de Sébstiàn s'appelle "Fotografiando el Mundo"

La grotte du Mylodon

Au milieu d'une montagne, une grotte immense, dans cette grotte aurait vécu un animal préhistorique rare: le Mylodon.
Le Mylodon – une espèce éteinte entre -10 200 et – 13 5603 est une sorte de paresseux terestre géant. 

Cette grotte créée à partir de lacs géants suite à des éruptions volcaniques a une grande importance scientifique, d'un point de vue archéologique, géologique ou encore botanique.

Punta Arenas

A croire que nous avons été très sages en 2015, puisque Punta Arenas fut notre cadeau de Noël…
Quand ils ont su que nous contunions notre chemin vers le sud du Chili, Lizzie et José nous ont chaleureusement proposé leur maison à Punta Arenas.
Nous n'avions pas d'idée précise pour les fêtes de fin d'année, cette proposition était donc plus que bienvenue!

Une maison, rien que pour nous, pour les fêtes, quel bonheur… mais aussi quelle sensation étrange d'avoir de l'espace et de retrouver le confort de la vie moderne…
Nous avons donc vécu pendant 15 jours à Punta Arenas (qui veut dire la Pointe des Sables) face au détroit de Magellan, avec des journées où le soleil se lève à 4h du matin pour ne se coucher qu'après 23h30… la proximité de l'Antarctique ayant son rôle.

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Pour nous, Punta Arenas, c'est un souvenir dans lequel nous avions un jacuzzi rien que pour nous, beaucoup de vent et des dauphins qui jouaient dans l'eau face à "notre" salon… Merci Lizzie et José Manuel de votre confiance !

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Patagonie côté Argentine, la Ruta 40 

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Le Glacier Perito Moreno

Des glaciers, nous en avions déjà vu… D'aussi près beaucoup moins… Aussi impressionnant, jamais.
Le Perito Moreno, c'est une expérience sensorielle à part entière: le vent, les couleurs de la glace, le bruit que le glacier fait en avançant, le spectacle des pans de glace qui s'effondrent dans l'eau…

Pour ceux qui sont plus pragmatiques: le Perito Moreno fait partie de la 3ème zone de glace au monde, après le Pôle Nord et l'Antartique, soit 250 km².
Le glacier est en mouvement: journalièrement, il avance de 2 mètres de face, 40 cm sur les côtés.SAM_2725
Enfin, il est classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco. Difficile de passer à côté donc !

Ushuaïa

Depuis quelques semaines, nous nous interrogions sérieusement sur l'intérêt d'aller jusqu'à Ushuaïa.
En arrivant sur le territoire argentin, nous avons pris des renseignements sur l'état des routes et dans la foulée carrément abandonné l'idée d'aller à Ushuaïa.
Cela faisait bien trop de kilomètres sur les routes de ripio…

SAM_2795Cette fois encore, la vie de voyageurs nous a offert un joli un cadeau.
Peu de temps avant de rejoindre "notre" maison de Punta Arenas pour Noël, nous apprenons que Michel, Ana, Lucien et Chloé leurs enfants, nos amis de Santiago, seront de passage pour leurs vacances à Punta Arenas.
Incroyable mais vrai ! Nous sommes ravis de les revoir et leur proposons aussitôt de passer la soirée du Nouvel An ensemble s'ils n'ont rien de prévu.
Ils n'ont rien de prévu, l'affaire est donc conclue, nous commencerons la nouvelle année ensemble !

C'est au cours de la soirée que Michel nous propose de partir tous ensemble camper à Ushuaïa le lendemain.
A croire que les fous ne fréquentent que des fous!
Car Ushuaïa, c'est 400 km aller, 400 km retour, sur le fameux ripio ! 
Pas de problème pour Michel, alors, nous nous entassons tous les six dans leur voiture et c'est parti!

Parfois, on dit que ce n'est pas la destination qui compte, mais le chemin.
Pour nous cela n'a jamais été aussi vrai que pour Ushuaïa. 

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Ushuaïa en soi, ce n'est pas spécialement joli… Une fois prise la photo que tout le monde prend à l'entrée de la ville, nous ne savions pas trop où aller.

Nous avons donc trouvé une alternative, en allant camper dans le Parc National de la Terre de Feu…
Restera dans l'histoire que le 1er janvier 2016, nous avons campé au bout du monde  ! 

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La Terre de Feu

Depuis Punta Arenas, il faut donc faire 400 kilomètres pour atteindre la Terre de Feu, cette île gigantesque est partagée entre le Chili et l'Argentine…SAM_2858
Avec Michel, Ana Elena et les enfants, nous avons choisi de prendre la plus courte des deux traversées possibles.
Pendant cette mini croisière, nous aurons la chance de croiser dans le sillage du ferry des dauphins joueurs et plus loin, sur la route du retour, des pingouins rois vraiment majestueux.

Le paysage de la Terre de Feu est toujours aussi étonnant qu'en Patagonie : de la steppe, puis des montagnes avec des glaciers, puis des lacs, des rivières et des forêts pour enfin arriver en bord d'océan…

Ainsi se termine notre voyage… au Chili ! 
Nous avons finalement passé quasiment 6 mois dans ce magnifique pays, qui est sans aucun doute, celui qui a le plus marqué notre voyage en Amérique du Sud…

…La suite se passe en Argentine !

Fundo Panguilemu / Coyhaique

Le Fundo Panguilemu à Coyhaique (prononcez Co-aïe-iké), c'est certainement une des expériences les plus riches et intenses de notre voyage…
On ne dirait peut-être pas comme ça, sur les photos ou sur ce que nous vous contons, mais ce n'est pas parce que nous sommes en voyage que nous arrêtons de réfléchir… bien au contraire ! 
Même si nous nous entrainons à vivre au jour le jour, à profiter du moment présent, régulièrement la question du "et après le voyage" revient nous taquiner…

Drôle d'endoit pour une rencontre

GOPR2360Nous nous retrouvons à Coyhaique fin novembre, tout cela parce qu'un beau jour d'août, du côté du Machu Picchu au Pérou, la vie a choisi de mettre Reynald sur notre chemin, ou devrais-je dire, dans notre piscine.
Oui, car à ce moment-là, nous profitions tranquillement des sources d'eau chaudes de Cocalmayo. 

Dans les faits, en bons français de base, nous râlions sur le manque de discrétion des jeunes Américains – ils ne parlent pas entre eux, ils crient! – Reynald nous a alors abordé, en riant de nous entendre. 
Comme si nous nous connaissions depuis des années, en quelques minutes, nous voilà partis à échanger sur des sujets un peu plus profonds que la piscine et le QI des ces jeunes qui nous entouraient.

Reynald, la trentaine, un grand sourire et les yeux qui pétillent, avait selon les critères courants, tout pour être heureux: travail qui rapporte, appartement sympathique, pas ou peu de préoccupations…
Mais tout cela manquait cruellement de sens pour lui, il avait donc décidé un beau jour de tout plaquer pour voyager et se former dans un métier moins lucratif. 
Au moment où nous l'avons rencontré, cela faisait près de 2 ans qu'il était heureux sur les routes… Aussitôt après qu'il nous ait expliqué avoir passé quelques temps dans une ferme au Chili, nous avons redoublé d'intérêt pour ses récits.
D'autant que les propriétaires étaient, tout comme lui, formés en management hollisitque, philosophie qui combine parfaitement avec la permaculture.
Tout cela forcément, a attisé notre curiosité et Coyhaique est devenu un de nos objectifs de voyage au Chili.

Merci, merci à Reynald qui nous a mis en contact avec Lizzie et José Manuel… 

Nous arrivons à Coyhaique

SAM_1764Entre le moment où nous en avons entendu parler et le jour où nous arrivons enfin à Coyhaique, 3 mois se sont passés.
Nous nous sommes imaginés beaucoup de choses sur la ferme de Lizzie et José.
Nous ne savons pas très bien où nous mettons les pieds, nous n'avons pas non plus cherché à en savoir plus.
Nous sommes persuadés que nous allons apprendre énormément en permaculture et que peut-être Mika trouvera des clés ou de l'inspiration pour une reconversion…
C'était sans compter avec la fameuse règle :

"Faites des plans si vous voulez, mais sachez que cela ne se passe JAMAIS comme vous l'avez prévu".

Nous sommes accueillis par Morgane et Laurène, 2 françaises en vacances venues faire du volontariat dans cette ferme.
Elles nous expliquent brièvement qu'il y a 5 autres français dans la ferme et 1 hollandais, le fonctionnement de la ferme, etc.
Quand nous leur expliquons l'objet de notre visite, elles sont dubitatives… permaculture? Jamais entendu parler ici. OK… d'accord.
Nous ne rencontrerons Lizzie et José que quelques heures plus tard, pour ne réellement discuter avec eux que le lendemain.

Bienvenue au Fundo Panguilemu / Coyhaique

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Le Fundo (Ferme) Panguilemu (Forêt du Puma en langue native) est l'endroit qu'ils ont choisi pour s'installer voici 2 ans.
C'est une ferme de 1000 hectares, implantée dans un décor digne d'une carte postale.
Ce qui fait fonctionner la ferme aujourd'hui, c'est l'élevage, nous sommes au coeur de la Patagonie chilienne, donc on mange de la viande.
Ils produisent de la viande d'agneau, de mouton, de veau, de boeuf, qu'ils revendent ensuite dans leur boucherie en ville.

Paralèllement à cela, Lizzie a lancé l'activité de maraîchage bio, elle travaille avec différents restaurants, mais aussi des particuliers pour vendre tous types de salades, légumes et fleurs, fraîchement récoltées.

Ils accueillent chez eux des voyageurs en échange de travail bénévole à la ferme en échange d'un gîte et d'un couvert, pratique mieux connue sous le nom de "woofing".
Lorsque nous arrivons, malgré le nombre de volontaires, ils ont toujours plus besoin d'aide, tant il y a de projets et de choses à mettre en place.

Les nombreux projets de Lizzie et José Manuel

SAM_1916En arrivant dans la ferme, nous sommes automatiquement propulsés au milieu de la belle énergie créative de José et Lizzie et Sara, leur petite fille.

Partant du principe qu'il faut se diversifier pour s'en sortir, ils ont donc plusieurs projets en cours, mais aussi des idées à plus ou moins long terme…
Lorsque nous arrivons, les projets en cours sont les suivants:

– Construire un poulailler pour 600 poules
– Réparer un filet brise-vent pour les serres
– Refaire le jardin extérieur et entretenir les serres
– Construire un bâtiment pour la tonte des moutons
– Construire différents meubles pour la maison principale
– Construire des yourtes pour un campement d'écotourisme
– Créer un parcours de ballades à cheval…

Cohabitation et Promiscuité.

C'est grâce à ce passage à la ferme que nous avons compris la différence entre promiscuité et cohabitation
Par exemple, la promiscuité, c'est ce que nous vivons tous les jours avec Combito, à savoir une proximité dans un espace petit, restreint qui empêche l'intimité.

Dans la ferme de Lizzie et José Manuel nous avons cohabité avec plusieurs personnes, avec leurs différentes personnalités, nationalités, cultures, histoires de vie, âge, genre etc…
Exercice intéressant, d'autant plus que c'est le "hasard" qui a regroupé toutes ces personnes au même endroit, au même moment pour partager cette expérience.
Nous ne nous sommes pas choisis. Nous avons donc dû rapidement apprendre à vivre ensemble, travailler, partager des repas ensemble, communiquer, se comprendre, trouver sa place etc…

La vie en communauté, la cohabitation, un vrai exercice de style…

Mikaël est plutôt indépendant

et n'est plus trop (voire pas?) habitué à recevoir des directives ou des remarques… 
De même, il lui est parfois difficile de travailler en équipe, du fait de la barrière de la langue… 
Il lui faut souvent plus de temps pour expliquer quelque chose que de le faire directement.

Alline a dû apprendre

– mais la leçon n'est pas encore bien assimilée… – à lâcher prise sur le fait de vouloir satisfaire tout le monde…
… à prendre conscience que parfois, le mieux est l'ennemi du bien…
… Et qu'en plus, tout le monde n'a pas la même vision des choses qu'elle !!

Nous avons passé 3 semaines entre novembre et décembre 2015 pour mieux revenir à nouveau 3 semaines mi janvier 2016.
Deux séjours totalement différents, car les volontaires sur place étaient différents et peut-être bien que nous aussi! 

Sur ces deux séjours, les interactions et les échanges avec José Manuel, Lizzie et les volontaires ont toujours été riches en enseignements ainsi qu'en expériences!

Du travail oui, mais des loisirs aussi !

Ce qui est vraiment génial au Fundo Panguilemu, c'est qu'avec une forêt, une rivière, des montagnes et des champs, l'endroit se prête à toutes sortes d'activités.

Ainsi, nous sommes partis une journée à cheval pour faire le tour de la propriété.

SAM_1881Don Domingo, le salarié de Lizzie et José Manuel, nous a enseigné, toujours avec le sourire et bienveillance, à passer dans des rivières, comment galoper dans les champs, comment descendre des chemins de pierre…
N'ayant que très peu d'expérience en la matière, nous nous en sommes parfaitement sortis ! 
Grâce à lui, nous avons touché du doigt l'expérience de la vie du Gaucho de Patagonie, sous le soleil, le vent, la pluie et dans de magnifiques grands espaces. 

Un autre grand souvenir, la partie de pêche de Mikaël avec José Manuel.

Quelques jours après notre arrivée, José Manuel nous explique qu'il a tellement de travail qu'il ne prend même pas le temps d'aller pêcher dans SA rivière.
Mika n'est pas sûr de comprendre, je fais répéter. Comment ça, SA rivière?
Effectivement, sur la propriété coule une rivière. Aussitôt validée l'information, Mika obligera José Manuel à l'emmener pêcher… 

Ils reviendront heureux et très fiers, avec 3 belles prises, des truites arc-en-ciel pou lesquelles nous avons retardées notre départ, afin de pouvoir les déguster ! 

Qui a dit que bricoler c'était travailler? 

Cela faisait plusieurs mois que cela le démangeait. 
Le fait de voir d'autres Combi mieux aménagés le faisait enrager, car il n'avait eu que très peu de temps au Brésil pour tout imaginer et mettre en place sur Combito…
Quand il a vu pour la première fois l'atelier de bricolage de José Manuel avec tous les outils disponibles… l'idée a commencé à devenir un projet.
Une utltime grande discussion avec Alix & Alex sur l'aménagement de Combito le décidera défintivement.
Mika a donc profité de notre second séjour pour refaire tout l'aménagement de Combito!

Etant donné que nous allons rester 6 mois de plus en Amérique du Sud, autant joindre l'utile à l'agréable.
Combito dispose donc maintenant d'un salon, en plus de la cuisine et de la chambr initiales… Et bien vous savez quoi? Cela change la vie!

Au Fundo Panguilemu, il y a aussi les balades, les moments de méditation dans les jardins… et même un cours de Yoga pris par Mika avec Susana, une volontaire allemande au petit matin!

Nous avons eu aussi quelques moments de folie.

Nous ne vous le dirons jamais assez: l'abus d'alcool est dangereux pour la santé… et aussi pour notre intégrité…
Lors de notre premier séjour, José Manuel et les français présents ont très solennellement et sobrement officié à notre vrai faux mariage. Mariage qui a eu lieu après un concert très très privé d'un groupe dont nous cherchons activement les dates de la prochaine tournée!

Le management et le contexte holistique

Holistique vient du grec "holos" qui signifie "le tout".
Le management holistique désigne toutes les approches, ou toutes les techniques qui prennent en compte la globalité d'une structure, d'un individu ou encore d'une entreprise. 
Pour gérer la ferme, toutes les activités, ainsi que leurs vies, José Manuel et Lizzie sont formés et formateurs en management holistique.
Le Fundo Panguilemu est un Allan Savory Hub, un centre de ressources et de diffusion du management holistique.

Un des principes de base de cette approche est que le tout est supérieur à la somme des parties : 1 + 1 > 2
Ainsi l’entreprise ne se développe bien et de manière durable que si les personnes qui y travaillent, dirigeants, salariés et volontaires se sentent bien et trouvent un sens à leurs actions.
La place de l'être humain y est tout aussi importante que l'économie et l'environnement.

Dans ce cadre-là, nous avons également eu l'occasion de réaliser notre contexte holistique, pour nos vies.
C'est un processus logique en trois parties:
1/ Quels sont vos souhaits de vie, votre qualité de vie.
2/ Quels sont les moyens dont je dispose pour réaliser ce que je souhaite
3/ Dans quel environnement je souhaite mettre en place cette vie.
Tout cela en tenant compte de nos dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, spirituelle. 

Faites le test! Quels sont vos souhaits, vos vraies attentes dans la vie, pour vous et pour vous seul(e) sans penser à votre partenaire, vos enfants, votre famille ou pourquoi pas… votre chef? 
De quoi avez-vous besoin pour être pleinement et vraiment heureux, en tant qu'individu?! 

Pour conclure…

Au sein du Fundo Panguilemu, et au cours de nos deux séjours, il y avait Zayd, un volontaire Hollandais, fan de reggae…
Il sera arrivé à faire d'une certaine musique de Bob Marley l'hymne de la ferme…

Le refrain, dit quelques choses comme cela:

"Ne t'inquiète pas à propos des choses, 
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller.
Chante "Ne t'inquiète pas à propos des choses
Car toutes les petites choses,
Vont très bien aller."
 

Sur ces bonnes paroles… nous vous disons à bientôt !

Des rencontres au fil de l’eau

Lorsque nous avons commencé notre voyage…

… voici maintenant 9 mois (!!), nous savions plus ou moins quels pays, quelles routes, quels décors nous allions traverser.
Ce qu'il nous était impossible d'imaginer, c'est la diversité des rencontres que nous allions faire, la richesse des échanges et des expériences que nous allions vivre.

SAM_1696De plus en plus, nous croyons en la notion de synchronicité, d'un hasard qui serait intelligent, porteur de sens… la vie serait vraiment bien faite, comme le dit la sagesse populaire.
En toute logique, nous pensons donc que les personnes que nous rencontrons, les événements qui nous arrivent seraient des réponses de l’Univers à des questions que nous nous posons, ensemble ou individuellement, de manière consciente ou inconsciente.

Depuis que nous sommes au Chili, 4 mois maintenant, nous faisons plus de rencontres.
Est-ce que c'est parce que nous sommes plus ouverts, plus détendus, plus lents ou juste parce que nous sommes en mesure de recevoir ces personnes dans notre bulle de voyageurs? Nous ne saurions le dire.

Entre Villarica et Puerto Rio Tranquilo, soit un chemin d'un peu plus de 2000 kilomètres, la vie a mis sur notre route des personnages hauts en couleur, totalement différents de nous mais aussi entre eux…
Il est presque certain que nous n'aurions pas forcément eu l'opportunité de les rencontrer autrement que dans cette vie de voyage!

Etat des lieux des rencontres et des endroits visités ensemble.  

Benedicte et Edison

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  • Leur voyage: 

De l'Alaska au Cap Horn dans un van américain

  • Qui sont-ils: 

– Elle est danoise, voyageuse, écrivain, chanteuse, consultante pour des émissions pour enfants, des marques de jouets et a créé de nouvelles méthodes d'apprentissage.
– Il est brésilien, marin et pilote d'avion.

  • Notre rencontre: 

Lors de notre soirée d'au revoir avec Dani et Jupa à Villarica, Bénédicte est apparue, avec sa bouteille de vin blanc, sa bonne humeur et ses anecdotes. 
Le lendemain, nous étions invités à un concert privé devant son van, nous déciderons ensuite de faire route ensemble sur la région des lacs.

  • Ce que nous avons appris avec eux: 

Que l'on pouvait être célèbre, mais rester simple, accessible avec un grain de folie. Qu'il n'y avait pas d'âge pour voyager. Que l'amour n'avait pas de frontières. 
Edison nous transmettra sa citation favorite de Mark Twain, que nous tentons d'appliquer à nous-mêmes : 

"Ne vous détournez jamais de vos rêves, car si vous les perdez, vous continuerez de vivre, mais vous cesserez d''exister…"

  • Un souvenir: 

Les parties de Yam's dans leur van et la chance scandaleuse d'Edison avec les dés.
Le restaurant offert par Bénédicte et Edison pour notre dernière soirée enemble… Mikaël a dégusté son premier "curanto", un plat typique de Puerto Montt, à base des coquillages, charcuteries et pomme de terre… une tuerie !

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Marie-Line et Rémi

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  • Leur voyage: 

En Europe dans un premier temps en van, puis l'Amérique du Sud en sac à dos et stop. 

  • Qui sont-ils: 

– Marie-Line et Rémi viennent du nord de la France. Marie-Line a quitté son emploi, Rémi est en année sabbatique.
Ils ont beaucoup d'énergie, sont très actifs, aiment se dépasser. Ils vivent à 100 à l'heure ! 

  • Notre rencontre:

A bord du ferry qui fait la liaison et ravitaille – un vrai marché flottant – toutes les îles de l'archipel de los Chonos, entre Quellon et Puerto Chacabuco. 

Nous étions 6 français au total sur le bateau, et nous nous sommes vite repérés. 
Marie-Line est venue nous voir, car elle recherchait des informations sur la durée du voyage qui était très approximative.
On lui avait dit 23 heures de bateau. Nous, on nous avait dit 18 heures… Au final, le voyage durera 36 heures !

  • Ce que nous avons appris avec eux:

La lucidité, la confiance et l'intelligence de Marie-Line qui avait trouvé une solution alternative à une problématique.
Au moment où nous les rencontrons, Marie-Line a déjà son billet retour en France, car elle est littéralement épuisée… Quand on vous dit que le voyage, ce ne sont pas des vacances… 
Elle laisse Rémi continuer son voyage, car, selon ses propres termes "elle se sent devenir chiante avec lui et ne profite plus du voyage". 
Belle preuve d'amour et de sagesse… Ils se retrouveront quelques semaines plus tard…

  • Un souvenir:

Même si cette rencontre était de courte durée, une belle discussion avec Marie-Line en prenant le soleil sur l'arrière du bateau. 
Les garçons, eux, ont apparemment vu des dauphins, des pingouins, mais ont surtout perdu une paire de lunettes de soleil dans les fjords patagoniens…


Eva, Pedro, leur chien Pépé chez Dani (une autre!)

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud en Combi 

  • Qui sont-ils: 

– Dani, qui nous reçoit chez elle est chilienne, elle a déjà voyagé 2 ans en couple dans son Combi en Amérique du Sud, en vendant des pâtisseries, des bijoux, des t-shirts.
– Pedro est suisse et Eva est péruvienne, ils voyagent en Combi également avec Pépé leur chien. Ils représentent une marque suisse de produits venus d'Inde. Ils vendent de l'artisanat, des habits, de l'encens, des cartes postales…  

  • Notre rencontre:

UIMG_20151113_180136ne fois de plus, la communauté Combi est entrée en action… Au moment où nous les rencontrons Eva et Pedro sont hébergés par Dani, car leur Combi est en panne. Ils nous ont laissé un petit mot et un autocollant sur notre pare-brise nous invitant à les rencontrer.
Nous passerons 1 week-end ensemble, à l'arrêt chez Dani, avant de les quitter pour visiter l'île de Chiloé.

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Pour voyager, il faut de l'argent. Pour avoir de l'argent, il faut travailler. 
Il est tout à fait possible d'allier les deux: travailler ET voyager. 
Ce n'est qu'une confirmation de ce que nous avions déjà entrevu avec Dani et Jupa.

  • Un souvenir:

Le déjeuner moules géantes et frites maison, magistralement réalisé par Pedro et Mika.


Alix & Alex, les chiennes Baloo et Cirka à Puerto Rio Tranquilo

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  • Leur voyage: 

L'Amérique du Sud et l'Amérique centrale en pick-up aménagé

  • Qui sont-ils:

Alix et Alex sont un couple de français. Tous deux fans de Mad Max, il conduisent un vieux chevrolet qu'ils ont baptisé "El Arca" (l'Arche). Dedans, 2 chiennes énormes, mais super gentilles: Baloo et Cirka.
– Alix vient du pays basque. Ce petit bout de femme au caractère bien trempé a choisi la vie de nomade depuis plus de 10 ans. Elle travaille dans les TP, conduit des camions et réalise son rêve en voyageant en Amérique du Sud en véhicule. 
– Alex lui, vient de Saumur. Egalement dans les TP, il a pris goût au voyage en suivant Alix et est mainenant le premier à en redemander! Alex, c'est la force tranquille derrière laquelle se cache un fêtard qui aime bien quand ça bouge.  

  • Notre rencontre:

Nous les croisons deux fois, une première fois à Villarica, la seconde à Ancud, où nous discutons un peu plus. La troisième sera la bonne sur la route Australe et où nous décidons de faire route ensemble jusqu'à Puerto Rio Tranquilo

  • Ce que nous avons appris avec eux:

Leur énergie, leur âme d'enfant, leur capacité à foncer sans trop se poser de questions. En résumé, ils croquent la vie et leur aventure à pleines dents. Ils nous invitent à être plus impulsifs, plus spontanés.

  • Un souvenir: 

La soirée totalement improvisée, à laquelle se sont greffés Max et Jibé, 2 motards de Guyane Française. Fous rires, grands débats et quelques verres de vin et de Pisco au programme… 

Pour nous qui faisons beaucoup moins la fête depuis notre départ de France (si, si, c'est vrai!), cela nous a fait le plus grand bien de boire des coups avec des copains qui ont les mêmes références et culture que nous ! 
Le lendemain, l'estomac un peu retourné mais le coeur vaillant, nous sommes allés visiter les cathédrales de marbre de Puerto Rio Tranquilo en hors bord… émotions, fous rires, éclaboussures et sensations fortes… bref, un moment magique !

Combito nous a aussi donné une belle leçon à sa façon!

… il a "héroïquement" ramené à la vie El Arca dont les batteries n'avaient pas résisté à notre folle soirée…
Nous nous sommes rappelés de cette fable de la Fontaine… "on a toujours besoin d'un plus petit que soi…" 

En conclusion…

Ces rencontres se sont toujours faites de manière naturelle, plus simplement que lorsque nous sommes dans une vie sédentaire… 
Nous allons plus facilement les uns vers les autres, nous fiant à notre intuition…
DSC02333Etant dans un esprit de voyage, peut-être que nous avons cela en commun avec les personnes que nous rencontrons, peut-être que ce point commun aide à briser la glace?
Peut-être qu'aller vers les autres serait en fait quelque chose de normal, mais qui se serait perdue dans nos sociétés dites "modernes" et bien souvent "individuelles"? 
Possible aussi qu'en étant seuls face à nous-mêmes, dans un pays qui n'est pas le nôtre, avec des cultures et des références différentes, nous osions plus facilement demander, échanger, recréer un esprit de solidarité et de partage?

Il est vrai aussi que dans une vie "normale", tout est posé, rythmé, organisé, classé. 
Il faut courir, nous nous créons des obligations, nous n'avons pas ou peu de temps. 
Entre le travail, la famille, les amis… finalement, quelle est la place que l'on accorde à l'imprévu, à la spontanéité? 
Et puis, aller parler, s'intéresser ou aider de nouvelles personnes…

… quelle drôle d'idée, n'est-ce pas?!  

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Araucanie et des amis

Quelques jours après notre passage à Santiago, nous avons rendez-vous avec Dani et Juan Pablo (que l'on surnomme Jupa – Prononcez "Roupa").SAM_0823
Ce sont des amis des VW Brothers, Juan et David, et ils pensent que nous aurons de bons moments à passer ensemble.
Partant du principe que "les amis de mes amis sont mes amis", nous nous retrouvons à Victoria, au coeur de la 9ème région du Chili: l'Araucanie.

En Araucanie, nous apprenons l'existence des Indiens Mapuches…

(prononcez "Mapoutché" = peuple de la terre), les premiers habitants de cette région.
Comme bien souvent dans l'histoire des peuples natifs d'Amérique, les Mapuches ont été persécutés, massacrés et dépossédés de leur terre…
Pourtant, c'étaient de redoutables guerriers venus des Andes chiliennes et argentines, ainsi que de très bons chasseurs, éleveurs et agriculteurs, respectueux de leur environnement… 
Ils ont résisté aux espagnols, puis aux chiliens, jusque dans le début du XXème siècle…
Aujourd'hui, en Araucanie, les Mapuches sont encore majoritaires, leur langue, le mapudungun est à présent enseignée dans les écoles. Drapeau Mapuche

Une des histoires que nous avons entendu et qui nous a plu est celle du français qui était devenu roi d'Araucanie.
Daniel, avec qui nous avions fait la fête à Valparaiso et qui est accessoirement professeur d'histoire nous l'avait raconté…

"En 1860, Orélie-Antoine de Tounens, un avoué originaire du Périgord, débarque en Araucanie, où il est rapidement porté en triomphe par les Indiens, qui voient en lui le sauveur qui les libérera des exactions chiliennes. 
Le 20 novembre 1860, il est proclamé roi d'Araucanie et de Patagonie : deux ans plus tard, il est expulsé et rapatrié en France. 
Là-bas, il continue son combat en lançant une souscription qui ne rencontre que les moqueries de la presse française. 
Ayant néanmoins tenté à plusieurs reprises de regagner son royaume, il sera expulsé à chaque fois par les autorités chiliennes ou argentines et mourra à Tourtoirac (Dordogne) en 1878."
(Merci Wikipédia pour ce très bon résumé)

Mais… revenons à Dani et Jupa.

Comme nous, ils voyagent en Combi. Le leur s'appelle Amunche (Prononcez : Amountché, qui veut dire "le voyageur").
Amunche est un respectable Combi chilien, né dans les années 80, parfaitement entretenu et transformé par ses propriétaires.

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D'ailleurs, depuis que Mika l'a vu, il ne pense plus qu'à une seule chose: refaire une beauté à Combito!!

SAM_1051Dani et Jupa sont chiliens et leur métier, en plus d'être voyageurs, c'est la production vidéo et internet, auxquels ils ajoutent les cartes de webmasters, photographes et écrivains.
Leur projet s'intitule "Nosotros los Chilenos" (Nous, les Chiliens) qui se tranforme petit à petit en "Nosotros los Viajeros" (Nous les Voyageurs).
Dans leur série Web, ils parlent des chiliens et chiliennes qui ont souhaité donner une nouvelle orientation à leur vie, qui sont passés à l'action et qui sont finalement heureux au quotidien… En bref, des personnes qui pensent que tout est possible si l'on s'en donne les moyens…
Ils parcourent leur pays en Combi, à la recherche de témoignages et donc, de belles rencontres.

Après quelques instants de conversation, nous nous apercevons que nous avons quasiment le même plan de route pour les prochains jours.
Sans se poser trop de questions, nous décidons de faire cette route ensemble… 
Pour nous, ce n'est que du bonheur, Amunche prend la tête du convoi, et Combito se laisse porter par son rythme.
Mika n'a quasiment pas à gérer la conduite, Alline n'a pas besoin de faire le copilote et traducteur, Dani et Jupa nous prennent amicalement en main.

Nous faisons sensation…

Un combi jaune ne passe pas inaperçu, un combi bleu non plus…
Alors… quand les deux roulent ensemble, nous vous laissons imaginer.

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Alline a grandement perfectionné son côté Miss France / Reine d'Angleterre en répondant aux bonjours, salutations et sourires des personnes que nous croisions !

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Avec Dani et Jupa, nous découvrons le Chili que nous étions venus chercher, le Chili sauvage, de la nature, avec ses forêts, ses lacs et… ses volcans !
Nous allons ainsi parcourir la région Araucanie, en sortant des sentiers battus et de la ruta 5 (la Panaméricaine) toujours en se laissant porter par nos intuitions respectives, des bons moments en toute simplicité.

Notre premier volcan, c'est le Lonquimay, l'occasion de marcher dans la neige,, mais aussi dans des champs de lave et de faire de la luge en sac poubelle.

Suivra ensuite le majestueux Volcan Villarica, toujours en activité!

Ce que nous apprendrons de Dany et Jupa, c'est qu'il faut RA-LEN-TIR !!

Ils nous incitent à prendre notre temps, à profiter toujours plus des beaux endroits que nous traversons, à faire de chaque moment une fête…

Nous échangerons énormément sur notre statut de voyageur, sur ce que cela nous apportait de mener cette vie, sur nos moments de doutes et de joie etc…

Ralentir, oui mais nous n'avons pas assez de temps !

Très vite, nous prenons conscience que notre visa de 3 mois pour parcourir le Chili ne sera pas suffisant, il nous faudra tenter le renouveler en passant par l'Argentine toute proche !
Quelque soit le pays, les douaniers sont toujours dubitatifs quand ils nous voient débarquer avec Combito, habillés n'importe comment, pas toujours frais… et avec un grand sourire de premiers de la classe aux lèvres…

Quand on leur explique ce qui nous arrive:
– Voila, on vient voir parce que nous n'avons vraiment pas assez de temps pour visiter tout le Chili en Combi"
–  Ah, mais ce n'est pas notre problème ça… pour renouveler votre visa, il faut faire SAM_1173une demande et payer… cela ne se passe pas comme ça, il faut respecter les règles"…
– Oui, bien sûr monsieur, mais nous, parcourir le Chili, c'est notre rêve !

Au bout de quelques minutes de gentille morale, ils nous envoient en Argentine.
– OK, donc, on y va, on revient et on a un nouveau visa?!
– Non… vous allez là-bas, vous pique-niquez, vous faites ce que vous voulez, mais revenez dans AU MOINS quelques heures!!

C'est ainsi que nous avons obtenu le droit de revenir sur le sol chilien, avec des nouveaux tampons sur notre passeport et donc 90 jours de plus à notre compteur de visite !

Et la suite?

Au bout de 10 jours passés ensemble, nous mettons fin à notre mini Road Trip… Dani et Jupa ont du travail à Villarica et nous, nous devons continuer notre route vers le sud ! Cependant, nous nous faisons la promesse de nous retrouver très vite, pour se raconter nos aventures respectives…

… Quelques semaines plus tard, nous recevons un message de Dani.
Elle a décroché un contrat en tant que rédactrice web pour un site humouristique, comme Topito ou Démotivateur…
Un des ses premiers articles s'intitule :

14 RAISONS POUR LESQUELLES VOUS NE DEVRIEZ JAMAIS FAIRE UN LONG VOYAGE EN COMBI 

Et devinez qui apparaît dans cet article ?! C'est nooooous!! C'est le début de la célébrité !!
Comme nous sommes sympas, nous vous remettons la traduction de ces 14 raisons…

1. Imaginez voyager, se garer n'importe où et dire que cet endroit est votre maison. Quel genre de vie est-ce? Vous n'êtes pas un escargot avec sa maison sur son dos!

2. Comment?! Les Combis roulent à une moyenne de 70 kilomètres par heure? Qui, en étant sain d'esprit peut prendre le temps de profiter du paysage et de la vie, de l'instant présent?

3. Ils ont cessé d'être produits depuis un certain temps, ce qui signifie qu'ils sont pièces de collection, icône de l'ère hippie, de liberté et d'aventure. Mmm, et si vous n'étiez pas à la hauteur de vivre dans un de ces morceaux de l'histoire en marche?

4. En outre, vous n'êtes pas émotionnellement prêt à ajouter un autre membre à votre famille. Il y a certains propriétaires qui les ont baptisés avec un nom, connaissent leur âge et leur nationalité, se rappelent des meilleures histoires ensemble, et estiment que leur Combi n'est pas un simple moyen de transport, mais a sa propre âme. Il vaut mieux vivre entouré par des objets sans signification, non?

5. Rencontrer les sourires et les salutations de personnes dans chaque lieu que vous visitez? S'il vous plaît! Vous ne voulez pas voyager et répandre la joie, sans parler de nouer des amitiés avec des étrangers!

6. Aider d'autres voyageurs? Transporter plus de personnes, y compris leurs valises ou sacs à dos? Vous préférez ne pas prouver que la joie est plus grande quand elle est partagée.

7. Vous courez le risque de vous habituer à ce qu'on vous offre de la nourriture, un logement ou une assistance mécanique … Et si après vous offrez cette même solidarité à quelqu'un? Qui a besoin de faire partie d'une communauté "fraîche" avec une présence mondiale?

8. Il peut arriver que vous tombiez en panne d'essence, qu'un pneu éclate, ou que la route soit coupée par la pluie … Vous pouvez bien sûr rester avec ces craintes enfermés à la maison. Ou alors, vous allez sur la route et développez votre créativité et votre courage pour faire face aux problèmes possibles.

9. Vous nous voulez pas tester vos capacités à apprendre en mécanique, en cuisine ou en vie à l'extérieur. Mieux vaut que ce soient des experts qui s'occupent de ces choses-là: vous n'êtes pas partisan d'acquérir de nouvelles compétences utiles.

10. "Une mécanique simple et des pièces de rechange économiques"? Vous pouvez non seulement trouver des pièces de rechange pour une camionnette des années 60 et cela, partout dans le monde … Il serait donc facile de faire des maintenances soi-même? Cela semble trop beau pour être vrai …

11. Apprendre à vivre avec moins? Vivre une vie simple, pleine et heureuse avec toute votre vie qui tient dans un Combi, cela sonne bien … Mais que faire si nous ne voulons pas retourner à une vie de dépensens inutiles, la dépendance et peu de liberté?

12. Certains voyageurs en Combi ont réussi à adapter dans cet espace leur maison ou leur bureau: faire de la musique, créer des vidéos, des pages Web, des vêtements ou même des prothèses dentaires. D'autres voyageurs vendent de la nourriture, de l'artisanat, des cartes postales et des photos … Mais vous ne pouvez pas vous permettre d'oser rêver d'un emploi qui vous permettra de vous amuser et de voyager: Cela n'est que pour quelques privilégiés.

13. Briser la routine: Qui en a besoin? Est-ce que vraiment vous aimeriez vous réveiller chaque jour dans de différents endroits, disposer de votre propre temps, vous consacrer à votre passion?

14. Beaucoup de gens aiment la vie de voyage en Combi et parcourent le monde avec eux. Vous ne voulez pas risquer de savoir s'il est vrai qu'un long voyage en Combi est la meilleure expérience que vous pourriez avoir. Trop de bonnes choses vous attendent dans le chemin!

(Par Dani PAZ IBACETA)


Ah oui, nous allions oublier… 

Carte de voeux sensé avec 2 ailes.

Santiago

Lors de notre séjour à Copacabana en Bolivie, nous avons fait la connaissance de Michel, Ana Elena, Lucien et Chloé leurs enfants.
Ils s'étaient arrêtés près de notre bivouac et nous leur avions alors proposé notre spécialité du moment: une infusion à base de gingembre et de feuilles de coca.
En quelques heures, nous avions appris qu'eux aussi avaient pas mal voyagé… le plus pittoresque de leur voyage à nos yeux étant sans aucun doute celui qu'ils ont réalisé… en 2CV… en Afrique !
Nous nous sommes quittés, en échangeant nos coordonnées et la belle Ana Elena nous avait dit en nous faisant un clin d'oeil:

"Si vous passez à Santiago et que vous avez besoin d'une douche ou de faire des lessives, passez nous voir… On a été voyageurs, on sait ce que c'est!"

2 mois plus tard, nous voici à l'approche de Santiago car nous avons besoin d'une pièce pour Combito, ça faisait longtemps… nous savons pertinemment que si nous ne la trouvons pas à Santiago, nous ne la trouverons nulle part!

Oui, mais voila, Santiago, pour ceux qui ne le savent pas, c'est la capitale du Chili!

Pour des gens qui s'étaient jurés de ne plus retourner dans les grandes villes avec Combito, on repassera…

C'est au cours de toutes ces réflexions que nous repensons à Ana et Michel… Nous leur evoyons un mail leur demandant si leur proposition bolivienne tient toujours et si il y a une solution pour garder Combito à l'abri?
Leur réponse est 100% positive, nous sommes super contents: nous allons pouvoir joindre l'utile à l'agréable à Santiago.

Ana et Michel nous reçoivent comme des princes, nous avons notre propre chambre et une salle de bains rien que pour nous, c'est le luxe absolu !

Nous arrivons en pleine semaine au sein de cette famille qui a un rythme de vie réglé comme une horloge suisse!

  • Michel commence le travail à 5 heures du matin, décalage horaire oblige, car il travaille avec la France.
  • Ana Elena a des engagements qui l'amènent régulièrement à dépasser ses horaires de travail effectifs
  • Les petits sont à l'école et ont leurs petites activités extra-scolaires.
  • Enfin, Ana Virginia, la maman d'Ana Elena veille sur ce petit monde.

De fait, nous nous faisons tous petits pour ne pas perturber cette belle organisation !
Combito étant rangé bien au chaud dans la résidence, Michel nous conduira dans Santiago, à la recherche de la fameuse pièce pour Combito, un porte-moyeux… photo ci-jointe pour ceux qui, comme Alline, ne voyait pas à quoi cela pouvait bien ressembler…
WP_20151020_14_42_19_ProAffaire réglée en quelques heures à peine.

Nous profitons des 2 jours suivants pour visiter la ville qui est plutôt agréable ainsi que le parc Manquihue qui se trouve dans les alentours directs de la ville.

Autres moments privilégiés: les repas bien arrosés, les concours de danse et de chants avec les enfants, concours totalement improvisés et arbitrés par leur grand-mère – qui n'est pas du tout objective, soit dit en passant (Ana Virginia, on vous embrasse très fort !!!) – mais aussi d'échanger sur nos expériences de vie, du monde et du voyage.

Nous sommes heureux d'avoir osé frapper à la porte de Michel et Ana: notre première intuition était bonne et nous espérons vraiment les revoir bientôt !

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Après ces quelques jours d'arrêt à Santiago, nous sommes impatients de reprendre la route et nos habitudes… Car après 5 mois de voyage, Combito, c'est vraiment devenu notre maison!

Notre prochaine destination n'est pas très éloignée de Santiago et très symbolique pour nous deux.

Nous souhaitons visiter les vignes San Pedro, productrices du vin Gato Negro… que nous dégustions lors de nos premiers rendez-vous à Nantes dans le restaurant "Mais où est Bécassine à Nantes"… Ceux qui ont fêté notre départ avec nous sauront tout à fait de quel restaurant nous parlons !
(Manu, Eric, on voulait vous dire qu'on pense souvent à vos moules frites devant nos assiettes de pâtes au thon!)

Après enquête, nous sommes hyper déçus d'apprendre que la vigne du Gato Negro ne peut être visitée, elle est en cours de rénovation…
Le jeune femme du centre d'information touristique, face à notre désarroi nous propose une alternative: si vraiment nous souhaitons visiter une vigne, alors nous pouvons toujours nous rendre aux vignes Miguel Torres. Nous ne connaissons pas, mais elle prononce des mots qui vont nous convaincre instantanément: "développement durable", "socialement responsable", "vin d'origine bio et organique".

Nous ne regrettons pas:

La vigne est parfaitement organisée pour recevoir du public et comme nous sommes hors saison – les vendanges commencent en février au Chili – nous avons droit à une visite guidée rien que pour nous deux.
Ainsi nous déambulerons sur le site et toutes ses infrastructures : des pressoirs en inox gigantesques aux caves de stockages des tonneaux en chêne français (cocorico!) en passant par les vignes (au moins 600 hectares sur cette propriété) Nous aurons également la possibilité d'assister à une présentation vidéo (en français, inespéré!!!) de l'histoire de la famille et nous concluerons cette visite par une dégustation de vin avec notre charmante guide, qui fêtait ce jour-là son anniversaire !

Bref: une belle journée, durant laquelle nous avons pensé à tous nos amis qui aiment le vin et plus particulièrement pour Richard, dont c'est le métier maintenant.
Bilan des courses : notre budget journalier a complètement été massacré ce jour-là, incapables que nous sommes de résister à une belle et bonne dégustation de vin!!

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Par acquis de conscience, nous sommes repassés devant les vignes du Gato Negro.
Sans regrets: circulez, il n'y a rien à voir !
En effet, le Gato Negro, il vaut mieux le boire à l'étranger qu'au Chili, car ici, il est considéré comme un bon vin de table, sans plus !

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PS: L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Au Chili, c'est tolérance zéro au volant… pour cette raison, nous avons donc passé la nuit sur le parking de la station essence à proximité de la vigne… Et devinez quelle était la promotion du moment à la station essence?! Des verres à vin, pile ce dont nous avions besoin ! 

 

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