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Deuxième traversée du Brésil

Depuis Iguazu en Argentine, nous franchissons la frontière brésilienne en étant à la fois heureux mais aussi nostalgiques… nous sentons bien que c'est le début de la fin de ce voyage… Sitôt le passeport de Mika visé, le décompte commence: nous disposons d'exactement 90 jours sur le territoire brésilien.

90 jours durant lesquels nous devrons réaliser un itinéraire de plus de 4000 kms, à une vitesse moyenne de 40km/h, de Foz d'Iguaçu, en passant près de São Paulo, puis Rio de Janeiro pour terminer notre périple à João Pessoa.

Trajet Brésil
Une fois à João Pessoa, pas de temps à perdre, il nous faudra vendre Combito et pour cela, nous décidons de jouer la sécurité en arrivant début avril pour un retour en France le 1er juin 2016. Voici le récit de de notre deuxième traversée du Brésil…

Porangaba / Anhembi, 3 jours d'arrêt !

Notre première étape nous conduit très rapidement chez Thiago notre compère de Potosi.
Thiago, brésilien de la région de São Paulo était parti en voyage en sac à dos avec un groupe. Voyage qui devait l'emmener en Bolivie puis au Pérou. 
Malheureusement, son aventure a mal commencé, puisque dès le départ, il avait raté le rendez-vous et donc le vol qui devait l'emmener avec son groupe. Il se retrouvait donc seul à essayer par tous les moyens de rattraper son groupe.
Pas de chance pour lui, il s'est retrouvé dans la même embuscade que nous à Potosi, fermée pour cause de manifestations sociales.
P1060319-1Il est arrivé dans notre hôtel, épuisé, frigorifié et le moral bien attaqué après avoir marché plus de 30 kilomètres avec son sac à dos.
Le bus l'avait laissé sur le bas-côté, ne voulant pas prendre le rique d'entrer à Potosi… car tout véhicule qui y rentrait n'était pas sûr d'en sortir… c'est ce qui nous est arrivé… 
Lorsque le personnel de l'hôtel lui a indiqué qu'il y avait une brésilienne dans l'hôtel, il s'est empressé de venir à notre rencontre.
Pour lui remonter le moral nous avons improvisé une soirée caïpirinha et feijoada, car comme il n'y avait plus rien à manger dans l'hôtel, nous en étions à partager nos vivres…

Quelques jours plus tard, nous l'avons aidé à rejoindre la sortie de la ville, avec Combito, en pleine nuit, tous phares éteints, en totale illégalité, puisque la ville était purement et simplement en état de siège… Ce sont sur des enchaînements de circonstances comme celles-ci que se tissent de grandes amitiés.

Nous avons gardé le contact pendant le voyage et il nous renouvelait régulièrement sa volonté de nous revoir lorsque nous repasserions au Brésil.
C'est donc sans trop se poser de questions que nous avons décidé de le revoir en arrivant au Brésil.
Thiago nous a ouvert les portes de son foyer, de sa vie et nous a présenté sa fiancée, la douce Marilia.
Aussitôt et très simplement Marilia nous a invité à passer le week-end dans sa famille.

Alors, voila, le meilleur souvenir culinaire de ce séjour, c'est la famille de Marilia qui nous l'a offert.
Un vrai churrasco gaucho (prononcer "ga-ou-che", les fermiers du sud du Brésil… rien à voir avec la politique!!) réalisé par son père, accompagné des bons petits plats de sa maman.

Le doux sentiment d'être en famille, entre amis, choses qui nous manquent de temps en temps pendant le voyage.
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Comme dans tout bon repas de famille, impossible d'avoir un verre vide chez les parents de Marilia.
Quand ce n'était pas son père, ou Thiago, ou son beau-frère, tout le monde a été très attentif à ce que le verre de Mika soit toujours plein… Cela faisait des années qu'il n'avait pas bu autant de bière !
Le résultat de cette belle journée… Ce concert totalement improvisé.

Des nouveaux amis, de bons souvenirs, et la promesse de leur rendre la pareille, en 2017, et en France cette fois-ci ! SAM_3594

Rio de Janeiro

Le réseau d'amitié a également fonctionné à Rio de Janeiro, "la ville merveilleuse".
Merveilleuse, c'est sur le papier, car lorsque nous y arrivons, la ville se prépare activement à recevoir les Jeux Olympiques d'été… SAM_3645
La ville s'est donc transformée en un vaste chantier de construction… 
La circulation y est plus que catastrophique, même les cariocas, les habitants de Rio, font le maximum pour éviter de prendre leur voiture.
En résumé, tout ce qui ne convient pas pour les combinautes que nous sommes… Sans pied à terre à Rio, nous ne nous serions jamais arrêté à Rio… 

SAM_3822-1C'est Patricia, une amie de 15 ans d'Alline, et Antonio son mari, qui nous donneront la chance de faire ce séjour en nous recevant chez eux, au pied du Pain de Sucre.
Grâce à eux et après avoir laissé Combito au parking de l'aéroport (moins cher, plus sécurisé et légèrement en dehors de la ville), nous nous apprêtons à passer quelques jours à Rio de Janeiro.
Patricia a beaucoup voyagé et a vécu 5 ans en France, c'est aussi une seconde maman pour Alline. Elle nous accueilli, en toute simplicité, avec son grand coeur, et dans un français parfait !

Définitivement, et pour ceux qui en doutaient encore, Mika, les grandes villes, "il n'est pas fan", pour reprendre sa propre expression.
Cependant, Rio c'est une ville à part. Entre les plages, les forêts, la montagne, l'énergie qui s'en dégage, c'est une ville qui ne laisse pas indifférent.

Nous n'avons pas eu de chance sur la météo, l'autommne et les eaux de mars étant bien arrivés… conséquence directe : pas de visites du Corcovado, ni du Pain de Sucre.
Nous avons visité le jardin botanique, le très récent Musée de Amãnha (le Musée de Demain), le centre historique et les plages…

Ce petit séjour a aussi été l'occasion pour Alline de revoir son père qu'elle n'avait pas vu depuis quelques années… et de faire la connaissance de son demi-frère… une émotion peu commune, difficilement descriptible… 
Prise de conscience de jour-là. Nous repensons à ce que Marie-Line nous avait dit sur le ferry qui nous menait en Patagonie… 

"Chacun voyage pour ses raisons, mais tout le monde cherche quelque chose…" 

Certes le voyage ne résoud rien, mais parfois il aide à comprendre… encore faut-il s'interroger de temps en temps ce qui nous mène à prendre la route un beau jour…
A l'inverse, si vous n'êtes pas partis… pourquoi ne pas le faire? Est-ce que les réponses que vous vous apportez vous satisfont?

Loins d'avoir la science infuse, nous qui pensions résoudre certaines questions, nous en avons trouvé d'autres sur notre route… Nous continuons notre route… A suivre ! 

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Comment perdre 1 heure, 39 kilomètres et son sang-froid…

Nous aurons quelques difficultés techniques à partir de Rio… 
Avez-vous déjà essayé de faire demi-tour sur un pont? Evidemment, non, c'est impossible ! 
Or, pour suivre notre route, il nous faut passer par le fameux pont de Niteroi.SAM_3831

D'un point de vue architectural, c'est un des ponts les plus impressionnants et connus du monde.
Ce pont à poutres de 13 km – dont 9 qui traversent la baie –  relie Rio de Janeiro à la ville de Niteroi, en franchissant la baie de Guanabara. Supportant en permanence un trafic très dense, il permet d'avoir une vision carte postale de la ville de Rio..
Ce pont nous l'avons traversé 3 fois. Une première fois pour quitter Rio et qui nous a menés à Niteroi… mais là… nous nous sommes mis sur LA mauvaise file de circulation… celle qui nous fait REVENIR à Rio avec impossibilité totale de faire demi-tour et en traversant une seconde fois le pont…
Une troisième et dernière traversée nous permettre de REVENIR  à Niteroi… et de poursuivre notre route…

C'est exactement le genre d'anecdote que nous racontons avec le sourire maintenant,
mais qui sur le moment, nous aura valu une belle explication de texte sur le rôle du pilote, du copilote, du GPS
…. et de le signalisation brésilienne… inexistante donc.

Arraial do Cabo, comme un air de vacances.

Le père d'Alline nous a gentiment proposé sa maison de vacances à Arraial do Cabo… 
Arraial do Cabo, c'est une petite ville balnéaire, à proximité de Buzios et de Cabo Frio, située sur le littoral nord de l'état de Rio de Janeiro. C'est une des régions préférées des Cariocas pour s'échapper le temps d'un week-end et plus si affinités.

Aprés avoir analysé le plan de route, nous acceptons cette proposition et décidons de prendre quelques jours de détente dans ce coin de paradis à l'eau glacée…

Nous sommes chanceux, nous bénéficions d'une météo idéale pour ces quelques jours de vacances… 
Le dernier soir, nous assistons à la remontée des filets de pêche. 

Peu à peu, les personnes présentes sur la plage interviennent pour aider ou simplement pour assister au spectacle.

Dernière ligne droite

Nous remonterons ensuite la côte brésilienne jusqu'à João Pessoa sans spécialement nous arrêter.
Le calendrier et les délais nous paraissent vraiment très courts et d'autres affaires pressantes nous appellent à João Pessoa…

De l’agriculture et (beaucoup) d’eau

Attention, début d'article un peu énervé !

Pour arriver jusqu'à Foz do Iguaçu pour voir les chutes d'Iguaçu ainsi que l'usine hydrolectrique d'Itaipu, nous avons emprunté les routes du Mato Grosso do Sul, un des états les plus riches du Brésil, du fait de son agriculture intensive.
Sur des kilomètres de ligne droite, des champs, à perte de vue, de temps en temps, une route en terre pour accéder à ces grosses fermes qui détiennent une bonne partie des terres brésiliennes.

De temps en temps, sur un bord de route, on croise un hameau, fait de bric et de broc, avec toujours le même drapeau rouge, celui du Mouvement des Sans Terre.
Selon le Mouvement des Sans Terre (MST), le Brésil est le troisième exportateur de ressources naturelles dans le monde. 
En matière de ressources hydrauliques, le pays possède la plus grande biodiversité au monde et la plus grande réserve d’eau douce, avec le delta de l’Amazone. 
Toujours selon le MST, le climat brésilien est propice à l’agriculture, pourtant, plus de 40 des 170 millions d'habitants y souffrent de la faim.

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On nous parle souvent de l'Amazonie, mais force est de constater que la région du Cerrado est certainement la grande oubliée de l'environnement au profit de l'économie de masse.
Pendant des kilomètres, nous avons été consternés par l'arrachage massif et systématique de la forêt pour créer toujours plus de terres cultivables.
Techniquement, 40 % de la superficie naturelle du Cerrado a été convertie en zone de pâturage ou de cultures où sont produits maïs, soja, coton, millet… afin de remplir les assiettes mondiales, car très peu de la production reste effectivement au Brésil.
Nous avons été également navrés de voir que les agriculteurs brésiliens suivaient les mêmes schémas que les agriculteurs européens avaient pu suivre: utilisation de produits chimiques (parfois interdits en Europe!), de semences génétiquement modifiées, etc.

Fin de la parenthèse énervée.

 

Nous arrivons à Foz do Iguaçu.
Foz do Iguaçu, c'est la dernière ville brésilienne avant l'Argentine du côté des chutes d'Iguaçu et également dernière ville brésilienne avant le Paraguay du côté de l'usine d'Itaipu. 
Cet endroit s'appelle le site des 3 frontières. Très touristique… bien entendu, nous n'avons pas pu résister à la tentation de faire dans le cliché photo.

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L'usine d'Itaipu

Cette usine hydroélectrique, un barrage, detient le record de tous les superlatifs.
Là aussi d'un point de vue environnemental, ce n'est pas le top du top, mais il faut avouer que le résultat d'un point de vu économique, politique, énergétique est assez énorme.
Le barrage d'Itaipu est considéré comme l'une des sept merveilles du monde moderne… et il est vrai que nous avons été pris par la démesure de cet superstructure !

Les chutes d'Iguaçu

A Foz do Iguaçu, il y a donc le parc national d'Iguaçu, celui par lequel il nous est possible d'accéder à la grandeur, à la beauté et à la force des chutes d'Iguaçu. 

Iguaçu, en langue des Guarani, les indiens de cette région, signifie "les grandes eaux". Le terme est faible !
Elles font partie des 7 merveilles naturelles inscrites au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1984

Ce que l'on ne nous dit pas dans les guides, c'est la multitude de papillons qui vit à proximité des chutes.
Bien sûr, impossible de rater les coatis, qui sont (malheureusement) accoutumés au passage des touristes et qui n'hésitent pas à venir fouiller dans votre sac si vous le laissez ouvert!
Nous avons terminé notre journée au Parc de Oiseaux de Iguaçu, un beau moment d'émerveillement, nous avons eu la sensation d'intégrer le dessin animé RIO, mais en vrai ! 

Bon à savoir, les chutes d'Iguaçu sont pour 20 % brésiliennes et pour 80 % argentines. 
Nous n'avons fait "que" le côté brésilien, car la météo n'a pas joué en notre faveur lorsque nous avons souhaité aller du côté argentin.
En gros il pleuvait des cordes!
Cependant, tout le monde nous l'a dit, ce sont deux spectacles complètement différents… donc si vous avez l'occasion, n'hésitez pas, faites les deux !

Foz do Iguaçu, cela  a été aussi l'occasion de procéder à quelques révisions sur le combi.
Entre ce qui était prévu (les pneus, l'essieu de direction, la vidange) et ce qui ne l'était pas (2 remorquages, le changement de 3 bobines… oui, messieurs, oui, mesdames, 3 bobines!!) nous aurons finalement passé pratiquement une semaine à Foz do Iguaçu.
On s'occupe parfois mieux du Combi que de nous-mêmes…

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4 villes 4 ambiances

Ces derniers jours, nous avons été frappés par le contraste que nous a offert les villes que nous avons traversées.

Brasilia la nouvelle capitale futuriste rêvée.

Brasilia, c'est la capitale politique et administrative du Brésil.
C'est une des capitales les plus récemment construites au monde mais aussi l’une des villes les plus rapidement bâties, en 2000 jours, dans les années 60.
L'idée pour décentraliser les villes de Rio de Janeiro et São Paulo tout en faisant vivre le centre du Brésil, particulièrement pauvre et déserté à l'époque.
Il a donc été fait appel à plusieurs architectes de l'époque, dont un certain Oscar Niemeyer…

Vue du ciel, la conception de Brasilia évoque la forme d’un avion.
Chacune de ses conceptions architecturales sont stratégiquement disposées le long de l’Eixo Monumental (l'Axe Monumental) qui constitue le "fuselage".
Les "ailes" accueillent les zones de blocs résidentiels, les zones hotelières, les zones commerciales, la zone des ambassades, etc…

Brasilia, c'est un musée architectural en plein air, il suffit de se promener le long de l'Eixo Monumental pour voir ce qu'il y a à voir.   
Nous avons pris le parti de visiter Brasilia à pied, en 4 heures, l'équivalent d'une bonne randonnée, car si la ville donne l'impression d'être à plat, elle est en fait en pente douce… pente qui devient une montée lorsqu'il faut rentrer vers notre fidèle Combi!
Mika qui ne raffole pas des villes, s'est malgré tout laissé entraîner dans cette ville où le ciel et l'horizon sont toujours présents, où la circulation est fluide lié aux nombre voies conséquent sur les avenues principales.
Alline de son côté a adoré toute cette organisation, l'idée de créer cette ville et que cela fonctionne, la sensation d'être dans un roman futuriste. 

 

Pirénopolis et Goias, les coloniales

Le lendemain, changement radical d'époque, retour dans les temps passés.
Nous nous sommes déplacés vers Pirénopolis et Goias, ces deux villes ont eu leur moment de faste à l'époque coloniale.
Installées toutes deux en bord de cours d'eau, il se dégage de ces cités une certaine douceur de vivre.
Nous avons la chance de découvrir ces endroits hors saison, car c'est l'hiver ici, même si pour nous, cela ressemble encore et toujours à un été français.
Il n'y a donc dans ces villes pratiquement que les locaux, qui ont l'air relativement déconnectés des tracas de la vie en ville.

 

Ponta Porã, l'étrange ville aux mauvaises ondes

Tout notre périple pour rejoindre sortir du Brésil a pris fin a Ponta Porã.
Ponta Porã, c'est une des dernières villes du Brésil avant le Paraguay.
Notre mission était de valider administrativement la sortie du Brésil et donc l'entrée au Paraguay pour Mika.
Mission réalisée sans trop de problèmes, il est certain qu'un passeport français passe mieux que d'autres.

Nous avons appris très vite que le Paraguay est très pauvre par rapport au Brésil. 
C'est un pays qui n'applique pas de taxes d'importation aussi fortes et a une monnaie plus faible que le Brésil.
La conséquence directe de tout ça est que les brésiliens et autres étrangers ne sont pas très bien vus et encore plus dans les zones frontières, comme Ponta Porã où le défilé est incessant pour ramener des produits de consommation courante ou "de luxe" pour "pas cher".

Nous avons décidé de mettre à profit la fin de journée pour voir cela de nos propres yeux en visitant un de ces mégacentres de la consommation.
Le décalage a été assez impressionnant, pour nous dont la vie tient dans un Combi depuis quelques semaines maintenant…
Nos besoins essentiels se résument à manger, trouver un endroit où dormir et se laver, mettre de l'essence dans le Combi… et de temps en temps trouver du Wifi pour communiquer avec nos proches.
Sur des milliers de mètres carrés on trouve tout ce dont le commun des mortels peut avoir envie de posséder, parce que la télévision, la radio et/ou son voisin lui ont dit qu'il FALLAIT avoir telle ou telle chose.
De l'électroménager au Nutella, en passant par les parfums ou l'alcool, en n'oubliant pas les chaussures, sacs à main, accessoires de camping, articles de décoration et j'en passe…
Un énorme duty-free. Un truc de fou. 

Drôle de décalage quand nous nous sommes mis en quête d'un lieu où garer notre combi pour passer la nuit… 
Généralement nous choisissons les postes d'essence, car là, la douche est offerte à ceux qui font le plein, il y a souvent des vigiles et les routiers sont sympas.
Ce soir-là, impossible de trouver ce type de poste. L'heure avançant, la population en ville devenait nous est apparu moins amicale.
Nous nous rabattons donc sur un poste près d'un supermarché.
Nous discutons difficilement avec le vigile, qui parle un espagnol qui est très loin de celui qu'on apprend au lycée en France.
Nous finissons pas comprendre, parce qu'il se décide à parler portugais (au bout de 20 minutes !!!) que pas de problèmes pour lui, il travaille toute la nuit, donc pas de problèmes qu'on soit là.

Le lendemain matin, 5h55, bam bam bam, coups de clés sur la carrosserie. 
C'est notre vigile, parlant un portugais parfait cette fois-ci, qui nous demande 50 reais, de quoi faire un plein de course en gros, pour avoir "veillé à notre sécurité".
C'est dans ces cas-là que l'on voit si un couple est complice et se fait confiance…
Ni une, ni deux et sans se concerter, Alline a gentiment, mais fermement expliqué au vigile qu'il était hors de question de rentrer dans ce genre de magouille pendant que Mika faisait déjà chauffer le moteur du Combi, qui a eu l'heureuse idée de démarrer du premier coup !  
Dans les 2 heures qui suivaient cet "incident", Mika repassait aux services adminsitratifs pour revalider 3 mois de visa au Brésil.
En racontant notre péripétie plus tard, il nous sera confirmer que Ponta Porã est une zone de contrebande massive, plutôt violente et mal fâmée.

 

Porto Mendes, la douce

Après nos déboires de la veille à Ponta Porã, nous aspirons à un peu plus de tranquilité.
Dieu, s'il en existe un, a dû repérer notre Combi jaune et nous a exaucé.
Mika décide de sortir des sentiers battus et des autoroutes pour longer le fleuve Parana, qui est la frontière naturelle entre le Brésil et le Paraguay.
Après être passés par des pistes de terres, des chemins de cailloux tout en longeant des plantations de tabac, nous arrivons finalement à Porto Mendes.
Or, impossible d'accéder aux berges du fleuve, tout est délimité par le camping de la ville.
La première déception passée, nous décidons de demander à l'accueil du camping où est-ce que nous pourrions trouver un endroit pour passer la fin de journée et la nuit?
"Ici même", nous répond-on. "Nous sommes hors saison, donc tout est ouvert et accessible."
Incroyable, mais vrai… nous nous garons dans ce camping immense et vide. 
Nous avons accès aux douches (chaudes), aux toilettes (propres) et au lavoir (nous commencions à être un peu juste en terme d'habits de rechange).
Nous assistons à un magnifique coucher de soleil, et nous faisons la rencontre de Lauro, le responsable de la cafétéria du camping, un peu désoeuvré et tellement content de voir du monde, qu'il nous offre une portion de frites et un bière… 
Bref, le PARADIS !!

Avec nos expériences et notre méfiance toutes européennes, il nous paraît étrange, voire louche autant de gentillesse.
Et pourtant… Ce Lauro a fait cela sans rien attendre en retour, certainement pour le plaisir d'échanger avec deux français perdus dans son village…
Une belle leçon d'humilité et de gentillesse… 

 

Résumé de la Première semaine

 

Lundi 8 juin: le faux grand départ.

Voila, ça y est le grand jour est arrivé, nous quittons enfin João Pessoa où nous avons passé un peu plus de 2 mois. 
Nous sommes super excités, trop heureux de prendre la route pour de bon!
Dans un premier temps, nous décidons de tester le Combi sur un court trajet: João Pessoa – Recife = 130 kms pour passer un jour ou deux chez Anastacia et Helder, les cousins d'Alline.

C'est parti !

Joli programme en perspective, mais le Combi en a décidé autrement… au bout de 20 kms d'autoroute, plus d'accélaration, plus de gaz.
Heureusement, nous sommes dans une descente, et Mika arrive à arrêter le Combi en douceur sur le bas côté, près d'une piste annexe. 
Quelques minutes plus tard, après avoir vérifié la batterie – sans trop y croire – nous voilà remorqués par un 4×4 qui nous dépose dans une station essence où il y a un mécanicien.
Le constat est sans appel: c'est la bobine qui est morte, et sans bobine pas d'allumage, sans allumage, pas de voyage !
Comme la journée se termine, le mécanicien n'aura pas le temps d'aller chercher la pièce à João Pessoa… il faudra donc attendre demain!
Nous qui voulions tester le Combi, nous sommes servis, nous passerons notre première nuit dans le Combi!
Acte manqué, Alline a oublié sa paire de lunettes de vue chez ses parents, myope comme elle est, il faudra donc de toutes façons repartir à João Pessoa!

 

Mardi 9 juin: le vrai grand départ!

Retour rapide à João Pessoa
Rachat d'une bobine supplémentaire (au cas où!)
Récupération de la paire de lunettes 
Un dernier au revoir aux parents et en route pour Recife.
Inutile de vous dire que lorsque nous avons passé les fameux 20 premiers kilomètres, nous avons fait une petite danse de la joie dans le Combi!
Nous sommes arrivés sans encombres à Recife, où nous avons été reçus comme des rois par les cousins d'Alline, qui nous attendaient avec impatience.

Mercredi 10 juin et Jeudi 11 juin 

Départ de Recife direction Brasilia.
Pour cela nous devrons traverser plusieurs états du Brésil, dont un des plus grands: l'état de Bahia.
Nous quittons le littoral pour entrer dans les terres.

Sur la route 2

Le paysage change, nous atteignons la zone de la Chapada Diamantina, littéralement, le Massif Diamanté.
Des montagnes, de la forêt, des descentes et des routes qui filent au loin à l'horizon, nous en prenons plein la vue !

La Chapada Diamantina (2)

La Chapada Diamantina
Nous enfilons les kilomètres, le Combi roule bien, nous prenons nos marques.

Mika s'adapte à la conduite, Alline fait le copilote
Nous ne sommes pas trop de 2 pour décrypter la conduite et les routes brésiliennes:

Petit guide de base de la conduite au Brésil:

  • les dos d'âne, il y en a partout !!! A l'entrée et à la sortie des villes et villages, avant les postes d'essence ou les postes de contrôle routiers. Ils sont globalement annoncés, mais globalement ne veut pas dire tout le temps… Après en avoir raté un et avoir vu tout ce qui était sur notre tableau de bord voler, nous avons été trèèèès vigilants.
  • La voiture devant nous fait un écart ou roule sur la voie opposée? Il y a des trous sur la route.
  • Une branche d'arbre ou un bidon d'essence au milieu de la route? Facile, c'est pour signaliser un gros trou.  
  • Les lignes continues indiquent une interdiction de doubler, mais apparemment les camions ne sontpas concernés. Surtout en montée. Et dans les virages aussi. Mika s'est plusieurs fois assis sur le Klaxon les premiers jours!

Vendredi 12 juin: Lençois la belle.

Objectif du jour, arriver à Lençois, , petite ville coloniale.
Ah, au fait, Lençois, ça se prononce "Lainssoïs" et n'a rien à voir avec Lens!!

Après de heures de route dans les lacets du parc naturel de la Chapada Diamantina, nous ne sommes pas déçus.
Le centre historique est très bien conservé et tout le charme de la ville réside dans la rivière qui la traverse.
L'eau de la rivière est rouge, car elle contient beaucoup de fer.
Lors de notre arrivée en milieu d'après midi, l'heure était à la lessive.
Nous avons donc fait comme tout le monde!

Mode d'emploi pour bien faire sa lessive au naturel: 

  1. tremper votre linge dans la rivière 
  2. frotter au savon noir
  3. rincer 3 fois
  4. essorer en faisant claquer le linge sur les pierres
  5. étendre le linge sur les pierres chaudes et lisses
  6. attendre en prenant un bain

Peu de temps avant le coucher du soleil, nous nous sommes promenés dans le cenre pour finalement déboucher sur le haut de la rivière, un lieu presque mystique et très fréquenté par les hippies!
Le soir, après une déambulation dans les rues de la ville et une petite bière bien méritée, nous faisons notre 1er camping au bord de l'eau ! 

 

Samedi 13 juin: Une cascade qui se mérite…

Très motivés pour aller voir la Cachoiera da Fumaça (Cascade de la Fumée), à nous nous sommes levés de bon matin pour prendre la route.
Route qui s'est transformée en route pavée, puis en chemin de cailloux, puis en chemin de terre… 
Au bout de 20 kilomètres de bosses, de montées, de descentes et de "Mika, t'es sûr, tu penses que ça passe là?!", nous voilà arrivés dans le village où se trouve la cascade. 
Mais où est le cascade???
Nous demandons à un habitant, qui rigole tout en nous disant qu'il y a encore 2 heures… de MARCHE dans la montagne qu'il nous désigne du doigt… 

A la Chapada Diamantina
Pas de problèmes, nous voilà partis dans une randonnée totalement improvisée pour aller voir cette fameuse Cachoiera da Fumaça, qui serait la plus haute du Brésil soi-disant. à 1350 mètres de hauteur et qui chute sur 380 mètres.
Le spectacle est juste sublime et indescriptible.
La Casacade de la Fumaça

Dimanche 14 juin: Notre première rencontre

Après les routes en lacets de montagne, nous traversons des centaines de kilomètres de champs.
Nous sortons de la chapada diamantina en économisant de l'essence.
Nous roulons en roue libre dans ces longues descentes en ligne droite et sur la fin, nous nous balançons pour gagner de la vitesse… 
Cela fait sourire les routiers, qui klaxonnent ou font des appels de phares.

Sur la route...
Il ne se passe pas grand chose sur ces routes tracées à la règle.

Nous ferons notre première rencontre le soir sur l'aire d'autoroute de Rio das Ondas, un couple de "BaiCho": Aldnéa la belle Bahianaise indienne couleur café et Giovanni le grand Gaucho d'origine italienne, blond aux yeux verts.
Nous sommes d'abord accostés par Giovanni qui se demande ce que nous fabriquons avec notre Combi jaune et notre carte du Brésil dépliée au sol.
Il nous donne un certain nombre de précieuses indications et sa femme nous rejoint, avec sa bonne humeur.
Quelques minutes plus tard, ils nous invitent à venir prendre un thé à côté de leur camion de 26 mètres.
Lui est routier, elle l'accompagne en gérant l'adminstratif et la logistique.
Ils vivent dans leur camion, sur la route, depuis 5 ans qu'ils sont ensembles, ils ont déjà traversé plusieurs fois le Brésil du Nord au Sud et d'Est en Ouest… 
Même si cette vie n'est pas toujours simple financièrement, ils ont l'air très amoureux, heureux et solidaires.
Une belle image pour nous qui commençons à peine notre voyage ! 

Lundi 15 juin

  • Cascade Acaba Vidas "Fin des Vies" magnifique cascade digne du film RIO !

La rivière de la cascade Acaba Vidas

La Cascade Acaba Vidas

  • Grosse gamelle d'Alline
  • Rencontre avec un très gros serpent, un boa constrictor, d'au moins 2 mètres, nous n'avons VRAIMENT PAS fait les malins.

Le Boa Constrictor AAAAAaaaarrrgghh

  • 1er contrôle de police, les policiers ont été très sympathiques, malgré leur très gros fusil
  • Des champs des champs et encore des champs sur des milliers, voire des millions d'hectares… de coton, de maïs, millet, soja…

Les champs de coton

 

Des Ficus... oui ce sont des arbres en vrai.

  • Les champs sont tellement grands qu'il y a même de l'aviation agricole, avec de petits avions pour surveiller et balancer des produits… Tout cela avec la bénédiction de Monsanto, Dupont et Bayer  
  • Des camions de toutes les tailles, mais surtout des très longs, 25 mètres en moyenne!


Voila, le résumé de notre première semaine… 
La charge de travail est assez lourde pour publier régulièrement, donc pas d'inquiétudes, les nouvelles se feront plus rares qu'en ayant un accès wifi illimité.
Par ailleurs pour ne rien rater, nous ne vous recommanderons jamais assez de vous abonner ! 

 

Le Brésil, c’est bien, mais…

Le Brésil, c'est bien, mais…

Nous voilà de retour après quelques semaines d'absence!
Après 1 mois et demi à João Pessoa, notre constat est le suivant! le Brésil, c'est bien, mais… que pour les touristes.

Pour ceux, qui, comme nous, ont des choses à faire et attendent certains services, c'est assez déroutant, déstabilisant, navrant, agaçant, les mots nous manquent!
Il faut réellement: 

  •     laisser de côté tous nos réflexes européens, 
  •     se dire que nous sommes dans un autre pays et que tout fonctionne vraiment différemment… 
  •     que ce qui est grave pour nous ne l'est pas toujours pour eux
  •     que nous avons un dégré d'exigence qui n'est pas le même que le leur.
  •     que la notion du temps, c'est très relatif, et que nous n'avons pas toujours la même que les brésiliens

Aucune comparaison n'est possible avec la France, tant les processus sont différents.
Nous avons eu tellement de dossiers en cours qu'à un moment, nous avons un peu perdu la tête et oublié de vous donner de nos nouvelles!

Voici donc un rapide récapitulatif! 

– Le Chronopost avec la carte bleue d'Alline dedans…

Carte bleue Alline

Pour ceux qui n'avaient pas encore lu ou entendu l'histoire, Alline n'a pas reçu sa carte bleue (qui est rose en vrai) à temps avant de partir.
Pas de problèmes, Alline a demandé à Ginette, la tante de Mika, et aussi notre ange gardien en France, de réaliser un petit envoi par Chronopost de la France vers le Brésil… Pas de problèmes, nous avait-on assuré chez Chronopost, en 5 jours c'est livré!
Idée simple au départ, mais vaste projet en réalité…

Pendant des semaines (oui, des semaines), nous avons secoué les cocotiers (sans mauvais jeu de mots), nous avons crié, pleuré, supplié au téléphone pour recevoir ce colis… 
Nous avons échangé plus de 20 mails avec Ginette avec comme titres de message "Chronopost (suite, fin, encore, toujours, etc!)"
FINALEMENT, après avoir transité par Miami, avoir été bloqué par les douanes brésiliennes, en avoir repayé la valeur au nom des taxes d'importation… 
Le colis, et donc la carte Bleue, sont arrivés à João Pessoa, hier, parcourant près de 15 788 kms en 45 jours!

 

– Le Combi VW

Très rapidement, voyant que tout allait prendre un peu de temps, nous avons pris la décision d'acheter un véhicule au Brésil… 
Il est réservé avec une option dessus, pas payé intégralement pour le moment, car nous attendons que l'argent arrive sur le compte brésilien. Nous avons vraiment hâte de la récupérer et de l'aménager pour prendre la route!

Combi Alline et Mika

– Le compte bancaire brésilien d'Alline

Depuis le 28 avril, nous avos demandé un transfert d'argent de la France vers João Pessoa. 
Et bien figurez-vous que depuis cette date, l'argent se promène entre Francfort (??), São Paulo (siège de la banque brésilienne) et n'arrive pas jusqu'à João Pessoa… 
En cause de tous ces retards, une vigilance et une sécurité accrue par rapport aux problèmes de blanchimment d'argent, de fraude, de corruption et puis aussi, il faut le dire, une certaine incompétence au niveau administratif… 
Comme il paraît que c'est normal, on respire, on se calme, on reste zen !
Mais pour ceux qui connaissent Mikaël et son AMOUR du système bancaire, nous vous laissons imaginer dans quel état il est!

Dernière minute!!!! Tout finit par arriver, au moment où nous publions cet article, l'argent a finalement trouvé sa place dans le compte en banque d'Alline!

– Les trucs adminsitratifs en général

Alline a profité d'être dans sa ville de naissance pour mettre à jour ses papiers brésiliens.
La bureaucratie brésilienne est étonnante, très en avance pour certaines choses comme par exemple, la demande de passeport qui dure 15 minutes montre en main avec empreintes digitales, photo, remplissage en direct du formulaire pour une remise du passeport une semaine plus tard.
… et complètement en retard pour d'autres, comme par exemple les services postaux de base qui sont totalement aléatoires.

– Les files d'attente

C'est le troisième sport national au Brésil après le football et le volley. 
Ce qui est drôle c'est l'organisation implicite des files d'attente… nombreux sont les organismes où il faut prendre son mal en patience !File d'attente administation
Naturellement, il y a toujours une file prioritaire pour les femmes enceintes, les personnes avec un enfant en bas âge, les personnes âgées ou encore à mobilité réduite.
Même s'il y a un ticket obligatoire presque partout, il est de bon ton de demander si "esta na fila?" (vous faites la file?) et si "esta o ultimo" (vous êtes de le dernier de la file). 
Cela permet souvent d'engager la conversation et il n'est pas rare de voir de grandes discussions durer le temps de la file. 
Et si par exemple, quelqu'un doit s'absenter de la file, il demande à la personne derrière lui de lui réserver la place, ce qui est fait tout naturellement.

Généralement, il y a une télévision, un distributeur d'eau, de café et tout le monde patiente sagement… des heures parfois. 
Alline a ainsi revu le film "Ghost" en attendant dans le bureau de la police fédérale… Surréaliste ! 

Tout cela, c'est la théorie, parce que dans la pratique, il s'avère que bien souvent, au final, personne ne respecte rien!
Dans les faits, si vous connaissez la personne à qui vous devez vous adresser, alors, vous pouvez passer devant tout le monde.
Voici comment nous avons attendu sagement 2 heures à la banque, parce que tout le monde nous passait plus ou moins devant!

– Notre santé

MIka Urticaire

Mikaël a fait une allergie à la goyave, couvert de boutons sur tout le corps également… 

Alline, pour ne pas être en reste, a attrapé un dérivé de la dengue la semaine dernière, 3 jours au lit, des boutons rouges sur tout le corps, des démangeaisons proches des brûlures d'orties, et un vrai coup au moral.
De là à dire qu'il nous DEMANGE de partir, il n'y a qu'un pas !
 
Pour couronner le tout (sans mauvais jeu de mots, ici encore) Mikaël a, au millieu de tout ça, perdu un plombage… Direction le dentiste, après tout, pourquoi pas?! 
Point positif, les dentistes ici, sont efficaces et très compétents. Nous sommes tombés sur une dentiste très drôle qui s'est mis en tête de consulter en français, c'était assez comique!

– Le moral

Pas toujours au beau fixe, étant donné les événements, nous avons été carrément déprimés par moments… 
Heureusement nous avons bénéficié du soutien sans faille et de la bonne humeur de Myrta, la maman d'Alline et notre ange gardien du Brésil.

– La conclusion

Tous ces dossiers nous auront apporté autant de leçons de patience, de gestion, de contrôle de soi, de solidarité auxquels nous ne nous attendions pas forcément, mais qui nous serviront probablement pour la suite. C'est un bel entraînement !

– La suite

Bon, nous n'allons pas vous mentir, si nous vous racontons tout ça, c'est que le plus gros de la crise est passé, nous espérons réellement partir de João Pessoa très rapidement maintenant et ENFIN commencer notre voyage ! 
Cela devrait être fait dans les quelques jours à venir.
De toutes façons, nous n'avons pas vraiment le choix, puisque nous devons sortir du territoire brésilien le 30 juin au plus tard!
Pour l'instant, nous pensons nous diriger vers le sud, vers la Bolivie… 

A suivre !