CAMBODGE Acte 1

Quitter le Laos, entrer au Cambodge

S'il y a bien une chose que nous avons en commun Mika et moi depuis le début de notre histoire… c'est notre persévérance.
D'autres, ceux qui nous connaissent bien, iront jusqu'à dire que nous sommes têtus. En mettant de côté certains de nos principes et en lâchant du lest "pour faire comme tout le monde" même si ce n'était pas notre plan de départ…Le passage de la frontière Laos/Cambodge a été pour nous une bonne thérapie…  
Voyager c'est parfois prendre conscience que nous ne pouvons pas tout révolutionner… et qu'il faut s'occuper de soi, avant de regarder chez les autres.

Le passage de la frontière

Après notre échec pour obtenir notre visa pour le Cambodge lors de notre passage à Vientiane, nous nous étions fait une raison et avions décidé d'aviser en arrivant à la frontière.
Lors de nos 15 passages de douane dans les précédents pays, nous n'avons jamais payé la moindre taxe abusive.
Le passage entre les 4000 îles et le Cambodge fait baisser significativement nos statistiques: il est réputé pour la corruption de ses agents de douane. La corruption est valable aussi bien côté laotien que côté cambodgien… parce que tant qu'à faire, autant bien profiter du gentil touriste qui passe.

NDLR: Je reste polie, si Mika écrivait ce texte, le vocabulaire serait plus fleuri.

IMG_20170130_165552Le jour dit de notre départ vers le Cambodge, le secrétaire de l'agence de bus nous alpague et nous demande nos tickets.
Puis nous fournit les formulaires de passage de douane. Puis nous dit qu'il va tout prendre en charge. Puis nous rentrons dans le bus et partons vers la frontière.
A partir de ce moment là, nous sommes dans la spirale de la corruption, nous ne contrôlons plus rien.

Pendant le voyage le même secrétaire met clairement un dernier coup de pression à ceux qui n'auraient pas encore profité de ses services et cela fonctionne. Quelques passeports lui parviennent in extremis avant la douane.
Nous arrivons enfin à la douane… une dizaine de minutes plus tard… le secrétaire réapparait avec nos passeports, les cachets et le fameux visa à l'intérieur.

Les tarifs

Le visa cambodgien coûte 30 $, en payant les 40$ nous avons payé:

  • 5$ de plus que le tarif de base pour le visaIMG_20170203_101748
  • 2$ pour un coup de tampon attestant de notre sortie du Laos
  • 2$ pour un coup de tampon attestant de notre entrée au Cambodge
  • 1$ pour une soi disant visite médicale que nous n'avons évidemment pas passée puisque nous étions dans le bus.

Avec nos 10 dollars supplémentaires, nous avons "acheté" notre tranquillité: nous n'avons pas bougé du bus, pas vu de douaniers, pas passé de visite médicale… RIEN !

Des dollars et des riels

hundred-cambodian-riel-khr-many-dollars-background-usd-34683263Si nous vous donnons tous ces tarifs en dollars, c'est parce que la monnaie la plus employée au Cambodge, c'est le dollar américain, viennent ensuite les riels locaux.
Cette dollarisation de l'économie ne résulte en rien d'une décision politique. Le phénomène est apparu spontanément suite à une série de chocs sociaux économiques qui ont fortement érodé la confiance de la population.
Une question de confiance mais aussi un problème pratique. Entre 1990 et 1992, période d'administration par l'ONU, le pays affichait un taux d'inflation de 200 % !
Plutôt que de se promener les poches remplies de billets à la valeur incertaine ou même d'attribuer aux biens un prix discutable, les Cambodgiens se sont réfugiés dans le dollar.

Arrivée à Kratie

IMG_5306Notre bus nous dépose finalement à Kratie, ville étape, sans charme particulier, au bord du Mékong.
Kratie, nous l'avons retenue pour ne pas faire un trop long trajet, le Laos nous ayant un peu vacciné à ce niveau-là.
Le premier contact avec les Cambodgiens se passe bien : nous allons flâner en dehors du quartier touristique de la ville.
Tous ceux que nous croisons nous demandent toujours très poliment, avec un grand sourire et dans un anglais tout à fait correct : "Comment nous allons, d'où nous venons et ce que nous faisons ici"
Nous partons découvrir les environs avec un scooter: un temple, une cascade, une plage, un coucher de soleil, un lever de lune…

Concrètement à part cela, rien de très intéressant à faire à Kratie, nous décidons de réduire notre séjour de 4 à 2 jours.

Phnom Penh épisode 1

De l'importance de bien choisir son quartier #1

Une fois de plus, nous nous retrouvons dans une capitale. Sans trop savoir où aller, nous décidons de trouver un hébergement dans le quartier historique des routards.

Très mauvaise idée! Tout ce qui nous dérange dans les villes y est concentré: prostitution féminine, mendicité enfantine, circulation permanente, saleté et pollution, touristes irrespectueux, restaurants et guest house hors de prix…
Phonm Penh nous écrase, tout comme la chaleur moite qu'il y fait… ce séjour vire à l'orage !

Visas thaïlandais

Evidemment si nous sommes à Phonm Penh, ce n'est pas pour le plaisir de se retrouver dans une grande ville… c'est que là aussi nous avons une mission administrative!
Comme nous avons fait l'impasse sur le Vietnam, nous devons commander un visa de 2 mois auprès de l'Ambassade de Thaïlande à Phnom Penh.
Bonne nouvelle, le visa est exceptionnellement offert jusqu'à la fin du mois.
Mauvaise nouvelle, il faut 2 jours pour le faire… sans compter la fin de semaine qui se trouve au milieu… Nous sommes encore un vendredi !
Décidément, nous ne sommes pas doués avec ces histoires de visas : nous confions nos passeports à l'ambassade et fuyons Phnom Penh.

Kep (prononcez Kaêp)

De l'importance de bien choisir sa destination

IMG_5412Au fil du temps et des voyages, nous avons développé une lecture particulière du guide du Routard ou du Lonely Planet.
Si les guides nous indiquent qu'il n'y a pas grand chose à faire, cela attire plus notre attention que les grands centres d'attraction ou villes comme évoqués plus haut.
Sur la région du Sud du Cambodge, étaient indiquées : Sihanoukhville (5 pages), Kampot (4 pages) et… Kep (2,5 pages)
C'est donc tout naturellement à Kep que nous décidons de poser nos bagages et de retrouver la mer !

Coincée entre une colline boisée et la mer, Kep est un excellent compromis pour ces quelques jours… Nous alternons promenade et détente. Dès la sortie du bus, Nous sommes abordés par Lili, une française expatriée depuis une quinzaine d'années. Elle nous propose une chambre toute mignonne à "l'hôtel de la Plage" (en français dans le texte) où nous passerons une semaine. 
Elle nous explique que Kep-sur-Mer est une station balnéaire construite de toutes pièces en 1908 par les français, lorsque le Camobdge était encore sous protectorat français. Dans les années 60, Kep est extrêmement prisée par les riches bourgeois locaux mais aussi par les expatriés français… Jusqu'aux événements socio politiques qui se sont succédés et qui ont secoué le Cambodge.
Depuis 1998, Kep, la belle endormie s'éveille tout doucement à la modernité, conservant encore juste ce qu'il faut de son charme désuet.

De Kep nous rallions facilement en scooter Kampot, ville un peu plus importante à une vingtaine de kilomètres. Les décors changent un peu, nous nous perdons dans les chemins, entre mer, mangroves, plantations de poivre, marais salants, le marché avec les fameux poivres et crabes de la région.

Victor et Zoé le retour !

IMG_20170210_194319Au bout de 4 jours à Kep, l'idée était de retourner à Phnom Penh le surlendemain pour récupérer nos passeports avec notre visa thaïlandais.
C'était sans compter avec un message de Victor et Zoé : ils sont "derrière nous" à Phnom Penh, ne se sentent pas mieux en ville, ont également fait le choix de laisser l'administratif se gérer en leur absence… et nous rejoignent dans la journée à Kep !
C'est presque les pieds dans l'eau, dans une ambiance très décontractée que nous nous retrouverons avec le plaisir que l'on a en retrouvant des vieux amis!

L'île aux Lapins

IMG_5475A environ une demi-heure en bateau de Kep se trouve l'île au Lapins, petite île encore un peu sauvage.
Nous pensions passer une journée sur l'île aux Lapins. Victor qui était déjà venu quelques années auparavant nous convainc de passer une nuit sur place. Nous en passerons deux au final.
L'endroit se prête complètement à la détente et nous passons très facilement du mode "voyage" au mode "vacances".

Nous débordons d'activités: lecture, discussions, jeux, baignade, promenades mais aussi farniente…
Ces deux jours sous le soleil en étant simplement heureux d'être ensemble sont d'ores et déjà un de nos meilleurs souvenirs du Cambodge !

Mais, le temps passe, nous devons déjà retourner à Phnom Penh…

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2 réflexions au sujet de « CAMBODGE Acte 1 »

  1. On est partis depuis 3 semaines du Cambodge ! Oui on les a contactés… Pour du bénévolat ! Mais très cher et surtout obligation de rester 3 semaines sur place…. Des bisous ! Tout va bien chez vous ? 

  2. C’est génial de vous retrouver. Vous allez voir le cambodge reserve de belles surprises à ceux qui savent écouter et regarder. Je vous donne une adresse pour vivre une experience unique mais un peu cher a la journée (environ 26€ par jour a 2): si vous pouvez allez dormir a l’Association OBT a Kampong Cham, chez des kmers, dans leur maison. Vous pouvez allez voir leur site. Mon meilleur r souvenir au Cambodge. Profitez les amis ;), des gros bisoussss.

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